Amandine Henry

Amandine Henry

Amandine Henry

Amandine Henry - L'âme et le cœur du football français

1989 à aujourd'hui - Ecrit par Mariana et Marie Fournier

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Amandine Henry, il est impossible de ne pas l’évoquer. Sept Ligues des champions, quatorze titres de championne de France, un Ballon d’argent à la Coupe du monde 2015 et 109 sélections sous le maillot bleu. La Nordiste a gravé son nom au panthéon du football et professionnel mondial. Symbole d’une longévité exceptionnelle au milieu de terrain, elle a dédié sa vie à son sport, surmontant une terrible épreuve physique à l’aube de sa carrière pour s’imposer comme l’une des plus grandes compétitrices de l’histoire du football. Par sa technique redoutable, sa vision du jeu et sa force de caractère, elle est devenue bien plus qu’une championne : une véritable légende.

Ses premiers pas dans le football

Petite, Amandine Henry ne peut s’empêcher de se promener avec son ballon de football. Si attachée à cet objet, ses parents l’inscrivent au club de Lomme, près de Lille, à seulement cinq ans. Elle fait ses marques à l’école de foot, mais elle est rapidement confrontée à ses premiers obstacles, notamment les remarques sexistes. A 10 ans, Amandine se voit refuser sa place dans un club lillois en raison de son genre ; cette pratique était très courante dans les années 90. Malgré tout, la joueuse trouve sa place dans une équipe mixte. Là-bas, elle se fait remarquer par ses qualités offensives et de récupération. 

A 15 ans, son premier rêve se réalise. Amandine, qui regardait régulièrement l’émission « A la Clairefontaine » se trouve à intégrer ce centre de formation. Pour la première fois de sa vie, la Française joue uniquement avec des filles. Là-bas, elle se donne à fond pour progresser. Cela paie puisqu’elle joue dans les équipes de France jeunes. Pourtant, elle ne se voit pas devenir professionnelle car cela n’existait pas en France. En effet, à cette époque, les joueuses pouvaient espérer signer un contrat fédéral, mais c’était loin d’être suffisant pour en faire un métier. 

Du rêve au cauchemar

Dans les années 2000 tout change : les premiers clubs professionnels féminins font leur apparition, Guingamp et Lyon pour ne citer qu’eux. Au vu de son talent indéniable, l’OL la contacte alors qu’elle a 17 ans. Pouvoir vivre de sa passion, Amandine ne peut refuser, malgré un changement de vie brutal :

« Lorsque j’ai signé à l’Olympique Lyonnais à 17 ans, je me suis retrouvée à l’autre bout de la France, seule dans un appartement, face à mes responsabilités ». 

Le début de rêve se transforme en cauchemar ! Amandine se blesse gravement au genou en 2008. Elle doit alors subir une greffe de cartilage, une opération qu’aucun sportif de haut niveau n’avait subie avant elle.  De cette épreuve, elle se relève, bien soutenue par son entourage.

Une ascension fulgurante

A peine un an et demi après, la milieu est de retour sur les terrains. Cette saison-là, Lyon gagne le championnat de France, la Coupe de France et la Ligue des Championnes ! C’est alors le début de son ascension. Entre 2011 et 2016, elle joue dans la meilleure équipe européenne en étant une titulaire indiscutable. Elle rafle alors les trophées collectifs et individuels.

En 2016, Amandine fait le choix de jouer dans la ligue de football féminin des Etats-Unis, en rejoignant les Thorns de Portland :

« J’ai toujours voulu tenter une expérience à l’étranger, apprendre une nouvelle langue, découvrir une autre culture, une autre façon de travailler. J’aurais pu rester à l’OL, mais pourquoi ? J’ai tout connu et tout gagné. Je n’avais plus cette boule au ventre sur tous les matchs, qui fait qu’on se surpasse. C’était le moment de partir. J’ai été surprise de l’intérêt de Portland. Je ne pensais pas être connue dans ce monde-là. »

Pour la première fois de sa vie, elle joue des matchs de championnat dans des stades à guichets fermés. Cet engouement la motive. Elle devient rapidement titulaire en tant que milieu défensive. Le public l’adore ! Ils viennent la saluer à l’aéroport avec des écharpes à son nom.

C’était une période magique. Avec cette équipe, Amandine Henry remporte la National Women’s Soccer League en 2017. Pour la saison 2017-2018, la joueuse revient à Lyon, où elle brille de nouveau :

  • Top 10 du ballon d’or en 2018 (le premier de l’histoire)
  • Domination du championnat français
  • Un magnifique but en finale de la Ligue des championnes face au FC Barcelone en 2022…

Direction le Mexique

Entre 2023 et 2024, elle fait des allers-retours entre la ligue états-unienne et la ligue française avant de se poser au Deportivo Toluca au Mexique. D’ailleurs, elle y joue toujours et une certaine Eugénie Le Sommer l’y a rejointe pour la fin de sa carrière.

