Marla Runyan

"Marla

"Marlan

"1969

Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme.

Son enfance

Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville de Santa Maria en Californie. Rapidement, l’enfante qui aimait jouer, courir et s’amuser vu sa vision changer. Pour elle, il était un impossible de voir les formes en centre. Marla le décrit ainsi :

« C’est comme si j’avais un trou noir au milieu de l’œil ».

Avant l’arrivée de cette handicap visuel, l’Etats-unienne avait déjà plongé un pas dans le monde du sport. D’abord par le football puis en gymnastique artistiques, influencée par l’exploit de Nadia Comaneci lors des Jeux Olympiques de Montréal (1976). À la suite de ce diagnostic, Marla Runyan ne plus pratiquer la gym sans risque de blessures répétitives. Pourtant, elle n’abandonne pas le sport. L’enfant se teste à l’athlétisme. Courir, sauter et lancer, Marla adore. Pour elle impossible de se cantonner à une discipline : Heptathlon, 100m haies, lancer du javelot, saut en longueur, 800m… elle véritable touche à tout.

Ses premiers paralympiques

Passée par l’Université d’Etats de San Diego, Marla Runyan a pu profiter des structures, des équipes d’encadrement et des compétitions pour progresser en athlétisme et se lance en parallèle en cyclisme. Ses performances sont telles que l’Etats-Unienne se qualifie pour les Jeux Paralympiques de 1992 pour cinq épreuves à 23 ans.

A Barcelone, Marla Runyan ne vient pas en figurante ! Sur les quatre épreuves d’athlétisme, elle remporte tout simple quatre paralympiques : 100m, 200m, 400m et le saut en longueur. Ajouter à cette prouesse, une cinquième place sur l’épreuve du tandem en cyclisme sur route.

En route pour les Jeux Olympiques

Consciente de son talent, l’athlète se fixe un objectif bien précis : participer aux Jeux Olympiques à domicile. Pour y arriver, elle décide de se concentrer sur une discipline où elle à toutes ses chances sur l’heptathlon. Ces entraînements acharnés s’avèrent payant. En 1995, Marla établit plusieurs records du monde (saut en longueur et saut en hauteur) et nationaux (200m) dans sa catégorie T13.

En 1996 montre les prémices d’une sportive qui va marquer l’histoire. Cette année-là, elle arrive bien préparer, tellement bien qu’elle participe aux sélections olympiques américaines, une des compétitions les plus durs aux mondes en athlétisme au vu de la densité d’athlète exceptionnel. Sur l’heptathlon, malgré un record national du 800m (dans cette discipline), Marla échoue à la dixième place. Sans se décourager, elle se reconcentre directement pour les Paralympiques. Une nouvelle fois, l’Etats-Unienne repart médaillée et titrée. Sur cette saison exceptionnelle, Marla rajoute de nouveaux records du monde et nationaux dans sa catégorie.

N’ayant pas réussi à se qualifier sur l’heptathlon, l’athlète de 27 ans prend la décision de se concentrer sur sa plus grande force : les courses de demi-fond. En 1999, les Etats-Unis décident de la sélection pour les Jeux Panaméricains. Pour sa première grande compétition chez valide, Marla Runyan prouve tout son talent en décrochant le titre sur le 1500m, établissant un nouveau record du monde en T13. Cette médaille d’or lui ouvre les portes des Mondiaux. Sur cette même épreuve, elle termine à une incroyable dixième place en finale.

2000 est l’année où Marla marque l’histoire de son sport. Pour débuter cette saison, l’athlète remporte le titre national sur le 3000m en salle. De retour aux qualifications olympiques, elle a qu’une idée en tête obtenir une des trois premières places sur le 1500m. Cette fois-ci, elle y arrive ! Avec ce ticket, l’Etats-Unienne compte bien montrer qu’elle n’est pas là pour faire figuration. A Sydney, la multiple championne paralympiques se qualifie au temps en finale du 1500m. Sur cette ultime course, Marla Runyan réalise une excellente performance en terminant huitième. Elle venait de tout simplement de faire le meilleur classement de l’histoire pour une Etats-Unienne à cette époque.

Ses dernières années sportives

A partir de 2001, l’athlète décide d’augmenter la distance. Elle passe du 1500m au 5000m. Cette transition se déroule à merveille. Marla Runyan remporte trois années de suite le titre de championne des Etats-Unis et se qualifie même pour les mondiaux. Alors en 2004, elle est vu comme la favorite aux American Trials. Une fois encore, elle obtient son ticket olympique. A Athènes tout se passe différemment qu’à Sydney. En effet, Marla échoue dès les séries sur le 5000m. Après cette course, elle arrête sa carrière en stade pour se concentrer uniquement sur sa carrière sur route.

En dehors des pistes, l’athlète avait déjà montré qu’elle était exceptionnelle :

  • Record des Etats-Unis sur le 20km
  • Trois titres nationaux de suite sur le 10km
  • Deuxième meilleure performance de tous les temps sur le marathon pour une première participation (à New York, en 2002)
  • Meilleure classement pour une Américaine sur le marathon de Boston en 2003 et de Chicago en 2004

En 2006, Marla Runyan signe sa derrière véritable année en compétition, où elle remporte son dernier titre national. Les deux saisons suivantes sont compliquées pour l’athlète, enchaînant de nombreux pépins physiques qui l’empêchent de se participer aux Jeux Olympiques de 2008. Elle décide alors de mettre un terme à sa carrière sportive.

