Alana Maldonado

Alana Maldonado

Alana Moldonado

Alana Moldonado - Une pionnière du judo brésilien

1985 à aujourd'hui - Ecrit par Mariana

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Alana Maldonado, il est impossible de ne pas l’évoquer. Double championne paralympique (Tokyo 2020 et Paris 2024) et médaillée d’argent à Rio 2016, la Brésilienne a gravé son nom au panthéon du judo handisport mondial. Symbole d’une longévité exceptionnelle dans la catégorie des moins de 70 kg, elle a dédié sa vie à son art, surmontant les épreuves physiques et un diagnostic médical difficile pour s’imposer comme l’une des plus grandes compétitrices de l’histoire de son sport. Par sa technique redoutable et sa force de caractère, elle est devenue bien plus qu’une championne : une véritable légende.

Ses débuts au Judo

Alana Maldonado grandit à Tupã, dans l’État de São Paulo. Là-bas, elle découvre le judo à l’âge de seulement 4 ans. Au fil des saisons, la jeune Brésilienne aiguise son sens du combat, sa précision et sa puissance en s’entraînant d’abord dans des compétitions conventionnelles aux côtés d’athlètes valides.

À 14 ans, son destin bascule lorsqu’on lui diagnostique la maladie de Stargardt, une affection génétique qui entraîne une perte progressive de la vue. Loin de renoncer à ses ambitions, Alana Maldonado fait un choix crucial en 2014 lorsqu’elle commence ses études universitaires en Éducation Physique à Marília. C’est là-bas qu’elle s’oriente officiellement vers le judo handisport, rejoignant l’équipe de (Associação Mariliense de Esportes Inclusivos). Sa précision et sa puissance en font rapidement l’une des meilleures spécialistes du pays.

Son début à l’international

Dès son entrée sur le circuit en 2015, elle est sélectionnée avec l’équipe nationale et obtient la médaille d’argent aux Jeux parapanaméricains de Toronto. Un an plus tard, en 2016, Alana participe à ses premiers Jeux paralympiques à Rio de Janeiro. Devant son public, elle réalise un parcours sans faute jusqu’en finale, où elle se retrouve opposée à la redoutable Mexicaine Lenia Ruvalcaba. Dans une chaude ambiance, Alana Moldonado s’incline par ippon et s’empare d’une magnifique médaille d’argent. Cette défaite à domicile devient sa plus grande source de motivation.

Son titre paralympique

Son ascension fulgurante se voit récompensée de la plus belle des manières en 2018 lors des Championnats du monde à Odivelas, dans la région de Lisbonne. En battant l’Ouzbèke Vasila Aliboeva en finale, Alana Maldonado s’offre la médaille d’or et entre dans l’histoire en devenant la toute première athlète brésilienne sacrée championne du monde de judo handisport. Elle déclare avec émotion :

« C’est un sentiment unique. J’ai travaillé très dur pour cela après Rio 2016. Ce titre n’est pas seulement le mien, il appartient à toute une équipe ».

Sa montée en puissance

Après cette victoire historique, Alana Maldonado ne cesse de rajouter des médailles internationales à son palmarès. À peine de retour pour les Jeux de Tokyo 2020 (disputés en 2021), elle s’avance sur le tatami du mythique Nippon Budokan avec une obsession : l’or. En finale, elle maîtrise parfaitement la Géorgienne Ina Kaldani pour s’adjuger son premier titre paralympique.

« Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. Depuis Rio, ce titre était mon objectif quotidien. Cette médaille d’or représente cinq années de sacrifices » confie-t-elle à sa sortie du tatami.

En 2022, elle confirme sa suprématie mondiale lors des Championnats du monde au Kazakhstan en s’imposant en finale face à l’athlète locale Ayala Mareke.

Son parcours vers les Jeux suivants est pourtant freiné par de graves blessures aux genoux et des épisodes de dépression. Déterminée à revenir vite, elle travaille sans relâche avec un objectif en tête : les Jeux de Paris 2024. À l’Aréna Champ-de-Mars, Alana signe un retour magistral en terrassant la Chinoise Wang Yue en finale de la catégorie J2 -70kg, s’adjugeant une nouvelle médaille d’or.

Fière de son parcours sur et en dehors des tatamis, elle partage sa vie et ses combats aux côtés de sa fiancée (rencontrée elle aussi grâce au judo), trouvant dans son équilibre personnel la force nécessaire pour se maintenir au sommet mondial.

