Laura Dahlmeier – Attachée à vie à la montagne

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Vous avez sûrement vu son nom aux infos à l’été 2025 à cause de l’accident qui a causé sa mort mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le destin tragique de Laura Dahlmeier ?

Laura naît en 1993 en Allemagne dans une zone montagneuse de Bavière. Elle grandit au sein d’une famille de sportifs, attachés à la nature alpine. Son environnement la plonge dès son plus jeune âge dans le monde du biathlon : elle manie le fusil à partir de ses sept ans ! Dans le même temps, elle pratique le ski alpin. Son père l’initie à l’escalade en haute montagne et lui apprend les bases des connaissances alpines. Elle

ne met que deux petites années avant de se lancer définitivement dans le sport qui fera d’elle une championne olympique : le biathlon. Elle remporte ses premiers titres internationaux à 18 ans, lors du Festival Olympique de la Jeunesse Européenne de Liberec (une compétition qui vise à célébrer les meilleurs athlètes européens âgés de 14 à 18 ans). Laura Dahlmeier y excelle sur le 10km individuel, 6km sprint et au relais mixte. Sa carrière est lancée ! Deux ans plus tard, elle décroche trois médailles d’or aux Championnats du monde juniors, ce qui lui vaut d’être sélectionnée dans l’équipe allemande pour les Jeux olympiques de 2014. Si elle termine 13eme, elle décrit quand même cette expérience comme « brillante ».

Son ascension

Laura Dahlmeier va petit à petit s’imposer dans toutes les disciplines du biathlon, remportant sa première victoire en coupe du monde en 2015 sur l’épreuve du sprint puis enchaîne avec quatre victoires en poursuite sur la saison 2015-2016.

Sa domination

On peut affirmer sans hésiter que la saison 2016-2017 est SA saison. Elle domine le classement général de la Coupe du monde IBU avec pas moins de deux victoires en sprint, quatre en poursuite, trois dans l’épreuve individuelle et une en départ groupé. Il faut ajouter à cela les épreuves de relais, pour lesquelles elle est toujours placée en position de finisseuse ce qui permet à l’Allemagne de rester invaincue. Une fois sur sa lancée, on ne l’arrête plus. Laura Dahlmeier parvient à réaliser un sans-faute au tir lors des épreuves pré-olympiques de Pyeongchang en 2017, ce qui la place en grande favorite pour les Jeux de 2018.

 

Son exploit le plus marquant n’est cependant pas encore réalisé. C’est en 2018, à l’occasion des Jeux de PyeongChang qu’elle rentre définitivement dans l’histoire. En effet, pour ses deuxièmes Jeux, elle devient la première femme à remporter le sprint et la poursuite lors d’une même édition. Comme si cela n’était pas suffisant, elle décroche aussi la médaille de bronze sur le 15km en individuel !

Nouvelle prodige

Elle se fait maintenant appeler la successeure de Magdalena Neuner, en référence à la biathlète allemande. La ressemblance entre les deux athlètes qui a inspiré le surnom vient du fait que, en plus d’être toutes les deux des championnes de biathlon au niveau international, elles partagent la même passion pour le trekking et l’escalade en montagne. En effet, de 2014 à 2019, Laura Dahlmeier entreprend régulièrement des expéditions en montagne : elle a entre autres grimpé en Iran, au Pérou ou encore en Allemagne. Ces expéditions ne sont pas sans risques et lui valent parfois de repartir avec des blessures, comme en 2014 où elle a subi une déchirure des ligaments.

Son palmarès

En tout, Laura Dahlmeier cumule pas moins de sept titres de championne du monde, huits classements sur le podium en coupe du monde, dont une première place en classement général, et deux titres olympique !

Une athlète engagée

En parallèle des compétitions, elle obtient un diplôme de guide de haute montagne et poursuit ses études à l’université technique de Munich. Engagée pour la défense de l’environnement, Laura Dahlmeier publie en 2019 un livre pour enfants dédié à la protection de la nature.

Sa passion pour l’alpinisme

C’est à seulement 25 ans que la championne olympique décide de prendre sa retraite, sa passion pour le biathlon ayant faibli. Elle se réoriente vers l’alpinisme et participe notamment aux championnats du monde de course en montagne longue distance. L’aventure en montagne a longtemps été une passion pour Laura Dahlmeier, sa partenaire de cordée a notamment mentionné son souhait de faire de l’escalade et de l’alpinisme depuis longtemps. Alors qu’elle participait encore aux compétitions, elle faisait déjà beaucoup d’escalade et elle nourrissait le projet de grimper au Pakistan avec l’une de ses coéquipières. Comme pour le biathlon, elle laisse sa trace dans ce sport, établissant des records, comme celui de 2024. Cette année-là, elle parvient à gravir l’Ama Dablam, une montagne de l’Himmalaya en 12h et 1mins, temps record pour une femme. En juillet 2025, elle se lance dans l’ascension des montagnes du Karakorum au Pakistan. Victime d’une chute de pierres et les conditions météorologiques ne permettant pas de sauvetage, elle perd la vie à l’âge de 31 ans. Les hommages rendus à Laura Dahlmeier de la part de la communauté sportive, notamment la présidente du CIO Kirtsy Covenrty et Marie Dorin-Habert, montrent son impact dans ce sport.