Son engagement

Après avoir quitté les pistes, Marla Runyan a pu se concentrer davantage sur ses différents engagements. En 2013, grâce à son diplôme dans l’enseignement, elle devient enseignante (et ambassadrice) de l’école Perkins School qui offre des cours aux personnes aveugles et malvoyantes. En plus des dispensées des cours, l’Etats-Unienne participe à des initiatives pour une plus grande inclusion : développement de technologies d’assistance et création de programmes éducatifs.

L’histoire de Marla Runyan a inspiré de nombreuses athlètes dans le monde entier par son talent, sa longévité et sa détermination. Comme elle aime le dire :

« Ne prêtez pas attention aux influences négatives. Croyez-en vous-même et montrez aux autres ce que vous êtes capable de faire. Seul « vous » pouvez découvrir votre potentiel. »

Une championne paralympique aux Jeux Olympiques

Marla Runyan est la première championne paralympique et malvoyante à participer à une épreuve olympique.

Un record chez les valides

En 1996, elle bat le record national du 800m de l’heptathlon. Ajouter à cette performance, de nombreux record du monde en T13.

En athlètisme

  • 5x Championne Paralympique

  • 1x Vice championne paralympique

  • 1x Championne panaméricaine

  • 7x Championne des Etats-Unis

Découvrez d'autres sportives

Claire Supiot – L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

Claire Supiot – L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

Première athlète de l'histoire du sport français à avoir participé aux Jeux Olympiques puis aux Jeux Paralympiques, Claire Supiot est une force de la nature. Atteinte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, cette nageuse hors norme devenue coureuse sur terre a fait de...

Alana Maldonado

Alana Maldonado

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Alana Maldonado, il est impossible de ne pas l’évoquer. Double championne paralympique (Tokyo 2020 et Paris 2024) et médaillée d'argent à Rio 2016, la Brésilienne...

Katrine Lunde – La muraille Norvégienne

"Katrine

"Katrine

"1980

Connue pour sa longévité à haut-niveau, Katrine Lunde fait partie incontestablement partie des meilleures gardiennes de handball de l’histoire. Elle aura marqué de son empreinte la scène internationale avec la sélection norvégienne avec qui elle a tout remporté. Qui se cache derrière ce nom ?

Sa première sélection

Née en 1980, elle grandit à côté de sa sœur jumelle Kristine. Inséparable durant leur enfance, et même plus tard, les jumelles décident de pratiquer plusieurs sports. A neuf ou dix ans, des camarades de classe leur demande de rejoindre l’équipe de handball pour compléter l’effectif. Toutes de suite, Katrine et Kristine accroche à cette 

discipline. A cette époque la Norvège comptait des grands noms qui ont popularisé cette discipline : Hanne Hegh, Annette Skotvoll, Cathrine Svendsen… Toutes des sources d’inspiration pour la jeune enfant. Lors de ses premiers entraînements dans le club du coin, Katrine Lunde se révèle être une gardienne talentueuse capable d’arrêter n’importe quel tir. Avec sa sœur, qui joue demi-centre, elles font parler d’elle, gravissant peu à peu les échelons. Pourtant, elle ne se voyait pas jouer au niveau professionnel :

« Nous étions une petite équipe et l’idée de jouer professionnellement quand j’avais 15 ou 16 ans ne m’a jamais traversé l’esprit, même si nous battions certaines des meilleures équipes du pays. »

A seulement à 22 ans, alors qu’elle joue à l’université, la Norvégienne est appelée pour la première fois avec l’équipe nationale au championnat d’Europe. Pour cette première, elle est surtout pour observer et apprendre, pas pour jouer.

Partir à l’étranger

A 24 ans, et après deux grandes compétitions internationales à son actif, Katrine Lunde décide de s’envoler pour le Danemark :

« Nous avons attendu assez longtemps avant de déménager à Aalborg, nous avions 24 ans, car nous voulions être sûrs d’avoir fait le bon choix avant de partir. »

Toujours aussi inséparable, elle joue ses six premières saisons professionnelles avec sa sœur. Dès leur arrivée en ligue professionnelle, elle se montre indispensable dans la cage, amenant le petit club d’Aalborg en demi-finale de la Ligue des Championnes, une première pour cette équipe. Ensemble, les jumelles vont remporter cette compétition à deux reprises.

Séparation

En 2011, nouveau changement pour Katrine Lunde, elle décide de rejoindre le plus grand club européen, Győri ETO KC, et sa sœur retourne au pays :

« Ce fut une décision difficile à prendre et ce n’était pas la meilleure période de notre vie ensemble, mais à ce moment-là, nous avions des choses différentes à considérer, nous avions tous les deux nos petits amis et je devais réfléchir à ce que je voulais en tant que joueuse. »

La gardienne réalise alors son rêve ! Ce rêve, la Norvégienne le savoure à pleine remportant de nouvelle ligue des championnes en plus du championnat hongrois. A cette période-là, elle était déjà vue comme une des meilleures gardiennes du monde, voir la meilleure pour certain·e.

De retour au pays

En 2017, Katrine Lunde prend la décision de revenir en Norvège, un choix poussé par des raisons familiales. Pour son retour au bercail, elle signe dans l’équipe de sa sœur pour partager avec elle une dernière saison. Comme pour terminer une boucle, les jumelles remportent sa saison-ci le championnat national.

Avec le club des Vipers, Katrine est devenue un mur infranchissable, tournant à prêt de 40% d’arrêt. Ce talent façonné permet à l’équipe de remporter leur première Ligue des Championnes en 2021 et plus fous encore elle gagne l’édition 2022 et 2023, un triplé historique pur ce club qui n’avait jamais remporté la compétition. Malheureusement, cette aventure aux Vipers s’arrête brusquement lorsque le club fait faillite en janvier 2025.