« Le tatami m’a tout donné : mes plus grands titres et la femme qui m’accompagne dans ma vie » aime-t-elle rappelé.

Pionnière historique
Elle est la toute première judokate brésilienne de l’histoire à être sacrée championne du monde de judo handisport (Lisbonne, 2018).

La reine de Tokyo
En battant Ina Kaldani au Budokan, elle a offert au Brésil sa toute première médaille d’or féminine de l’histoire dans cette discipline aux Jeux.

Tricampeonato historique
Alana Maldonado est devenue la première athlète brésilienne à s’offrir trois titres mondiaux distincts en para-judo après son triomphe au Kazakhstan.

En judo

  • 2x Championne paralympique
  • 1x Vice-championne paralympique
  • 3x Championne du monde
  • 2x Coupe du Monde
  • 1x Deuxième de la Coupe du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Mondiaux
  • 2x Vice-championne des Jeux Parapanaméricains
  • 4x Championne du Brésil

Sportives

  • 2x Prix de la meilleure athlète féminine de l’année par le CIO
  • 4x Prix de la meilleure judokate de l’année par le CIO

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Michèle Mouton

"Michèle

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"Ecrit

“Dans la vie, tu dois toujours être ouverte à de nouvelles choses. Cela signifie que pour moi tout est possible, il n’y a pas de limites”.

Cette phrase prononcée par Michèle Mouton dans le cadre du documentaire Queen of Speed sur sa carrière résume très bien la mentalité de la championne française. Elle ne considère rien comme impossible, même s’imposer dans un sport sur-dominé par les hommes.

L’AMOUR DE LA VITESSE ET LES DÉBUTS EN COMPÉTITION

Sa première expérience au volant d’une voiture, Michèle Mouton la connait chez elle, à Grasse, dans le sud de la France, alors qu’elle rentre discrètement dans le véhicule de son 

dans le véhicule de son père. Alerté par le bruit du moteur qui démarre, son père pour empêcher l’enfant de faire une bêtise. Pleine d’énergie, Michèle grandit, obtient son permis, et commence à tester les possibilités de vitesse que lui offre la voiture. Cette vitesse, Michèle l’adore, comme ce sentiment de danger qui en découle, trouvant de la beauté dans le fait qu’une simple erreur puisse avoir de graves conséquences. Si bien que lorsqu’un ami lui propose d’être copilote à ses côtés lors d’une course à Monte Carlo, elle ne met pas beaucoup de temps avant d’accepter.

“Pour moi, une voiture était le moyen d’être libre et de faire ce que je voulais” dit-elle.

À 22 ans, elle découvre donc la course automobile en compétition. En voyant les performances de Michèle, son père, lui aussi passionné d’automobile, décide de lui acheter une voiture. Il lui demande juste de promettre que si cela ne marche pas, alors elle arrêtera.

Très vite, Michèle Mouton se passionne de la compétition. Et ce malgré le fait que le monde automobile soit gouverné par les hommes, des pilotes aux copilotes en passant par les techniciens et les organisateurs. Si les femmes n’y sont pas interdites, jamais une pilote féminine n’a réussi à s’imposer. D’autant plus qu’aucun homme, du propre aveu des coureurs de l’époque, ne souhaite être le premier à perdre contre une femme. Sauf que quand elle joue, Michèle Mouton n’a qu’un seul objectif : gagner. Et le sport automobile, avec la voile et l’équitation, est un des rares sports où hommes et femmes peuvent prendre place sur la ligne de départ en situation de chances équitables. Petit à petit, elle prend de l’expérience dans des rallyes mineurs. Elle participe pour la première fois à une manche de la coupe du monde de rallye en Corse, en 1975. Obligée de mixer du café et du coca pour affronter la fatigue, elle réussit à terminer à la 7e place. Un score plus qu’honorable pour une pilote n’ayant commencé à prendre part aux grandes courses de rallye que l’année précédente. Une performance tellement incroyable que les hommes ayant terminé derrière elle la traite de menteuse, et portent plainte devant la FIA, la fédération international. Une enquête est ouverte, sa voiture est fouillée de fond en comble, et le verdict tombe : son véhicule est parfaitement conforme. Michèle Mouton n’est pas une tricheuse, mais une athlète très précoce et dotée de qualités folles.

