Alana Maldonado

Alana Maldonado

Alana Moldonado

Alana Moldonado - Une pionnière du judo brésilien

1985 à aujourd'hui - Ecrit par Mariana

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Alana Maldonado, il est impossible de ne pas l’évoquer. Double championne paralympique (Tokyo 2020 et Paris 2024) et médaillée d’argent à Rio 2016, la Brésilienne a gravé son nom au panthéon du judo handisport mondial. Symbole d’une longévité exceptionnelle dans la catégorie des moins de 70 kg, elle a dédié sa vie à son art, surmontant les épreuves physiques et un diagnostic médical difficile pour s’imposer comme l’une des plus grandes compétitrices de l’histoire de son sport. Par sa technique redoutable et sa force de caractère, elle est devenue bien plus qu’une championne : une véritable légende.

Ses débuts au Judo

Alana Maldonado grandit à Tupã, dans l’État de São Paulo. Là-bas, elle découvre le judo à l’âge de seulement 4 ans. Au fil des saisons, la jeune Brésilienne aiguise son sens du combat, sa précision et sa puissance en s’entraînant d’abord dans des compétitions conventionnelles aux côtés d’athlètes valides.

À 14 ans, son destin bascule lorsqu’on lui diagnostique la maladie de Stargardt, une affection génétique qui entraîne une perte progressive de la vue. Loin de renoncer à ses ambitions, Alana Maldonado fait un choix crucial en 2014 lorsqu’elle commence ses études universitaires en Éducation Physique à Marília. C’est là-bas qu’elle s’oriente officiellement vers le judo handisport, rejoignant l’équipe de (Associação Mariliense de Esportes Inclusivos). Sa précision et sa puissance en font rapidement l’une des meilleures spécialistes du pays.

Son début à l’international

Dès son entrée sur le circuit en 2015, elle est sélectionnée avec l’équipe nationale et obtient la médaille d’argent aux Jeux parapanaméricains de Toronto. Un an plus tard, en 2016, Alana participe à ses premiers Jeux paralympiques à Rio de Janeiro. Devant son public, elle réalise un parcours sans faute jusqu’en finale, où elle se retrouve opposée à la redoutable Mexicaine Lenia Ruvalcaba. Dans une chaude ambiance, Alana Moldonado s’incline par ippon et s’empare d’une magnifique médaille d’argent. Cette défaite à domicile devient sa plus grande source de motivation.

Son titre paralympique

Son ascension fulgurante se voit récompensée de la plus belle des manières en 2018 lors des Championnats du monde à Odivelas, dans la région de Lisbonne. En battant l’Ouzbèke Vasila Aliboeva en finale, Alana Maldonado s’offre la médaille d’or et entre dans l’histoire en devenant la toute première athlète brésilienne sacrée championne du monde de judo handisport. Elle déclare avec émotion :

« C’est un sentiment unique. J’ai travaillé très dur pour cela après Rio 2016. Ce titre n’est pas seulement le mien, il appartient à toute une équipe ».

Sa montée en puissance

Après cette victoire historique, Alana Maldonado ne cesse de rajouter des médailles internationales à son palmarès. À peine de retour pour les Jeux de Tokyo 2020 (disputés en 2021), elle s’avance sur le tatami du mythique Nippon Budokan avec une obsession : l’or. En finale, elle maîtrise parfaitement la Géorgienne Ina Kaldani pour s’adjuger son premier titre paralympique.

« Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. Depuis Rio, ce titre était mon objectif quotidien. Cette médaille d’or représente cinq années de sacrifices » confie-t-elle à sa sortie du tatami.

En 2022, elle confirme sa suprématie mondiale lors des Championnats du monde au Kazakhstan en s’imposant en finale face à l’athlète locale Ayala Mareke.

Son parcours vers les Jeux suivants est pourtant freiné par de graves blessures aux genoux et des épisodes de dépression. Déterminée à revenir vite, elle travaille sans relâche avec un objectif en tête : les Jeux de Paris 2024. À l’Aréna Champ-de-Mars, Alana signe un retour magistral en terrassant la Chinoise Wang Yue en finale de la catégorie J2 -70kg, s’adjugeant une nouvelle médaille d’or.

