Maartje Paumen

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Double championne olympique, double championne du monde et figure incontournable du hockey sur gazon féminin, Maartje Paumen a marqué son sport par son talent, son leadership et son incroyable efficacité devant le but. Considérée comme l’une des meilleures joueuses de l’histoire, la Néerlandaise a bâti un palmarès exceptionnel grâce à une exigence permanente envers elle-même. Une quête de perfection qui lui a permis d’atteindre les sommets, mais qui a également eu un coût.

Ses débuts

Maartje Yvonne Helene Paumen naît le 19 septembre 1985 à Geleen, dans la province 

Limbourg aux Pays-Bas. Très jeune, elle découvre le hockey sur gazon et rejoint les clubs de sa région. Après des passages au HC Geleen, au HC Scoop puis à Oranje Zwart, elle se fait rapidement remarquer grâce à sa qualité technique et son sens du jeu.

En 2004, alors âgée de seulement 19 ans, elle rejoint le Hockeyclub’s-Hertogenbosch, plus connu sous le nom de Den Bosch. Ce transfert marque le début d’une aventure exceptionnelle. D’abord utilisée au milieu de terrain puis en défense, Paumen développe une arme redoutable : ses penalty corners. Sa précision et sa puissance en font rapidement l’une des spécialistes mondiales de l’exercice.

La même année, elle fait ses débuts avec l’équipe nationale néerlandaise lors du Trophée des Championnes à Rosario, en Argentine. Pour sa première apparition internationale, elle remporte déjà un titre avec les Oranje.

Une ascension fulgurante

Les années suivantes confirment tout son potentiel. En 2005, elle décroche son premier titre européen avec les Pays-Bas. Un an plus tard, lors de la Coupe du monde organisée à Madrid, elle participe à l’une des plus belles campagnes de l’histoire du hockey néerlandais.

En finale face à l’Australie, Maartje Paumen inscrit le troisième but des Pays-Bas sur penalty. Cette réalisation permet aux Néerlandaises de s’imposer 3-1 et de décrocher le titre mondial. À seulement 21 ans, Paumen s’impose déjà comme l’une des joueuses majeures de sa sélection.

Le coup d’arrêt

Tout semble alors lui sourire. Pourtant, le Championnat d’Europe 2007 va bouleverser sa progression.

Lors d’un match de groupe contre l’Angleterre, la Néerlandaise se blesse gravement au genou. Contrainte d’abandonner la compétition, elle doit observer plusieurs mois de rééducation. Une épreuve difficile pour une joueuse en pleine ascension.

Mais Maartje Paumen refuse de laisser cette blessure définir sa carrière. Elle travaille sans relâche pour retrouver son meilleur niveau avec un objectif en tête : les Jeux olympiques de Pékin.

Pékin 2008 : l’explosion

L’année 2008 marque un tournant dans l’histoire du hockey sur gazon féminin.

De retour de blessure, Paumen réalise un tournoi olympique exceptionnel. Lors de la phase de groupes, elle marque contre l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, la Chine, l’Australie et l’Espagne. En demi-finale, elle signe même un triplé face à l’Argentine.

Match après match, la Néerlandaise enchaîne les performances de très haut niveau. Avec onze buts inscrits durant la compétition, elle établit un nouveau record olympique.

Le 22 août 2008, les Pays-Bas battent la Chine en finale et remportent la médaille d’or. À seulement 22 ans, Maartje Paumen devient championne olympique et meilleure buteuse du tournoi.

La même année, la Fédération Internationale de Hockey la désigne Jeune joueuse mondiale de l’année.

La patronne du hockey mondial

Sous le maillot néerlandais comme avec Den Bosch, elle accumule les trophées. Entre 2008 et 2016, elle termine à huit reprises meilleure buteuse du championnat néerlandais. Son influence sur le jeu est telle qu’elle devient l’une des leaders naturelles de la sélection.
En 2011 puis en 2012, elle est élue meilleure joueuse du monde par la Fédération Internationale de Hockey. Une distinction qui récompense sa régularité exceptionnelle au plus haut niveau.

