Amandine Henry

Amandine Henry

Amandine Henry

Amandine Henry - L'âme et le cœur du football français

1989 à aujourd'hui - Ecrit par Mariana et Marie Fournier

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Amandine Henry, il est impossible de ne pas l’évoquer. Sept Ligues des champions, quatorze titres de championne de France, un Ballon d’argent à la Coupe du monde 2015 et 109 sélections sous le maillot bleu. La Nordiste a gravé son nom au panthéon du football et professionnel mondial. Symbole d’une longévité exceptionnelle au milieu de terrain, elle a dédié sa vie à son sport, surmontant une terrible épreuve physique à l’aube de sa carrière pour s’imposer comme l’une des plus grandes compétitrices de l’histoire du football. Par sa technique redoutable, sa vision du jeu et sa force de caractère, elle est devenue bien plus qu’une championne : une véritable légende.

Ses premiers pas dans le football

Petite, Amandine Henry ne peut s’empêcher de se promener avec son ballon de football. Si attachée à cet objet, ses parents l’inscrivent au club de Lomme, près de Lille, à seulement cinq ans. Elle fait ses marques à l’école de foot, mais elle est rapidement confrontée à ses premiers obstacles, notamment les remarques sexistes. A 10 ans, Amandine se voit refuser sa place dans un club lillois en raison de son genre ; cette pratique était très courante dans les années 90. Malgré tout, la joueuse trouve sa place dans une équipe mixte. Là-bas, elle se fait remarquer par ses qualités offensives et de récupération. 

A 15 ans, son premier rêve se réalise. Amandine, qui regardait régulièrement l’émission « A la Clairefontaine » se trouve à intégrer ce centre de formation. Pour la première fois de sa vie, la Française joue uniquement avec des filles. Là-bas, elle se donne à fond pour progresser. Cela paie puisqu’elle joue dans les équipes de France jeunes. Pourtant, elle ne se voit pas devenir professionnelle car cela n’existait pas en France. En effet, à cette époque, les joueuses pouvaient espérer signer un contrat fédéral, mais c’était loin d’être suffisant pour en faire un métier. 

Du rêve au cauchemar

Dans les années 2000 tout change : les premiers clubs professionnels féminins font leur apparition, Guingamp et Lyon pour ne citer qu’eux. Au vu de son talent indéniable, l’OL la contacte alors qu’elle a 17 ans. Pouvoir vivre de sa passion, Amandine ne peut refuser, malgré un changement de vie brutal :

« Lorsque j’ai signé à l’Olympique Lyonnais à 17 ans, je me suis retrouvée à l’autre bout de la France, seule dans un appartement, face à mes responsabilités ». 

Le début de rêve se transforme en cauchemar ! Amandine se blesse gravement au genou en 2008. Elle doit alors subir une greffe de cartilage, une opération qu’aucun sportif de haut niveau n’avait subie avant elle.  De cette épreuve, elle se relève, bien soutenue par son entourage.

Une ascension fulgurante

A peine un an et demi après, la milieu est de retour sur les terrains. Cette saison-là, Lyon gagne le championnat de France, la Coupe de France et la Ligue des Championnes ! C’est alors le début de son ascension. Entre 2011 et 2016, elle joue dans la meilleure équipe européenne en étant une titulaire indiscutable. Elle rafle alors les trophées collectifs et individuels.

En 2016, Amandine fait le choix de jouer dans la ligue de football féminin des Etats-Unis, en rejoignant les Thorns de Portland :

« J’ai toujours voulu tenter une expérience à l’étranger, apprendre une nouvelle langue, découvrir une autre culture, une autre façon de travailler. J’aurais pu rester à l’OL, mais pourquoi ? J’ai tout connu et tout gagné. Je n’avais plus cette boule au ventre sur tous les matchs, qui fait qu’on se surpasse. C’était le moment de partir. J’ai été surprise de l’intérêt de Portland. Je ne pensais pas être connue dans ce monde-là. »

Pour la première fois de sa vie, elle joue des matchs de championnat dans des stades à guichets fermés. Cet engouement la motive. Elle devient rapidement titulaire en tant que milieu défensive. Le public l’adore ! Ils viennent la saluer à l’aéroport avec des écharpes à son nom.

C’était une période magique. Avec cette équipe, Amandine Henry remporte la National Women’s Soccer League en 2017. Pour la saison 2017-2018, la joueuse revient à Lyon, où elle brille de nouveau :

  • Top 10 du ballon d’or en 2018 (le premier de l’histoire)
  • Domination du championnat français
  • Un magnifique but en finale de la Ligue des championnes face au FC Barcelone en 2022…

Direction le Mexique

Entre 2023 et 2024, elle fait des allers-retours entre la ligue états-unienne et la ligue française avant de se poser au Deportivo Toluca au Mexique. D’ailleurs, elle y joue toujours et une certaine Eugénie Le Sommer l’y a rejointe pour la fin de sa carrière.

En équipe nationale

Après une bonne saison à Lyon, Amandine Henry est appelée en sélection le 22 avril 2009 pour des matchs amicaux, avant d’enchaîner avec le championnat d’Europe. Pour sa première grande compétition internationale, elle aide l’équipe à atteindre les quarts de finale, rencontre qu’elles perdent aux tirs au but.