Fière de son parcours sur et en dehors des tatamis, elle partage sa vie et ses combats aux côtés de sa fiancée (rencontrée elle aussi grâce au judo), trouvant dans son équilibre personnel la force nécessaire pour se maintenir au sommet mondial.

« Le tatami m’a tout donné : mes plus grands titres et la femme qui m’accompagne dans ma vie » aime-t-elle rappelé.

Pionnière historique
Elle est la toute première judokate brésilienne de l’histoire à être sacrée championne du monde de judo handisport (Lisbonne, 2018).

La reine de Tokyo
En battant Ina Kaldani au Budokan, elle a offert au Brésil sa toute première médaille d’or féminine de l’histoire dans cette discipline aux Jeux.

Tricampeonato historique
Alana Maldonado est devenue la première athlète brésilienne à s’offrir trois titres mondiaux distincts en para-judo après son triomphe au Kazakhstan.

En judo

  • 2x Championne paralympique
  • 1x Vice-championne paralympique
  • 3x Championne du monde
  • 2x Coupe du Monde
  • 1x Deuxième de la Coupe du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Mondiaux
  • 2x Vice-championne des Jeux Parapanaméricains
  • 4x Championne du Brésil

Sportives

  • 2x Prix de la meilleure athlète féminine de l’année par le CIO
  • 4x Prix de la meilleure judokate de l’année par le CIO

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Marla Runyan

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"1969

Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme.

Son enfance

Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville de Santa Maria en Californie. Rapidement, l’enfante qui aimait jouer, courir et s’amuser vu sa vision changer. Pour elle, il était un impossible de voir les formes en centre. Marla le décrit ainsi :

« C’est comme si j’avais un trou noir au milieu de l’œil ».

Avant l’arrivée de cette handicap visuel, l’Etats-unienne avait déjà plongé un pas dans le monde du sport. D’abord par le football puis en gymnastique artistiques, influencée par l’exploit de Nadia Comaneci lors des Jeux Olympiques de Montréal (1976). À la suite de ce diagnostic, Marla Runyan ne plus pratiquer la gym sans risque de blessures répétitives. Pourtant, elle n’abandonne pas le sport. L’enfant se teste à l’athlétisme. Courir, sauter et lancer, Marla adore. Pour elle impossible de se cantonner à une discipline : Heptathlon, 100m haies, lancer du javelot, saut en longueur, 800m… elle véritable touche à tout.

Ses premiers paralympiques

Passée par l’Université d’Etats de San Diego, Marla Runyan a pu profiter des structures, des équipes d’encadrement et des compétitions pour progresser en athlétisme et se lance en parallèle en cyclisme. Ses performances sont telles que l’Etats-Unienne se qualifie pour les Jeux Paralympiques de 1992 pour cinq épreuves à 23 ans.

A Barcelone, Marla Runyan ne vient pas en figurante ! Sur les quatre épreuves d’athlétisme, elle remporte tout simple quatre paralympiques : 100m, 200m, 400m et le saut en longueur. Ajouter à cette prouesse, une cinquième place sur l’épreuve du tandem en cyclisme sur route.

En route pour les Jeux Olympiques

Consciente de son talent, l’athlète se fixe un objectif bien précis : participer aux Jeux Olympiques à domicile. Pour y arriver, elle décide de se concentrer sur une discipline où elle à toutes ses chances sur l’heptathlon. Ces entraînements acharnés s’avèrent payant. En 1995, Marla établit plusieurs records du monde (saut en longueur et saut en hauteur) et nationaux (200m) dans sa catégorie T13.

En 1996 montre les prémices d’une sportive qui va marquer l’histoire. Cette année-là, elle arrive bien préparer, tellement bien qu’elle participe aux sélections olympiques américaines, une des compétitions les plus durs aux mondes en athlétisme au vu de la densité d’athlète exceptionnel. Sur l’heptathlon, malgré un record national du 800m (dans cette discipline), Marla échoue à la dixième place. Sans se décourager, elle se reconcentre directement pour les Paralympiques. Une nouvelle fois, l’Etats-Unienne repart médaillée et titrée. Sur cette saison exceptionnelle, Marla rajoute de nouveaux records du monde et nationaux dans sa catégorie.