Les sponsors, à l’instar de Elf, commencent à s’intéresser à elle, et ce ne sont pas les seuls. Des constructeurs commencent à imaginer Michèle Mouton monter dans leur voiture. FIAT est le premier à lui proposer un bon contrat en 1978, mais la voiture est très difficile à conduire. Michèle Mouton est à la peine, mais cette expérience va lui permettre d’apprendre à faire ce qu’elle recherche le plus : aller plus vite. Dans le même temps, la Française commence à se voir comme une professionnelle. Alors qu’elle aimait fumer, boire et faire la fête, elle décide dans le but de s’améliorer d’arrêter la cigarette et la boisson, à l’exception du champagne, symbole des victoires.

PILOTE AUDI QUATTRO ET LES CHAMPIONNATS DU MONDE DE RALLYE

Alors qu’elle commence à trouver son rythme, Michèle reçoit un appel téléphonique inattendu. Audi n’est alors pas la marque de voiture la plus populaire, et encore moins en France. Mais le constructeur allemand a senti le filon que représente le rallye, et décide d’y investir. Audi présente à Michèle leur projet, qui tourne autour d’un modèle révolutionnaire à quatre roues motrices : la Audi Quattro. Comme tête d’affiche, le constructeur a déjà réussi à convaincre Hannu Mikkola, considéré comme un des meilleurs pilotes de rallye au monde. Mais posséder une écurie féminine pourrait également améliorer leur image de marque. Tout en sachant cela, Michèle Mouton n’hésite pas longtemps avant de répondre un grand oui. Rejoindre Audi, c’est s’assurer une place en championnat du monde de rallye. Pour créer une équipe 100% féminine, il manque une copilote. Michèle jette son dévolu sur l’italienne Fabrizia Pons, et les premiers tests de début de saison 1981 lui donne raison.

Les championnats du monde de rallye 1981 sont composées de 12 manches, découpées elles-mêmes en plusieurs étapes se déroulant sur plusieurs jours. Cette première saison chez Audi est censé permettre à Michèle de découvrir sa nouvelle voiture, ce qu’elle adore. Pour elle, réussir à gagner de la vitesse avec ce genre de véhicule, c’est comme dompté un animal sauvage. Un fauve qui va prouver sa puissance à San Remo. Michèle et Fabrizia sont bien parties, et opposées à Ari Vatanen, qui a affirmé au média que s’il perdait contre des femmes il arrêterait sa carrière. Avant la dernière des trois étapes de cette manche, Michèle n’arrive pas à dormir. Pour la première fois, elle a toutes les cartes en main pour s’offrir une première victoire sur le circuit international. Tout ce qu’elle a à faire, c’est maintenir son avance de 30 secondes sur Vatanen. Cette opportunité, Michèle Mouton ne va pas la laisser s’échapper. Michèle et Fabrizia exultent sur la ligne d’arrivée : elles sont les premières femmes à remporter une étape des championnats du monde. Rapidement, elle devient la coqueluche des médias, encouragée par Audi à participer à toutes les interviews pour vendre le plus de voitures possibles. Mais elle n’est pas fan de toute cette attention médiatique.

Ce qui est loin de la perturber à l’aube de la saison suivante. Malgré un accident dès la première journée à Monte Carlo, Michèle Mouton se lance bien dans les championnats du monde de rallye 1982. Son principal rival s’incarne en la personne de Walter Röhrl, le favori de la compétition. Arrive le rallye du Portugal. C’est une épreuve très spéciale, car sur la première étape le public est très proche des voitures. Trop proche même, obligeant les pilotes à multiplier les prouesses pour ne blesser personne. Une erreur d’inattention peut coûter des dizaines de vies. Michèle Mouton s’en sort très bien, et mène la course du début à la fin. Fabrizia et elle remportent leur deuxième manche sur le circuit. Cela leur permet surtout de talonner au classement général Röhrl. La menace que représente la Française pour l’Allemand se concrétise au rallye de l’Acropole, à Athènes. Röhrl essai de la déstabiliser devant les médias en disant que même un singe irait plus vite avec son Audi Quattro. Loin d’être décontenancée, Michèle Mouton remporte sa deuxième manche de la saison. Cinq mois plus tard, c’est le rallye du Brésil qu’elle remporte haut la main. Avec ces trois victoires, Michèle et Fabrizia se sont offertes le droit de penser au titre suprême au moment de prendre le départ du Bandama, le rallye de Côte d’Ivoire.

