Hilary Knight – L’imbattable guerrière du hockey états-unien

Hilary Knight – L’imbattable guerrière du hockey états-unien

Ecrit par Anaïs Mousset

Hockeyeuse internationale américaine sept fois championne du monde de 2007 à 2017, à chaque fois devant le Canada, et deux fois vice-championne olympique en 2010 et en 2014, battue par la même équipe, l’attaquante Hilary Knight a enfin touché l’or aux Jeux à PyeongChang 2018 à l’issue d’une finale irrespirable où les joueuses à la bannière étoilée sont venues à bout de leurs éternelles rivales à la feuille d’érable après 20 ans d’attente.

L’enfance sur la glace

Hilary Atwood Knight naît le 12 juillet 1989 à Palo Alto, en Californie. Elle découvre le hockey sur glace à seulement cinq ou six ans et tombe immédiatement sous le charme de ce sport. Très vite, les Jeux olympiques deviennent son rêve. À cette époque, le hockey féminin est déjà présent aux Jeux depuis 1998, mais Knight est encore une enfant lorsqu’elle commence à imaginer porter un jour le maillot américain sur la plus grande scène sportive mondiale.

Sa passion pour le hockey prend rapidement une place considérable dans sa vie. Elle raconte qu’elle allait parfois se coucher avec son équipement sur elle et qu’elle dormait avec des palets sous son oreiller, persuadée qu’ils lui porteraient chance. Pour elle, le hockey représente tout ce qu’elle recherche : la vitesse, le mouvement et cette sensation particulière de patiner sur la glace. Très vite, son rêve olympique devient une véritable ambition.

Le premier échec

Très jeune, Hilary Knight comprend qu’elle possède les qualités nécessaires pour atteindre le plus haut niveau. Mais son parcours vers l’équipe olympique ne se fait pas sans obstacles.

En 2006, alors qu’elle tente de se faire une place dans la sélection américaine pour les Jeux de Turin, elle échoue. Elle décide de transformer cet échec en motivation et travaille encore plus dur pour atteindre son objectif. Quelques mois plus tard, elle rejoint l’Université du Wisconsin et s’impose rapidement comme l’une des grandes joueuses du championnat universitaire américain.
Avec les Badgers, elle remporte deux titres NCAA, en 2009 et 2011, et termine sa carrière universitaire comme meilleure buteuse et meilleure marqueuse de l’histoire du programme.

Une ascension internationale fulgurante

En 2007, Hilary Knight connaît ses premiers Championnats du monde avec les États-Unis. À seulement 17 ans, elle découvre déjà le très haut niveau international.

Dès 2008, elle remporte son premier titre mondial. En finale, les États-Unis prennent leur revanche sur le Canada et s’imposent 4-3. Un an plus tard, à Hämeenlinna, les Américaines conservent leur titre. Knight inscrit notamment le dernier but de son équipe en finale, remportée 4-1 face aux Canadiennes. À seulement 19 ans, elle possède déjà deux titres mondiaux.

Vancouver 2010 : les débuts olympiques

En 2010, Hilary Knight réalise enfin son rêve. À Vancouver, elle participe à ses premiers Jeux olympiques avec les États-Unis et devient la plus jeune joueuse de l’équipe américaine.

Le 25 février, les deux grandes rivales se retrouvent en finale dans un Canada Hockey Place entièrement acquis à la cause canadienne. Marie-Philip Poulin inscrit deux buts en première période tandis que Shannon Szabados réalise une prestation exceptionnelle dans les cages.
Knight repart avec une médaille d’argent, mais surtout avec la certitude que l’or olympique est désormais son objectif ultime.

La patronne des Mondiaux

Après Vancouver, Hilary Knight continue de s’imposer comme l’une des meilleures attaquantes du monde. En 2011, les États-Unis remportent le Championnat du monde à Zurich. En finale contre le Canada, Knight inscrit le but de la victoire en prolongation et offre le titre à son équipe, 3-2. Deux ans plus tard, à Ottawa, les Américaines remportent une nouvelle médaille d’or après une victoire 3-2 contre les Canadiennes.

Knight s’impose également sur la scène professionnelle. En 2012, elle rejoint les Boston Blades en Ligue canadienne de hockey féminin. Dès sa première saison, elle devient la première Américaine à être élue MVP de la ligue et aide les Blades à remporter la Clarkson Cup en 2013. Elle reste à Boston jusqu’en 2017, avant de rejoindre les Boston Pride lors de la création de la Ligue nationale de hockey féminin, une nouvelle ligue qui rémunère professionnellement les joueuses. Avec le Pride, elle remporte la Coupe Isobel en 2016.

Elle retourne ensuite en Ligue canadienne de hockey féminin avec les Canadiennes de Montréal en 2018. Mais en 2019, la LCHF annonce la fin de ses activités, mettant un terme à la ligue après douze années d’existence. Knight rejoint alors la PWHPA, une association de joueuses qui travaille à la création d’une nouvelle ligue professionnelle féminine.

Trois nouveaux titres mondiaux

Entre les Jeux de Sotchi et ceux de PyeongChang, Hilary Knight continue d’accumuler les succès avec les États-Unis. En 2015, à Malmö, elle remporte son cinquième titre mondial. Meilleure marqueuse de la compétition, elle est également désignée meilleure joueuse du tournoi.

Un an plus tard, à Kamloops, le scénario se répète. Les Américaines battent une nouvelle fois le Canada en finale et remportent leur sixième titre mondial. Knight termine encore meilleure marqueuse et meilleure joueuse de la compétition. En 2017, à Plymouth, les États-Unis décrochent un troisième titre consécutif face aux Canadiennes, permettant à Knight de remporter son septième titre mondial.

En parallèle de ses performances sportives, Knight devient également une figure importante de la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans le hockey. Elle s’engage notamment pour une meilleure reconnaissance et un meilleur traitement financier des joueuses.