Ne voulant pas terminer sa carrière ainsi, Katrine Lunde prend la décision de rejoindre le Odense Håndbold, au Danemark, pour remplacer la gardienne blessée. Avec cette nouvelle équipe, elle termine la saison sans aucune défaite remportant donc le championnat national. Elle fait une dernière pige de 6 mois en Serbie afin d’être opérationnelle pour le championnat d’Europe, l’ultime chalenge de sa carrière.

Avec la sélection nationale

Avec l’équipe de Norvège, Katrine Lunde commence véritablement à écrire son histoire en 2004. Cette année-là, la gardienne s’impose et remporte son tout premier titre international. Cette médaille européenne signe tout simplement le début d’un véritable règne.

Entre 2006 et 2025, elle gagne tout simplement trois titres olympiques, trois titres mondiaux et sept titres européens. C’est simple, aucune joueuse de l’histoire n’a eu autant de médailles d’or qu’elle. Ce n’est pas le seul record que Katrine Lunde en poche puisqu’elle est également la joueuse norvégienne la plus capée, a le plus d’apparition dans les grands championnats (plus d’une vingtaine) et la joueuse la plus âgée à jouer avec l’équipe nationale.

Le point plus important de sa carrière internationale, c’est sa constance à être une véritable muraille ! En 2008, elle arrête 42% des tirs aux Jeux Olympiques et 47% aux championnats d’Europe. Cet exploit, elle le réitère à 45 ans lors de sa dernière compétition puisqu’elle stoppe 48% des tirs adverses, juste indécent !

Son après-carrière

Après sa victoire aux championnats du Monde de 2025, Katrine Lunde se retire officiellement des terrains. Néanmoins, elle ne reste pas très éloignée de ce milieu en devenant l’entraîneuse des gardiennes du club norvégien Randesund IL :

« J’aime vraiment être dans cet environnement et j’apprécie la culture que nous avons en Norvège. Je suis aussi ouvert à travailler à l’étranger. Mais l’entraînement des gardiens de but en particulier, oui, c’est vraiment ce que j’apprécie. »

Une handballeuse de tous les records

On ne compte plus les records de Katrine Lunde, parmi on retrouve :

  • Le record de sélection norvégienne
  • La joueuse norvégienne la plus vieille à participer à une compétition internationale
  • Le record de titre européen
  • …

Une véritable muraille

Durant sa carrière, la gardienne ne laisse rien passé. Pour preuve, elle fait trois compétition avec un taux d’arrêt de plus de 40%, dont un record de 48% alors qu’elle avait 45 ans

En sélection

  • 3x Championne olympique
  • 2x Médaille de bronze aux JO
  • 3x Championne du Monde
  • 3x Vice-championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze en CDM
  • 7x Championne d’Europe
  • 2x Vice-championne d’Europe

En club

  • 7x Ligue des Championnes
  • 1x Coupe de l’EHF
  • 4x Championne du Danemark
  • 2x Coupe du Danemark
  • 4x Championne de Hongrie
  • 5x Coupe de Hongrie
  • 1x Championne de Russie
  • 1x Coupe de Russie
  • 7x Championne de Norvège
  • 7x Coupe de Norvège

Spotives

  • 1x MVP de la saison par l’EHF
  • 2x Meilleure gardienne de la saison par l’EHF
  • 1x MVP des Jeux Olympiques
  • 2x Meilleure gardienne des Jeux Olympiques
  • 2x Meilleure gardienne des Mondiaux
  • 3x Meilleure gardienne du championnat d’Europe
  • 1x Meilleure gardienne de la Ligue des Championnes
  • 1x Meilleure joueuse étrangère du championnat hongrois
  • 3x Meilleure gardienne de l’Eliteserien

Médiatiques

  • 1x Sportive de l’année par l’Idrettsgallaen
  • 1x Meilleure sportive de l’année dans un sport co par l’Idrettsgallaen
  • 1x Personnalité sportive de l’année par l’Idrettsgallaen

Laura Dahlmeier – Attachée à vie à la montagne

"Laura

"Laura

"1993

Vous avez sûrement vu son nom aux infos à l’été 2025 à cause de l’accident qui a causé sa mort mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le destin tragique de Laura Dahlmeier ?

Laura naît en 1993 en Allemagne dans une zone montagneuse de Bavière. Elle grandit au sein d’une famille de sportifs, attachés à la nature alpine. Son environnement la plonge dès son plus jeune âge dans le monde du biathlon : elle manie le fusil à partir de ses sept ans ! Dans le même temps, elle pratique le ski alpin. Son père l’initie à l’escalade en haute montagne et lui apprend les bases des connaissances alpines. Elle

ne met que deux petites années avant de se lancer définitivement dans le sport qui fera d’elle une championne olympique : le biathlon. Elle remporte ses premiers titres internationaux à 18 ans, lors du Festival Olympique de la Jeunesse Européenne de Liberec (une compétition qui vise à célébrer les meilleurs athlètes européens âgés de 14 à 18 ans). Laura Dahlmeier y excelle sur le 10km individuel, 6km sprint et au relais mixte. Sa carrière est lancée ! Deux ans plus tard, elle décroche trois médailles d’or aux Championnats du monde juniors, ce qui lui vaut d’être sélectionnée dans l’équipe allemande pour les Jeux olympiques de 2014. Si elle termine 13eme, elle décrit quand même cette expérience comme « brillante ».

Son ascension

Laura Dahlmeier va petit à petit s’imposer dans toutes les disciplines du biathlon, remportant sa première victoire en coupe du monde en 2015 sur l’épreuve du sprint puis enchaîne avec quatre victoires en poursuite sur la saison 2015-2016.