Mais ce rêve est mis à l’épreuve par une déflagration. Le matin même de la course, Michèle Mouton apprend le décès de son père. Dévastée, elle pense quitter la compétition, avant que sa mère ne lui demande de continuer, en hommage à son père. À part Fabrizia, personne de son équipe est au courant du drame qu’elle a subi. Elle fait tout pour se mobiliser, se savant à une victoire d’un exploit monumental. Elle mène même la course pendant une grande partie de l’épreuve, accumulant une heure d’avance sur Röhrl. Mais le sort s’abat sur elle. Alors que sa voiture rencontre un problème technique, les mécaniciens se trompent dans leur réparation, faisant perdre à l’écurie féminine un temps plus que précieux. Röhrl commence à revenir. Plus que jamais en danger au classement général, Michèle tente le tout pour le tout et accélère autant qu’elle le peut. Mais avec toute cette vitesse, une petite erreur peut se transformer en drame. La voiture se renverse, Michèle et Fabrizia sont seines et sauves, mais la victoire leur échappe définitivement. La même journée, Röhrl est sacré champion du monde de rallye 1982. Il n’en reste que Michèle Mouton est la première femme à finir à la deuxième place du classement général du championnat du monde de rallye.

LE PLUS BEAU PALMARÈS DU SPORT AUTOMOBILE FÉMININ INTERNATIONAL

La saison suivante, Michèle Mouton est moins performante. Il faut dire que renouveler son exploit monumental aurait été de l’ordre de l’irréel. Mikkola, l’autre pilote Audi, est sacré champion du monde. Pour assoir son hégémonie, Audi décide de confier une Quattro a un autre champion : Walter Röhrl. Michèle Mouton ne se sent plus réellement soutenue, n’étant pas retenue pour le rallye de Monte Carlo pour la première fois de sa carrière.

Michèle ne baisse pas pour autant les bras. C’est aux États-Unis qu’elle va étoffer son palmarès, en remportant à deux occasions, en 1984 et 1985, le mythique Pikes Peak. Une course très spéciale, marquée par le machisme de ses supporters. Déjà qu’ils n’ont pas vu beaucoup d’Européens sur leur circuit, les Américains sont encore plus sidérés qu’une femme ose essayer de remporter le titre. Mais Michèle est au-dessus. Elle est toujours la seule femme à avoir remporté la Pikes Peak, comme elle reste la seule femme à avoir remporté une étape de championnat du monde de rallye.

UNE FEMME TOUJOURS INVESTIE DANS SON SPORT APRÈS LA RETRAITE

Michèle Mouton quitte Audi en 1985, et prend sa retraite l’année suivante pour se consacrer à sa vie personnelle. Pour autant, elle ne met pas fin à sa volonté de promouvoir le rallye et le sport automobile auprès des femmes.

“Quelque part dans mon esprit, j’aimerais voir une autre femme réussir en rallye comme je l’ai fait”.

Pour continuer à inspirer des générations de jeunes femmes fans de sports motorisées, Michèle Mouton est devenue présidente de la commission féminine de la FIA. Elle est entrée au Rally Hall of Fame et a été faite chevalière de la Légion d’honneur. C’est toujours, plus de 30 ans plus tard, la femme la plus victorieuse en sport automobile. Elle travaille encore en tant que chargée de la sécurité sur les étapes de rallye sur le circuit international.
Aujourd’hui, Michèle Mouton ne nourrit aucun regret, et est très heureuse de la vie qu’elle a. Elle cite elle-même Oscar Wilde :

“Il faut toujours viser la lune, parce que même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles”.

Une pionnière

Michèle est la toute première femme à remporter une manche de championnat du monde de rallye et à monter sur le podium.

Pikes Peak

Elle est la première et seule pilote féminine à remporter cette course mythique.