PyeongChang 2018 : enfin l’or olympique

Pour ses troisièmes Jeux olympiques, Hilary Knight arrive à PyeongChang avec le même objectif depuis plusieurs années : remporter enfin l’or. Les États-Unis terminent deuxièmes du groupe A derrière le Canada, qui les bat 2-1. En demi-finale, les Américaines dominent la Finlande 5-0 et décrochent leur place pour une nouvelle finale olympique. Knight inscrit notamment un but lors de cette rencontre.

Le 22 février, les États-Unis retrouvent donc le Canada pour une cinquième finale olympique entre les deux nations. Knight ouvre le score à 25 secondes de la fin de la première période en déviant un tir de Sydney Morin en supériorité numérique. Les deux équipes ne parviennent pas à se départager en prolongation. Pour la première fois, une finale olympique féminine de hockey doit donc être décidée aux tirs au but. Knight manque sa tentative, mais la gardienne américaine Maddie Rooney arrête deux tirs canadiens consécutifs. Lamoureux inscrit finalement le tir décisif et offre la victoire aux États-Unis, 3-2. Après deux médailles d’argent à Vancouver et à Sotchi, Hilary Knight devient enfin championne olympique. Les Américaines mettent également fin à vingt ans d’attente depuis leur dernier titre olympique à Nagano en 1998.

Pour Knight, cette médaille d’or représente l’aboutissement de tout le travail réalisé depuis son enfance. Quelques jours après son sacre, elle rejoint le Québec pour terminer la saison 2017-2018 avec les Canadiennes de Montréal, retrouvant plusieurs joueuses qu’elle venait tout juste d’affronter en finale olympique.

Milan-Cortina 2026 : un dernier défi olympique

Huit ans après son premier titre olympique, Hilary Knight retrouve les Jeux à Milan-Cortina pour une cinquième participation, un record pour une joueuse américaine. À 36 ans, elle est cette fois capitaine de la sélection américaine et aborde cette édition avec une place particulière dans l’histoire de son équipe. Elle avait annoncé avant les Jeux que Milan serait son dernier rendez-vous olympique.

Les États-Unis commencent parfaitement leur tournoi et enchaînent les victoires. Knight reste un élément important de l’équipe tout au long de la compétition et participe à la qualification pour une nouvelle finale olympique. Comme à PyeongChang en 2018 et à Pékin en 2022, les Américaines retrouvent le Canada pour tenter de décrocher l’or.

La finale est particulièrement serrée. Le Canada ouvre le score et conserve son avantage jusque dans les dernières minutes. Alors que les États-Unis jouent avec une attaquante supplémentaire, Knight se retrouve devant la cage canadienne. Elle dévie un tir de Laila Edwards et égalise à quelques secondes de la fin du temps réglementaire.

Son but permet aux Américaines d’arracher la prolongation et porte son total à 15 buts olympiques, un record américain.

Cette victoire vient couronner un parcours olympique exceptionnel. Avec cinq participations aux Jeux, Hilary Knight termine son parcours avec cinq médailles : deux en or et trois en argent. Au-delà de son palmarès, cette dernière aventure olympique illustre également l’évolution du hockey féminin qu’elle a accompagnée pendant toute sa carrière. Elle qui a connu une époque où les jeunes filles avaient moins de possibilités de pratiquer ce sport souhaite aujourd’hui utiliser sa visibilité pour ouvrir davantage de portes aux générations suivantes.

La suite de sa carrière

Après la fin de la CWHL en 2019, Hilary Knight participe avec plusieurs joueuses américaines et canadiennes au mouvement #ForTheGame. Avec Marie-Philip Poulin, sa grande rivale avec le Canada, elle fait partie des joueuses qui souhaitent voir naître une véritable ligue professionnelle nord-américaine pour le hockey féminin.

En mai 2019, les joueuses créent la Professional Women’s Hockey Players Association, la PWHPA. Pendant plusieurs années, Knight participe à cette association et au Dream Gap Tour, qui permet aux joueuses de continuer à jouer tout en défendant la création d’une nouvelle ligue professionnelle. Poulin fait elle aussi partie de cette mobilisation. Après avoir longtemps été adversaires avec leurs sélections nationales, les deux joueuses travaillent donc ensemble pour faire évoluer leur sport.

Cette mobilisation participe à la construction du projet qui aboutit à la création de la Professional Women’s Hockey League en 2023. Hilary Knight devient alors l’une des trois premières joueuses à signer avec l’équipe de Boston. Elle en devient la capitaine et mène le Boston Fleet jusqu’à la première finale de la Walter Cup en 2024. Elle reste capitaine de Boston lors des deux premières saisons de la PWHL.

En 2025, Hilary Knight rejoint ensuite le Seattle Torrent et devient la première capitaine de l’histoire de la franchise. Elle dispute la saison 2025-2026 avec Seattle avant de rejoindre la PWHL Detroit à l’été 2026. Transférée de Las Vegas à Detroit en juin, elle prolonge quelques jours plus tard son contrat jusqu’à la saison 2028-2029. À 37 ans, elle poursuit donc sa carrière professionnelle avec une nouvelle équipe et participe à la construction de la franchise de Detroit.


Palmarès

2x Championne olympique
4x Vice championne olympique
10x Championne du Monde
5x Vice championne du monde

1x Isobel Cup
3x Clarkson Cup
1x Walter cup
2x Championne NCAA

Amandine Henry

Amandine Henry

Amandine Henry

Amandine Henry - L'âme et le cœur du football français

1989 à aujourd'hui - Ecrit par Mariana et Marie Fournier

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Amandine Henry, il est impossible de ne pas l’évoquer. Sept Ligues des champions, quatorze titres de championne de France, un Ballon d’argent à la Coupe du monde 2015 et 109 sélections sous le maillot bleu. La Nordiste a gravé son nom au panthéon du football et professionnel mondial. Symbole d’une longévité exceptionnelle au milieu de terrain, elle a dédié sa vie à son sport, surmontant une terrible épreuve physique à l’aube de sa carrière pour s’imposer comme l’une des plus grandes compétitrices de l’histoire du football. Par sa technique redoutable, sa vision du jeu et sa force de caractère, elle est devenue bien plus qu’une championne : une véritable légende.