N’ayant pas réussi à se qualifier sur l’heptathlon, l’athlète de 27 ans prend la décision de se concentrer sur sa plus grande force : les courses de demi-fond. En 1999, les Etats-Unis décident de la sélection pour les Jeux Panaméricains. Pour sa première grande compétition chez valide, Marla Runyan prouve tout son talent en décrochant le titre sur le 1500m, établissant un nouveau record du monde en T13. Cette médaille d’or lui ouvre les portes des Mondiaux. Sur cette même épreuve, elle termine à une incroyable dixième place en finale.

2000 est l’année où Marla marque l’histoire de son sport. Pour débuter cette saison, l’athlète remporte le titre national sur le 3000m en salle. De retour aux qualifications olympiques, elle a qu’une idée en tête obtenir une des trois premières places sur le 1500m. Cette fois-ci, elle y arrive ! Avec ce ticket, l’Etats-Unienne compte bien montrer qu’elle n’est pas là pour faire figuration. A Sydney, la multiple championne paralympiques se qualifie au temps en finale du 1500m. Sur cette ultime course, Marla Runyan réalise une excellente performance en terminant huitième. Elle venait de tout simplement de faire le meilleur classement de l’histoire pour une Etats-Unienne à cette époque.

Ses dernières années sportives

A partir de 2001, l’athlète décide d’augmenter la distance. Elle passe du 1500m au 5000m. Cette transition se déroule à merveille. Marla Runyan remporte trois années de suite le titre de championne des Etats-Unis et se qualifie même pour les mondiaux. Alors en 2004, elle est vu comme la favorite aux American Trials. Une fois encore, elle obtient son ticket olympique. A Athènes tout se passe différemment qu’à Sydney. En effet, Marla échoue dès les séries sur le 5000m. Après cette course, elle arrête sa carrière en stade pour se concentrer uniquement sur sa carrière sur route.

En dehors des pistes, l’athlète avait déjà montré qu’elle était exceptionnelle :

  • Record des Etats-Unis sur le 20km
  • Trois titres nationaux de suite sur le 10km
  • Deuxième meilleure performance de tous les temps sur le marathon pour une première participation (à New York, en 2002)
  • Meilleure classement pour une Américaine sur le marathon de Boston en 2003 et de Chicago en 2004

En 2006, Marla Runyan signe sa derrière véritable année en compétition, où elle remporte son dernier titre national. Les deux saisons suivantes sont compliquées pour l’athlète, enchaînant de nombreux pépins physiques qui l’empêchent de se participer aux Jeux Olympiques de 2008. Elle décide alors de mettre un terme à sa carrière sportive.

Son engagement

Après avoir quitté les pistes, Marla Runyan a pu se concentrer davantage sur ses différents engagements. En 2013, grâce à son diplôme dans l’enseignement, elle devient enseignante (et ambassadrice) de l’école Perkins School qui offre des cours aux personnes aveugles et malvoyantes. En plus des dispensées des cours, l’Etats-Unienne participe à des initiatives pour une plus grande inclusion : développement de technologies d’assistance et création de programmes éducatifs.

L’histoire de Marla Runyan a inspiré de nombreuses athlètes dans le monde entier par son talent, sa longévité et sa détermination. Comme elle aime le dire :

« Ne prêtez pas attention aux influences négatives. Croyez-en vous-même et montrez aux autres ce que vous êtes capable de faire. Seul « vous » pouvez découvrir votre potentiel. »

Une championne paralympique aux Jeux Olympiques

Marla Runyan est la première championne paralympique et malvoyante à participer à une épreuve olympique.

Un record chez les valides

En 1996, elle bat le record national du 800m de l’heptathlon. Ajouter à cette performance, de nombreux record du monde en T13.