De retour avec la sélection nationale en 2013, Amandine Henry reprend rapidement sa place de titulaire au milieu de terrain. Elle forme une charnière redoutable avec Camille Abily et Élise Bussaglia ; pourtant, elle ne remporte aucune médaille en compétition internationale. En 2017, elle prend pour la première fois le brassard de capitaine pour une unique rencontre. Mais quand Corinne Diacre arrive à la tête de l’équipe de France, elle lui confie directement le rôle de capitaine.

En 2020, à la suite d’une légère blessure, la sélectionneuse ne la retient pas, pourtant cette gêne ne l’empêchait pas de jouer à Lyon. Choquée et surprise de cette décision, Amandine Henry prend la parole pour dénoncer le comportement de la coach :

« Humainement, je voyais des filles pleurer dans leur chambre, moi personnellement, il m’est arrivé de pleurer dans ma chambre, car j’avais envie de vivre cette Coupe du monde, mais ça a été un chaos total. »

Évidemment, elle ne sera plus jamais reprise sous le règne de Corinne Diacre, sauf lors d’un rassemblement juste après sa déclaration.

Écartée, elle doit attendre que d’autres joueuses, notamment la capitaine Wendie Renard, lèvent la voix sur le harcèlement dont elles étaient victimes. À la suite de ces différentes déclarations, Corinne Diacre est remplacée par Hervé Renard. Le coach la sélectionne, comme d’autres joueuses écartées par sa prédécesseure (ex : Eugénie Le Sommer). Amandine joue avec l’équipe de France, étant parfois titulaire, parfois remplaçante. Elle annonce sa retraite internationale peu après les Jeux de Paris 2024.

Aujourd’hui, en préretraite, Amandine Henry a prouvé qu’il est toujours possible de se révéler et de revenir encore plus forte, devenant une source d’inspiration pour de nombreuses joueuses. Et comme un cadeau, la ville de Templemars, située dans sa région natale, donne son nom à son nouveau stade de football.

  • Le Ballon d’Argent mondial: Elle est élue deuxième meilleure joueuse de la Coupe du monde 2015 au Canada, marquant le tournant de sa notoriété internationale.
  • La reine d’Europe Amandine Henry fait partie du club très fermé des joueuses ayant remporté 7 fois la prestigieuse Ligue des Champions féminine avec l’Olympique Lyonnais.
  • La Reine de Turin (2022): En finale de la Ligue des Champions face au grand FC Barcelone, elle décoche un but d’anthologie à 30 mètres de distance pour offrir le trophée à l’Olympique Lyonnais.

En club :

1x Women’s International Champions Cup
7x Ligue des Championnes
1x Trophée des championnes
14x Championnats de France
8x Coupe de France
1x Championnat des Etats-Unis
1x Trophée Veolia Féminin

En sélection :

1x Tournoi de France
1x SheBelieves Cup

Chevalière de l’ordre national du Mérite

Médaille Fédération française de football des légendaires

2x Equipe type de la FIFPro World 11

1x Ballon d’argent adidas Coupe du monde féminine de la FIFA

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Amandine Henry

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Amandine Henry est une légende du football français et une icône de l’OLyonne. Découvrez son histoire !

Claire Supiot – L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

Claire Supiot – L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

Claire Supiot

Claire Supiot - L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

1968 à aujourd'hui - Écrit par Mariana

Première athlète de l’histoire du sport français à avoir participé aux Jeux Olympiques puis aux Jeux Paralympiques, Claire Supiot est une force de la nature. Atteinte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, cette nageuse hors norme devenue coureuse sur terre a fait de sa vie un défi permanent, prouvant que tout est possible lorsque l’on décide de bousculer son destin.

Une vie jetée à l’eau par destin

Rien ne prédestinait Claire Supiot à une carrière de sirène, si ce n’est un événement 

tragique survenu dans sa commune d’Écuillé-sur-Loir en 1967, où toute une colonie de vacances s’est noyée. Face à ce drame, ses parents la poussent à apprendre à nager. Très vite, Claire se révèle être dans son élément et intègre le sport-études de Dinard à seulement 13 ans et demi.

Sous la houlette de son entraîneur Jacques Mélier, elle compense son manque de prédispositions naturelles par un mental d’acier. Elle s’impose rapidement chez les valides en décrochant neuf titres de championne de France et se qualifie pour les Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Après cette première vie sportive, elle s’arrête pendant près de 30 ans pour élever seule ses trois enfants.

Le « colocataire » et le retour historique

En 2015, à plus de 50 ans, Claire décide de replonger. Entre-temps, sa maladie génétique, la maladie de Charcot-Marie-Tooth (forme spinale), s’est déclarée. Loin de s’apitoyer, elle qualifie son handicap de « colocataire », une manière de rappeler que la maladie ne définit pas la personne.

Pour performer à nouveau, elle s’entoure d’une équipe de passionnés (préparateurs physique et mental, kinés, nutritionniste, et sa fille en community manager). Sa routine est digne des plus grands : réveil à 5h20, deux entraînements par jour, et des kilomètres avalés dans le bassin entre ses heures de travail. Son acharnement paye : elle se qualifie pour les Jeux Paralympiques de Tokyo.

Le saviez-vous ? À trois mois des Jeux de Tokyo, Claire a subi un changement de classification injuste la forçant à se requalifier en urgence. Elle l’a fait avec brio, devenant la seule athlète à se qualifier deux fois la même année pour la même olympiade, avant d’atteindre la finale paralympique du 100m papillon.