Ses premiers pas dans le football

Petite, Amandine Henry ne peut s’empêcher de se promener avec son ballon de football. Si attachée à cet objet, ses parents l’inscrivent au club de Lomme, près de Lille, à seulement cinq ans. Elle fait ses marques à l’école de foot, mais elle est rapidement confrontée à ses premiers obstacles, notamment les remarques sexistes. A 10 ans, Amandine se voit refuser sa place dans un club lillois en raison de son genre ; cette pratique était très courante dans les années 90. Malgré tout, la joueuse trouve sa place dans une équipe mixte. Là-bas, elle se fait remarquer par ses qualités offensives et de récupération. 

A 15 ans, son premier rêve se réalise. Amandine, qui regardait régulièrement l’émission « A la Clairefontaine » se trouve à intégrer ce centre de formation. Pour la première fois de sa vie, la Française joue uniquement avec des filles. Là-bas, elle se donne à fond pour progresser. Cela paie puisqu’elle joue dans les équipes de France jeunes. Pourtant, elle ne se voit pas devenir professionnelle car cela n’existait pas en France. En effet, à cette époque, les joueuses pouvaient espérer signer un contrat fédéral, mais c’était loin d’être suffisant pour en faire un métier. 

Du rêve au cauchemar

Dans les années 2000 tout change : les premiers clubs professionnels féminins font leur apparition, Guingamp et Lyon pour ne citer qu’eux. Au vu de son talent indéniable, l’OL la contacte alors qu’elle a 17 ans. Pouvoir vivre de sa passion, Amandine ne peut refuser, malgré un changement de vie brutal :

« Lorsque j’ai signé à l’Olympique Lyonnais à 17 ans, je me suis retrouvée à l’autre bout de la France, seule dans un appartement, face à mes responsabilités ». 

Le début de rêve se transforme en cauchemar ! Amandine se blesse gravement au genou en 2008. Elle doit alors subir une greffe de cartilage, une opération qu’aucun sportif de haut niveau n’avait subie avant elle.  De cette épreuve, elle se relève, bien soutenue par son entourage.

Une ascension fulgurante

A peine un an et demi après, la milieu est de retour sur les terrains. Cette saison-là, Lyon gagne le championnat de France, la Coupe de France et la Ligue des Championnes ! C’est alors le début de son ascension. Entre 2011 et 2016, elle joue dans la meilleure équipe européenne en étant une titulaire indiscutable. Elle rafle alors les trophées collectifs et individuels.

En 2016, Amandine fait le choix de jouer dans la ligue de football féminin des Etats-Unis, en rejoignant les Thorns de Portland :

« J’ai toujours voulu tenter une expérience à l’étranger, apprendre une nouvelle langue, découvrir une autre culture, une autre façon de travailler. J’aurais pu rester à l’OL, mais pourquoi ? J’ai tout connu et tout gagné. Je n’avais plus cette boule au ventre sur tous les matchs, qui fait qu’on se surpasse. C’était le moment de partir. J’ai été surprise de l’intérêt de Portland. Je ne pensais pas être connue dans ce monde-là. »

Pour la première fois de sa vie, elle joue des matchs de championnat dans des stades à guichets fermés. Cet engouement la motive. Elle devient rapidement titulaire en tant que milieu défensive. Le public l’adore ! Ils viennent la saluer à l’aéroport avec des écharpes à son nom.

C’était une période magique. Avec cette équipe, Amandine Henry remporte la National Women’s Soccer League en 2017. Pour la saison 2017-2018, la joueuse revient à Lyon, où elle brille de nouveau :

  • Top 10 du ballon d’or en 2018 (le premier de l’histoire)
  • Domination du championnat français
  • Un magnifique but en finale de la Ligue des championnes face au FC Barcelone en 2022…

Direction le Mexique

Entre 2023 et 2024, elle fait des allers-retours entre la ligue états-unienne et la ligue française avant de se poser au Deportivo Toluca au Mexique. D’ailleurs, elle y joue toujours et une certaine Eugénie Le Sommer l’y a rejointe pour la fin de sa carrière.

En équipe nationale

Après une bonne saison à Lyon, Amandine Henry est appelée en sélection le 22 avril 2009 pour des matchs amicaux, avant d’enchaîner avec le championnat d’Europe. Pour sa première grande compétition internationale, elle aide l’équipe à atteindre les quarts de finale, rencontre qu’elles perdent aux tirs au but.

De retour avec la sélection nationale en 2013, Amandine Henry reprend rapidement sa place de titulaire au milieu de terrain. Elle forme une charnière redoutable avec Camille Abily et Élise Bussaglia ; pourtant, elle ne remporte aucune médaille en compétition internationale. En 2017, elle prend pour la première fois le brassard de capitaine pour une unique rencontre. Mais quand Corinne Diacre arrive à la tête de l’équipe de France, elle lui confie directement le rôle de capitaine.

En 2020, à la suite d’une légère blessure, la sélectionneuse ne la retient pas, pourtant cette gêne ne l’empêchait pas de jouer à Lyon. Choquée et surprise de cette décision, Amandine Henry prend la parole pour dénoncer le comportement de la coach :

« Humainement, je voyais des filles pleurer dans leur chambre, moi personnellement, il m’est arrivé de pleurer dans ma chambre, car j’avais envie de vivre cette Coupe du monde, mais ça a été un chaos total. »

Évidemment, elle ne sera plus jamais reprise sous le règne de Corinne Diacre, sauf lors d’un rassemblement juste après sa déclaration.