En athlètisme

  • 5x Championne Paralympique

  • 1x Vice championne paralympique

  • 1x Championne panaméricaine

  • 7x Championne des Etats-Unis

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Alana Nichols – Miss tout terrain

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Alana Nichols – Miss tout terrain

Alana Nichols – Miss tout terrain

la sportive Alana Nichols

Alana Nichols - Miss tout terrain

1983 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Rares sont les athlètes et para-athlètes à réussir à performer dans plusieurs sportives différentes. Encore plus rares sont celles et ceux qui arrivent à glaner des médailles aux Jeux d’été et aux Jeux d’hiver. Alana Nichols est de cette espèce, marquée par la résilience et une passion pour les sensations fortes.

Native de New Mexico, Alana Nichols grandit sans son père, assassiné alors qu’elle est seulement âgée de neuf mois. Elle est alors élevée par ses grands-parents. Les hivers, elle les passe dans le Colorado. C’est là-bas qu’elle découvre le snowboard et la joie procurée par les descentes de pistes à toute vitesse. En l’an 2000, Nichols se lance pour tenter de réussir son premier “backflip”, salto-arrière, en snow. Du haut de ses dix-sept ans, elle se dit qu’elle a toute la vie devant elle, et de très nombreux projets

 à accomplir, comme en softball, rêvant d’intégrer l’équipe nationale de ce sport qu’elle pratique au lycée. Ce salto arrière, elle l’avait préparé tout l’été, s’entraînant avec son snow sur un trampoline dans son jardin. Mais elle chute lourdement en ne contrôlant pas son saut, et son dos retombe avec fracas sur un rocher dissimulé sous la faible couche de neige. Alana Nichols se retrouve ainsi paralysée intégralement des membres inférieurs.

Le basket fauteuil

Pour relever la tête suite à son accident, Nichols décide de ne pas se détourner du sport, sa passion première. C’est ainsi qu’elle découvre le basket fauteuil, par hasard, en souhaitant prendre un raccourci passant par le gymnase de son lycée. Il ne lui faudra pas longtemps pour être initiée au haut niveau, et rejoindre l’équipe états-unienne. Le basket, elle l’avait déjà pratiqué pendant de nombreuses années. Ce qu’il lui restait à faire était de comprendre comment y jouer maintenant que ses jambes étaient bloquées dans un fauteuil. Ce fut comme une seconde naissance sportive, un éveil à sa nouvelle personnalité. Non retenue pour Athènes en 2004, elle patiente et s’entraîne durement pour la paralympiade suivante. En 2008, à Pékin, Alana Nichols remporte la médaille d’or dans sa discipline, au sein de l’équipe des USA.

Direction les Jeux d’hiver

Une performance remarquable aux Jeux d’été, huit ans après son grave accident. Mais son environnement sportif privilégié reste la montagne enneigée. D’autant plus que depuis son accident, Alana Nichols ne cesse de penser à ce sport auquel elle veut se confronter à nouveau. Il lui a pris ses jambes, mais pas sa volonté, qui n’en a été que décuplée. Elle découvre alors le ski assis, qu’elle décide de maîtriser à la perfection en quittant l’Alabama pour le Colorado de son enfance. Grâce à un travail acharné, Alana Nichols décroche sa participation aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver 2010, soit seulement deux années après le titre des Etats-Uniennes en basket fauteuil à Pékin. Et sur quatre épreuves, Nichols repart avec quatre médailles. D’abord en bronze sur le super-combiné. Puis en argent, sur le super-G. Et enfin deux en or, en descente et en slalom géant. Une performance plus que remarquable, qui place l’Etats-Unienne dans le cercle très restreint des athlètes ayant remporté des titres aux Jeux d’été et d’hiver. Une autre médaille s’ajoute à son palmarès en 2014 à Sotchi, en descente. Mais, on commence à le comprendre, pour Alana Nichols deux sports paralympiques, ce n’est pas assez.

Nouveau changement

Alors qu’elle se reposait à Hawaï suite aux Paralympiades de Londres (Basket, 2012) et Sotchi (Ski, 2014), Alana est introduite au para-kayak. C’est alors que naît dans sa tête l’objectif de devenir la première femme à concourir aux Jeux dans trois disciplines différentes. Sans véritable prédisposition ou connaissance accrue dans le domaine, Nichols s’entraîne avec acharnement, et finit par se qualifier pour les jeux de Rio 2016 en para-kayak. La septième place qu’elle obtient au final n’est qu’anecdotique : encore une fois, elle s’est donnée un objectif, et elle l’a atteint. En seulement deux ans, elle est passée de novice dans cette nouvelle discipline à athlète paralympique.