Sa domination

On peut affirmer sans hésiter que la saison 2016-2017 est SA saison. Elle domine le classement général de la Coupe du monde IBU avec pas moins de deux victoires en sprint, quatre en poursuite, trois dans l’épreuve individuelle et une en départ groupé. Il faut ajouter à cela les épreuves de relais, pour lesquelles elle est toujours placée en position de finisseuse ce qui permet à l’Allemagne de rester invaincue. Une fois sur sa lancée, on ne l’arrête plus. Laura Dahlmeier parvient à réaliser un sans-faute au tir lors des épreuves pré-olympiques de Pyeongchang en 2017, ce qui la place en grande favorite pour les Jeux de 2018.

 

Son exploit le plus marquant n’est cependant pas encore réalisé. C’est en 2018, à l’occasion des Jeux de PyeongChang qu’elle rentre définitivement dans l’histoire. En effet, pour ses deuxièmes Jeux, elle devient la première femme à remporter le sprint et la poursuite lors d’une même édition. Comme si cela n’était pas suffisant, elle décroche aussi la médaille de bronze sur le 15km en individuel !

Nouvelle prodige

Elle se fait maintenant appeler la successeure de Magdalena Neuner, en référence à la biathlète allemande. La ressemblance entre les deux athlètes qui a inspiré le surnom vient du fait que, en plus d’être toutes les deux des championnes de biathlon au niveau international, elles partagent la même passion pour le trekking et l’escalade en montagne. En effet, de 2014 à 2019, Laura Dahlmeier entreprend régulièrement des expéditions en montagne : elle a entre autres grimpé en Iran, au Pérou ou encore en Allemagne. Ces expéditions ne sont pas sans risques et lui valent parfois de repartir avec des blessures, comme en 2014 où elle a subi une déchirure des ligaments.

Son palmarès

En tout, Laura Dahlmeier cumule pas moins de sept titres de championne du monde, huits classements sur le podium en coupe du monde, dont une première place en classement général, et deux titres olympique !

Une athlète engagée

En parallèle des compétitions, elle obtient un diplôme de guide de haute montagne et poursuit ses études à l’université technique de Munich. Engagée pour la défense de l’environnement, Laura Dahlmeier publie en 2019 un livre pour enfants dédié à la protection de la nature.

Sa passion pour l’alpinisme

C’est à seulement 25 ans que la championne olympique décide de prendre sa retraite, sa passion pour le biathlon ayant faibli. Elle se réoriente vers l’alpinisme et participe notamment aux championnats du monde de course en montagne longue distance. L’aventure en montagne a longtemps été une passion pour Laura Dahlmeier, sa partenaire de cordée a notamment mentionné son souhait de faire de l’escalade et de l’alpinisme depuis longtemps. Alors qu’elle participait encore aux compétitions, elle faisait déjà beaucoup d’escalade et elle nourrissait le projet de grimper au Pakistan avec l’une de ses coéquipières. Comme pour le biathlon, elle laisse sa trace dans ce sport, établissant des records, comme celui de 2024. Cette année-là, elle parvient à gravir l’Ama Dablam, une montagne de l’Himmalaya en 12h et 1mins, temps record pour une femme. En juillet 2025, elle se lance dans l’ascension des montagnes du Karakorum au Pakistan. Victime d’une chute de pierres et les conditions météorologiques ne permettant pas de sauvetage, elle perd la vie à l’âge de 31 ans. Les hommages rendus à Laura Dahlmeier de la part de la communauté sportive, notamment la présidente du CIO Kirtsy Covenrty et Marie Dorin-Habert, montrent son impact dans ce sport.

Dominer les mondiaux

En 2017, elle devient la première biathlète à remporter cinq titres aux Mondiaux sur une même éditions

Le premier doublé

En 2018, l’Allemande devient la première biathlète à gagner deux titres olympiques en individuel aux Jeux Olympiques

Une ascension record

Laura Dalhmeier détient encore aujourd’hui le record de l’ascension de l’Ama Dablam

En biathlon

  • 2x Championne olympique
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Olympiques
  • 7x Championne du Monde
  • 3x Vice championne du  Monde
  • 5x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Gros globe de cristal
  • 2x Petit globe de cristal
  • 3x Championne du Monde junior
  • 1x Vice championne du monde junior
  • 2x Médaille de bronze aux Mondiaux juniors
  • 3x Championne d’Europe junior

Sportives 

  • 1x Athlète de l’année
  • 1x Athlète junior de l’année
  • 1x Meilleur jeune biathlète de l’année par l’IBU
  • 1x Prix du sport de Bavière en tant que jeune athlète

Médiatiques

  • Ordre du mérite de Bavière
  • Citoyenne d’honneur de Garmisch-Partenkirchen
  • Feuille de laurier d’argent
  • Médaille européenne du gouvernement de l’État bavarois
  • 1x Prix Pegasos en tant que «Légende du sport» au Bal de la presse sportive allemande
  • 1x Escarnet WinterStar de la télévision bavaroise dans la catégorie Perspektive
  • 3x Prix du sport de Bavière dans la catégorie «Ambassadeurs du sport bavarois»

Découvrez d'autres sportives

Alana Maldonado

Alana Maldonado

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Alana Maldonado, il est impossible de ne pas l’évoquer. Double championne paralympique (Tokyo 2020 et Paris 2024) et médaillée d'argent à Rio 2016, la Brésilienne...

Maartje Paumen

Double championne olympique, double championne du monde et figure incontournable du hockey sur gazon féminin, Maartje Paumen a marqué son sport par son talent, son leadership et son incroyable efficacité devant le but. Considérée comme l'une des meilleures joueuses de...

