Diana Taurasi

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"1982

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement le niveau d’une joueuse. Mais avec Diana Taurasi, il est impossible de ne pas l’évoquer. Meilleure marqueuse de l’histoire de la WNBA, qu’elle a remporté trois fois pour un titre de meilleure joueuse de la Ligue 2009 et deux trophées de MVP des finales. 6 fois titrées en Euroligue. 6 médailles d’or olympique, symboles d’une longévité hors norme et d’une vie dédiée à son sport, à une époque où le basket féminin n’avait pas encore gagné l’attention médiatique qui lui est due. Par son caractère et sa capacité à sublimer un effectif, celle qui est restée loyale toute sa carrière à sa franchise de Phoenix Mercury s’est imposée comme, si ce n’est la meilleure joueuse de tous les temps, du moins la plus grande compétitrice de l’histoire du basket.

Sa découverte du basket-ball

La rencontre entre Diana Taurasi et le basket s’est faite sur la côte Ouest. Ses parents, immigrés ne parlant pas un mot d’anglais, ne se sentaient pas forcément à leur place au départ. Si bien que la famille Taurasi est repartie en Argentine quelque temps, avant que l’insécurité ne les pousse à repartir aux États-Unis. Une aubaine pour une jeune Diana éprise du ballon orange. Meilleure joueuse de sa région dans toutes les catégories d’âge, c’est à l’université qu’elle rencontre pour la première fois l’adversité. Plus particulièrement à UConn, déjà double champion universitaire. Diana Taurasi était la cible de toutes les bourses universitaires du pays, mais c’est la personnalité de l’entraîneur de UConn, Genno Auriemma, qui l’a décidé à rejoindre la côte Est américaine.

Son cursus universitaire

Loin de sa famille pour la première fois de sa vie, elle prend ses marques petit à petit. À la faveur des blessures successives des deux meneuses titulaires de son équipe, elle entre pleinement dans le grand bain universitaire. La première saison lui sert d’acclimatation, atteignant les demi-finales, mais étant éliminée par Notre-Dame après un match catastrophique sur le plan personnel. Un échec qui la motive plus que jamais. Adroite à trois points, elle est surtout capable de faire les bons choix pour son équipe : si une partenaire est mieux placée qu’elle lors d’un moment chaud, elle privilégiera la passe, sans oublier de prendre le match en main lorsque le scénario l’exige. Adorée par son coach et ses coéquipières, Diana Taurasi mène UConn vers trois titres universitaires consécutifs, entre 2002 et 2004. Véritable star parmi les étudiantes, la salle est comble à chacun de ses matchs. Les gens se déplacent par milliers pour la voir jouer. Il est donc tant pour elle de rejoindre l’élite du basket féminin américain : la WNBA.

Naviguer entre la WNBA et l’Euroligue

Si aujourd’hui la ligue féminine a grandement gagné en popularité, tout était à faire lorsque les Phoenix Mercury la sélectionne avec le premier choix de la Draft 2004. Les deux premières saisons lui servent d’apprentissage. Elle comprend surtout que, pour l’intensité et l’adversité que l’on retrouve sur la plus haute marche du basket américain, elle n’est pas assez payée. Et elle n’a pas peur de le faire savoir. Pour véritablement gagner sa vie, elle fait le choix d’accompagner sa coéquipière Sue Bird en Russie, pour y jouer l’Euroligue. La saison européenne se joue pendant la pause de la WNBA, ce qui permet aux joueuses de pouvoir jouer les deux compétitions, s’offrant des saisons particulièrement longues et intenses. Les meilleures joueuses américaines comme européennes optent en masse pour la Russie, réputée pour être la ligue la plus rémunératrice chez les basketteuses. D’abord peu heureuse au Dynamo Moscou, c’est au Spartak que Diana Taurasi va véritablement s’épanouir. Le sponsor du club, Shabtai Kalmanovich, décide de la prendre sous son aile. Vrai fan de basket, il est au petit soin de ses joueuses, n’hésitant pas à leur donner de nombreux bonus, en plus de leur salaire culminant proximité du million. Personne ne parle de la provenance de sa fortune, Diana ne se pose même pas la question. L’américaine profite, remportant l’Euroligue chaque année entre 2007 et 2010. Mais cette dernière saison, Shabtai est assassiné à bord de son véhicule, en route vers le Kremlin. Choquées, les joueuses décident de continuer à tout donner sur le terrain, et remportent leur dernier titre en hommage à leur ancien président. Diana décide qu’il est alors temps pour elle de quitter la Russie.