Sa mentalité

Toutes ces épreuves couronnées de succès n’ont pu l’être que par le mental à toute épreuve que s’est forgée Alana Nichols. Elle en parle en ces termes :

« Ne me dit pas que c’est impossible car je le ferais. »

Ambassadrice du surf

Au-delà de la performance physique, c’est le fait de définir des objectifs à atteindre qui l’animent. La fin de sa carrière professionnelle n’a pas signé la fin de sa pratique du sport. Nouvelle discipline : le surf adapté, qui devient sa nouvelle obsession. Elle se mue même en ambassadrice de cette discipline. Passion qu’elle conjugue avec son rôle de mère, un autre des objectifs qui lui tenaient à cœur d’accomplir, et ses activités d’avocate diplômée. Quand on lui pose des questions sur son accident, elle répond qu’elle a toujours aimé prendre des risques : 

« C’est la raison pour laquelle je me suis retrouvée dans mon fauteuil, mais cela m’a énormément servi en tant qu’athlète. »

Elle publie même sur Instagram un message :

« Merci pour ce corps paralysé, et toutes les façons dont-il peut bouger. »

Sa manière de prouver que rien n’est impossible, et d’inspirer les nouvelles générations.

Car Alana Nichols s’est également donnée pour mission d’informer sur le handicap, et de tout faire pour que les jeunes filles qui se retrouvent dans sa situation voient qu’il est possible de s’en sortir, et de pratiquer du sport comme n’importe qui. C’est ainsi qu’elle a collaboré avec la célèbre marque Barbie, qui a créé une poupée à son effigie, casque sur la tête et harnachée dans un ski assis. Alana Nichols est pareillement très présente auprès de la Women’s Sports Foundation Du haut de ses cinq titres paralympiques et de tout son travail sur l’acceptation du handicap, elle en devient même la présidente, étant investie dans ce rôle en janvier 2020. Aider les autres est ainsi devenu son nouvel et plus important objectif :

« Je veux qu’une jeune fille qui a perdu sa jambe dans un accident d’escalade voit qu’elle peut quand même retourner à la fac et obtenir son diplôme de master, mais aussi qu’elle peut participer aux Jeux paralympiques et remporter des médailles d’or. Croit en des objectifs plus grands que ce que tu espérais, et ne laisse pas l’ignorance de la société envers les personnes handicapées te définir. Rêve grand. »

Cinq paralympiades, trois sports

Alana Nichols est la première handisportive à participer aux Jeux Paralympiques dans un sport collectif, nautique et d’hiver.

Championne d’été et d’hiver

Elle est la première Etats-Unienne à remporter une médaille d’or aux Jeux Paralympiques d’hiver et d’été.

Une note parfaite

L’athlète est la première surfeuse de l’histoire à réaliser une note parfaite lors d’une compétition internationale. 

En skis

  • 2x Championne paralympique
  • 2x Vice championne paralympique
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques
  • 1x Championne du monde
  • 1x Championne des Etats-Unis

En basket-ball

  • 1x Championne paralympique
  • 2x Championne panaméricaine
  • 1x Championne NWBA

En kayak

  • 1x Podium en Coupe du monde

Sportive

  • 1x Athlète paralympique de l’année

Médiatique

  • 1x Sportive de l’année du Colorado

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    Leslie Burr-Howard – The Spark Rider

    Leslie Burr-Howard

    Leslie Burr-Howard - The spark rider

    1956 à aujourd'hui - écrit par marie fournier

    Si vous ne la connaissez pas encore, il est grand temps de vous concentrer quelques minutes pour découvrir la fabuleuse histoire de Leslie Burr-Howard, l’une des plus grandes championne équestre des années 70-80-90.