Écartée, elle doit attendre que d’autres joueuses, notamment la capitaine Wendie Renard, lèvent la voix sur le harcèlement dont elles étaient victimes. À la suite de ces différentes déclarations, Corinne Diacre est remplacée par Hervé Renard. Le coach la sélectionne, comme d’autres joueuses écartées par sa prédécesseure (ex : Eugénie Le Sommer). Amandine joue avec l’équipe de France, étant parfois titulaire, parfois remplaçante. Elle annonce sa retraite internationale peu après les Jeux de Paris 2024.

Aujourd’hui, en préretraite, Amandine Henry a prouvé qu’il est toujours possible de se révéler et de revenir encore plus forte, devenant une source d’inspiration pour de nombreuses joueuses. Et comme un cadeau, la ville de Templemars, située dans sa région natale, donne son nom à son nouveau stade de football.

  • Le Ballon d’Argent mondial: Elle est élue deuxième meilleure joueuse de la Coupe du monde 2015 au Canada, marquant le tournant de sa notoriété internationale.
  • La reine d’Europe Amandine Henry fait partie du club très fermé des joueuses ayant remporté 7 fois la prestigieuse Ligue des Champions féminine avec l’Olympique Lyonnais.
  • La Reine de Turin (2022): En finale de la Ligue des Champions face au grand FC Barcelone, elle décoche un but d’anthologie à 30 mètres de distance pour offrir le trophée à l’Olympique Lyonnais.

En club :

1x Women’s International Champions Cup
7x Ligue des Championnes
1x Trophée des championnes
14x Championnats de France
8x Coupe de France
1x Championnat des Etats-Unis
1x Trophée Veolia Féminin

En sélection :

1x Tournoi de France
1x SheBelieves Cup

Chevalière de l’ordre national du Mérite

Médaille Fédération française de football des légendaires

2x Equipe type de la FIFPro World 11

1x Ballon d’argent adidas Coupe du monde féminine de la FIFA

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Claire Supiot

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1968 à aujourd'hui - Écrit par Mariana

Première athlète de l’histoire du sport français à avoir participé aux Jeux Olympiques puis aux Jeux Paralympiques, Claire Supiot est une force de la nature. Atteinte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, cette nageuse hors norme devenue coureuse sur terre a fait de sa vie un défi permanent, prouvant que tout est possible lorsque l’on décide de bousculer son destin.

Une vie jetée à l’eau par destin

Rien ne prédestinait Claire Supiot à une carrière de sirène, si ce n’est un événement 

tragique survenu dans sa commune d’Écuillé-sur-Loir en 1967, où toute une colonie de vacances s’est noyée. Face à ce drame, ses parents la poussent à apprendre à nager. Très vite, Claire se révèle être dans son élément et intègre le sport-études de Dinard à seulement 13 ans et demi.

Sous la houlette de son entraîneur Jacques Mélier, elle compense son manque de prédispositions naturelles par un mental d’acier. Elle s’impose rapidement chez les valides en décrochant neuf titres de championne de France et se qualifie pour les Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Après cette première vie sportive, elle s’arrête pendant près de 30 ans pour élever seule ses trois enfants.

Le « colocataire » et le retour historique

En 2015, à plus de 50 ans, Claire décide de replonger. Entre-temps, sa maladie génétique, la maladie de Charcot-Marie-Tooth (forme spinale), s’est déclarée. Loin de s’apitoyer, elle qualifie son handicap de « colocataire », une manière de rappeler que la maladie ne définit pas la personne.

Pour performer à nouveau, elle s’entoure d’une équipe de passionnés (préparateurs physique et mental, kinés, nutritionniste, et sa fille en community manager). Sa routine est digne des plus grands : réveil à 5h20, deux entraînements par jour, et des kilomètres avalés dans le bassin entre ses heures de travail. Son acharnement paye : elle se qualifie pour les Jeux Paralympiques de Tokyo.

Le saviez-vous ? À trois mois des Jeux de Tokyo, Claire a subi un changement de classification injuste la forçant à se requalifier en urgence. Elle l’a fait avec brio, devenant la seule athlète à se qualifier deux fois la même année pour la même olympiade, avant d’atteindre la finale paralympique du 100m papillon.

Tokyo : La consécration de l’émotion

De sa riche carrière, Claire garde des souvenirs impérissables, comme la Marseillaise de son titre de championne d’Europe. Mais son entrée dans le bassin de Tokyo, en pleine période de Covid, reste gravée à jamais.

« Peu importe ce qui va se passer dans le bassin, tu es la première athlète française à avoir fait les JO et les JP », s’est-elle répété en foulant le plot de départ. Un accomplissement qui fait écho à son passage sous le grand tunnel du stade de Séoul, 30 ans plus tôt, où elle avait enfin compris pourquoi elle s’était tant entraînée.

Nouveau défi sur la terre ferme : le Frame Running

Après avoir commenté les Jeux de Paris 2024 au micro de RMC, Claire ressent le besoin de tourner la page de la natation. Mais l’inactivité n’est pas faite pour elle. En août 2024, elle découvre le frame running, une discipline d’athlétisme pratiquée sur une grande draisienne à trois roues.

Désormais licenciée au SCO d’Angers, Claire s’entraîne d’arrache-pied sur la piste avec des chaussures à pointes, heureuse de pouvoir enfin courir debout et au grand air. Tout en menant de front son travail de référente handicap pour le département du Maine-et-Loire, elle garde les yeux grands ouverts sur son prochain rêve : se qualifier pour les Jeux de Los Angeles en 2028.

La philosophie du sport : Solidarité et inspiration au féminin

Pour Claire Supiot, la valeur du sport ne se mesure pas au nombre de médailles sur la boîte. Lorsqu’on lui demande quelle sportive l’inspire, elle refuse de citer un grand nom de championne. Pour elle, les véritables modèles sont toutes les femmes qui sortent de leur zone de confort : qu’il s’agisse d’une coureuse anonyme croisée en campagne ou de sa voisine de 60 ans qui s’astreint à l’aquagym et qui a relancé sa propre routine.