Ses premiers titres WNBA

Mais revenons sur les parquets de WNBA. Diana Taurasi et son équipe crée la surprise en 2007, en remportant le titre alors même que rien n’aurait permis de prédire cet exploit. Taurasi est MVP des Finales. C’est véritablement en 2009 que la Californienne va livrer sa meilleure saison, étant désignée MVP de la Ligue, et remportant le titre suprême, de même que la récompense de meilleure joueuse des finales. Elle célèbre cette victoire avec sa coéquipière et compagne, l’Australienne Penny Taylor, à qui elle rend souvent visite dans l’année lorsqu’elle joue en Turquie. Malgré toutes ces victoires, Diana Taurasi se démarque par son caractère. Elle n’hésite pas à user du trashtalk, crie sur les arbitres, et se confronte à la moindre de ses adversaires. Une tendance à énerver son monde qui s’intensifie au fur et à mesure des saisons, symbole de sa compétitivité hors norme.

Une athlète parfaite ?

Mais son parcours est loin d’être linéaire, et, elle le dit elle-même, l’Américaine n’est pas parfaite. Qui le serait ? Diana Taurasi aime par-dessus tout fêter ses victoires avec ses coéquipières. Ayant bu, mais n’habitant qu’à quelques kilomètres du bar, elle décide de prendre quand même la voiture. À un tournant, elle est arrêtée par la police, et passe la nuit en prison pour conduite en état d’ivresse. Pas d’accident majeur, mais une affaire qui continue de ternir sa réputation. Puis en décembre 2010, Diana Taurasi est contrôlée positive au modafinil, un produit dopant. Elle nie les accusations de triche en bloc, mais risque tout de même quatre ans d’interdiction de compétition. Le public turque, où elle effectue sa saison européenne, la siffle. Finalement, le cabinet qui l’avait contrôlé positive retire sa plainte et ses résultats, et ferme ses portes. Elle n’est plus inquiétée, mais là encore, Taurasi perd en popularité.

Un palmarès impressionnant

Malgré tout, Diana Taurasi reste une valeure sûre de WNBA et de l’Euroligue, enchaînant les points et les matchs références. Le Phoenix remporte sa troisième bague WNBA en 2014. De 2004 à 2018, elle figure 10 fois dans la sélection du 5 majeur de l’année. Elle gagne encore deux titres en Euroligue, en 2013 et 2016, avec Iekaterinbourg. Cette carrière au plus haut niveau s’étire jusqu’en 2024, cumulant 10.646 points en WNBA, soit de très loin le plus haut total de l’histoire de la Ligue. Si elle a pu perdre un peu de popularité auprès du public, et notamment des nouveaux suiveurs arrivés sur le tard, ramenés par la nouvelle médiatisation de la ligue, ce n’est pas le cas chez elle. À Phoenix, lors de son dernier match, les supporters hurlent à tue tête “une année de plus ! une année de plus !”. Cette franchise des Phoenix Mercury, elle l’a bâtie panier après panier, durant vingt saisons. Les célébrations pour la plus grande joueuse de leur histoire sont grandioses, et atteignent leur apothéose lorsque le terrain des Mercury “Diana Taurasi Court”, en hommage à tout ce que la meneuse a accompli pour la franchise.

Ses exploits en sélection

N’oubliant tout de même pas un des aspects les plus importants de sa carrière : sa dévotion envers l’équipe nationale. Sélectionnée pour ses premiers Jeux en 2004, elle participe, et remporte, chaque édition olympique jusqu’à la fin de sa carrière. Si elle n’apparaît sur le terrain en finale à Paris, ce qui ne manque pas de la frustrer, elle n’en reste pas moins le cadre le plus important. Avec six titres olympiques, elle est, homme et femme confondus, la basketteuse la plus récompensée de l’histoire des Jeux Olympiques.

Est-ce la GOAT ?

Si aujourd’hui, peut des jeunes fans de WNBA ne la place en tête de leur classement de la GOAT, c’est parce qu’elle a subi la médiatisation trop tardive de la Ligue. Une WNBA qu’elle a grandement contribué à construire, par ses combats pour le salaire et ses victoires. Aucunes joueuses de l’histoire ne voulaient autant gagner qu’elle. L’amour qu’elle avait pour le jeu était palpable, et l’a fait tenir vingt ans au plus haut niveau, sans compter ce qu’elle accomplissait déjà à l’échelon universitaire. Si les Caitlin Clark et autre Paige Bueckers peuvent se contenter de jouer en WNBA sans avoir besoin de rejoindre l’Europe, si elles bénéficient de toute l’attention médiatique, c’est parce que Diana Taurasi en a posé toutes les fondations. À ce titre, le nom de Diana Taurasi peut légitimement être associé au titre officieux, mais néanmoins lourd de sens, de meilleure joueuses de l’histoire du basketball féminin.

[Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à regarder la série Amazon Prime “Taurasi” qui revient sur sa carrière. Vous pourrez alors prendre conscience de sa légende]

Record de points

Elle est la première basketteuse à inscrire plus de 10.000 points en carrière en WNBA, détenant ainsi le record de la ligue avec 10.646 points.