En équipe nationale

Après une bonne saison à Lyon, Amandine Henry est appelée en sélection le 22 avril 2009 pour des matchs amicaux, avant d’enchaîner avec le championnat d’Europe. Pour sa première grande compétition internationale, elle aide l’équipe à atteindre les quarts de finale, rencontre qu’elles perdent aux tirs au but.

De retour avec la sélection nationale en 2013, Amandine Henry reprend rapidement sa place de titulaire au milieu de terrain. Elle forme une charnière redoutable avec Camille Abily et Élise Bussaglia ; pourtant, elle ne remporte aucune médaille en compétition internationale. En 2017, elle prend pour la première fois le brassard de capitaine pour une unique rencontre. Mais quand Corinne Diacre arrive à la tête de l’équipe de France, elle lui confie directement le rôle de capitaine.

En 2020, à la suite d’une légère blessure, la sélectionneuse ne la retient pas, pourtant cette gêne ne l’empêchait pas de jouer à Lyon. Choquée et surprise de cette décision, Amandine Henry prend la parole pour dénoncer le comportement de la coach :

« Humainement, je voyais des filles pleurer dans leur chambre, moi personnellement, il m’est arrivé de pleurer dans ma chambre, car j’avais envie de vivre cette Coupe du monde, mais ça a été un chaos total. »

Évidemment, elle ne sera plus jamais reprise sous le règne de Corinne Diacre, sauf lors d’un rassemblement juste après sa déclaration.

Écartée, elle doit attendre que d’autres joueuses, notamment la capitaine Wendie Renard, lèvent la voix sur le harcèlement dont elles étaient victimes. À la suite de ces différentes déclarations, Corinne Diacre est remplacée par Hervé Renard. Le coach la sélectionne, comme d’autres joueuses écartées par sa prédécesseure (ex : Eugénie Le Sommer). Amandine joue avec l’équipe de France, étant parfois titulaire, parfois remplaçante. Elle annonce sa retraite internationale peu après les Jeux de Paris 2024.

Aujourd’hui, en préretraite, Amandine Henry a prouvé qu’il est toujours possible de se révéler et de revenir encore plus forte, devenant une source d’inspiration pour de nombreuses joueuses. Et comme un cadeau, la ville de Templemars, située dans sa région natale, donne son nom à son nouveau stade de football.

  • Le Ballon d’Argent mondial: Elle est élue deuxième meilleure joueuse de la Coupe du monde 2015 au Canada, marquant le tournant de sa notoriété internationale.
  • La reine d’Europe Amandine Henry fait partie du club très fermé des joueuses ayant remporté 7 fois la prestigieuse Ligue des Champions féminine avec l’Olympique Lyonnais.
  • La Reine de Turin (2022): En finale de la Ligue des Champions face au grand FC Barcelone, elle décoche un but d’anthologie à 30 mètres de distance pour offrir le trophée à l’Olympique Lyonnais.

En club :

1x Women’s International Champions Cup
7x Ligue des Championnes
1x Trophée des championnes
14x Championnats de France
8x Coupe de France
1x Championnat des Etats-Unis
1x Trophée Veolia Féminin

En sélection :

1x Tournoi de France
1x SheBelieves Cup

Chevalière de l’ordre national du Mérite

Médaille Fédération française de football des légendaires

2x Equipe type de la FIFPro World 11

1x Ballon d’argent adidas Coupe du monde féminine de la FIFA

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Amandine Henry

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Amandine Henry est une légende du football français et une icône de l’OLyonne. Découvrez son histoire !

Claire Supiot – L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

Claire Supiot – L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

Claire Supiot

Claire Supiot - L’alliance entre la force mentale et la conquête de nouveaux horizons

1968 à aujourd'hui - Écrit par Mariana

Première athlète de l’histoire du sport français à avoir participé aux Jeux Olympiques puis aux Jeux Paralympiques, Claire Supiot est une force de la nature. Atteinte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, cette nageuse hors norme devenue coureuse sur terre a fait de sa vie un défi permanent, prouvant que tout est possible lorsque l’on décide de bousculer son destin.

Une vie jetée à l’eau par destin

Rien ne prédestinait Claire Supiot à une carrière de sirène, si ce n’est un événement 

tragique survenu dans sa commune d’Écuillé-sur-Loir en 1967, où toute une colonie de vacances s’est noyée. Face à ce drame, ses parents la poussent à apprendre à nager. Très vite, Claire se révèle être dans son élément et intègre le sport-études de Dinard à seulement 13 ans et demi.

Sous la houlette de son entraîneur Jacques Mélier, elle compense son manque de prédispositions naturelles par un mental d’acier. Elle s’impose rapidement chez les valides en décrochant neuf titres de championne de France et se qualifie pour les Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Après cette première vie sportive, elle s’arrête pendant près de 30 ans pour élever seule ses trois enfants.