Elle défend un sport inclusif où valides et handis se côtoient, trouvant la beauté du geste dans la solidarité de l’effort collectif. C’est ce message universel qu’elle souhaite transmettre à la jeunesse : « Tout est possible à n’importe quel âge dès lors qu’on s’en donne les moyens et qu’on est bien accompagné ».

Le chiffre : 30
C’est le nombre d’années d’écart qui séparent les deux carrières sportives internationales de Claire Supiot (Séoul 1988 et Tokyo 2020).

Pour aller plus loin : En 2024, Claire a publié son autobiographie intitulée Sirène olympique (illustrée par son cousin Olivier Supiot) et a fait l’objet d’un documentaire sur France Télévisions, L’eau, la terre, Claire.

Interview de Claire Supiot

Maartje Paumen

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"1985

Double championne olympique, double championne du monde et figure incontournable du hockey sur gazon féminin, Maartje Paumen a marqué son sport par son talent, son leadership et son incroyable efficacité devant le but. Considérée comme l’une des meilleures joueuses de l’histoire, la Néerlandaise a bâti un palmarès exceptionnel grâce à une exigence permanente envers elle-même. Une quête de perfection qui lui a permis d’atteindre les sommets, mais qui a également eu un coût.

Ses débuts

Maartje Yvonne Helene Paumen naît le 19 septembre 1985 à Geleen, dans la province 

Limbourg aux Pays-Bas. Très jeune, elle découvre le hockey sur gazon et rejoint les clubs de sa région. Après des passages au HC Geleen, au HC Scoop puis à Oranje Zwart, elle se fait rapidement remarquer grâce à sa qualité technique et son sens du jeu.

En 2004, alors âgée de seulement 19 ans, elle rejoint le Hockeyclub’s-Hertogenbosch, plus connu sous le nom de Den Bosch. Ce transfert marque le début d’une aventure exceptionnelle. D’abord utilisée au milieu de terrain puis en défense, Paumen développe une arme redoutable : ses penalty corners. Sa précision et sa puissance en font rapidement l’une des spécialistes mondiales de l’exercice.

La même année, elle fait ses débuts avec l’équipe nationale néerlandaise lors du Trophée des Championnes à Rosario, en Argentine. Pour sa première apparition internationale, elle remporte déjà un titre avec les Oranje.

Une ascension fulgurante

Les années suivantes confirment tout son potentiel. En 2005, elle décroche son premier titre européen avec les Pays-Bas. Un an plus tard, lors de la Coupe du monde organisée à Madrid, elle participe à l’une des plus belles campagnes de l’histoire du hockey néerlandais.

En finale face à l’Australie, Maartje Paumen inscrit le troisième but des Pays-Bas sur penalty. Cette réalisation permet aux Néerlandaises de s’imposer 3-1 et de décrocher le titre mondial. À seulement 21 ans, Paumen s’impose déjà comme l’une des joueuses majeures de sa sélection.

Le coup d’arrêt

Tout semble alors lui sourire. Pourtant, le Championnat d’Europe 2007 va bouleverser sa progression.

Lors d’un match de groupe contre l’Angleterre, la Néerlandaise se blesse gravement au genou. Contrainte d’abandonner la compétition, elle doit observer plusieurs mois de rééducation. Une épreuve difficile pour une joueuse en pleine ascension.

Mais Maartje Paumen refuse de laisser cette blessure définir sa carrière. Elle travaille sans relâche pour retrouver son meilleur niveau avec un objectif en tête : les Jeux olympiques de Pékin.

Pékin 2008 : l’explosion

L’année 2008 marque un tournant dans l’histoire du hockey sur gazon féminin.

De retour de blessure, Paumen réalise un tournoi olympique exceptionnel. Lors de la phase de groupes, elle marque contre l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, la Chine, l’Australie et l’Espagne. En demi-finale, elle signe même un triplé face à l’Argentine.

Match après match, la Néerlandaise enchaîne les performances de très haut niveau. Avec onze buts inscrits durant la compétition, elle établit un nouveau record olympique.

Le 22 août 2008, les Pays-Bas battent la Chine en finale et remportent la médaille d’or. À seulement 22 ans, Maartje Paumen devient championne olympique et meilleure buteuse du tournoi.

La même année, la Fédération Internationale de Hockey la désigne Jeune joueuse mondiale de l’année.

La patronne du hockey mondial

Sous le maillot néerlandais comme avec Den Bosch, elle accumule les trophées. Entre 2008 et 2016, elle termine à huit reprises meilleure buteuse du championnat néerlandais. Son influence sur le jeu est telle qu’elle devient l’une des leaders naturelles de la sélection.
En 2011 puis en 2012, elle est élue meilleure joueuse du monde par la Fédération Internationale de Hockey. Une distinction qui récompense sa régularité exceptionnelle au plus haut niveau.

Aux Jeux olympiques de Londres en 2012, les Pays-Bas atteignent une nouvelle fois la finale. Opposées à l’Argentine, les Néerlandaises s’imposent 2-0. Paumen inscrit le deuxième but sur penalty corner et remporte sa deuxième médaille d’or olympique.
Avec ce quatorzième but olympique, elle améliore encore son record personnel et confirme son statut de référence mondiale.

Le prix de l’excellence

Derrière les succès se cache pourtant une réalité plus complexe.

Dans son autobiographie publiée en 2017, Maartje Paumen se décrit comme une personne « extrême ». Toujours en quête de perfection, elle s’impose une pression immense afin de rester au sommet.

Après les Jeux olympiques de Londres, cette exigence permanente finit par la rattraper. Épuisée mentalement et physiquement, elle traverse une période difficile. La fin de sa relation avec sa coéquipière Carlien Dirkse van den Heuvel accentue encore cette situation.