Seule au monde

Diana Taurasi est la seule basketteuse, homme compris, à avoir remporter six titres olympiques.

En sélection

  • 6x Championne Olympique
  • 3x Championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Championne des Amériques
  • 1x Médaille de bronze au championnat du monde junior

En club

  • 3x Championne WNBA
  • 6x Championne de l’Euroligue
  • 7x Championne de Russie
  • 1x Championne de Turquie
  • 3x Championne NCAA
  • 3x Coupe de Russie
  • 1x Coupe de Turquie

Sportives

  • 2x MVP des Finales WNBA
  • 2x MVP du Final Four de la NCAA
  • 3x MVP du Final Four de l’Euroligue
  • 1x Elue dans le meilleur cinq des mondiaux
  • 1x Rookie de l’année en WNBA
  • 2x Big East Player of the Year
  • 11x All-Star WNBA
  • 10x All-WNBA First Team
  • 4x All-WNBA Second Team
  • 3x First-team All-Big East
  • 1x Big East All-Freshman Team
  • 5x Meilleure scoreuse de WNBA
  • 1x Meilleure passeuse de WNBA
  • 6x Meilleure rebondeuse, scoreuse et passeuse sur une même saison
  • TOP 15, 20 et 25 des meilleures joueuses de l’histoire de la WNBA
  • 1x Wade Trophy
  • 3x Kodak All-American

Médiatiques

  • 4x USA Basketball Female Athlete of the Year
  • 2x Naismith College Player of the Year
  • 1x USBWA Women’s National Player of the Year
  • 1x AP College Player of the Year
  • 2x Nancy Lieberman Award
  • 2x First-team All-American
  • 1x Second-team All-American – AP
  • 2x All-American –USBWA
  • 1x Naismith Prep Player of the Year

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Lisa Leslie – La reine du parquet

Lisa Leslie – La reine du parquet

Lisa Leslie

Lisa Leslie - La reine du parquet

1972 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Star incontestable du basket américain, elle a marqué les esprits par ses exploits sportifs tant au niveau national qu’en internationale : il s’agit évidemment de Lisa Leslie !

Lisa Leslie naît en 1972 aux Etats-Unis, et plus précisément à Compton en Californie, ville qui a vu grandir de grandes star du basket, dont Dennis Johnson et Eddie Murray. Elle était donc comme prédestinée à en devenir une elle aussi. Élevée par sa mère seule, elle s’initie au basket en arrivant au collège. Encouragée par ses camarades à rejoindre l’équipe de son établissement. À la première séance, le coach demande de séparer les gauchères des droitières. Seule à gauche, elle décide d’entraîner sa main droite devenant ainsi ambidextre. Alors contrainte de jouer dans une équipe 

de garçons par manque de basketteuses dans son collège, elle prend confiance en ses capacités de jeu et progresse à une vitesse folle.

Une jeune joueuse d’exception

C’est véritablement au lycée que sa passion pour ce sport se développe. Lisa affirme d’ailleurs dans son autobiographie :

« J’avais l’impression d’appartenir à la salle de gym peut-être plus que n’importe où ailleurs ».

Son succès y est fulgurant ! Elle est la principale scoreuse de son équipe et les mène au championnat de l’État de Californie en 1989 avec une moyenne de 27 points par match. En plus du championnat universitaire, elle intègre l’équipe nationale américaine en catégorie U19 en tant que plus jeune membre. Elle est âgée de 17 ans. Mais cela n’est rien comparé à l’exploit qu’elle réalise en 1990. Son match face à South Torrance est resté ancré dans les annales du basket américain et pour cause : à seulement dix sept ans, Lisa Leslie parvient à marquer 101 points en seulement une mi-temps ! Avec un score de 102 à 24 au bout de vingt minutes, tous les paniers, à l’exception d’un, sont marqués par Lisa. Ce match phénoménal propulse sa carrière. Elle choisit d’intégrer l’université de Californie du Sud où elle brille durant quatre ans pendant lesquels elle joue près de 120 matchs avec une moyenne de 20 points. Elle en est récompensée par pas moins de trois titres de All-American et le prix Naismith College Player of the Year en 1994. Par la suite, Lisa intègre la WNBA avec les Sparks de Los Angeles.