Le « colocataire » et le retour historique

En 2015, à plus de 50 ans, Claire décide de replonger. Entre-temps, sa maladie génétique, la maladie de Charcot-Marie-Tooth (forme spinale), s’est déclarée. Loin de s’apitoyer, elle qualifie son handicap de « colocataire », une manière de rappeler que la maladie ne définit pas la personne.

Pour performer à nouveau, elle s’entoure d’une équipe de passionnés (préparateurs physique et mental, kinés, nutritionniste, et sa fille en community manager). Sa routine est digne des plus grands : réveil à 5h20, deux entraînements par jour, et des kilomètres avalés dans le bassin entre ses heures de travail. Son acharnement paye : elle se qualifie pour les Jeux Paralympiques de Tokyo.

Le saviez-vous ? À trois mois des Jeux de Tokyo, Claire a subi un changement de classification injuste la forçant à se requalifier en urgence. Elle l’a fait avec brio, devenant la seule athlète à se qualifier deux fois la même année pour la même olympiade, avant d’atteindre la finale paralympique du 100m papillon.

Tokyo : La consécration de l’émotion

De sa riche carrière, Claire garde des souvenirs impérissables, comme la Marseillaise de son titre de championne d’Europe. Mais son entrée dans le bassin de Tokyo, en pleine période de Covid, reste gravée à jamais.

« Peu importe ce qui va se passer dans le bassin, tu es la première athlète française à avoir fait les JO et les JP », s’est-elle répété en foulant le plot de départ. Un accomplissement qui fait écho à son passage sous le grand tunnel du stade de Séoul, 30 ans plus tôt, où elle avait enfin compris pourquoi elle s’était tant entraînée.

Nouveau défi sur la terre ferme : le Frame Running

Après avoir commenté les Jeux de Paris 2024 au micro de RMC, Claire ressent le besoin de tourner la page de la natation. Mais l’inactivité n’est pas faite pour elle. En août 2024, elle découvre le frame running, une discipline d’athlétisme pratiquée sur une grande draisienne à trois roues.

Désormais licenciée au SCO d’Angers, Claire s’entraîne d’arrache-pied sur la piste avec des chaussures à pointes, heureuse de pouvoir enfin courir debout et au grand air. Tout en menant de front son travail de référente handicap pour le département du Maine-et-Loire, elle garde les yeux grands ouverts sur son prochain rêve : se qualifier pour les Jeux de Los Angeles en 2028.

La philosophie du sport : Solidarité et inspiration au féminin

Pour Claire Supiot, la valeur du sport ne se mesure pas au nombre de médailles sur la boîte. Lorsqu’on lui demande quelle sportive l’inspire, elle refuse de citer un grand nom de championne. Pour elle, les véritables modèles sont toutes les femmes qui sortent de leur zone de confort : qu’il s’agisse d’une coureuse anonyme croisée en campagne ou de sa voisine de 60 ans qui s’astreint à l’aquagym et qui a relancé sa propre routine.

Elle défend un sport inclusif où valides et handis se côtoient, trouvant la beauté du geste dans la solidarité de l’effort collectif. C’est ce message universel qu’elle souhaite transmettre à la jeunesse : « Tout est possible à n’importe quel âge dès lors qu’on s’en donne les moyens et qu’on est bien accompagné ».

Le chiffre : 30
C’est le nombre d’années d’écart qui séparent les deux carrières sportives internationales de Claire Supiot (Séoul 1988 et Tokyo 2020).

Pour aller plus loin : En 2024, Claire a publié son autobiographie intitulée Sirène olympique (illustrée par son cousin Olivier Supiot) et a fait l’objet d’un documentaire sur France Télévisions, L’eau, la terre, Claire.

Interview de Claire Supiot

Cecile Addou

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"Ecrit

Le volley traverse la vie de Cécile Addou. Joueuse confirmée, c’est par sa version assise du jeu qu’elle a réussi à se relever de son handicap, contracté à la suite d’un sarcome du bassin. En seulement un an de pratique, celle qui a rejoint l’Équipe de France il y a six mois possède déjà un palmarès qui parle pour elle.

C’est poussée par son entourage que la jeune collégienne Cécile Addou effectue ses premières passes sur un terrain de volley. La machine est alors lancée, elle ne peut plus se passer de la balle en cuir. S’ensuit une carrière honorable qui la mène jusqu’en Nationale 3.
Tout bascule en 2021. Cécile Addou apprend qu’elle souffre d’un sarcome du bassin, un type rare de cancer osseux. Malgré les lourds traitements qu’elle subit, Addou se refuse à arrêter le sport.  “Pour aller de l’avant, ça a été un choix évident” dit-elle, ayant poursuivi les efforts physiques pendant la chimiothérapie et la rééducation post-chirurgie. Ainsi, ce n’était même pas une question pour elle, son avenir s’écrirait au 

sein du sport adapté à sa nouvelle condition physique. Même si elle ne peut plus sauter au filet, ni plonger lors de parties de beach-volley, Cécile aura sa revanche. 