    Leslie Burr-Howard naît en 1956, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Son père étant acteur, c’est naturellement qu’elle prend des cours de chants et de danse. Lorsqu’à l’âge de quatre ans, elle supplie ses parents de lui offrir un poney. A force de persévérance, Leslie reçoit une cheval. Tout de suite, elle remarque deux choses : elle aime les chevaux et la vitesse. Sa passion pour l’équitation devenue évidente, elle prend des vrais cours avec des professionnels dès six ans au Hightfield Farm. Jeune prodige, elle effectue son premier show la même année. Elle poursuit sa formation, 

    débourrant et entraînant les chevaux de son club à seulement huit ans.

    Sa première victoire

    Ses heures d’entraînement avec Sharon Hardy Cole et son frère Thom Hardy portent leurs fruits aux ASPCA Maclay en 1972, où elle remporte la compétition en catégorie juniors. Leslie Burr-Howard devient alors à quinze ans la deuxième plus jeune à remporter ce titre, derrière son entraîneur qui l’avait gagné lorsqu’il avait quatorze ans. Cette victoire est inattendue pour tout le monde, la jeune championne avoue :

    « C’était la finale. J’étais assez jeune et on ne m’attendait pas à ce que je le gagne ».

    Vers le monde professionnel

    Trois ans plus tard, elle tente de devenir professionnelle et commence sa carrière en compétitions chasseurs, c’est à dire que c’est le cheval (régularité, allures) qui est jugé et le cavalier doit tout faire pour le mettre en valeur. C’est un véritable succès puisque cela lui permet d’être introduite au Show Hunter Hall of Fame. Parmi les titres et distinctions qu’elle obtient, figurent le Grand Champion Hunter à Madison Square Garden, le (Grand Hunter Champion au Devon et le Grand Hunter Champion à Washington.

    Une série de victoire

    Leslie Burr-Howard participe pour la première fois à une compétition de grands prix en 1979, soit à 23 ans. Avec son cheval Chase The Clouds, âgé de six ans, elle remporte le Grand Prix de la Coupe du Président à Washington International à Landover. Cette victoires est un tremplin pour sa carrière, elle affirme même :

    « Bien sûr, ça a commencé ma carrière dans les sauteurs. »

    Et en effet, cette compétition marque le début d’une série de victoire pour Leslie Burr-Howard. Son caractère intrépide et ses qualités techniques lui permettent de décrocher l’American Grand Prix Association (AGA) Rider of the Year en 1983 avec un cheval nommé Albany. Celui-ci est d’ailleurs également nommé AGA Horse of the Year cette même année. Un an plus tard, elle se rend aux Jeux Olympique à Los Angeles avec ce même cheval. Ses premiers jeux sont un succès : son équipe remporte l’or en saut d’obstacle. Devenue championne olympique, elle s’efface un temps des compétitions.

    Un retour fracassant

    Près d’une dizaine d’années plus tard, Leslie Burr-Howard revient sur le devant de la scène avec le cheval prodige Gem Twist. Ayant remporté deux médailles d’argent olympique aux Jeux de Séoul avec le cavalier Greg Best , c’est un des coursiers les plus en vogue du moment. Cependant, une blessure de Greg Best force le cavalier à arrêter momentanément la compétition et c’est Leslie qui prend alors le relais. Ensemble, ils prennent en 1992 la première place dans les championnats de saut d’obstacles USET à Gladstone. Deux ans plus tard, la championne est désignée pour représenter les Etats-Unis aux Pays-Bas pour les Jeux équestres mondiaux de la FEI.

    Ses dernières sélections

    Par la suite, elle re-tente sa chance aux JO d’Atlanta en 1996, où elle gagne la médaille d’argent en équipe. Elle termine sa lancée victorieuse en beauté avec sa deuxième place aux jeux panaméricains en 1999. L’année 2000 signe la dernière grosse saison de Leslie Burr-Howard. Cette saison-là, elle domine la Ligue mondiale et remporte notamment la Coupe Queen Elizabeth II, une compétition mythique. En 2002, l’États-unienne représente pour la dernière fois son pays lors des Jeux mondiaux. Côté club, Leslie se retire définitivement des compétitions en 2023 après avoir remporté 39 compétitions au cours de ces deux dernières décennies. Après son retrait, elle installe sa société Burr Associate dans le sud du Connecticut.