Dominer les mondiaux

En 2017, elle devient la première biathlète à remporter cinq titres aux Mondiaux sur une même éditions

Le premier doublé

En 2018, l’Allemande devient la première biathlète à gagner deux titres olympiques en individuel aux Jeux Olympiques

Une ascension record

Laura Dalhmeier détient encore aujourd’hui le record de l’ascension de l’Ama Dablam

En biathlon

  • 2x Championne olympique
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Olympiques
  • 7x Championne du Monde
  • 3x Vice championne du  Monde
  • 5x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Gros globe de cristal
  • 2x Petit globe de cristal
  • 3x Championne du Monde junior
  • 1x Vice championne du monde junior
  • 2x Médaille de bronze aux Mondiaux juniors
  • 3x Championne d’Europe junior

Sportives 

  • 1x Athlète de l’année
  • 1x Athlète junior de l’année
  • 1x Meilleur jeune biathlète de l’année par l’IBU
  • 1x Prix du sport de Bavière en tant que jeune athlète

Médiatiques

  • Ordre du mérite de Bavière
  • Citoyenne d’honneur de Garmisch-Partenkirchen
  • Feuille de laurier d’argent
  • Médaille européenne du gouvernement de l’État bavarois
  • 1x Prix Pegasos en tant que «Légende du sport» au Bal de la presse sportive allemande
  • 1x Escarnet WinterStar de la télévision bavaroise dans la catégorie Perspektive
  • 3x Prix du sport de Bavière dans la catégorie «Ambassadeurs du sport bavarois»

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Marie Dorin-Habert – Du sang froid dans ses veines

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Son parcours est une leçon de ténacité, de passion et dépassement de soi. Elle incarne la force d'une sportive capable de concilier une carrière à haut niveau, la maternité et l'engagement environnemental. Découvrez l’histoire de Marie Dorin-Habert ! Née le 19 juin...


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Marie Dorin-Habert

Marie Dorin-Habert - Du sang froid dans ses veines

1986 à aujourd'hui - écrit par marie fournier et Rodolphe Quilici

Son parcours est une leçon de ténacité, de passion et dépassement de soi. Elle incarne la force d’une sportive capable de concilier une carrière à haut niveau, la maternité et l’engagement environnemental. Découvrez l’histoire de Marie Dorin-Habert !

Née le 19 juin 1986 à Lyon, elle grandit au cœur des montagnes du Vercors. C’est dans ce décor qu’elle découvre à 13 ans le ski de fond, sa première passion. Très vite, l’adolescente se lance dans la compétition, montant de temps sur les podiums de courses locales. L’année 2000 marque un tournant décisif dans sa carrière.

En intégrant le comité du Dauphiné, Marie s’initie pour la première fois au biathlon. Bourrue de travail, et aidée par sa pratique du ski nordique, Marie Dorin-Habert progresse très vite. En quelques mois d’entraînement, la biathlète maîtrise déjà son rythme cardiaque et sa concentration lors des tirs, des qualités essentielles qui lui permettront d’intégrer l’Équipe de France junior dès 2003.

Une ascension fulgurante

En 2004, Marie Dorin-Habert brille pour la première fois sur la scène internationale en décrochant l’or mondial en relai chez les jeunes, un titre qu’elle conservera l’année suivante. Plus les années filent, plus la biathlète brille sur le circuit junior. Sa montée en puissance sur le circuit junior est remarquable, si bien que l’équipe de France décide de l’aligner pour sa première course en Coupe du Monde élite lors de la saison 2007-2008. Cette expérience la forge physiquement et mentalement. La saison suivante, la Française monte en niveau au point d’intégrer son premier top 10 avant de monter sur le podium sur l’avant dernière course. Cette année 2009 signe également sa première médaille de bronze avec l’équipe de France aux mondiaux lors du relai.

Premiers podiums olympiques

La saison 2009-2010 représente un moment charnière dans la carrière de Marie Dorin-Habert, entièrement axée sur sa préparation olympique. Ce choix stratégique s’avère payant ! Le 13 février 2010, aux Jeux Olympiques de Vancouver, la Française réalise un parcours sans faute au tir et remporte le bronze olympique sur le sprint.

« J’avais senti que j’avais progressé durant la saison de préparation et mon podium de l’année précédente à Khanthy-Mansiysk m’avait ouvert une porte. Mais j’ai tout de même bénéficié de meilleures conditions sur le sprint de cette olympiade et j’ai réussi à sortir en plus la course parfaite ce jour-là. D’où le bon résultat ! »

Quelques jours après ce podium, Marie Dorin-Habert contribue à la deuxième place de la délégation française en relai. Cette année charnière pose les fondations d’un avenir prometteur dans l’élite mondiale.