Malgré ces épreuves, Paumen parvient à poursuivre sa carrière au plus haut niveau et continue de guider son équipe vers les sommets.

Une dernière aventure olympique

En 2014, devant son public à La Haye, Maartje Paumen remporte une deuxième Coupe du monde avec les Pays-Bas.

Deux ans plus tard, elle dispute ses troisièmes Jeux olympiques à Rio de Janeiro. Les Néerlandaises atteignent une nouvelle fois la finale mais s’inclinent face à la Grande-Bretagne lors de la séance de tirs au but.

La médaille d’argent vient conclure une carrière internationale exceptionnelle.
Après douze années passées sous le maillot orange, Maartje Paumen annonce sa retraite internationale en 2016. Elle quitte la sélection avec 235 matchs disputés et 195 buts inscrits.

Son héritage

Peu de joueuses ont autant marqué l’histoire du hockey sur gazon.

Double championne olympique, double championne du monde, multiple championne d’Europe et meilleure buteuse de plusieurs compétitions majeures, Maartje Paumen a repoussé les limites de son sport. Avec Den Bosch, elle remporte également onze championnats nationaux et dix Coupes d’Europe.

En 2018, elle met un terme à sa carrière de joueuse et se tourne vers l’entraînement. Elle partage désormais son expérience avec les nouvelles générations, notamment auprès des spécialistes du penalty corner.

Aujourd’hui encore, son nom reste associé à l’excellence. Leader, buteuse et compétitrice hors norme, Maartje Paumen a laissé une empreinte durable sur le hockey mondial et demeure une source d’inspiration pour de nombreuses joueuses.

« Extrême. » C’est ainsi qu’elle se décrit elle-même. Un mot qui résume parfaitement une carrière construite à force de travail, de détermination et d’une volonté permanente de repousser ses limites.

Meilleure marqueuse

Redoutable sur les penaltys corners, elle détient le record du buts inscrit lors des Jeux Olympiques avec 14 réalisations dont 11 sur une seule édtion (un autre record)

En sélection

  • 2x Championne olympique
  • 1x Vice-championne olympique
  • 2x Championne du Monde
  • 1x Vice-championne du Monde
  • 3x Championne d’Europe
  • 2x Vice-championne d’Europe
  • 1x Médaille de bronze aux championnats d’Europe
  • 4x Trophée des Championnes
  • 6x Podium au trophée des Championnes

En club

  • 10x Coupe d’Europe
  • 11x Championnat des Pays-Bas

Sportives

  • 1x Meilleure joueuse de l’année par la Fédération Internationale de Hockey 
  • 1x Meilleure jeune de l’année par la Fédération Internationale de Hockey 
  • 1x Meilleure buteuse du tournoi olympique
  • 8x Meilleure buteuse du championnat néerlandais

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    Marla Runyan

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    "1969

    Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme.

    Son enfance

    Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville de Santa Maria en Californie. Rapidement, l’enfante qui aimait jouer, courir et s’amuser vu sa vision changer. Pour elle, il était un impossible de voir les formes en centre. Marla le décrit ainsi :

    « C’est comme si j’avais un trou noir au milieu de l’œil ».

    Avant l’arrivée de cette handicap visuel, l’Etats-unienne avait déjà plongé un pas dans le monde du sport. D’abord par le football puis en gymnastique artistiques, influencée par l’exploit de Nadia Comaneci lors des Jeux Olympiques de Montréal (1976). À la suite de ce diagnostic, Marla Runyan ne plus pratiquer la gym sans risque de blessures répétitives. Pourtant, elle n’abandonne pas le sport. L’enfant se teste à l’athlétisme. Courir, sauter et lancer, Marla adore. Pour elle impossible de se cantonner à une discipline : Heptathlon, 100m haies, lancer du javelot, saut en longueur, 800m… elle véritable touche à tout.

    Ses premiers paralympiques

    Passée par l’Université d’Etats de San Diego, Marla Runyan a pu profiter des structures, des équipes d’encadrement et des compétitions pour progresser en athlétisme et se lance en parallèle en cyclisme. Ses performances sont telles que l’Etats-Unienne se qualifie pour les Jeux Paralympiques de 1992 pour cinq épreuves à 23 ans.

    A Barcelone, Marla Runyan ne vient pas en figurante ! Sur les quatre épreuves d’athlétisme, elle remporte tout simple quatre paralympiques : 100m, 200m, 400m et le saut en longueur. Ajouter à cette prouesse, une cinquième place sur l’épreuve du tandem en cyclisme sur route.

    En route pour les Jeux Olympiques

    Consciente de son talent, l’athlète se fixe un objectif bien précis : participer aux Jeux Olympiques à domicile. Pour y arriver, elle décide de se concentrer sur une discipline où elle à toutes ses chances sur l’heptathlon. Ces entraînements acharnés s’avèrent payant. En 1995, Marla établit plusieurs records du monde (saut en longueur et saut en hauteur) et nationaux (200m) dans sa catégorie T13.

    En 1996 montre les prémices d’une sportive qui va marquer l’histoire. Cette année-là, elle arrive bien préparer, tellement bien qu’elle participe aux sélections olympiques américaines, une des compétitions les plus durs aux mondes en athlétisme au vu de la densité d’athlète exceptionnel. Sur l’heptathlon, malgré un record national du 800m (dans cette discipline), Marla échoue à la dixième place. Sans se décourager, elle se reconcentre directement pour les Paralympiques. Une nouvelle fois, l’Etats-Unienne repart médaillée et titrée. Sur cette saison exceptionnelle, Marla rajoute de nouveaux records du monde et nationaux dans sa catégorie.