    Son amour des compétitions n’ayant pour égal que son amour pour l’enseignement, elle y forme donc des chevaux et des cavaliers de haut niveau.

    Titrée en équipe

    Leslie Burr-Howard est la première cavalière états-unienne titrée olympique par équipe.

    Précocité

    A 15 ans, elle est devenue la plus jeune cavalière féminine à remporter la ASPCA Maclay.

    Une grande longévité

    La cavalière a concouru pendant plus de 50 ans de carrière à haut niveau. Elle a arrêté définitivement la compétition en 2023.

    En saut d’obstacles

    • 1x Championne olympique
    • 1x Vice championne olympique
    • 1x Coupe du Monde
    • 2x Vice championne panaméricaine
    • 1x Médaille d’or au Continental Games Caracas
    • 1x Médaille d’argent au Continental Games Winnipeg MB
    • 1x Coupe Queen Elizabeth II
    • 1x Grand Prix de Penn National
    • 1x Toronto Royal
    • 31x Autre compétition remportée

    Sportives

    • Hall of Fame du saut d’obstacles
    • Hall of Fame du National Show Hunter
    • Hall of Fame de l’équitation de Pensssylvanie
    • 1x Whitney Stone Cup
    • 2x Prix de la cavalière de l’année par l’American Grand Prix Association

    Médiatiques

    • 2x Cavalière de l’année par l’American Horse Show’s

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    Alana Nichols – Miss tout terrain

    Marie-Eve Croteau

    Marie-Eve Croteau

    Marie-Eve Croteau - La grande Optimiste

    1979 à aujourd'hui - écrit par Margaux Vince et Marie Fournier

    Marie-Ève Croteau est une athlète connue pour sa résilience et son optimisme à toute épreuve. Au départ cycliste de haut niveau, aujourd’hui elle se consacre au hockey sur luge. Découvrez qui est cette Québécoise !

    Marie-Eve Croteau naît le 19 juin 1979 au Canada. Très jeune, elle joue à la ringuette. Un jour, à 14 ans, alors qu’elle marche tranquillement, elle se fait renverser par une voiture conduite par une personne en état d’ébriété. Cet accident lui cause un handicap à son bras droit. Dans cette période, la Canadienne commence à jouer à la ringuette. Ce sport est principalement présent en Amérique du Nord, ressemblant énormément au hockey sur glace.

    Son hospitalisation

    Dix-sept ans plus tard, en 2010, alors que Marie-Ève Croteau est en voyage à Cuba, elle mange un aliment contaminé. Ce repas lui cause une myélite, lui paralysant tout son corps. Elle subit alors de lourdes opérations. Ces interventions sont suivies de beaucoup de séances de réadaptation pour réussir à remarcher. Dans ce centre, Marie-Eve découvre le sport adapté par son éducateur, Eric Van Den Eynde :

    « Ils m’ont fait découvrir autant le volley-ball, le tennis, le basket et le vélo. J’ai eu la piqûre pour le vélo à ce moment. »

    Elle devient très vite accro à cette discipline puisqu’elle lui permet de retrouver une certaine forme de liberté.

    La malédiction des Jeux

    Après plusieurs tests réalisés, son éducateur se rend compte que la Canadienne se rend compte qu’elle peut être la future championne de tricycle. Eric Van Den Eynde décide donc de la recruter dans son équipe. À peine un an plus tard, la cycliste devient championne du Canada et décroche deux titres mondiaux. Ces performances lui permettent d’obtenir son ticket pour les Jeux de Londres. Malheureusement, Marie-Eve Croteau ne prit pas part aux épreuves puisqu’elle subit une commotion, lui causant de graves maux de tête, quelques temps avant. Cette malchance la poursuit ! En effet, en janvier 2013, la sportive se fracture le coccyx en glissant sur une plaque de glace. Quelques jours plus tard, Marie-Eve sombre dans le coma à la suite de tests à l’effort de l’Université de Laval. Elle se réveille cinq plus tard :