Le volley assis était une discipline que Cécile Addou ne connaissait pas, avant de poser les yeux dessus à l’occasion des Jeux Paralympiques de Paris 2024. En voyant évoluer les volleyeuses internationales, elle s’est demandé si elle serait capable de retrouver un tel niveau malgré ses opérations au niveau des lombaires. Par chance, un club situé près de chez elle a ouvert une section volley assis, sous l’impulsion de l’ancienne capitaine de l’Équipe de France Sylvanie Logello. Ni une ni deux, Cécile Addou passe les portes. La bascule a été facilitée par son bagage de volleyeuse valide, les règles étant très similaires si ce n’est la hauteur du filet. Le plus gros du travail se situe au niveau des déplacements, en glissant sur le postérieur, se lever étant considéré comme une faute. Cécile affirme être toujours en train de travailler cet aspect du jeu.

Mais avant d’adopter définitivement cette nouvelle discipline, Cécile Addou a participé à un programme permettant aux personnes porteuses de handicap de s’essayer à différents sports sous les yeux des recruteurs : La Relève. Créé par le Comité Paralympique Sportif Français en 2019, en vue des Jeux Paralympiques de Paris 2024, son but est de trouver les sportifs paralympiques de demain, les “perles rares cachées” qui pourraient se révéler dans certains sports. La sélection commence par une interview à l’INSEP, endroit que Cécile Addou n’aurait jamais pensé visiter un jour auparavant, dont le but est d’orienter les parasportives vers les bons clubs, et les bons sports, en prenant en compte s’ils visent le haut niveau ou veulent s’épanouir en loisir. Ensuite, se déroulent sur deux jours des exercices communs organisés par les représentants des Fédérations paralympiques, qui observent les candidats. Pour Cécile, La Relève est un véritable accélérateur pour passer au haut niveau et à la compétition, plutôt que de devoir subir certaines étapes qui pourraient faire perdre du temps. Cécile avait émis quatre vœux lors de ce programme : le volley assis, la natation qu’elle pratiquait en eau libre, le badminton et le cyclisme, en s’étant essayée en complément à l’aviron, au para standing tennis et au lancer de poids et de javelot. Que des sports différents, ce qui fait dire à Cécile Addou que cette offre diversifiée est ce qui rend chouette le programme La relève. Finalement, c’est le volley assis qui lui ouvre ses portes.

Si la position assise et les déplacements glissés ne l’empêchent pas de souffrir sur le terrain, Cécile Addou s’épanouit pleinement en volley assis, si bien qu’elle concourt au sein de trois équipes : le club de Hyères, où elle est licenciée et joue en loisir où elle côtoie des joueuses valides, le volley assis étant inclusif au niveau des championnats nationaux (dans son club, elles ne sont que deux handisportives) ; celui de Lyon, qui lui permet de jouer au haut niveau au format 6 vs 6 féminin ; et en Équipe de France. Les joueuses de l’équipe nationale se retrouvent régulièrement en stage au CREPS de Vichy, et lors des grandes compétitions. Sur cet aspect-là, Cécile Addou a connu une adaptation expresse avec d’ores et déjà, en moins d’un an de pratique, un beau palmarès international à son actif, ce qu’elle appelle une “courte carrière, mais déjà bien remplie”. Tout s’est très vite enchaîné : participation aux championnats d’Europe, et victoire en Silver Nations League à Prague au mois d’octobre. Un titre qui permet à l’Équipe de France de rejoindre la Golden Nations League, qui réunit les six meilleures équipes d’Europe. L’objectif de Cécile devient donc le maintien au plus haut échelon européen, qui se déroulera à Leipzig (Allemagne) en mai, face à l’Ukraine, l’Italie, l’Allemagne, la Slovénie et les Pays-Bas. Après cela, ce seront les Mondiaux de Hangzhou en ligne de mire, auxquels les Bleues se sont qualifiées grâce à leurs bonnes performances. “J’apprécie chaque moment”, rend compte Cécile. “On n’a pas fini d’évoluer, on n’a pas encore atteint notre max”, prévient-elle.

En plus du haut niveau qu’elle continue de découvrir à vitesse grand V, Cécile Addou doit également composer avec sa vie professionnelle et familiale. Elle considère avoir la chance d’être à son compte, et bien soutenue par son mari, ce qui lui permet de trouver le temps pour effectuer les déplacements et se préparer au mieux, notamment physiquement. Le statut de sportive de haut niveau acquis, elle annonce aujourd’hui se mettre en quête du démarchage de partenaires. Avec ce soutien financier, elle pourrait s’octroyer les services d’un préparateur mental, et d’un prépa physique, pour atteindre son plein potentiel et mettre de son côté tout ce qui est possible pour supporter les échéances à venir. La Fédération Française de volley-ball, de laquelle dépend le volley assis en France, prend en charge les déplacements des joueuses.