Tokyo : La consécration de l’émotion

De sa riche carrière, Claire garde des souvenirs impérissables, comme la Marseillaise de son titre de championne d’Europe. Mais son entrée dans le bassin de Tokyo, en pleine période de Covid, reste gravée à jamais.

« Peu importe ce qui va se passer dans le bassin, tu es la première athlète française à avoir fait les JO et les JP », s’est-elle répété en foulant le plot de départ. Un accomplissement qui fait écho à son passage sous le grand tunnel du stade de Séoul, 30 ans plus tôt, où elle avait enfin compris pourquoi elle s’était tant entraînée.

Nouveau défi sur la terre ferme : le Frame Running

Après avoir commenté les Jeux de Paris 2024 au micro de RMC, Claire ressent le besoin de tourner la page de la natation. Mais l’inactivité n’est pas faite pour elle. En août 2024, elle découvre le frame running, une discipline d’athlétisme pratiquée sur une grande draisienne à trois roues.

Désormais licenciée au SCO d’Angers, Claire s’entraîne d’arrache-pied sur la piste avec des chaussures à pointes, heureuse de pouvoir enfin courir debout et au grand air. Tout en menant de front son travail de référente handicap pour le département du Maine-et-Loire, elle garde les yeux grands ouverts sur son prochain rêve : se qualifier pour les Jeux de Los Angeles en 2028.

La philosophie du sport : Solidarité et inspiration au féminin

Pour Claire Supiot, la valeur du sport ne se mesure pas au nombre de médailles sur la boîte. Lorsqu’on lui demande quelle sportive l’inspire, elle refuse de citer un grand nom de championne. Pour elle, les véritables modèles sont toutes les femmes qui sortent de leur zone de confort : qu’il s’agisse d’une coureuse anonyme croisée en campagne ou de sa voisine de 60 ans qui s’astreint à l’aquagym et qui a relancé sa propre routine.

Elle défend un sport inclusif où valides et handis se côtoient, trouvant la beauté du geste dans la solidarité de l’effort collectif. C’est ce message universel qu’elle souhaite transmettre à la jeunesse : « Tout est possible à n’importe quel âge dès lors qu’on s’en donne les moyens et qu’on est bien accompagné ».

Le chiffre : 30
C’est le nombre d’années d’écart qui séparent les deux carrières sportives internationales de Claire Supiot (Séoul 1988 et Tokyo 2020).

Pour aller plus loin : En 2024, Claire a publié son autobiographie intitulée Sirène olympique (illustrée par son cousin Olivier Supiot) et a fait l’objet d’un documentaire sur France Télévisions, L’eau, la terre, Claire.

Interview de Claire Supiot

Marla Runyan

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"1969

Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme.

Son enfance

Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville de Santa Maria en Californie. Rapidement, l’enfante qui aimait jouer, courir et s’amuser vu sa vision changer. Pour elle, il était un impossible de voir les formes en centre. Marla le décrit ainsi :

« C’est comme si j’avais un trou noir au milieu de l’œil ».

Avant l’arrivée de cette handicap visuel, l’Etats-unienne avait déjà plongé un pas dans le monde du sport. D’abord par le football puis en gymnastique artistiques, influencée par l’exploit de Nadia Comaneci lors des Jeux Olympiques de Montréal (1976). À la suite de ce diagnostic, Marla Runyan ne plus pratiquer la gym sans risque de blessures répétitives. Pourtant, elle n’abandonne pas le sport. L’enfant se teste à l’athlétisme. Courir, sauter et lancer, Marla adore. Pour elle impossible de se cantonner à une discipline : Heptathlon, 100m haies, lancer du javelot, saut en longueur, 800m… elle véritable touche à tout.

Ses premiers paralympiques

Passée par l’Université d’Etats de San Diego, Marla Runyan a pu profiter des structures, des équipes d’encadrement et des compétitions pour progresser en athlétisme et se lance en parallèle en cyclisme. Ses performances sont telles que l’Etats-Unienne se qualifie pour les Jeux Paralympiques de 1992 pour cinq épreuves à 23 ans.

A Barcelone, Marla Runyan ne vient pas en figurante ! Sur les quatre épreuves d’athlétisme, elle remporte tout simple quatre paralympiques : 100m, 200m, 400m et le saut en longueur. Ajouter à cette prouesse, une cinquième place sur l’épreuve du tandem en cyclisme sur route.

En route pour les Jeux Olympiques

Consciente de son talent, l’athlète se fixe un objectif bien précis : participer aux Jeux Olympiques à domicile. Pour y arriver, elle décide de se concentrer sur une discipline où elle à toutes ses chances sur l’heptathlon. Ces entraînements acharnés s’avèrent payant. En 1995, Marla établit plusieurs records du monde (saut en longueur et saut en hauteur) et nationaux (200m) dans sa catégorie T13.

En 1996 montre les prémices d’une sportive qui va marquer l’histoire. Cette année-là, elle arrive bien préparer, tellement bien qu’elle participe aux sélections olympiques américaines, une des compétitions les plus durs aux mondes en athlétisme au vu de la densité d’athlète exceptionnel. Sur l’heptathlon, malgré un record national du 800m (dans cette discipline), Marla échoue à la dixième place. Sans se décourager, elle se reconcentre directement pour les Paralympiques. Une nouvelle fois, l’Etats-Unienne repart médaillée et titrée. Sur cette saison exceptionnelle, Marla rajoute de nouveaux records du monde et nationaux dans sa catégorie.