La WNBA

Les débuts de l’équipe sont difficiles et elles peinent à remporter des titres. Mais ce n’est pas cela qui décourage Lisa et c’est avec persévérance qu’elle gagne la WNBA en 2001, victoire accompagnée par l’obtention du titre de Sportswoman of the Year de la Women’s Sports Foundation. L’année suivante est marquée par l’autre exploit qui fait une partie de la renommée de Lisa Leslie. En effet, elle parvient à dunker, et ceux avec une main, lors d’un match officiel de la WNBA : une première dans l’histoire du basket féminin ! Meme si l’équipe adverse remporte finalement le match, son geste n’en reste pas moins iconique et s’inscrit comme une source d’inspiration majeure pour de nombreuses basketteuses. Lisa est consciente de la portée de son geste et affirme dans une interview :

« Quelque part, cela désarme certaines critiques et les jeunes femmes qui ont grandi avec ça peuvent voir l’image et s’en inspirer. Ce fut un moment qui a fait tomber une barrière. »

Avec la sélection états-unienne

Au niveau international, la star du basket n’est pas en reste. Sa carrière avec l’équipe nationale est impressionnante puisqu’elle cumule quatre médailles d’or olympique, gagnées de 1994 à 2008, et deux titres consécutifs de championne du monde, 1998 et 2002.

Reconversion

Une fois sa retraite sportive prise, en 2009, elle ne quitte pas tout à fait le monde du sport, travaillant en tant que commentatrice sportive pour NBC et ABC par exemple. Elle s’illustre aussi dans le rôle de coach et est notamment nommée entraîneur de l’année 2019 pour son rôle dans les victoires des Chicago Triplets.

En-dehors de sa carrière sportive, Lisa Leslie est également égérie pour Armani, Tommy Hilfiger et Anne Klein, possède une licence de communication et une maîtrise en administration des affaires et joue quelques rôles en tant qu’actrice. En bref, elle a de quoi impressionner et inspirer les jeunes générations.

Une pionnière

En 2002, Lisa Leslie devient la première joueuse à dunker dans une ligue professionnelle.

Un record de trophée

Elle est co-détentrice du plus grand nombre de MVP obtenue en carrière en WNBA avec 3 titres.

Plus de 100 points en une mi-temps

Durant un match de lycée, la pivot a marqué 101 points en seulement 16 minutes. L’équipe adverse avait abandonné à la mi-temps. Ainsi, elle égalise le record de Cherryl Miller. 

En club

  • 2x Championne WNBA
  • 1x Eurocup

En sélection

  • 4x Championne olympique
  • 2x Championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Médaille d’or aux Goodwill Games
  • 1x Championne du Monde universitaire
  • 1x Jones Cup

Sportives

  • Hall of Fame du Basket-ball
  • Hall of Fame du basket féminin
  • Hall of Fame de la FIBA
  • Hall of Fame de la WNBA
  • Deux maillots retirés, le 9 au Los Angeles Sparks et le 33 à USC
  • WNBA 10th, 15th, 20th et 25th Anniversary Team
  • 1x MVP du championnat du Monde3x MVP de la WNBA
  • 2x MVP des finales WNBA
  • 3x MVP du All-Star Game de la WNBA
  • 2x DPOY de la WNBA
  • 8x All-star WNBA
  • 1x All-World Cup First-Team
  • 8x All-WNBA First-Team
  • 4x All-WNBA Second-Team
  • 2x WNBA All-Defensive First-Team
  • 2x WNBA All-Defenvise Second-Team
  • 1x Meilleure scoreuse de la WNBA
  • 2x Meilleure contreuse de la WNBA
  • 3x Meilleure rebondeuse de la WNBA
  • 3x Meilleure basketteuse etats-unienne de l’année
  • 4x All Pac-10
  • 1x Naismith College Player of the Year
  • 1x USBWA National Player of the Year
  • 1x WBCA Player of the Year

Médiatiques

  • 1x Naismith Prep Player of the Year
  • 1x Gatorade National Player of the Year
  • 1x Honda Sports Award
  • 1x Kodak All-American

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Diana Taurasi

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement le niveau d’une joueuse. Mais avec Diana Taurasi, il est impossible de ne pas l’évoquer. Meilleure marqueuse de l’histoire de la WNBA, qu’elle a remporté trois fois pour un titre de meilleure joueuse de la Ligue...


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Lisa Leslie – La reine du parquet

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Alana Nichols – Miss tout terrain

Alana Nichols – Miss tout terrain

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Lisa Leslie – La reine du parquet

Alana Nichols – Miss tout terrain

la sportive Alana Nichols

Alana Nichols - Miss tout terrain

1983 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Rares sont les athlètes et para-athlètes à réussir à performer dans plusieurs sportives différentes. Encore plus rares sont celles et ceux qui arrivent à glaner des médailles aux Jeux d’été et aux Jeux d’hiver. Alana Nichols est de cette espèce, marquée par la résilience et une passion pour les sensations fortes.