Delphine Le Sausse – L’alliance entre la passion de la glisse et le dépassement de soi

"Delphine

"Delphine

"1975

Seize fois championne du monde de para-ski nautique et détentrice de multiples titres de championne de France de ski slalom, Delphine Le Sausse incarne la résilience. Entre son officine de pharmacie et les plans d’eau, cette athlète de haut niveau a transformé son handicap en un moteur de performance absolue.

Une vie tracée par la glisse

Passionnée depuis toujours par les sports de glisse, Delphine Le Sausse forge son mental de compétitrice au club de ski club de Font-Romeu. Mais en janvier 2004, sa trajectoire est brisée par un accident de ski alpin. Devenue paraplégique incomplète, elle doit alors tout réapprendre : l’équilibre, les sensations et la gestion d’un corps dont une moitié ne fonctionne plus de façon optimale.
Pourtant, la glisse reste son élément.

« Quand je suis sur l’eau, je n’ai plus de contrainte et que du plaisir, » confie-t-elle.

En ski nautique avec un équipement adapté, elle retrouve une liberté de mouvement que son quotidien, parfois rythmé par l’usage de béquilles, lui conteste.

L’exigence technique du Para-ski Nautique

Le para-ski nautique est une discipline de précision qui se découpe en trois épreuves distinctes :
Le Slalom : Le bateau suit un chenal central pendant que le skieur doit contourner six bouées. À chaque passage réussi, la vitesse augmente.
Les Figures : Deux parcours de 20 secondes où chaque figure réussie rapporte des points selon sa difficulté technique.
Le Saut : Une épreuve de distance sur tremplin (allant de 10 m à 16 m pour les femmes). Delphine a choisi d’arrêter cette discipline pour préserver sa santé, l’impact sur son dos étant trop violent sans l’amorti des jambes.

 

2009 : Le sacre de l’émotion à Vichy

Si Delphine compte de nombreux titres, celui de 2009 à Vichy reste gravé comme son plus beau souvenir. Après un premier titre en 2007 qu’elle jugeait presque chanceux, elle domine la compétition en France.

« C’est la première fois de ma vie que j’ai pleuré de joie », se rappelle-t-elle avec émotion.

Un retour magistral qu’elle confirmera en 2017, après une pause pour donner naissance à sa fille, prouvant qu’on peut concilier maternité et sport de haut niveau.

 

Une « hyperactive » au service de la santé

Loin des bassins, Delphine mène une carrière de pharmacienne. Ce métier nourrit sa conviction que le sport est un outil de prévention essentiel contre l’obésité ou le diabète. Pour tenir ce rythme effréné, elle s’astreint à une routine stricte : 30 minutes de yoga et de gainage chaque matin.

Alors que les prochains championnats du monde en Australie se profilent, Delphine continue de glisser avec la même ferveur, portée par un seul leitmotiv :

« Avant de battre les autres, c’est moi que je veux battre ».

Interview de Delphine Le Sausse

Les goitschel – Un duo de soeurs légendaire

"Christine

"Christine

"1944/45

Lorsque l’on se penche sur les sœurs ayant marqué l’histoire du sport, il est impossible de passer à côté des sœurs Goitschel. Dans les années 60, Christine et Marielle dominent les pistes au plus haut niveau pendant une décennie. En 1964, ces pionnières des JO d’hiver sont à l’origine d’un exploit historique : un double doublé or et argent lors des Jeux Olympiques d’Innsbruck.

Mais comment en sont-elles arrivées là ?

Le ski, une affaire de famille

Christine et Marielle sont nées à Sainte-Maxime dans le Var en 1944 et 1945 d’un père français né à Genève et d’une mère native d’Épinal dans les Vosges. Elles ont également deux frères aînés, Claude et Jacques, ainsi qu’une petite sœur Patricia qui sera également championne de ski. D’ailleurs, leur neveu Philippe se démarquera plus tard de son côté dans le ski de vitesse.

Les sœurs prodiges grandissent dans une famille relativement modeste, Marielle récupère régulièrement les affaires de sa grande sœur lorsqu’ils deviennent trop petits pour elle. Leur père les initie très vite au ski en coupant leurs premiers skis dans du bois. Marielle se souvient alors parfaitement découvrir ce sport à 3 ans et ne jamais décrocher. Lorsqu’on lui offre ses premiers vrais skis, elle les portera pendant 8 jours entiers même dans le lit. Il n’est donc pas étonnant que les sœurs Goitschel pratiquent très tôt le ski en club.

L’aînée montre la voie

« On parle d’ailleurs beaucoup de Marielle car c’est elle qui obtient le plus gros palmarès, […]. On parle en revanche un peu moins de sa sœur aînée, Christine, présentée comme plus réservée, mais elle aussi championne et vice-championne olympique. »

Marion Philippe, historienne du sport à l’université Gustave Eiffel

D’un peu plus d’un an l’aîné de Marielle, Christine rejoint rapidement l’équipe de France de ski. Elle s’illustre une première fois aux Championnats de France de ski alpin en 1962 en gagnant l’épreuve de slalom. L’année suivante, elle réitère l’exploit en gagnant cette fois-ci le slalom géant, avant de gagner de nouveau l’épreuve de slalom en 1964.

Lors des fameux Jeux d’Innsbruck de 1964, elle gagnera la médaille d’or au slalom devant sa sœur, puis la médaille d’argent au slalom géant laissant cette fois la première place à Marielle.

En 1968, elle décide de mettre fin à sa carrière. Deux ans auparavant, elle se marie avec son l’entraîneur Jean Béranger avec qui elle créera dans les années 70 la station de Val-Thorens. C’est d’ailleurs au sein de celle-ci qu’elle sera élevée au rang de Chevalier de la Légion d’honneur le 2 février 2014 en compagnie de sa sœur.