N’ayant pas réussi à se qualifier sur l’heptathlon, l’athlète de 27 ans prend la décision de se concentrer sur sa plus grande force : les courses de demi-fond. En 1999, les Etats-Unis décident de la sélection pour les Jeux Panaméricains. Pour sa première grande compétition chez valide, Marla Runyan prouve tout son talent en décrochant le titre sur le 1500m, établissant un nouveau record du monde en T13. Cette médaille d’or lui ouvre les portes des Mondiaux. Sur cette même épreuve, elle termine à une incroyable dixième place en finale.

2000 est l’année où Marla marque l’histoire de son sport. Pour débuter cette saison, l’athlète remporte le titre national sur le 3000m en salle. De retour aux qualifications olympiques, elle a qu’une idée en tête obtenir une des trois premières places sur le 1500m. Cette fois-ci, elle y arrive ! Avec ce ticket, l’Etats-Unienne compte bien montrer qu’elle n’est pas là pour faire figuration. A Sydney, la multiple championne paralympiques se qualifie au temps en finale du 1500m. Sur cette ultime course, Marla Runyan réalise une excellente performance en terminant huitième. Elle venait de tout simplement de faire le meilleur classement de l’histoire pour une Etats-Unienne à cette époque.

Ses dernières années sportives

A partir de 2001, l’athlète décide d’augmenter la distance. Elle passe du 1500m au 5000m. Cette transition se déroule à merveille. Marla Runyan remporte trois années de suite le titre de championne des Etats-Unis et se qualifie même pour les mondiaux. Alors en 2004, elle est vu comme la favorite aux American Trials. Une fois encore, elle obtient son ticket olympique. A Athènes tout se passe différemment qu’à Sydney. En effet, Marla échoue dès les séries sur le 5000m. Après cette course, elle arrête sa carrière en stade pour se concentrer uniquement sur sa carrière sur route.

En dehors des pistes, l’athlète avait déjà montré qu’elle était exceptionnelle :

  • Record des Etats-Unis sur le 20km
  • Trois titres nationaux de suite sur le 10km
  • Deuxième meilleure performance de tous les temps sur le marathon pour une première participation (à New York, en 2002)
  • Meilleure classement pour une Américaine sur le marathon de Boston en 2003 et de Chicago en 2004

En 2006, Marla Runyan signe sa derrière véritable année en compétition, où elle remporte son dernier titre national. Les deux saisons suivantes sont compliquées pour l’athlète, enchaînant de nombreux pépins physiques qui l’empêchent de se participer aux Jeux Olympiques de 2008. Elle décide alors de mettre un terme à sa carrière sportive.

Son engagement

Après avoir quitté les pistes, Marla Runyan a pu se concentrer davantage sur ses différents engagements. En 2013, grâce à son diplôme dans l’enseignement, elle devient enseignante (et ambassadrice) de l’école Perkins School qui offre des cours aux personnes aveugles et malvoyantes. En plus des dispensées des cours, l’Etats-Unienne participe à des initiatives pour une plus grande inclusion : développement de technologies d’assistance et création de programmes éducatifs.

L’histoire de Marla Runyan a inspiré de nombreuses athlètes dans le monde entier par son talent, sa longévité et sa détermination. Comme elle aime le dire :

« Ne prêtez pas attention aux influences négatives. Croyez-en vous-même et montrez aux autres ce que vous êtes capable de faire. Seul « vous » pouvez découvrir votre potentiel. »

Une championne paralympique aux Jeux Olympiques

Marla Runyan est la première championne paralympique et malvoyante à participer à une épreuve olympique.

Un record chez les valides

En 1996, elle bat le record national du 800m de l’heptathlon. Ajouter à cette performance, de nombreux record du monde en T13.

En athlètisme

  • 5x Championne Paralympique

  • 1x Vice championne paralympique

  • 1x Championne panaméricaine

  • 7x Championne des Etats-Unis

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Marinette Pichon : La pionnière qui a fait tomber les murs

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"1975

Le talent brut se mesure parfois aux statistiques, mais la légende, elle, se forge dans l’adversité comme l’exprime si justement Marinette :

« Moi, si j’avais écouté les autres, je n’aurais jamais rien fait. Il m’est arrivé d’avoir les deux genoux à terre, mais je me suis toujours relevée. »

Avec 81 buts en 112 sélections, Marinette Pichon a longtemps trôné seule au sommet du football français. Bien plus qu’une simple attaquante, elle a été la première 

véritable icône d’une discipline qui, à ses débuts, ne lui offrait aucune structure. En s’exilant aux États-Unis pour vivre son rêve de professionnalisme, elle n’a pas seulement changé de continent, elle a ouvert une brèche pour toutes les générations de joueuses tricolores qui lui ont succédé.

Qui est Marinette?

Derrière la carrière de Marinette Pichon se dessine le portrait d’une athlète qui a marqué son époque. Née le 26 novembre 1975 à Bar-sur-Aube, elle a représenté la France au plus haut niveau international. Véritable métronome offensive, elle a évolué durant toute sa carrière au poste d’attaquante, s’imposant comme la figure de proue du football féminin tricolore.  