Dans le volley assis, elle retrouve ce qu’elle aimait dans ce sport chez les valides : l’aspect sport collectif, où l’on prend plaisir à construire les points. “Au volley assis, on n’est rien sans l’autre, tu ne peux pas gagner un match à toi tout seul” explique-t-elle. Si l’on ajoute la bonne ambiance qui règne au sein du groupe France, c’est un véritable conte de fée que vit actuellement la joueuse originaire d’Agde. Chez les valides, elle occupait les postes de réceptionneuse-attaquante et de centrale, rôles qu’elle retrouve en volley assis. “On a deux, trois passeuses attitrées, mais sinon on se vaut toutes plus ou moins”. Dans son sport, elle admire beaucoup les Italiennes, présentes sur le circuit depuis très longtemps, et les Américaines. Elle respecte grandement la Canadienne Heidi Peters, elle aussi victime d’un sarcome qui l’a amenée à être amputée. Addou s’inspire également d’autres sportives, valides comme handisportives, telles que Marie-José Perrec, Pauline Ferrand-Prévot ou Clarisse Agbégnénou.

Les récentes victoires de l’Équipe de France donnent des rêves de Jeux de Los Angeles à Cécile Addou. Mais le chemin est long et semé d’embûches : le tournoi paralympique ne compte que huit équipes seulement, et les qualifications n’auront lieu que trois mois avant le début des Jeux. Mais avant de s’attaquer à ce vertigineux exploit, le but pour Cécile Addou est de continuer à pratiquer de plus en plus, en obtenant d’autres créneaux pour s’entraîner. Elle voit d’un bon œil le développement du volley assis, avec de plus en plus de clubs valides qui ouvrent des sections handisport. Elle souhaite aussi mettre en avant les bienfaits du sport en général. Elle essaie de particulièrement s’adresser aux femmes handisportives, voire à celles faisant face à un combat contre le cancer, en les appelant à pousser la porte d’un club pour s’adonner à un sport qu’elles n’auraient peut-être jamais soupçonné pratiquer.

“Ne serait-ce que pour s’occuper l’esprit, oublier les traitements, oublier la maladie, oublier le handicap, cela ne peut faire que du bien. C’est possible, croyez en vous”.

Interview de Cécile Addou

Marinette Pichon : La pionnière qui a fait tomber les murs

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"1975

Le talent brut se mesure parfois aux statistiques, mais la légende, elle, se forge dans l’adversité comme l’exprime si justement Marinette :

« Moi, si j’avais écouté les autres, je n’aurais jamais rien fait. Il m’est arrivé d’avoir les deux genoux à terre, mais je me suis toujours relevée. »

Avec 81 buts en 112 sélections, Marinette Pichon a longtemps trôné seule au sommet du football français. Bien plus qu’une simple attaquante, elle a été la première 

véritable icône d’une discipline qui, à ses débuts, ne lui offrait aucune structure. En s’exilant aux États-Unis pour vivre son rêve de professionnalisme, elle n’a pas seulement changé de continent, elle a ouvert une brèche pour toutes les générations de joueuses tricolores qui lui ont succédé.

Qui est Marinette?

Derrière la carrière de Marinette Pichon se dessine le portrait d’une athlète qui a marqué son époque. Née le 26 novembre 1975 à Bar-sur-Aube, elle a représenté la France au plus haut niveau international. Véritable métronome offensive, elle a évolué durant toute sa carrière au poste d’attaquante, s’imposant comme la figure de proue du football féminin tricolore.  

Le football comme sanctuaire

Pour Marinette Pichon, le ballon rond n’a pas été qu’un jeu, mais un refuge vital. Grandissant dans un climat familial marqué par la violence et l’alcoolisme de son père, elle trouve sur le terrain de l’AS Brienne le seul endroit où elle se sent en sécurité et valorisée ; elle y reste jusqu’à ses 16 ans. Dès l’âge de 5 ans, elle y défie les garçons, faisant preuve d’une supériorité technique qui ne tarde pas à attirer l’attention. Ce sport devient alors son « enclos protecteur », le moteur qui lui permettra de s’extraire d’un quotidien difficile pour se forger un destin hors du commun. À une époque où les centres de formation féminins n’existent pas, elle forge son caractère et sa technique dans le football de rue et son club amateur, avant de rejoindre le Saint-Memmie Olympique.