La cadette entre dans la légende

Bien qu’elle soit la cadette, Marielle rattrape rapidement sa sœur. Son talent est rapidement repéré par son instituteur et son curé au primaire et remporte sa première compétition à l’âge de 5 ans. Elle arbore alors déjà une détermination sans borne :

« À 7 ans, j’écrivais déjà sur des papiers que je serais championne du monde. »

Marielle rejoint l’équipe de France en 1960 à seulement 14 ans et gagne sa première coupe du monde FIS A aux Gets la même année. À l’âge de 16 ans, elle est alors la plus jeune athlète à gagner l’épreuve du combiné lors des Championnats du Monde de 1962 à Chamonix. Elle obtiendra également l’argent en slalom.

Lors des Jeux Olympiques d’Innsbruck en 1964, outre l’exploit en slalom et slalom géant avec sa sœur, elle remporte l’épreuve du combiné.

Aux championnats du monde de 1966 à Portillo au Chili, elle est au sommet de son art avec deux médailles d’or remportées au slalom géant et au combiné, ainsi que deux médailles d’argent en slalom et en descente. La médaille d’argent en descente se transformera d’ailleurs en or 30 ans plus tard lorsque le vainqueur de l’épreuve, Erik Schnigger, avouera son intersexuation.

Enfin, aux Jeux Olympiques de Grenoble de 1968, elle gagnera la médaille d’or en slalom et l’argent au combiné.

Elle arrêtera sa carrière en 1968 en même temps que sa sœur car les compétitions commencent à l’ennuyer et elle souhaite passer à autre chose. Elle détient alors deux titres olympiques et sept titres de championne du monde.

Les Jeux Olympiques voient double

Revenons maintenant sur l’événement marquant de leurs carrières lors des Jeux Olympiques d’Innsbruck en 1968.

Lors de l’épreuve de slalom, Christine remporte la médaille d’or, tandis que sa sœur remporte la médaille d’argent. Cet exploit est en soi déjà historique, car c’est la première fois que deux sœurs font un doublé lors des JO. Christine et Marielle se souviennent des 50 000 personnes qui les applaudissent à l’unisson.

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais Marielle, bien qu’heureuse pour sa sœur, ne veut partir sans l’or. Deux jours plus tard, l’impensable se produit. Cette fois-ci c’est au tour de Marielle de remporter l’or au slalom géant, alors que sa sœur se contente de l’argent à égalité avec l’Américaine Jean Saubert.

Cette fois, il s’agit d’un véritable exploit légendaire qui fait la une des journaux du monde entier. Tout le monde s’intéresse aux sœurs françaises qui ont réalisé l’impossible. Les sœurs célèbrent alors en circulant en voiture dans la ville autrichienne. Cet exploit inédit et qui a de fortes chances de le rester sera salué par le Général de Gaulle, que Marielle porte dans son cœur, félicitant lui-même les sœurs Goitschel :

« Sachez, mesdemoiselles que tout le monde est fier de vos victoires. »

Un duo historique

Les Françaises sont les toutes premières soeurs de l’histoire à remporter un titre olympique sur une même édition (hivernale).

Marielle, le plus beau palmarès du ski français

Avec ses deux titres olympiques et ses septs médailles d’or aux Mondaiux, elle est l’une des skieuses françaises les plus décorées du l’histoire.

Marielle et Florence Arthaud

La skieuse et la navigatrice sont les deux seuls sportives à avoir obtenu à deux reprises le Prix Monique Berlioux de l’Académie des sports.

Marielle

  • 2x Championne olympique
  • 1x Vice championne olympique
  • 7x Championne du Monde
  • 2x Vice championne du Monde
  • 3x Gros globe de cristal
  • 1x Deuxième du gros globe de cristal
  • 7x Victoire en manche de Coupe du Monde
  • 9x Podiums en Coupe du Monde
  • 5x Championne de France

Christine

  • 1x Championne olympique
  • 1x Vice championne olympique
  • 1x Victoire en manche de Coupe du Monde
  • 3x Championne de France

Marielle

  • 1x Champion des Champions français par L’Equipe
  • 2x Prix Monique Berlioux de l’Académie des sports
  • 2x Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l’Académie des sports

Christine

  • Officière de la Légion d’Honneur
  • 1x Skieur d’or
  • 1x Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l’Académie des sports

Découvrez d'autres sportives

Alana Maldonado

Alana Maldonado

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Alana Maldonado, il est impossible de ne pas l’évoquer. Double championne paralympique (Tokyo 2020 et Paris 2024) et médaillée d'argent à Rio 2016, la Brésilienne...

Maartje Paumen

Double championne olympique, double championne du monde et figure incontournable du hockey sur gazon féminin, Maartje Paumen a marqué son sport par son talent, son leadership et son incroyable efficacité devant le but. Considérée comme l'une des meilleures joueuses de...

Diana Taurasi

"Diana

"Diana

"1982

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement le niveau d’une joueuse. Mais avec Diana Taurasi, il est impossible de ne pas l’évoquer. Meilleure marqueuse de l’histoire de la WNBA, qu’elle a remporté trois fois pour un titre de meilleure joueuse de la Ligue 2009 et deux trophées de MVP des finales. 6 fois titrées en Euroligue. 6 médailles d’or olympique, symboles d’une longévité hors norme et d’une vie dédiée à son sport, à une époque où le basket féminin n’avait pas encore gagné l’attention médiatique qui lui est due. Par son caractère et sa capacité à sublimer un effectif, celle qui est restée loyale toute sa carrière à sa franchise de Phoenix Mercury s’est imposée comme, si ce n’est la meilleure joueuse de tous les temps, du moins la plus grande compétitrice de l’histoire du basket.