    N’ayant pas réussi à se qualifier sur l’heptathlon, l’athlète de 27 ans prend la décision de se concentrer sur sa plus grande force : les courses de demi-fond. En 1999, les Etats-Unis décident de la sélection pour les Jeux Panaméricains. Pour sa première grande compétition chez valide, Marla Runyan prouve tout son talent en décrochant le titre sur le 1500m, établissant un nouveau record du monde en T13. Cette médaille d’or lui ouvre les portes des Mondiaux. Sur cette même épreuve, elle termine à une incroyable dixième place en finale.

    2000 est l’année où Marla marque l’histoire de son sport. Pour débuter cette saison, l’athlète remporte le titre national sur le 3000m en salle. De retour aux qualifications olympiques, elle a qu’une idée en tête obtenir une des trois premières places sur le 1500m. Cette fois-ci, elle y arrive ! Avec ce ticket, l’Etats-Unienne compte bien montrer qu’elle n’est pas là pour faire figuration. A Sydney, la multiple championne paralympiques se qualifie au temps en finale du 1500m. Sur cette ultime course, Marla Runyan réalise une excellente performance en terminant huitième. Elle venait de tout simplement de faire le meilleur classement de l’histoire pour une Etats-Unienne à cette époque.

    Ses dernières années sportives

    A partir de 2001, l’athlète décide d’augmenter la distance. Elle passe du 1500m au 5000m. Cette transition se déroule à merveille. Marla Runyan remporte trois années de suite le titre de championne des Etats-Unis et se qualifie même pour les mondiaux. Alors en 2004, elle est vu comme la favorite aux American Trials. Une fois encore, elle obtient son ticket olympique. A Athènes tout se passe différemment qu’à Sydney. En effet, Marla échoue dès les séries sur le 5000m. Après cette course, elle arrête sa carrière en stade pour se concentrer uniquement sur sa carrière sur route.

    En dehors des pistes, l’athlète avait déjà montré qu’elle était exceptionnelle :

    • Record des Etats-Unis sur le 20km
    • Trois titres nationaux de suite sur le 10km
    • Deuxième meilleure performance de tous les temps sur le marathon pour une première participation (à New York, en 2002)
    • Meilleure classement pour une Américaine sur le marathon de Boston en 2003 et de Chicago en 2004

    En 2006, Marla Runyan signe sa derrière véritable année en compétition, où elle remporte son dernier titre national. Les deux saisons suivantes sont compliquées pour l’athlète, enchaînant de nombreux pépins physiques qui l’empêchent de se participer aux Jeux Olympiques de 2008. Elle décide alors de mettre un terme à sa carrière sportive.

    Son engagement

    Après avoir quitté les pistes, Marla Runyan a pu se concentrer davantage sur ses différents engagements. En 2013, grâce à son diplôme dans l’enseignement, elle devient enseignante (et ambassadrice) de l’école Perkins School qui offre des cours aux personnes aveugles et malvoyantes. En plus des dispensées des cours, l’Etats-Unienne participe à des initiatives pour une plus grande inclusion : développement de technologies d’assistance et création de programmes éducatifs.

    L’histoire de Marla Runyan a inspiré de nombreuses athlètes dans le monde entier par son talent, sa longévité et sa détermination. Comme elle aime le dire :

    « Ne prêtez pas attention aux influences négatives. Croyez-en vous-même et montrez aux autres ce que vous êtes capable de faire. Seul « vous » pouvez découvrir votre potentiel. »

    Une championne paralympique aux Jeux Olympiques

    Marla Runyan est la première championne paralympique et malvoyante à participer à une épreuve olympique.

    Un record chez les valides

    En 1996, elle bat le record national du 800m de l’heptathlon. Ajouter à cette performance, de nombreux record du monde en T13.

    En athlètisme

    • 5x Championne Paralympique

    • 1x Vice championne paralympique

    • 1x Championne panaméricaine

    • 7x Championne des Etats-Unis

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    Katrine Lunde – La muraille Norvégienne

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    "1980

    Connue pour sa longévité à haut-niveau, Katrine Lunde fait partie incontestablement partie des meilleures gardiennes de handball de l’histoire. Elle aura marqué de son empreinte la scène internationale avec la sélection norvégienne avec qui elle a tout remporté. Qui se cache derrière ce nom ?

    Sa première sélection

    Née en 1980, elle grandit à côté de sa sœur jumelle Kristine. Inséparable durant leur enfance, et même plus tard, les jumelles décident de pratiquer plusieurs sports. A neuf ou dix ans, des camarades de classe leur demande de rejoindre l’équipe de handball pour compléter l’effectif. Toutes de suite, Katrine et Kristine accroche à cette 

    discipline. A cette époque la Norvège comptait des grands noms qui ont popularisé cette discipline : Hanne Hegh, Annette Skotvoll, Cathrine Svendsen… Toutes des sources d’inspiration pour la jeune enfant. Lors de ses premiers entraînements dans le club du coin, Katrine Lunde se révèle être une gardienne talentueuse capable d’arrêter n’importe quel tir. Avec sa sœur, qui joue demi-centre, elles font parler d’elle, gravissant peu à peu les échelons. Pourtant, elle ne se voyait pas jouer au niveau professionnel :

    « Nous étions une petite équipe et l’idée de jouer professionnellement quand j’avais 15 ou 16 ans ne m’a jamais traversé l’esprit, même si nous battions certaines des meilleures équipes du pays. »

    A seulement à 22 ans, alors qu’elle joue à l’université, la Norvégienne est appelée pour la première fois avec l’équipe nationale au championnat d’Europe. Pour cette première, elle est surtout pour observer et apprendre, pas pour jouer.

    Partir à l’étranger

    A 24 ans, et après deux grandes compétitions internationales à son actif, Katrine Lunde décide de s’envoler pour le Danemark :

    « Nous avons attendu assez longtemps avant de déménager à Aalborg, nous avions 24 ans, car nous voulions être sûrs d’avoir fait le bon choix avant de partir. »

    Toujours aussi inséparable, elle joue ses six premières saisons professionnelles avec sa sœur. Dès leur arrivée en ligue professionnelle, elle se montre indispensable dans la cage, amenant le petit club d’Aalborg en demi-finale de la Ligue des Championnes, une première pour cette équipe. Ensemble, les jumelles vont remporter cette compétition à deux reprises.