L’odyssée américaine

Alors qu’elle fait les beaux jours du Saint-Memmie Olympique, Marinette Pichon comprend que pour franchir un palier, elle doit quitter une France où le football féminin reste amateur. En 2002, elle prend un pari audacieux : signer au Philadelphia Charge, aux États-Unis. Le changement est radical. L’employée de mairie française devient, presque du jour au lendemain, une star mondiale du soccer professionnel. Évoluant dans une ligue ultra-compétitive, elle est sacrée meilleure joueuse du championnat américain (WUSA) en 2003, prouvant que son talent n’avait aucune frontière. 

Une empreinte indélébile en Bleu

Si elle brille en club, c’est sous le maillot de l’équipe de France que Marinette Pichon entre définitivement dans l’histoire. Elle honore sa première sélection en 1994 et marque son premier but en sélection le 25 septembre 1994 lors de la victoire 0-3 face à l’Écosse. En 2003, elle est le fer de lance de la toute première sélection française qualifiée pour une Coupe du monde, marquant au passage le premier but de l’histoire des Bleues dans cette compétition face à la Corée du Sud. Elle annonce sa retraite internationale à la suite de l’échec des Bleues lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2007 face aux Anglaises. 

Véritable « renarde des surfaces », capable de marquer des deux pieds et dotée d’un sens du but clinique, Marinette Pichon a détenu le record national de buts pendant quatorze ans, avant d’être dépassée par Eugénie Le Sommer en 2020.

Au-delà du terrain : une icône engagée

La carrière de Marinette Pichon ne s’arrête pas au coup de sifflet final. Pionnière sur le terrain, elle l’est tout autant dans la vie civile en étant l’une des premières sportives françaises à afficher publiquement son homosexualité. Son combat pour le mariage pour tous et l’obtention historique d’un congé parental en 2012 — un an avant la loi — témoignent d’une résilience qui dépasse le cadre sportif. Professionnellement, elle devient directrice générale du club de soccer 2019 du Lac-Saint-Louis à Montréal, puis en 2024 des Roses de Montréal. En parallèle, elle poursuit une carrière de consultante média de 2011 à 2021.  

Aujourd’hui installée au Québec, elle continue d’inspirer à travers le film biographique Marinette sorti en 2023. Elle s’impose comme une figure majeure de la lutte contre les violences intrafamiliales et pour la promotion du sport féminin. 

  • 112 sélections et 81 buts (Meilleure buteuse de l’histoire des Bleues de 2006 à 2020).
  • Première buteuse française de l’histoire en Coupe du Monde (2003).
  • Participation à la Coupe du Monde 2003 (USA).
  • Participation aux Championnats d’Europe (Euro) en 1997, 2001 et 2005.

En football

  • Championne de France (2006 avec Juvisy).
  • Vainqueur du Challenge de France (l’équivalent de la Coupe de France) en 2005 avec Juvisy.
  • Vice-championne de France (2005 avec Juvisy).
  • Championne de la Conférence Est (2004 avec les New Jersey Wildcats, USA).
  • Finaliste de la USL W-League (2004 avec les New Jersey Wildcats, USA).
  • 2ème de la saison régulière de la WUSA (2002 avec le Philadelphia Charge, USA).

Sportives

  • Meilleure joueuse (MVP) de la ligue américaine (WUSA) en 2003.
  • Meilleure joueuse offensive de la WUSA en 2002.
  • 2x Joueuse de l’année (Trophées UNFP) en 2002 et 2005.
  • 4x Meilleure buteuse du Championnat de France (2001, 2002 avec Saint-Memmie ; 2005, 2006 avec Juvisy).
  • Record de buts sur une saison en France : 38 buts (saison 2004-2005).
  • Meilleure buteuse de la W-League américaine en 2004 (malgré seulement 10 matchs joués)

Médiatiques

  • 2007 : Chevalier de l’ordre national du Mérite en tant que membre de l’équipe de
    France d’un club sportif féminin ; 13 ans de services civils et d’activités sportives
  • 2022 : Chevalier de la Légion d’honneur en tant qu’ancienne footballeuse internationale, entraîneuse et consultante pour la télévision ; 31 ans de services 

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Nantenin Keïta

"Nantenin

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"1984

Porte-drapeau de la délégation française aux Jeux de Paris 2024, Nantenin Keïta est une légende qui a su marquer les générations. Tout le monde se rappele de son titre à Rio, pourtant la Française a remporté bien plus de médailles tout en étant une femme extrêmement engagée. Découvrez son histoire.

Née en 1984 au Mali, les médecins détectent à sa naissance son albinisme, une maladie héréditaire qui touche aussi son père Seifa, un célèbre musicien malien. Son albinisme ne se résume pas une peau et des yeux plus claire. Comme beaucoup personne atteinte de cette maladie, Nantenin Keïta est également malvoyant. Pour elle, il est impossible de lire à un panneau de rue même en étant en-dessous de celui-ci.