Sa découverte du basket-ball

La rencontre entre Diana Taurasi et le basket s’est faite sur la côte Ouest. Ses parents, immigrés ne parlant pas un mot d’anglais, ne se sentaient pas forcément à leur place au départ. Si bien que la famille Taurasi est repartie en Argentine quelque temps, avant que l’insécurité ne les pousse à repartir aux États-Unis. Une aubaine pour une jeune Diana éprise du ballon orange. Meilleure joueuse de sa région dans toutes les catégories d’âge, c’est à l’université qu’elle rencontre pour la première fois l’adversité. Plus particulièrement à UConn, déjà double champion universitaire. Diana Taurasi était la cible de toutes les bourses universitaires du pays, mais c’est la personnalité de l’entraîneur de UConn, Genno Auriemma, qui l’a décidé à rejoindre la côte Est américaine.

Son cursus universitaire

Loin de sa famille pour la première fois de sa vie, elle prend ses marques petit à petit. À la faveur des blessures successives des deux meneuses titulaires de son équipe, elle entre pleinement dans le grand bain universitaire. La première saison lui sert d’acclimatation, atteignant les demi-finales, mais étant éliminée par Notre-Dame après un match catastrophique sur le plan personnel. Un échec qui la motive plus que jamais. Adroite à trois points, elle est surtout capable de faire les bons choix pour son équipe : si une partenaire est mieux placée qu’elle lors d’un moment chaud, elle privilégiera la passe, sans oublier de prendre le match en main lorsque le scénario l’exige. Adorée par son coach et ses coéquipières, Diana Taurasi mène UConn vers trois titres universitaires consécutifs, entre 2002 et 2004. Véritable star parmi les étudiantes, la salle est comble à chacun de ses matchs. Les gens se déplacent par milliers pour la voir jouer. Il est donc tant pour elle de rejoindre l’élite du basket féminin américain : la WNBA.

Naviguer entre la WNBA et l’Euroligue

Si aujourd’hui la ligue féminine a grandement gagné en popularité, tout était à faire lorsque les Phoenix Mercury la sélectionne avec le premier choix de la Draft 2004. Les deux premières saisons lui servent d’apprentissage. Elle comprend surtout que, pour l’intensité et l’adversité que l’on retrouve sur la plus haute marche du basket américain, elle n’est pas assez payée. Et elle n’a pas peur de le faire savoir. Pour véritablement gagner sa vie, elle fait le choix d’accompagner sa coéquipière Sue Bird en Russie, pour y jouer l’Euroligue. La saison européenne se joue pendant la pause de la WNBA, ce qui permet aux joueuses de pouvoir jouer les deux compétitions, s’offrant des saisons particulièrement longues et intenses. Les meilleures joueuses américaines comme européennes optent en masse pour la Russie, réputée pour être la ligue la plus rémunératrice chez les basketteuses. D’abord peu heureuse au Dynamo Moscou, c’est au Spartak que Diana Taurasi va véritablement s’épanouir. Le sponsor du club, Shabtai Kalmanovich, décide de la prendre sous son aile. Vrai fan de basket, il est au petit soin de ses joueuses, n’hésitant pas à leur donner de nombreux bonus, en plus de leur salaire culminant proximité du million. Personne ne parle de la provenance de sa fortune, Diana ne se pose même pas la question. L’américaine profite, remportant l’Euroligue chaque année entre 2007 et 2010. Mais cette dernière saison, Shabtai est assassiné à bord de son véhicule, en route vers le Kremlin. Choquées, les joueuses décident de continuer à tout donner sur le terrain, et remportent leur dernier titre en hommage à leur ancien président. Diana décide qu’il est alors temps pour elle de quitter la Russie.

Ses premiers titres WNBA

Mais revenons sur les parquets de WNBA. Diana Taurasi et son équipe crée la surprise en 2007, en remportant le titre alors même que rien n’aurait permis de prédire cet exploit. Taurasi est MVP des Finales. C’est véritablement en 2009 que la Californienne va livrer sa meilleure saison, étant désignée MVP de la Ligue, et remportant le titre suprême, de même que la récompense de meilleure joueuse des finales. Elle célèbre cette victoire avec sa coéquipière et compagne, l’Australienne Penny Taylor, à qui elle rend souvent visite dans l’année lorsqu’elle joue en Turquie. Malgré toutes ces victoires, Diana Taurasi se démarque par son caractère. Elle n’hésite pas à user du trashtalk, crie sur les arbitres, et se confronte à la moindre de ses adversaires. Une tendance à énerver son monde qui s’intensifie au fur et à mesure des saisons, symbole de sa compétitivité hors norme.

Une athlète parfaite ?

Mais son parcours est loin d’être linéaire, et, elle le dit elle-même, l’Américaine n’est pas parfaite. Qui le serait ? Diana Taurasi aime par-dessus tout fêter ses victoires avec ses coéquipières. Ayant bu, mais n’habitant qu’à quelques kilomètres du bar, elle décide de prendre quand même la voiture. À un tournant, elle est arrêtée par la police, et passe la nuit en prison pour conduite en état d’ivresse. Pas d’accident majeur, mais une affaire qui continue de ternir sa réputation. Puis en décembre 2010, Diana Taurasi est contrôlée positive au modafinil, un produit dopant. Elle nie les accusations de triche en bloc, mais risque tout de même quatre ans d’interdiction de compétition. Le public turque, où elle effectue sa saison européenne, la siffle. Finalement, le cabinet qui l’avait contrôlé positive retire sa plainte et ses résultats, et ferme ses portes. Elle n’est plus inquiétée, mais là encore, Taurasi perd en popularité.