Le football comme sanctuaire

Pour Marinette Pichon, le ballon rond n’a pas été qu’un jeu, mais un refuge vital. Grandissant dans un climat familial marqué par la violence et l’alcoolisme de son père, elle trouve sur le terrain de l’AS Brienne le seul endroit où elle se sent en sécurité et valorisée ; elle y reste jusqu’à ses 16 ans. Dès l’âge de 5 ans, elle y défie les garçons, faisant preuve d’une supériorité technique qui ne tarde pas à attirer l’attention. Ce sport devient alors son « enclos protecteur », le moteur qui lui permettra de s’extraire d’un quotidien difficile pour se forger un destin hors du commun. À une époque où les centres de formation féminins n’existent pas, elle forge son caractère et sa technique dans le football de rue et son club amateur, avant de rejoindre le Saint-Memmie Olympique.

L’odyssée américaine

Alors qu’elle fait les beaux jours du Saint-Memmie Olympique, Marinette Pichon comprend que pour franchir un palier, elle doit quitter une France où le football féminin reste amateur. En 2002, elle prend un pari audacieux : signer au Philadelphia Charge, aux États-Unis. Le changement est radical. L’employée de mairie française devient, presque du jour au lendemain, une star mondiale du soccer professionnel. Évoluant dans une ligue ultra-compétitive, elle est sacrée meilleure joueuse du championnat américain (WUSA) en 2003, prouvant que son talent n’avait aucune frontière. 

Une empreinte indélébile en Bleu

Si elle brille en club, c’est sous le maillot de l’équipe de France que Marinette Pichon entre définitivement dans l’histoire. Elle honore sa première sélection en 1994 et marque son premier but en sélection le 25 septembre 1994 lors de la victoire 0-3 face à l’Écosse. En 2003, elle est le fer de lance de la toute première sélection française qualifiée pour une Coupe du monde, marquant au passage le premier but de l’histoire des Bleues dans cette compétition face à la Corée du Sud. Elle annonce sa retraite internationale à la suite de l’échec des Bleues lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2007 face aux Anglaises. 

Véritable « renarde des surfaces », capable de marquer des deux pieds et dotée d’un sens du but clinique, Marinette Pichon a détenu le record national de buts pendant quatorze ans, avant d’être dépassée par Eugénie Le Sommer en 2020.

Au-delà du terrain : une icône engagée

La carrière de Marinette Pichon ne s’arrête pas au coup de sifflet final. Pionnière sur le terrain, elle l’est tout autant dans la vie civile en étant l’une des premières sportives françaises à afficher publiquement son homosexualité. Son combat pour le mariage pour tous et l’obtention historique d’un congé parental en 2012 — un an avant la loi — témoignent d’une résilience qui dépasse le cadre sportif. Professionnellement, elle devient directrice générale du club de soccer 2019 du Lac-Saint-Louis à Montréal, puis en 2024 des Roses de Montréal. En parallèle, elle poursuit une carrière de consultante média de 2011 à 2021.  

Aujourd’hui installée au Québec, elle continue d’inspirer à travers le film biographique Marinette sorti en 2023. Elle s’impose comme une figure majeure de la lutte contre les violences intrafamiliales et pour la promotion du sport féminin. 

  • 112 sélections et 81 buts (Meilleure buteuse de l’histoire des Bleues de 2006 à 2020).
  • Première buteuse française de l’histoire en Coupe du Monde (2003).
  • Participation à la Coupe du Monde 2003 (USA).
  • Participation aux Championnats d’Europe (Euro) en 1997, 2001 et 2005.

En football

  • Championne de France (2006 avec Juvisy).
  • Vainqueur du Challenge de France (l’équivalent de la Coupe de France) en 2005 avec Juvisy.
  • Vice-championne de France (2005 avec Juvisy).
  • Championne de la Conférence Est (2004 avec les New Jersey Wildcats, USA).
  • Finaliste de la USL W-League (2004 avec les New Jersey Wildcats, USA).
  • 2ème de la saison régulière de la WUSA (2002 avec le Philadelphia Charge, USA).

Sportives

  • Meilleure joueuse (MVP) de la ligue américaine (WUSA) en 2003.
  • Meilleure joueuse offensive de la WUSA en 2002.
  • 2x Joueuse de l’année (Trophées UNFP) en 2002 et 2005.
  • 4x Meilleure buteuse du Championnat de France (2001, 2002 avec Saint-Memmie ; 2005, 2006 avec Juvisy).
  • Record de buts sur une saison en France : 38 buts (saison 2004-2005).
  • Meilleure buteuse de la W-League américaine en 2004 (malgré seulement 10 matchs joués)

Médiatiques

  • 2007 : Chevalier de l’ordre national du Mérite en tant que membre de l’équipe de
    France d’un club sportif féminin ; 13 ans de services civils et d’activités sportives
  • 2022 : Chevalier de la Légion d’honneur en tant qu’ancienne footballeuse internationale, entraîneuse et consultante pour la télévision ; 31 ans de services 

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Michèle Mouton

"Michèle

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"Ecrit

“Dans la vie, tu dois toujours être ouverte à de nouvelles choses. Cela signifie que pour moi tout est possible, il n’y a pas de limites”.

Cette phrase prononcée par Michèle Mouton dans le cadre du documentaire Queen of Speed sur sa carrière résume très bien la mentalité de la championne française. Elle ne considère rien comme impossible, même s’imposer dans un sport sur-dominé par les hommes.