Native de New Mexico, Alana Nichols grandit sans son père, assassiné alors qu’elle est seulement âgée de neuf mois. Elle est alors élevée par ses grands-parents. Les hivers, elle les passe dans le Colorado. C’est là-bas qu’elle découvre le snowboard et la joie procurée par les descentes de pistes à toute vitesse. En l’an 2000, Nichols se lance pour tenter de réussir son premier “backflip”, salto-arrière, en snow. Du haut de ses dix-sept ans, elle se dit qu’elle a toute la vie devant elle, et de très nombreux projets

 à accomplir, comme en softball, rêvant d’intégrer l’équipe nationale de ce sport qu’elle pratique au lycée. Ce salto arrière, elle l’avait préparé tout l’été, s’entraînant avec son snow sur un trampoline dans son jardin. Mais elle chute lourdement en ne contrôlant pas son saut, et son dos retombe avec fracas sur un rocher dissimulé sous la faible couche de neige. Alana Nichols se retrouve ainsi paralysée intégralement des membres inférieurs.

Le basket fauteuil

Pour relever la tête suite à son accident, Nichols décide de ne pas se détourner du sport, sa passion première. C’est ainsi qu’elle découvre le basket fauteuil, par hasard, en souhaitant prendre un raccourci passant par le gymnase de son lycée. Il ne lui faudra pas longtemps pour être initiée au haut niveau, et rejoindre l’équipe états-unienne. Le basket, elle l’avait déjà pratiqué pendant de nombreuses années. Ce qu’il lui restait à faire était de comprendre comment y jouer maintenant que ses jambes étaient bloquées dans un fauteuil. Ce fut comme une seconde naissance sportive, un éveil à sa nouvelle personnalité. Non retenue pour Athènes en 2004, elle patiente et s’entraîne durement pour la paralympiade suivante. En 2008, à Pékin, Alana Nichols remporte la médaille d’or dans sa discipline, au sein de l’équipe des USA.

Direction les Jeux d’hiver

Une performance remarquable aux Jeux d’été, huit ans après son grave accident. Mais son environnement sportif privilégié reste la montagne enneigée. D’autant plus que depuis son accident, Alana Nichols ne cesse de penser à ce sport auquel elle veut se confronter à nouveau. Il lui a pris ses jambes, mais pas sa volonté, qui n’en a été que décuplée. Elle découvre alors le ski assis, qu’elle décide de maîtriser à la perfection en quittant l’Alabama pour le Colorado de son enfance. Grâce à un travail acharné, Alana Nichols décroche sa participation aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver 2010, soit seulement deux années après le titre des Etats-Uniennes en basket fauteuil à Pékin. Et sur quatre épreuves, Nichols repart avec quatre médailles. D’abord en bronze sur le super-combiné. Puis en argent, sur le super-G. Et enfin deux en or, en descente et en slalom géant. Une performance plus que remarquable, qui place l’Etats-Unienne dans le cercle très restreint des athlètes ayant remporté des titres aux Jeux d’été et d’hiver. Une autre médaille s’ajoute à son palmarès en 2014 à Sotchi, en descente. Mais, on commence à le comprendre, pour Alana Nichols deux sports paralympiques, ce n’est pas assez.

Nouveau changement

Alors qu’elle se reposait à Hawaï suite aux Paralympiades de Londres (Basket, 2012) et Sotchi (Ski, 2014), Alana est introduite au para-kayak. C’est alors que naît dans sa tête l’objectif de devenir la première femme à concourir aux Jeux dans trois disciplines différentes. Sans véritable prédisposition ou connaissance accrue dans le domaine, Nichols s’entraîne avec acharnement, et finit par se qualifier pour les jeux de Rio 2016 en para-kayak. La septième place qu’elle obtient au final n’est qu’anecdotique : encore une fois, elle s’est donnée un objectif, et elle l’a atteint. En seulement deux ans, elle est passée de novice dans cette nouvelle discipline à athlète paralympique.

Sa mentalité

Toutes ces épreuves couronnées de succès n’ont pu l’être que par le mental à toute épreuve que s’est forgée Alana Nichols. Elle en parle en ces termes :

« Ne me dit pas que c’est impossible car je le ferais. »

Ambassadrice du surf

Au-delà de la performance physique, c’est le fait de définir des objectifs à atteindre qui l’animent. La fin de sa carrière professionnelle n’a pas signé la fin de sa pratique du sport. Nouvelle discipline : le surf adapté, qui devient sa nouvelle obsession. Elle se mue même en ambassadrice de cette discipline. Passion qu’elle conjugue avec son rôle de mère, un autre des objectifs qui lui tenaient à cœur d’accomplir, et ses activités d’avocate diplômée. Quand on lui pose des questions sur son accident, elle répond qu’elle a toujours aimé prendre des risques : 

« C’est la raison pour laquelle je me suis retrouvée dans mon fauteuil, mais cela m’a énormément servi en tant qu’athlète. »

Elle publie même sur Instagram un message :

« Merci pour ce corps paralysé, et toutes les façons dont-il peut bouger. »

Sa manière de prouver que rien n’est impossible, et d’inspirer les nouvelles générations.