Descendre pour remonter

Cependant, le début saison 2010-2011 s’avère bien plus délicate pour la biathlète, qui doit attendre février pour retrouver son adresse au tir et le chemin du podium. Ce renouveau arrive au moment parfait, à quelques semaines des championnats du monde où elle monte sur le podium à deux reprises. Cette renaissance se confirme en 2012 ! Elle réalise neuf performances dans le Top 10 en 2012 avant les Championnats du monde. Lors des mondiaux, elle termine neuvième du sprint puis de la poursuite, et manque le podium sur l’individuel à seulement trois secondes. Elle remporte néanmoins une médaille d’argent en relais féminin et conclut cette saison au pied du podium du classement général de la Coupe du Monde.

Une grave blessure

Fin novembre 2013, c’est le drame pour Marie Dorin-Habert. Elle subit une grave entorse à la cheville gauche, avec rupture totale du ligament. Cette blessure survient au pire moment, à quelques mois des Jeux olympiques de Sotchi, et la contraint à un arrêt prolongé. L’incertitude plane sur sa capacité à revenir à temps. Son mental est mis à rude épreuve, mais elle entame une rééducation exigeante, animée par l’envie de retrouver son meilleur niveau. Miracle : la biathlète revient sur les pistes deux semaines avant les Jeux Olympiques. Évidemment, elle ne peut pas performer à son niveau habituel, terminant au mieux sixième en relais et se voit même contrainte d’abandonner le relai féminin.

« Je n’attendais pas de résultats sur les courses. De plus, j’étais enceinte de ma première fille et j’ai passé les 15 jours au lit à dormir ! Mais c’était tout de même une belle expérience. »

Retour au sommet

En janvier 2015, après sa pause maternité, elle revient progressivement à la compétition. Ce repos forcé à permis Marie Dorin-Habert de se récupérer de la fatigue accumulée. Résultat : la biathlète surprend tout le monde aux championnats du monde en décrochant ses deux premiers titres mondiaux individuels, auxquels s’ajoute une médaille d’argent en relais. Ce renouveau se confirme puisque la saison 2015-2016, elle atteint son apogée. Sur la coupe du Monde, elle remporte trois courses et réalise de nombreux podiums. Au final, elle termine deuxième du classement général, de l’individuel, du sprint et de la mass start, ainsi qu’à la troisième place de la poursuite.

« J’étais en forme physiquement et lorsque je mettais les balles, je savais que je pouvais jouer la victoire. Le sprint des Championnats du monde d’Oslo est probablement ma plus belle réussite. C’était un combat avant tout contre moi-même car je savais pouvoir remporter une médaille et j’ai réussi la course parfaite. Ça m’a libérée pour la suite des Championnats, où j’ai réalisé de très belles performances. »

Ultime saison

Marie annonce que 2018 sera sa dernière saison, avec les Jeux de PyeongChang en point d’orgue. Fidèle à sa maîtrise, elle y décroche l’or en relais mixte puis le bronze en relais féminin, devenant ainsi la biathlète française la plus décorée de l’histoire olympique. Elle dira de ce titre olympique à Interview sport :

« Je crois que cette médaille m’a marquée car j’ai eu beaucoup de difficultés cette saison-là et même me sélectionner sur cette course a été un long combat ! J’étais donc soulagée et très émue car je savais que j’arrêtais ma carrière à ce moment-là. »

En mars, à Oslo, elle conclut sa carrière par une victoire en poursuite, un adieu magnifique au public.

Diplômée en biologie et écologie, Marie Dorin-Habert décide de s’investir entièrement dans la protection de l’environnement après sa carrière sportive. Elle a notamment créé un hôtel sportif éco-responsable dans le Vercors, appelé « Ze Camp« , témoignant de son engagement pour un tourisme durable. En parallèle, elle travaille dans l’éducation à l’environnement au sein de différentes structures.

Marie Dorin-Habert prouve que les champions peuvent avoir plusieurs vies, et que l’excellence sportive peut être le tremplin vers d’autres formes d’engagement tout aussi enrichissantes pour la société.

Record de médailles

En 2018, Marie Dorin-Habert devient la biathlète française la plus décorée des Jeux Olympiques avec ses cinq médailles.

 

En biathlon

  • 1x Championne olympique
  • 1x Vice championne olympique
  • 2x Médaille de bronze aux Jeux Olympiques
  • 5x Championne du Monde
  • 8x Vice championne du Monde
  • 4x Médaille de bronze aux mondiaux
  • 1x Deuxième du Globe de Cristal
  • 3x Deuxième du Globe de Cristal du sprint, de la mass start et en individuel
  • 2x Troisième du Globe de Cristal de la poursuite
  • 15x Victoire de Coupe du Monde
  • 49x Podiums en Coupe du Monde

Sportive

  • 1x Médaille Homenkollen suite à sa victoire lors du festival de ski d’Holmenkollen

Médiatiques

  • Officière de l’Ordre National du Mérite
  • Chevalière de l’ordre de la Légion d’Honneur

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