L’AMOUR DE LA VITESSE ET LES DÉBUTS EN COMPÉTITION

Sa première expérience au volant d’une voiture, Michèle Mouton la connait chez elle, à Grasse, dans le sud de la France, alors qu’elle rentre discrètement dans le véhicule de son 

dans le véhicule de son père. Alerté par le bruit du moteur qui démarre, son père pour empêcher l’enfant de faire une bêtise. Pleine d’énergie, Michèle grandit, obtient son permis, et commence à tester les possibilités de vitesse que lui offre la voiture. Cette vitesse, Michèle l’adore, comme ce sentiment de danger qui en découle, trouvant de la beauté dans le fait qu’une simple erreur puisse avoir de graves conséquences. Si bien que lorsqu’un ami lui propose d’être copilote à ses côtés lors d’une course à Monte Carlo, elle ne met pas beaucoup de temps avant d’accepter.

“Pour moi, une voiture était le moyen d’être libre et de faire ce que je voulais” dit-elle.

À 22 ans, elle découvre donc la course automobile en compétition. En voyant les performances de Michèle, son père, lui aussi passionné d’automobile, décide de lui acheter une voiture. Il lui demande juste de promettre que si cela ne marche pas, alors elle arrêtera.

Très vite, Michèle Mouton se passionne de la compétition. Et ce malgré le fait que le monde automobile soit gouverné par les hommes, des pilotes aux copilotes en passant par les techniciens et les organisateurs. Si les femmes n’y sont pas interdites, jamais une pilote féminine n’a réussi à s’imposer. D’autant plus qu’aucun homme, du propre aveu des coureurs de l’époque, ne souhaite être le premier à perdre contre une femme. Sauf que quand elle joue, Michèle Mouton n’a qu’un seul objectif : gagner. Et le sport automobile, avec la voile et l’équitation, est un des rares sports où hommes et femmes peuvent prendre place sur la ligne de départ en situation de chances équitables. Petit à petit, elle prend de l’expérience dans des rallyes mineurs. Elle participe pour la première fois à une manche de la coupe du monde de rallye en Corse, en 1975. Obligée de mixer du café et du coca pour affronter la fatigue, elle réussit à terminer à la 7e place. Un score plus qu’honorable pour une pilote n’ayant commencé à prendre part aux grandes courses de rallye que l’année précédente. Une performance tellement incroyable que les hommes ayant terminé derrière elle la traite de menteuse, et portent plainte devant la FIA, la fédération international. Une enquête est ouverte, sa voiture est fouillée de fond en comble, et le verdict tombe : son véhicule est parfaitement conforme. Michèle Mouton n’est pas une tricheuse, mais une athlète très précoce et dotée de qualités folles.

Les sponsors, à l’instar de Elf, commencent à s’intéresser à elle, et ce ne sont pas les seuls. Des constructeurs commencent à imaginer Michèle Mouton monter dans leur voiture. FIAT est le premier à lui proposer un bon contrat en 1978, mais la voiture est très difficile à conduire. Michèle Mouton est à la peine, mais cette expérience va lui permettre d’apprendre à faire ce qu’elle recherche le plus : aller plus vite. Dans le même temps, la Française commence à se voir comme une professionnelle. Alors qu’elle aimait fumer, boire et faire la fête, elle décide dans le but de s’améliorer d’arrêter la cigarette et la boisson, à l’exception du champagne, symbole des victoires.

PILOTE AUDI QUATTRO ET LES CHAMPIONNATS DU MONDE DE RALLYE

Alors qu’elle commence à trouver son rythme, Michèle reçoit un appel téléphonique inattendu. Audi n’est alors pas la marque de voiture la plus populaire, et encore moins en France. Mais le constructeur allemand a senti le filon que représente le rallye, et décide d’y investir. Audi présente à Michèle leur projet, qui tourne autour d’un modèle révolutionnaire à quatre roues motrices : la Audi Quattro. Comme tête d’affiche, le constructeur a déjà réussi à convaincre Hannu Mikkola, considéré comme un des meilleurs pilotes de rallye au monde. Mais posséder une écurie féminine pourrait également améliorer leur image de marque. Tout en sachant cela, Michèle Mouton n’hésite pas longtemps avant de répondre un grand oui. Rejoindre Audi, c’est s’assurer une place en championnat du monde de rallye. Pour créer une équipe 100% féminine, il manque une copilote. Michèle jette son dévolu sur l’italienne Fabrizia Pons, et les premiers tests de début de saison 1981 lui donne raison.

Les championnats du monde de rallye 1981 sont composées de 12 manches, découpées elles-mêmes en plusieurs étapes se déroulant sur plusieurs jours. Cette première saison chez Audi est censé permettre à Michèle de découvrir sa nouvelle voiture, ce qu’elle adore. Pour elle, réussir à gagner de la vitesse avec ce genre de véhicule, c’est comme dompté un animal sauvage. Un fauve qui va prouver sa puissance à San Remo. Michèle et Fabrizia sont bien parties, et opposées à Ari Vatanen, qui a affirmé au média que s’il perdait contre des femmes il arrêterait sa carrière. Avant la dernière des trois étapes de cette manche, Michèle n’arrive pas à dormir. Pour la première fois, elle a toutes les cartes en main pour s’offrir une première victoire sur le circuit international. Tout ce qu’elle a à faire, c’est maintenir son avance de 30 secondes sur Vatanen. Cette opportunité, Michèle Mouton ne va pas la laisser s’échapper. Michèle et Fabrizia exultent sur la ligne d’arrivée : elles sont les premières femmes à remporter une étape des championnats du monde. Rapidement, elle devient la coqueluche des médias, encouragée par Audi à participer à toutes les interviews pour vendre le plus de voitures possibles. Mais elle n’est pas fan de toute cette attention médiatique.