Un palmarès impressionnant

Malgré tout, Diana Taurasi reste une valeure sûre de WNBA et de l’Euroligue, enchaînant les points et les matchs références. Le Phoenix remporte sa troisième bague WNBA en 2014. De 2004 à 2018, elle figure 10 fois dans la sélection du 5 majeur de l’année. Elle gagne encore deux titres en Euroligue, en 2013 et 2016, avec Iekaterinbourg. Cette carrière au plus haut niveau s’étire jusqu’en 2024, cumulant 10.646 points en WNBA, soit de très loin le plus haut total de l’histoire de la Ligue. Si elle a pu perdre un peu de popularité auprès du public, et notamment des nouveaux suiveurs arrivés sur le tard, ramenés par la nouvelle médiatisation de la ligue, ce n’est pas le cas chez elle. À Phoenix, lors de son dernier match, les supporters hurlent à tue tête “une année de plus ! une année de plus !”. Cette franchise des Phoenix Mercury, elle l’a bâtie panier après panier, durant vingt saisons. Les célébrations pour la plus grande joueuse de leur histoire sont grandioses, et atteignent leur apothéose lorsque le terrain des Mercury “Diana Taurasi Court”, en hommage à tout ce que la meneuse a accompli pour la franchise.

Ses exploits en sélection

N’oubliant tout de même pas un des aspects les plus importants de sa carrière : sa dévotion envers l’équipe nationale. Sélectionnée pour ses premiers Jeux en 2004, elle participe, et remporte, chaque édition olympique jusqu’à la fin de sa carrière. Si elle n’apparaît sur le terrain en finale à Paris, ce qui ne manque pas de la frustrer, elle n’en reste pas moins le cadre le plus important. Avec six titres olympiques, elle est, homme et femme confondus, la basketteuse la plus récompensée de l’histoire des Jeux Olympiques.

Est-ce la GOAT ?

Si aujourd’hui, peut des jeunes fans de WNBA ne la place en tête de leur classement de la GOAT, c’est parce qu’elle a subi la médiatisation trop tardive de la Ligue. Une WNBA qu’elle a grandement contribué à construire, par ses combats pour le salaire et ses victoires. Aucunes joueuses de l’histoire ne voulaient autant gagner qu’elle. L’amour qu’elle avait pour le jeu était palpable, et l’a fait tenir vingt ans au plus haut niveau, sans compter ce qu’elle accomplissait déjà à l’échelon universitaire. Si les Caitlin Clark et autre Paige Bueckers peuvent se contenter de jouer en WNBA sans avoir besoin de rejoindre l’Europe, si elles bénéficient de toute l’attention médiatique, c’est parce que Diana Taurasi en a posé toutes les fondations. À ce titre, le nom de Diana Taurasi peut légitimement être associé au titre officieux, mais néanmoins lourd de sens, de meilleure joueuses de l’histoire du basketball féminin.

[Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à regarder la série Amazon Prime “Taurasi” qui revient sur sa carrière. Vous pourrez alors prendre conscience de sa légende]

Record de points

Elle est la première basketteuse à inscrire plus de 10.000 points en carrière en WNBA, détenant ainsi le record de la ligue avec 10.646 points.

Seule au monde

Diana Taurasi est la seule basketteuse, homme compris, à avoir remporter six titres olympiques.

En sélection

  • 6x Championne Olympique
  • 3x Championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Championne des Amériques
  • 1x Médaille de bronze au championnat du monde junior

En club

  • 3x Championne WNBA
  • 6x Championne de l’Euroligue
  • 7x Championne de Russie
  • 1x Championne de Turquie
  • 3x Championne NCAA
  • 3x Coupe de Russie
  • 1x Coupe de Turquie

Sportives

  • 2x MVP des Finales WNBA
  • 2x MVP du Final Four de la NCAA
  • 3x MVP du Final Four de l’Euroligue
  • 1x Elue dans le meilleur cinq des mondiaux
  • 1x Rookie de l’année en WNBA
  • 2x Big East Player of the Year
  • 11x All-Star WNBA
  • 10x All-WNBA First Team
  • 4x All-WNBA Second Team
  • 3x First-team All-Big East
  • 1x Big East All-Freshman Team
  • 5x Meilleure scoreuse de WNBA
  • 1x Meilleure passeuse de WNBA
  • 6x Meilleure rebondeuse, scoreuse et passeuse sur une même saison
  • TOP 15, 20 et 25 des meilleures joueuses de l’histoire de la WNBA
  • 1x Wade Trophy
  • 3x Kodak All-American

Médiatiques

  • 4x USA Basketball Female Athlete of the Year
  • 2x Naismith College Player of the Year
  • 1x USBWA Women’s National Player of the Year
  • 1x AP College Player of the Year
  • 2x Nancy Lieberman Award
  • 2x First-team All-American
  • 1x Second-team All-American – AP
  • 2x All-American –USBWA
  • 1x Naismith Prep Player of the Year

Découvrez d'autres sportives

Claire Supiot – L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

Claire Supiot – L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

Première athlète de l'histoire du sport français à avoir participé aux Jeux Olympiques puis aux Jeux Paralympiques, Claire Supiot est une force de la nature. Atteinte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, cette nageuse hors norme devenue coureuse sur terre a fait de...

Alana Maldonado

Alana Maldonado

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Alana Maldonado, il est impossible de ne pas l’évoquer. Double championne paralympique (Tokyo 2020 et Paris 2024) et médaillée d'argent à Rio 2016, la Brésilienne...