Aux Jeux olympiques de Londres en 2012, les Pays-Bas atteignent une nouvelle fois la finale. Opposées à l’Argentine, les Néerlandaises s’imposent 2-0. Paumen inscrit le deuxième but sur penalty corner et remporte sa deuxième médaille d’or olympique.
Avec ce quatorzième but olympique, elle améliore encore son record personnel et confirme son statut de référence mondiale.

Le prix de l’excellence

Derrière les succès se cache pourtant une réalité plus complexe.

Dans son autobiographie publiée en 2017, Maartje Paumen se décrit comme une personne « extrême ». Toujours en quête de perfection, elle s’impose une pression immense afin de rester au sommet.

Après les Jeux olympiques de Londres, cette exigence permanente finit par la rattraper. Épuisée mentalement et physiquement, elle traverse une période difficile. La fin de sa relation avec sa coéquipière Carlien Dirkse van den Heuvel accentue encore cette situation.

Malgré ces épreuves, Paumen parvient à poursuivre sa carrière au plus haut niveau et continue de guider son équipe vers les sommets.

Une dernière aventure olympique

En 2014, devant son public à La Haye, Maartje Paumen remporte une deuxième Coupe du monde avec les Pays-Bas.

Deux ans plus tard, elle dispute ses troisièmes Jeux olympiques à Rio de Janeiro. Les Néerlandaises atteignent une nouvelle fois la finale mais s’inclinent face à la Grande-Bretagne lors de la séance de tirs au but.

La médaille d’argent vient conclure une carrière internationale exceptionnelle.
Après douze années passées sous le maillot orange, Maartje Paumen annonce sa retraite internationale en 2016. Elle quitte la sélection avec 235 matchs disputés et 195 buts inscrits.

Son héritage

Peu de joueuses ont autant marqué l’histoire du hockey sur gazon.

Double championne olympique, double championne du monde, multiple championne d’Europe et meilleure buteuse de plusieurs compétitions majeures, Maartje Paumen a repoussé les limites de son sport. Avec Den Bosch, elle remporte également onze championnats nationaux et dix Coupes d’Europe.

En 2018, elle met un terme à sa carrière de joueuse et se tourne vers l’entraînement. Elle partage désormais son expérience avec les nouvelles générations, notamment auprès des spécialistes du penalty corner.

Aujourd’hui encore, son nom reste associé à l’excellence. Leader, buteuse et compétitrice hors norme, Maartje Paumen a laissé une empreinte durable sur le hockey mondial et demeure une source d’inspiration pour de nombreuses joueuses.

« Extrême. » C’est ainsi qu’elle se décrit elle-même. Un mot qui résume parfaitement une carrière construite à force de travail, de détermination et d’une volonté permanente de repousser ses limites.

Meilleure marqueuse

Redoutable sur les penaltys corners, elle détient le record du buts inscrit lors des Jeux Olympiques avec 14 réalisations dont 11 sur une seule édtion (un autre record)

En sélection

  • 2x Championne olympique
  • 1x Vice-championne olympique
  • 2x Championne du Monde
  • 1x Vice-championne du Monde
  • 3x Championne d’Europe
  • 2x Vice-championne d’Europe
  • 1x Médaille de bronze aux championnats d’Europe
  • 4x Trophée des Championnes
  • 6x Podium au trophée des Championnes

En club

  • 10x Coupe d’Europe
  • 11x Championnat des Pays-Bas

Sportives

  • 1x Meilleure joueuse de l’année par la Fédération Internationale de Hockey 
  • 1x Meilleure jeune de l’année par la Fédération Internationale de Hockey 
  • 1x Meilleure buteuse du tournoi olympique
  • 8x Meilleure buteuse du championnat néerlandais

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    Laura Dekker – Sa maison, l’immensité bleue

    Laura Dekker – Sa maison, l’immensité bleue

    Laura Dekker sur son bateau

    Laura Dekker - Sa maison, l'immensité bleue

    1995 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

    Voilà une histoire qui a de quoi inspirer : connue pour être la plus jeune skipper à réaliser un tour du monde en solo, laissez-moi vous présenter Laura Dekker.

    Laura naît en 1995 en Nouvelle-Zélande. Son père ayant la nationalité néerlandaise et sa mère étant allemande, Laura possède les trois nationalités. Dès son plus jeune âge, elle est proche de la mer puisqu’elle passe ses cinq premières années d’existence dans l’océan, à naviguer avec son père. Elle déclare :

    « J’ai vécu dans une maison seulement un an de ma vie ».