Car Alana Nichols s’est également donnée pour mission d’informer sur le handicap, et de tout faire pour que les jeunes filles qui se retrouvent dans sa situation voient qu’il est possible de s’en sortir, et de pratiquer du sport comme n’importe qui. C’est ainsi qu’elle a collaboré avec la célèbre marque Barbie, qui a créé une poupée à son effigie, casque sur la tête et harnachée dans un ski assis. Alana Nichols est pareillement très présente auprès de la Women’s Sports Foundation Du haut de ses cinq titres paralympiques et de tout son travail sur l’acceptation du handicap, elle en devient même la présidente, étant investie dans ce rôle en janvier 2020. Aider les autres est ainsi devenu son nouvel et plus important objectif :

« Je veux qu’une jeune fille qui a perdu sa jambe dans un accident d’escalade voit qu’elle peut quand même retourner à la fac et obtenir son diplôme de master, mais aussi qu’elle peut participer aux Jeux paralympiques et remporter des médailles d’or. Croit en des objectifs plus grands que ce que tu espérais, et ne laisse pas l’ignorance de la société envers les personnes handicapées te définir. Rêve grand. »

Cinq paralympiades, trois sports

Alana Nichols est la première handisportive à participer aux Jeux Paralympiques dans un sport collectif, nautique et d’hiver.

Championne d’été et d’hiver

Elle est la première Etats-Unienne à remporter une médaille d’or aux Jeux Paralympiques d’hiver et d’été.

Une note parfaite

L’athlète est la première surfeuse de l’histoire à réaliser une note parfaite lors d’une compétition internationale. 

En skis

  • 2x Championne paralympique
  • 2x Vice championne paralympique
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques
  • 1x Championne du monde
  • 1x Championne des Etats-Unis

En basket-ball

  • 1x Championne paralympique
  • 2x Championne panaméricaine
  • 1x Championne NWBA

En kayak

  • 1x Podium en Coupe du monde

Sportive

  • 1x Athlète paralympique de l’année

Médiatique

  • 1x Sportive de l’année du Colorado

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    Marieke Vervoort – Wielemie, addicte à la vie

    Marieke Vervoot

    Marieke Vervoort - Wielemie, addicte à la vie

    1979 à 2019 - écrit par Marie fournier

    Cette sportive, vous la connaissez tous. Figure iconique des Paralympiques de 2016 et du sport belge, laissez-moi vous raconter l’histoire de Marieke Vervoort.

    Née 1979, à Diest, Marieke Vervoort connaît un début de vie paisible jusqu’au début de son adolescence. A 14 ans, après de longs mois à souffrir, les médecins lui diagnostiquent un syndrome douleur régional complexe, une maladie très rare. La Belge doit alors rester quelques mois à l’hôpital pour sa rééducation. Comme de nombreux patients, Marieke découvre là-bas les sports adaptés. Elle se souvient :

    « Ma mâchoire est tombée d’étonnement qu’il y avait encore tant de possibilités ».

    Tester tout

    À partir de là, la Belge décide de tester de nombreux sports. D’abord, elle commence par pratiquer la plongée sous-marine. Malheureusement, au bout d’un an, Marieke Vervoort se voit contrainte de renoncer pour des raisons médicales. Elle se met alors au basket fauteuil et rejoint un club local. Elle est la seule femme de l’équipe. Finalement, la Belge ne reste pas longtemps :

    « J’ai toujours aimé le basketball, mais cela me donnait pas assez de satisfaction. »

    Ses premières médailles

    En 2004, la sportive se tourne vers la natation puis transite vers le triathlon. Avec le triathlon, Marieke Vervoort connaît sa première grande victoire en décrochant le titre mondial en 2007. Le 13 octobre de la même année, elle réalise son rêve de participer à l’Iron Man d’Hawaï, réputée pour sa difficulté. La Belge n’arrive pas à terminer la course :

    « J’avais nagé 3800m en 1h17 et j’ai pu terminer les 180km sur un parcours très difficile. Malheureusement, je suis arrivée ici avec 15 minutes de hors-délai et je n’ai pas été autorisé à partir pour la dernière partie. »

    En parallèle, la sportive participe à quelques courses d’athlétisme et de handbike. D’ailleurs, dans cette dernière discipline, la Belge est devenue championne du monde. Pour cette saison exceptionnelle, Marieke Vervoort reçoit le titre de « Pride of Flanders ». En 2008, son état s’aggrave soudainement, l’empêchant de continuer le triathlon.

    Son ascension

    À partir de 2008-2009, la Belge décide de se lancer dans les courses de char à voile et aux compétitions d’athlétisme. Rapidement, elle prend part à ses premières compétitions internationales.