Ce qui est loin de la perturber à l’aube de la saison suivante. Malgré un accident dès la première journée à Monte Carlo, Michèle Mouton se lance bien dans les championnats du monde de rallye 1982. Son principal rival s’incarne en la personne de Walter Röhrl, le favori de la compétition. Arrive le rallye du Portugal. C’est une épreuve très spéciale, car sur la première étape le public est très proche des voitures. Trop proche même, obligeant les pilotes à multiplier les prouesses pour ne blesser personne. Une erreur d’inattention peut coûter des dizaines de vies. Michèle Mouton s’en sort très bien, et mène la course du début à la fin. Fabrizia et elle remportent leur deuxième manche sur le circuit. Cela leur permet surtout de talonner au classement général Röhrl. La menace que représente la Française pour l’Allemand se concrétise au rallye de l’Acropole, à Athènes. Röhrl essai de la déstabiliser devant les médias en disant que même un singe irait plus vite avec son Audi Quattro. Loin d’être décontenancée, Michèle Mouton remporte sa deuxième manche de la saison. Cinq mois plus tard, c’est le rallye du Brésil qu’elle remporte haut la main. Avec ces trois victoires, Michèle et Fabrizia se sont offertes le droit de penser au titre suprême au moment de prendre le départ du Bandama, le rallye de Côte d’Ivoire.

Mais ce rêve est mis à l’épreuve par une déflagration. Le matin même de la course, Michèle Mouton apprend le décès de son père. Dévastée, elle pense quitter la compétition, avant que sa mère ne lui demande de continuer, en hommage à son père. À part Fabrizia, personne de son équipe est au courant du drame qu’elle a subi. Elle fait tout pour se mobiliser, se savant à une victoire d’un exploit monumental. Elle mène même la course pendant une grande partie de l’épreuve, accumulant une heure d’avance sur Röhrl. Mais le sort s’abat sur elle. Alors que sa voiture rencontre un problème technique, les mécaniciens se trompent dans leur réparation, faisant perdre à l’écurie féminine un temps plus que précieux. Röhrl commence à revenir. Plus que jamais en danger au classement général, Michèle tente le tout pour le tout et accélère autant qu’elle le peut. Mais avec toute cette vitesse, une petite erreur peut se transformer en drame. La voiture se renverse, Michèle et Fabrizia sont seines et sauves, mais la victoire leur échappe définitivement. La même journée, Röhrl est sacré champion du monde de rallye 1982. Il n’en reste que Michèle Mouton est la première femme à finir à la deuxième place du classement général du championnat du monde de rallye.

LE PLUS BEAU PALMARÈS DU SPORT AUTOMOBILE FÉMININ INTERNATIONAL

La saison suivante, Michèle Mouton est moins performante. Il faut dire que renouveler son exploit monumental aurait été de l’ordre de l’irréel. Mikkola, l’autre pilote Audi, est sacré champion du monde. Pour assoir son hégémonie, Audi décide de confier une Quattro a un autre champion : Walter Röhrl. Michèle Mouton ne se sent plus réellement soutenue, n’étant pas retenue pour le rallye de Monte Carlo pour la première fois de sa carrière.

Michèle ne baisse pas pour autant les bras. C’est aux États-Unis qu’elle va étoffer son palmarès, en remportant à deux occasions, en 1984 et 1985, le mythique Pikes Peak. Une course très spéciale, marquée par le machisme de ses supporters. Déjà qu’ils n’ont pas vu beaucoup d’Européens sur leur circuit, les Américains sont encore plus sidérés qu’une femme ose essayer de remporter le titre. Mais Michèle est au-dessus. Elle est toujours la seule femme à avoir remporté la Pikes Peak, comme elle reste la seule femme à avoir remporté une étape de championnat du monde de rallye.

UNE FEMME TOUJOURS INVESTIE DANS SON SPORT APRÈS LA RETRAITE

Michèle Mouton quitte Audi en 1985, et prend sa retraite l’année suivante pour se consacrer à sa vie personnelle. Pour autant, elle ne met pas fin à sa volonté de promouvoir le rallye et le sport automobile auprès des femmes.

“Quelque part dans mon esprit, j’aimerais voir une autre femme réussir en rallye comme je l’ai fait”.

Pour continuer à inspirer des générations de jeunes femmes fans de sports motorisées, Michèle Mouton est devenue présidente de la commission féminine de la FIA. Elle est entrée au Rally Hall of Fame et a été faite chevalière de la Légion d’honneur. C’est toujours, plus de 30 ans plus tard, la femme la plus victorieuse en sport automobile. Elle travaille encore en tant que chargée de la sécurité sur les étapes de rallye sur le circuit international.
Aujourd’hui, Michèle Mouton ne nourrit aucun regret, et est très heureuse de la vie qu’elle a. Elle cite elle-même Oscar Wilde :

“Il faut toujours viser la lune, parce que même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles”.

Une pionnière

Michèle est la toute première femme à remporter une manche de championnat du monde de rallye et à monter sur le podium.

Pikes Peak

Elle est la première et seule pilote féminine à remporter cette course mythique.