Un fort caractère

En 1987, sa famille s’installe à Montreuil pour le boulot de son père. A la maison, tout se passe à merveille, mais à l’école tout est différent. A la maternelle, Nantenin raconte qu’elle subit des moqueries et qu’aucun de ses camarades ne veut jouer avec elle. Ne comprenant pas cette situation, l’enfant en parle à son père. Celui-ci lui donne un précieux conseil, explique sa différence. Le lendemain, elle les suit et ses camarades sont intrigués :

« J’éveille la curiosité de mes camarades qui me posent des questions sur le sujet. Cela a démystifié cet aspect-là de moi. »

La découverte du sport

Le sport, Nantenin Keïta le découvre à l’école. Elle pratique d’abord le handball, où son entraîneuse la fait jouer gardienne. Evidemment, elle n’apprécie pas l’expérience. Loin de se laisser à abattre, la Franco-Malienne s’essaye au basket-ball, mais avec son handicap, la pratique est bien trop compliquée pour elle.

Puis arrivée le collège spécialisé. Là-bas, Nantenin fait la rencontre d’un professeur de sport unique en son genre. En effet, dès la sixième, il n’hésite pas une seconde à inscrite toute sa classe à une compétition d’athlétisme handisport. Cette expérience la convint de pratiquer ce sport. Au début, elle ne le prend pas réellement au sérieux. Elle est certes appliquée à l’entraînement hebdomadaire, mais ne pousse pas plus loin.

Repérée par la fédération

A 15 ans, Nantenin Keïta participe à une compétition comme à son habitude. Mais cette fois-ci, un membre de la fédération handisport. Ce dernier lui propose alors de l’accompagner avec une équipe spécialisée et l’adolescente accepte la proposition.

Toujours aussi sérieuse, elle voit cette époque le sport comme un échappatoire du quotidien. Elle ne fixe aucun objectif à part prendre du plaisir. Pourtant sa progression l’amène au plus haut niveau national. A 18 ans, elle se qualifie pour les Mondiaux, une compétition qui allait la transformer.

Lors de championnat du monde, la sélection l’aligne sur le 100m, le 200m et le 400m, les disciplines où elle peut véritablement performer. La jeune athlète le prouve tout de suite. Elle se qualifie trois fois en finale et remporte surtout l’argent sur le 400m ! Ses résultats sont un véritable déclic. Elle le confie à Oyaba 360 :

« Malgré une médaille d’argent sur le 400 mètres, je veux briller sur la discipline reine et je comprends rapidement pourquoi je dois m’entraîner. »

A la quête du titre paralympique

Après cette compétition, Nantenin Keïta change de club pour passer d’un à trois entraînements par semaine en plus de sa séance d’UNSS le mercredi. Ce changement va la faire progresser très rapidement. En 2006, pour ses deuxièmes Mondiaux, elle repart avec trois médailles dont deux titres (sur le 200m et le 400m).

Qualifiée aux Jeux Paralympiques, la Française n’a qu’un objectif, l’or ! A deux reprises, l’athlète la frôle. D’abord, elle termine troisième du 400m puis deuxième sur le 200m. Lors de ses Jeux, Nantenin remarque que les athlètes sont de mieux en mieux entraînées et pour certaines sont soutenus par des sponsors :

« Lors des Jeux de Pékin, je trouve que la compétition n’est plus la même que lors des championnats du monde deux ans plus tôt. Il y a de plus en plus de para-athlètes, le milieu se professionnalise. »

Malheureusement, en France, la fédération a peu de soutien financier et trouver des sponsors en tant qu’athlète est (et reste) extrêmement compliqué, surtout quand votre discipline n’est pas médiatisée. Par chance, Nantenin Keïta est soutenue par son employeur qui lui laisse gérer sa vie professionnelle autour de sa pratique du sport. Elle est véritablement épanouie. Cela va se refléter dans ses résultats, montant de plus en plus régulièrement sur les podiums internationaux.

2016 signe son année de consécration. Cette année-là, la Française est qualifiée aux Jeux Paralympiques. Sur le 400m, elle se présente comme championne du Monde en titre et double championne d’Europe de la discipline. Autant dire, elle parmi les favorites au titre. Ce statut l’athlète l’embrasse en gagnant l’épreuve, un rêve qui se réalise pour elle ! Pour une fois, les Jeux sont diffusés en direct à la télé pouvant savourer sa victoire avec les téléspectateurs français. Elle le dit aujourd’hui, cette victoire est de loin son meilleur souvenir sportif :

« La médaille d’or arrive à Rio parce que je suis dans ce système depuis trois ans, dans lequel je me sens sereine et que je peux m’entraîner sans douleur. C’est un peu comme la cerise sur le gâteau, mais il y a tout le gâteau avant, qui est particulièrement succulent. Et c’est ça le sport ! »

La persévérance

Après cette victoire, Nantenin Keïta vit des moments compliqués. Régulièrement blessée, elle n’arrive plus à performer comme elle souhaite. Son niveau ne décline pas pour autant, mes adversaires, elles progressent et se professionnalisent. Pour autant, la Française se qualifie pour les Jeux suivants, motivée à défendre son titre. Malheureusement, elle se blesse de nouveau durant la compétition.