    En char à voile, Marieke Vervoort remporte l’argent au championnat d’Europe dans la catégorie Fly. En athlétisme, la sportive connaît un véritable succès sur des distances allant du 100m au marathon. En 2012, dans ce sport, elle participe à ses premiers Jeux Paralympiques. Durant la compétition, la Belge décroche un titre paralympique sur le 100m, le seul de sa carrière, et l’argent sur le 200m. Ces médailles lui valent d’être nommée Paralympienne belge de l’année. Entre 2013 et 2015, Marieke s’impose comme une redoutable adversaire :

    • Réalise quatre records du monde : 400m, 800m, 1500m et 5000m,
    • Décroche trois titres mondiaux sur une seule édition,
    • Remporte un IPC Grand Prix sur le 200m.

    Sa prise de parole

    Pour sa dernière année de compétition, en 2016, la sportive continue sur sa lancée décrochant notamment deux nouvelles médailles paralympiques sur le 100m et le 400m. Lors des Jeux de Rio, en conférence de presse, Marieke Vervoort fait une grande annonce :

    « Partout dans le monde, on pense qu’on pratiquera l’euthanasie sur moi après les Jeux. Ce n’est pas absolument pas ainsi. Cela doit être rectifié […]. Quand le moment viendra où il y aura plus de mauvais jours que de bons jours, j’aurai alors mes papiers d’euthanasie sous la main. »

    En 2018, Marieke Vervoort donne tout son héritage sportif au musée du sport flamand, le Sportinium, et commence à produire un documentaire sur sa vie (sorti en 2023). Le 1er juillet 2019, elle poste une vidéo dans laquelle elle annonce que la douleur devient trop forte. La Belge finalise alors sa demande d’euthanasie. Le 22 octobre 2022, Marieke Vervoort abrège ses souffrances dans un hôpital située dans sa région natale : 

    « J’espère que mon cas prouve que l’euthanasie peut assurer la sérénité et même contribuer à prolonger la vie. Et j’espère que cela inspirera d’autres pays à introduire cette législation »

    Records du monde

    Marieke Vervoot a tenu quatre records du monde (en T52) durant sa carrière : 400m, 800m, 1500m et 5000m.

    En deux semaines, deux records

    En 2013, l’athlète a battu le record d’Europe du 100m catégorie T5, deux semaines après avoir obtenu celui du 400m.

    En triathlon

    • 1x Championne du Monde  

    En cyclisme

    • 1x Championne du Monde

    En char à voile

    • 1x Vice championne d’Europe 

    En athlétisme 

    • 1x Championne paralympique
    • 2x Vice championne paralympique
    • 1x Médaille de bronze aux Jeux
    • 3x Championne du Monde
    • 3x Grand Prix IPC

    Sportives

    • 2x Paralympienne belge de l’année
    • 1x Trophée national Victor Boin

    Médiatiques

    • Grand Officière de la Couronne
    • Décoration de la communauté flamande
    • 1x Vlaamse Reus
    • 1x Pride of Flanders

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      Sue Bird naît en 1980 à New York de parents d’origine russe. Si petite elle rêvait devenir avocate, médecin ou footballeuse, elle est aujourd’hui l’une des plus grandes joueuses que la Women NBA ait compté dans ses rangs.

      Elle s’initie au sport dès petite, pratiquant le football puis l’athlétisme, principalement pour s’amuser et pas vraiment dans l’optique de devenir une championne. C’est pour imiter sa grande sœur qu’elle commence le basket. Elle s’entraîne au shoot durant la mi-temps des matchs de sa sœur et s’inscrit rapidement dans un club. Son talent est vite remarqué puisqu’elle signe son premier autographe à l’age de onze ans à un agent de sécurité qui voit en elle une future star. Sa carrière commence véritablement au lycée où elle est recrutée pour jouer avec l’équipe du Christ The King High School. 

      Avec cette équipe, elle remporte le championnat national lors de son année de terminale et est nommée joueuse de l’année de l’État de New-York. Son élan victorieux se poursuit jusque dans le Connecticut. Elle gagne 136 matches sur 145 avec son équipe universitaire de l’Uconn lors de sa deuxième année d’étude et ce malgré une blessure au genoux l’année précédente. En tout, elle aura remporté deux titres de championne de la National Collegiate Athletic Association avec ses coéquipières du Connnecticut. Une fois ses études terminées, Sue Bird débute dans la WNBA. 

      Ses débuts en wnba

      Ses débuts sont quelque peu difficiles mais sa rencontre avec l’Australienne Lauren Jackson va changer la donne. Sur le terrain l’alchimie est immédiate et le duo fait des merveilles. En 2004, elle participe à ses premiers Jeux Olympiques et décroche la médaille d’or bien que la finale ne soit pas de tout repos, l’équipe adverse étant celle de Lauren Jackson. Hélas, les années qui suivent marquent un creux pour Sue Bird. Pour la championne :

      « Gagner une fois n’est difficile, c’est gagner à nouveau qui l’est ».