En rallye

  • 1x Vice-championne du monde
  • 4x Victoire en championnat du monde
  • 2x Championne d’Europe féminine
  • 1x Vice-championne d’Europe
  • 4x Victoire en championnat d’Europe
  • 2x Coupe d’Europe féminine des rallyes
  • 2x Championne de France
  • 3x Championne de France féminine
  • 2x Vice-championne de France
  • 2x Victoire en championnat de France
  • 1x Championnat d’Allemagne
  • 6x Victoire en championnat d’Allemagne
  • 2x Pikes Peak
  • 4x Rallye Monte-Carlo
  • 1x Victoire aux 24h du Mans en catégorie 1 601 à 2 000 cm3
  • 1x Trophée Andros féminin
  • 4x Tour de France automobile
  • 1x RAC Rally 

Sportives

  • Rally Hall of Fame
  • Pikes Peak Hall of Fame
  • 1x Prix Monique Berlioux de l’Académie des sports
  • 1x Prix Roland Peugeot de l’Académie des sports

Médiatiques 

  • Chevalière de la Légion d’honneur
  • 1x Autosport’s International Rally Driver Annual Award 
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Louise guillet

Louise guillet

Louise Guillet

Louise Guillet - Capitaine de l'EDF de water-polo à Paris 2024

1986 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Vous vous apprêtez à découvrir le parcours d’une sportive qui est l’un des plus beaux du water-polo féminin français : plongez dans l’histoire de Louise Guillet.

Louise Guillet naît en 1986 à Limoge. Son aventure avec le water-polo débute tout à fait par hasard : pratiquant déjà le basket et le tennis, rien ne la destinait à ce sport. 

Cependant, à l’âge de onze ans, elle arrête le basket, car elle ne peut plus jouer en équipe mixte, ainsi que le tennis. Elle veut donc retrouver une autre activité sportive. Le père d’un de ses coéquipiers lui propose alors de venir nager à la piscine. Cela lui plaît tellement qu’elle se rend dès lors quotidiennement à la piscine ! Si ce sport n’est qu’un loisir au début, elle ne sait alors pas qu’il est possible de se professionnaliser, elle se rend compte au fur et à mesure que des portes s’ouvrent à elle, notamment à l’étranger. Louise poursuit donc son entraînement à Bordeaux. A 16 ans, elle reçoit ses premiers contacts pour partir à l’étranger. Elle décide cependant de passer son bac en France avant d’intégrer, en 2003 l’équipe nationale.

Partir en Espagne

Un an plus tard, à dix-huit ans, elle se professionnalise pour partir à l’étranger durant sept ans, devenant ainsi la première joueuse française de water-polo à jouer à l’étranger. Elle joue deux saisons à Barcelone, où elle rencontre Samantha Miquel qui devient par la suite l’une de ses meilleures amies. Elle enchaîne ensuite trois saisons en Grèce se rend finalement à Naples, où elle reste le temps d’une saison. Elle continue ses études à l’étranger puisqu’elle passe un BTS diététique en Espagne et obtient son diplôme d’entraîneur.

De retour en France

Dès son retour en France, elle enchaîne les victoires. En 2013, elle remporte la coupe de la Ligue et est sacrée vice-championne de France avec Lille UC Metropole Water-polo. Elle étudie également en parallèle, décrochant son master 2 en gouvernance du sport. Louise traverse une période difficile en 2021 à cause d’une blessure à l’épaule l’empêchant de jouer durant quatre mois, et ce, peu de temps avant les championnats d’Europe. Avec l’aide d’un kiné, elle parvient à surmonter cette mauvaise passe.

Elle garde de très bons souvenirs de ses vingt années à pratiquer le water-polo, notamment grâce aux nombreuses amitiés qui se sont forgées grâce au sport. L’amour de Louise Guillet pour le Water-polo lui vient en partie de sa nature « bagarreuse ». Néanmoins, elle retient surtout l’expérience de jouer en équipe, ce qui rend pour elle ce sport si spécial.

Avec l’équipe de France

Durant toute sa carrière, elle a participé à pas moins de six championnats d’Europe, sept mondiaux ainsi que six World League. Elle cumule également pas moins de 280 sélections en équipe de France. Parmi ces nombreuses compétitions, une lui reste particulièrement en tête : la World League qui s’est déroulée en Russie. En plus d’être couronnée meilleure buteuse mondiale, elle décrit une ambiance d’équipe phénoménale et des moments de partage très forts, dans et en dehors de l’eau.

Les Jeux Olympiques à domicile

Il ne faut pas non plus oublier sa présence aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, son rêve ultime depuis qu’elle a commencé le water-polo. Cette fois, c’est en tant que capitaine de l’équipe de France qu’elle se rend à la seule compétition qu’il manquait à son palmarès. Si ce rôle ne change que très peu de chose dans sa manière de jouer, Louise Guillet prend son rôle de protection des plus jeunes joueuses de l’équipe à cœur. Cette nouvelle casquette est également une porte ouverte à certains événements, comme le dîner avec le Président de la République.

Possible de vivre que de son sport ?

Bien qu’elle soit professionnelle, elle gagne donc un salaire, Louise Guillet affirme qu’il est impossible pour les joueuses de water-polo de vivre correctement et sur le long terme de leur sport. Elle précise également que de nombreuses de ses coéquipières durant les Jeux Olympiques suivaient une formation à côté ou bien avait un autre travail.

Aujourd’hui, Louise s’est retirée définitivement de la scène sportive pour se consacrer entièrement à la gestion de son entreprise. En effet, après trois ans d’étude dans le domaine de la peinture à alterner entre les entraînements, les études et l’entreprise, elle prend la suite de l’entreprise familiale.

Interview de Louise Guillet

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