Nantenin Keïta ne compte pas s’arrêter ici. Elle vise les Jeux de Paris 2024 et un adieu devant ses supporters. Ces Paralympiques vont tout simplement être magique pour elle, en étant porteuse de la flemme olympique, une des dernières relayeuses de la flamme paralympique et surtout porte-drapeau de la délégation. De ces Jeux, elle repart certes sans médaille, une petite déception pour elle, mais avec des souvenirs jamais à graver dans son esprit.

Une femme engagée

En parallèle de la piste, Nantenin Keïta est une femme extrêmement engagée. En effet, en 2005, la fonde son association avec son père. Avec la Fondation Salif Keïta, elle avait et a toujours la vocation d’offrir un meilleur accès à l’éducation et à la santé aux personnes albinos au Mali. Par exemple, cette structure offre des kits de protection du soleil, composés de crème solaire et de lunettes de soleil, essentiel pour le bien-être des personnes albinos.

Nantenin est une athlète qui aura marqué son temps par ses médailles, son engagement et sa personnalité. Comme elle le dit :

« J’espère que mon histoire peut donner envie et confiance à d’autres. Que certains jeunes se disent : “si elle y est arrivée, j’en suis capable.” »

En athlétisme

  •  1x Championne paralympique
  • 1x Vice-championne paralympique
  • 2x Médaille de bronze aux Jeux
  • 3x Championne du Monde
  • 3x Vice-championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Bronze aux championnats d’Europe sur le relais
  • 3x Championne d’Europe

Médiatiques 

  • Chevalière de la Légion d’honneur
  • Officière de l’ordre national du Mérite 

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Delphine Le Sausse – L’alliance entre la passion de la glisse et le dépassement de soi

"Delphine

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Seize fois championne du monde de para-ski nautique et détentrice de multiples titres de championne de France de ski slalom, Delphine Le Sausse incarne la résilience. Entre son officine de pharmacie et les plans d’eau, cette athlète de haut niveau a transformé son handicap en un moteur de performance absolue.

Une vie tracée par la glisse

Passionnée depuis toujours par les sports de glisse, Delphine Le Sausse forge son mental de compétitrice au club de ski club de Font-Romeu. Mais en janvier 2004, sa trajectoire est brisée par un accident de ski alpin. Devenue paraplégique incomplète, elle doit alors tout réapprendre : l’équilibre, les sensations et la gestion d’un corps dont une moitié ne fonctionne plus de façon optimale.
Pourtant, la glisse reste son élément.

« Quand je suis sur l’eau, je n’ai plus de contrainte et que du plaisir, » confie-t-elle.

En ski nautique avec un équipement adapté, elle retrouve une liberté de mouvement que son quotidien, parfois rythmé par l’usage de béquilles, lui conteste.

L’exigence technique du Para-ski Nautique

Le para-ski nautique est une discipline de précision qui se découpe en trois épreuves distinctes :
Le Slalom : Le bateau suit un chenal central pendant que le skieur doit contourner six bouées. À chaque passage réussi, la vitesse augmente.
Les Figures : Deux parcours de 20 secondes où chaque figure réussie rapporte des points selon sa difficulté technique.
Le Saut : Une épreuve de distance sur tremplin (allant de 10 m à 16 m pour les femmes). Delphine a choisi d’arrêter cette discipline pour préserver sa santé, l’impact sur son dos étant trop violent sans l’amorti des jambes.

 

2009 : Le sacre de l’émotion à Vichy

Si Delphine compte de nombreux titres, celui de 2009 à Vichy reste gravé comme son plus beau souvenir. Après un premier titre en 2007 qu’elle jugeait presque chanceux, elle domine la compétition en France.

« C’est la première fois de ma vie que j’ai pleuré de joie », se rappelle-t-elle avec émotion.

Un retour magistral qu’elle confirmera en 2017, après une pause pour donner naissance à sa fille, prouvant qu’on peut concilier maternité et sport de haut niveau.

 

Une « hyperactive » au service de la santé

Loin des bassins, Delphine mène une carrière de pharmacienne. Ce métier nourrit sa conviction que le sport est un outil de prévention essentiel contre l’obésité ou le diabète. Pour tenir ce rythme effréné, elle s’astreint à une routine stricte : 30 minutes de yoga et de gainage chaque matin.

Alors que les prochains championnats du monde en Australie se profilent, Delphine continue de glisser avec la même ferveur, portée par un seul leitmotiv :

« Avant de battre les autres, c’est moi que je veux battre ».

Interview de Delphine Le Sausse