    « On peut dire que j’en ai bavé un coup. Les cinq jours passés dans le coma ont été la pire épreuve de ma vie. Il m’arrive de me demander pourquoi tout cela m’arrive à moi. Crime, qu’ai-je fait au Bon Dieu? Je ne souhaite ça à personne »

    Toujours la même année, la cycliste chute dans son hôtel et se tord la cheville quelques mois avant les Mondiaux. Néanmoins, Marie-Eve Croteau arrive à participer et terminer deuxième des deux épreuves sur route. C’est aux Jeux que sa malédiction est la plus forte ! En 2016, la cycliste se fait voler ses vélos avant de partir puis connaît une série d’infection arriver à Rio. Malgré tout, elle arrivera à participer et à se classer quatrième. En 2021, Marie-Eve arrive en pleine forme aux Jeux. Mais sur la première épreuve, la Canadienne tombe lourdement, l’obligeant à abandonner.

    Une immense championne

    Heureusement, sur les autres compétitions internationales, la Canadienne montre tout son talent. En effet, en plus de ces quatre médailles mondiales, la cycliste décroche :

    • Une victoire en coupe du Monde,
      Une troisième place en coupe du Monde,
      Le bronze aux Mondiaux,
      Le bronze aux Jeux Panaméricaine,
      Plusieurs titres de championne du Canada.

    Sa découverte du hockey

    En 2023, après tout cela, Marie-Eve Croteau décide de se consacrer à son rêve d’enfance : faire du hockey sur luge à haut niveau. Rêve qu’elle réalise puisqu’aujourd’hui elle fait partie d’une équipe de hockey sur luge en tant que gardienne :

    « Je suis comme un poisson dans l’eau, je suis comme un petit enfant, je tripe, je vais être honnête, ça me passionne »

    En 2024, Marie-Eve connaît un retour de sa myélite, l’obligeant de nouveau à subir une dizaine d’opérations. En juin, elle annonce sur ses réseaux sociaux être enfin de retour chez elle après 8 mois d’hospitalisation pour une fascite nécrosante à sa jambe gauche. La Canadienne a décidé de raccrocher les patins et le tricycle un temps pour se reposer.

    Une sportive engagée

    En plus de sa carrière sportive, Marie-Eve Croteau travaille dans pour un organisme de santé mentale à Québec en tant que technicienne en administration et comptabilité. Cette question de la santé est importante pour elle ! En effet, depuis 2011, soutient l’événement “le Défi cycliste IRDPQ” de la Fondation de l’institut de réadaptation en déficience physique de Québec. Cette journée, permet de récolter des dons pour aider des sportifs adaptés à acheter leur équipement pour leur pratique. sportifs adapté.

    Aujourd’hui, au Québec, Marie-Eve est vue comme un véritable symbole de la résilience et de la persévérance. D’ailleurs, elle le dit :

    « Mon handicap m’a poussée à réaliser des exploits que je n’aurais jamais cru possibles. Je ne pense pas que je me serais rendue aux Jeux paralympiques si ces épreuves n’avaient pas dramatiquement changé ma vie ».

     

    En un an de pratique, déjà sélectionnée

    En 2011, après seulement un an de pratique, la cycliste remporte deux titres mondiaux sur routes : la course en ligne et le contre-la-montre.

    La doyenne de la sélection canadienne

    En 2021, à 42 ans, Marie-Ève Croteau était la Canadienne la plus âgée à prendre part à une épreuve olympique de tricycle.

    De cycliste à hockeyeuse

    En 2023, elle devient la première athlète canadienne à avoir été sélectionnée en équipe nationale en tricycle et en hockey sur luge.

    En tricycle

    • 2x Championne du Monde
    • 3x Vice championne du Monde
    • 1x Médaille de bronze
    • aux Mondiaux
    • 1x Manche de coupe du Monde
    • 1x Podium en coupe du Monde
    • 1x Médaille de bronze aux Jeux Parapanaméricains
    • Plusieurs fois championne du Canada

    En hockey assis

    • 1x Classique NHL
    • 1x Deuxième du challenge mondial

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