    Voyager seule

    A six ans, elle reçoit son premier bateau : un optimist. C’est un bateau que les enfants de moins de quinze ans sont autorisés à naviguer seuls. Très vite, elle apprend à le manœuvrer et à l’âge de dix ans, elle réalise son premier voyage en solo de longue distance : elle se rend d’IJsselmeer aux îles Wadden (environ 140 kilomètres). Laura Dekker continue sur sa lancée et deux ans plus tard elle part pour un voyage de six semaines dans la mer des Wadden (Mer du Nord) avec un bateau qu’elle avait emprunté l’année précédente en échange de le nettoyer et de l’entretenir. Elle ne s’arrête pas là et à treize ans elle se rend seule en Angleterre, dans l’optique de préparer son tour du monde en solo. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu. Les autorités sont alertées et son père se voit obligé de la ramener en avion jusqu’aux Pays-Bas.

    Interdiction de naviguer ?

    Après près de dix mois de batailles judiciaires, la confiscation de son bateau et la menace d’être retirée de ses parents, elle parvient à obtenir l’autorisation de se lancer dans un tour du monde en solo. Ces difficultés ne l’ont pas découragé, au contraire :

    « Je me suis accrochée à l’espoir et j’ai continué à avancer, en espérant que quelque chose changerait. »

    confie-t-elle au magazine Yachting monthly.

    L’autorisation de naviguer en poche, il ne lui manque plus qu’un bateau ! Laura Dekker cherche sans relâche un navire et tombe sur une annonce dans le journal. Elle saute sur l’occasion mais elle n’est pas encore au bout de ses surprises : le bateau ayant passé sept ans à terre, il a plus que besoin de réparations. Elle relève le défi et parvient à le remettre sur pied au bout de quelques mois seulement pour pouvoir commencer son tour du monde en été.

    Un tour du monde en solitaire

    C’est donc à quatorze ans qu’elle entame le plus long voyage de sa vie : un tour du monde en solitaire. Laura Dekker et Guppy, c’est comme ça qu’elle a nommé tous ses bateaux et celui-là n’échappe pas à la règle, naviguent vers les îles Canaries, à travers l’Atlantique et dans l’Océan Pacifique. Deux ans plus tard, elle termine son tour du monde en revenant dans les Caraïbes. Puis, elle continue sa route vers la Nouvelle-Zélande, ce qui lui permet de faire en réalité une fois et demie le tour du monde.

    De retour sur la terre ferme

    Après cette mésaventure, elle retourne dans sa ville natale et travaille occasionnellement dans l’éducation en plein air pour un lycée. Elle a eu également un emploi d’électricien marin. Mais elle n’abandonne pas la mer et poursuit ses voyages. En 2015 elle parcourt l’océan pacifique pour aller de l’Australie jusqu’en Nouvelle-Zélande en passant par les îles Salomon. Elle traverse également l’océan atlantique en 2019 pour rejoindre les Etats-Unis.

    En 2018, elle crée, avec son mari, la fondation Laura Dekker World Sailing, une sorte de bateau-école qui a pour but de proposer des voyages en mer aux jeunes pour développer des compétences de travail en équipe ou de confiance en soi.

    A ce jour, Laura Dekker donne des conférences, écrit et continue de naviguer. Pour elle, c’est grâce à cet extraordinaire voyage qu’elle a pu devenir qui elle est aujourd’hui. L’océan lui a bien plus appris que n’importe quel professeur à l’école, notamment à avoir confiance en elle et à accepter une situation telle qu’elle est et à en tirer le meilleur parti.

     

    Le tour du monde

    En 2012, Laura Dekker devient la plus jeune navigatrice à réaliser un Tour du Monde en solitaire avec escale.

    A la découverte du monde

    A l’âge de 10 ans, la skipper réalisait déjà plusieurs grandes traversées en mer tout seule.

    Sportive

    • 1x Prix du Mérite par l’Ocean Cruising Club de Whangārei

    Médiatiques

    • Certification d’appréciation par le club du phare de Hong Kong
    • Lauréate de l’Expédition Poolcirkel
    • 1x Challenger of the Year par le magazine Faust A.G
    • 1x AYS Speakers Program par le American Yacht Club

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