      Jongler entre les Etats-Unis et l’Europe

      Il faut attendre 2010 pour que les Storm de Seattle, équipe dans laquelle elle joue depuis 2002, gagnent à nouveau le championnat. 2010 est également l’année où Sue Bird réalise l’exploit de gagner pour la quatrième fois de suite l’Euroligue. En effet, depuis 2005, elle profitait de l’autorisation pour les joueuses américaines à jouer en Europe lors des pauses de la WNBA pour montrer ses talents en Russie. Elle a notamment joué dans deux des clubs les plus réputés de Russie dans les années 2000, le Spartak Moscou puis le UMMC Ekaterinbourg. Sue Bird ne faisait donc pas de pause sportive dans l’année et parvenait à rester à son niveau d’exception.

      Sous les couleurs de Team USA

      En 2016, elle devient parmi les joueuses les plus âgées de la ligue ce qui rend sa préparation physique quelque peu différente. Elle s’entoure alors de professionnels de la santé pour rester au meilleur de son niveau. Sue Bird fut un vrai pilier pour l’équipe nationale des États-Unis puisque elle a remporté cinq médailles olympique avec la sélection américaine, en 2004, 2008, 2012, 2016 et 2021. Avec cette même équipe, elle a également gagné trois championnats du monde, une coupe du monde et, seule « tâche » à son palmarès, une médaille de bronze lors des championnats du monde de 2006. 

      Sa dernière danse

      Elle prend sa retraite en 2022, après une carrière bien remplie. A ce jour, Sue Bird est la basketteuse qui a joué le plus grand nombre de matches dans la ligue féminine de la NBA. Elle  a figuré parmi le top cinq du WNBA Allstar game quatre fois et a remporté quatre championnat de la WNBA.

      Une grande militante

      Cependant, son parcours extraordinaire n’est pas la seule chose qui fait de Sue Bird, Sue Bird. L’année 2017 marque un nouveau tournant dans sa vie puisqu’elle décide de révéler au monde sa relation avec Megan Rapinoe. Si depuis elle affiche clairement son homosexualité, le fait de faire son coming-out n’allait pas de soi pour elle. C’est la footballeuse qui lui a montré l’importance pour les ouples gays d’être représentés et d’avoir de la visibilité. Elles sont maintenant mariées depuis 2020. Mais la lutte pour la reconnaissance des droits pour les LGBT n’est pas son seul combat. Elle utilise notamment sa position de vice-présidente du syndicat des joueuses de la WNBA pour lutter contre la discrimination et plus de justice sociale en négociant la présence de messages sur les maillots, comme celui de Black live matters. Elle soutient également le mouvement MeToo et particulièrement Breanna Stewart suite à son témoignage en 2017. 

      Vous l’aurez compris, Sue Bird est une modèle pour de nombreuses petites filles et elle continuera d’inspirer les futures générations pendant de longues années.

      Sa draft

      En 2002, Sue Bird est choisi un numéro 1 lors de la draft WNBA par le Seattle Storm, une équipe qu’elle ne quittera jamais jusqu’à la fin de sa carrière.

      Ses titres

      Sue Bird est la seule joueuse à remporter au moins une bague WNBA sur trois décennies distinctes. Elle également une des rares joueuses à avoir remporter cinq Euroleague dans sa carrière.

      Ses records en WNBA

      Sur sa carrière au cœur de cette ligue, Sue est la première en nombre de saisons jouées, de matchs joués, de sélections au All-Star Game, de passe décisives et de minutes sur le parquet.

      En sélection

       

      • 5x Championne olympiques
      • 4x Championne du monde 
      • 1x Médaille de bronze championnats du monde

      En club

       

      • 4x Championne de la WNBA​
      • 5x Euroleague
      • 2x Europe SuperCup
      • 5x Championne de Russie
      • 2x Championne NCAA

      Médiatiques

       

      • Associated Press Women’s College Basketball Player of the Year
      • Best Female College Athlete
      • Meilleure joueuse de l’année par les média

      Sportive

       

      • 12x All-Star en WNBA
      • 2x All-Star en Euroleague
      • 1x MVP de la NCAA
      • 1x MVP de la conférence Ouest de la NCAA
      • 1x MIP de la NCAA
      • 1x New York city player of the year
      • 1x New York state player of the year
      • 3x Trophée Kim Pernot de la sportivité
      • 1x Top 25 des joueuses de la WNBA depuis sa création
      • 1x Wade Trophy
      • 1x WNBA All-decade Team
      • 5x All-WNBA First Team
      • 3x All-WNBA Second Team
      • 2x meilleure passeuse de la WNBA
      • 4x vice-meilleure passeuse de la WNBA
      • 2x Meilleur scoreuse, rebondeuse et passeuse de la WNBA
      • 2× First-team All-Big East

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