    Séparation

    En 2011, nouveau changement pour Katrine Lunde, elle décide de rejoindre le plus grand club européen, Győri ETO KC, et sa sœur retourne au pays :

    « Ce fut une décision difficile à prendre et ce n’était pas la meilleure période de notre vie ensemble, mais à ce moment-là, nous avions des choses différentes à considérer, nous avions tous les deux nos petits amis et je devais réfléchir à ce que je voulais en tant que joueuse. »

    La gardienne réalise alors son rêve ! Ce rêve, la Norvégienne le savoure à pleine remportant de nouvelle ligue des championnes en plus du championnat hongrois. A cette période-là, elle était déjà vue comme une des meilleures gardiennes du monde, voir la meilleure pour certain·e.

    De retour au pays

    En 2017, Katrine Lunde prend la décision de revenir en Norvège, un choix poussé par des raisons familiales. Pour son retour au bercail, elle signe dans l’équipe de sa sœur pour partager avec elle une dernière saison. Comme pour terminer une boucle, les jumelles remportent sa saison-ci le championnat national.

    Avec le club des Vipers, Katrine est devenue un mur infranchissable, tournant à prêt de 40% d’arrêt. Ce talent façonné permet à l’équipe de remporter leur première Ligue des Championnes en 2021 et plus fous encore elle gagne l’édition 2022 et 2023, un triplé historique pur ce club qui n’avait jamais remporté la compétition. Malheureusement, cette aventure aux Vipers s’arrête brusquement lorsque le club fait faillite en janvier 2025.

    Ne voulant pas terminer sa carrière ainsi, Katrine Lunde prend la décision de rejoindre le Odense Håndbold, au Danemark, pour remplacer la gardienne blessée. Avec cette nouvelle équipe, elle termine la saison sans aucune défaite remportant donc le championnat national. Elle fait une dernière pige de 6 mois en Serbie afin d’être opérationnelle pour le championnat d’Europe, l’ultime chalenge de sa carrière.

    Avec la sélection nationale

    Avec l’équipe de Norvège, Katrine Lunde commence véritablement à écrire son histoire en 2004. Cette année-là, la gardienne s’impose et remporte son tout premier titre international. Cette médaille européenne signe tout simplement le début d’un véritable règne.

    Entre 2006 et 2025, elle gagne tout simplement trois titres olympiques, trois titres mondiaux et sept titres européens. C’est simple, aucune joueuse de l’histoire n’a eu autant de médailles d’or qu’elle. Ce n’est pas le seul record que Katrine Lunde en poche puisqu’elle est également la joueuse norvégienne la plus capée, a le plus d’apparition dans les grands championnats (plus d’une vingtaine) et la joueuse la plus âgée à jouer avec l’équipe nationale.

    Le point plus important de sa carrière internationale, c’est sa constance à être une véritable muraille ! En 2008, elle arrête 42% des tirs aux Jeux Olympiques et 47% aux championnats d’Europe. Cet exploit, elle le réitère à 45 ans lors de sa dernière compétition puisqu’elle stoppe 48% des tirs adverses, juste indécent !

    Son après-carrière

    Après sa victoire aux championnats du Monde de 2025, Katrine Lunde se retire officiellement des terrains. Néanmoins, elle ne reste pas très éloignée de ce milieu en devenant l’entraîneuse des gardiennes du club norvégien Randesund IL :

    « J’aime vraiment être dans cet environnement et j’apprécie la culture que nous avons en Norvège. Je suis aussi ouvert à travailler à l’étranger. Mais l’entraînement des gardiens de but en particulier, oui, c’est vraiment ce que j’apprécie. »

    Une handballeuse de tous les records

    On ne compte plus les records de Katrine Lunde, parmi on retrouve :

    • Le record de sélection norvégienne
    • La joueuse norvégienne la plus vieille à participer à une compétition internationale
    • Le record de titre européen
    • …

    Une véritable muraille

    Durant sa carrière, la gardienne ne laisse rien passé. Pour preuve, elle fait trois compétition avec un taux d’arrêt de plus de 40%, dont un record de 48% alors qu’elle avait 45 ans

    En sélection

    • 3x Championne olympique
    • 2x Médaille de bronze aux JO
    • 3x Championne du Monde
    • 3x Vice-championne du Monde
    • 1x Médaille de bronze en CDM
    • 7x Championne d’Europe
    • 2x Vice-championne d’Europe

    En club

    • 7x Ligue des Championnes
    • 1x Coupe de l’EHF
    • 4x Championne du Danemark
    • 2x Coupe du Danemark
    • 4x Championne de Hongrie
    • 5x Coupe de Hongrie
    • 1x Championne de Russie
    • 1x Coupe de Russie
    • 7x Championne de Norvège
    • 7x Coupe de Norvège

    Spotives

    • 1x MVP de la saison par l’EHF
    • 2x Meilleure gardienne de la saison par l’EHF
    • 1x MVP des Jeux Olympiques
    • 2x Meilleure gardienne des Jeux Olympiques
    • 2x Meilleure gardienne des Mondiaux
    • 3x Meilleure gardienne du championnat d’Europe
    • 1x Meilleure gardienne de la Ligue des Championnes
    • 1x Meilleure joueuse étrangère du championnat hongrois
    • 3x Meilleure gardienne de l’Eliteserien

    Médiatiques

    • 1x Sportive de l’année par l’Idrettsgallaen
    • 1x Meilleure sportive de l’année dans un sport co par l’Idrettsgallaen
    • 1x Personnalité sportive de l’année par l’Idrettsgallaen