En rallye

  • 1x Vice-championne du monde
  • 4x Victoire en championnat du monde
  • 2x Championne d’Europe féminine
  • 1x Vice-championne d’Europe
  • 4x Victoire en championnat d’Europe
  • 2x Coupe d’Europe féminine des rallyes
  • 2x Championne de France
  • 3x Championne de France féminine
  • 2x Vice-championne de France
  • 2x Victoire en championnat de France
  • 1x Championnat d’Allemagne
  • 6x Victoire en championnat d’Allemagne
  • 2x Pikes Peak
  • 4x Rallye Monte-Carlo
  • 1x Victoire aux 24h du Mans en catégorie 1 601 à 2 000 cm3
  • 1x Trophée Andros féminin
  • 4x Tour de France automobile
  • 1x RAC Rally 

Sportives

  • Rally Hall of Fame
  • Pikes Peak Hall of Fame
  • 1x Prix Monique Berlioux de l’Académie des sports
  • 1x Prix Roland Peugeot de l’Académie des sports

Médiatiques 

  • Chevalière de la Légion d’honneur
  • 1x Autosport’s International Rally Driver Annual Award 
Alana Maldonado

Alana Maldonado

Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement la force et la résilience d’une athlète. Mais avec Alana Maldonado, il est impossible de ne pas l’évoquer. Double championne paralympique (Tokyo 2020 et Paris 2024) et médaillée d'argent à Rio 2016, la Brésilienne...

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Alice modolo – A la quête des profondeurs de l’océan

Alice modolo – A la quête des profondeurs de l’océan

Vous la connaissez sûrement pour son rôle dans le clip de Runnin de Beyoncé et Naughty Boy, mais saviez-vous que Alice Modolo est une des plus grandes championnes françaises d'apnée ? Née en 1984 à Clermont-Ferrand, c'est seulement à l'âge de 23 ans qu'Alice découvre...


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Alice modolo – A la quête des profondeurs de l’océan

Alice modolo – A la quête des profondeurs de l’océan

Alice Modolo en tenue pour plongée

Alice Modolo - A la quête des fonds des océans

1971 à aujourd'hui - écrit par simon ménard et marie fournier

Vous la connaissez sûrement pour son rôle dans le clip de Runnin de Beyoncé et Naughty Boy, mais saviez-vous que Alice Modolo est une des plus grandes championnes françaises d’apnée ?

Née en 1984 à Clermont-Ferrand, c’est seulement à l’âge de 23 ans qu’Alice découvre sa passion pour l’apnée. Si sa première initiation à la plongée en bouteille à l’âge de 13 ans ne l’avait pas convaincue, la voilà amoureuse de l’apnée dix ans plus tard. Enfant, Alice Modolo est plutôt rebelle et n’aime pas qu’on essaie de la mettre dans un moule. Elle a longtemps cherché son sport, testant différentes activités sportives telles que le judo ou le tennis mais ne ressentait jamais la même joie que ses amies et les cours de sports au collège ne l’enthousiasmaient pas non plus. Ses deux parents étant 

dentistes, elle décide de suivre leurs traces et s’inscrit en fac de médecine, puis décroche son diplôme en 2009.

Ses premières compétitions

Suite à la découverte de la discipline qui va changer sa vie, Alice Modolo commence l’entraînement et sa préférence va d’abord à l’apnée dynamique (dite DYN), où elle doit nager sous l’eau la plus longue distance possible sans limite de temps et en monopalme. Après plusieurs semaines, elle participe à sa première compétition et atteint les 100 mètres de profondeur. Sa carrière se lance ensuite rapidement puisqu’elle finit la saison 2007 à 120 mètres de profondeur et remporte sa première Coupe de France.

Découverte de sa discipline de prélidiction

C’est deux ans plus tard, en 2009, qu’Alice Modolo découvre sa discipline de prédilection : le poids constant. Cette discipline consiste à plonger en apnée et à remonter à la surface sans toucher la corde guide.  Par la suite, l’apnéiste enchaîne les victoires et remporte notamment une Coupe de France, une Coupe des plongeurs, devient vice-championne du monde par équipe et bat 9 records de France jusqu’en 2013.

Une pause de la compétition

C’est deux ans plus tard, en 2009, qu’elle découvre sa discipline de prédilection : le poids constant. Cette discipline consiste à plonger en apnée et à remonter à la surface sans toucher la corde guide.  Par la suite, Alice Modolo enchaîne les victoires et remporte notamment une Coupe de France, une Coupe des plongeurs, devient vice-championne du monde par équipe et bat 9 records de France jusqu’en 2013. de Runnin de Beyoncé et Naughty Boy.

J’ai peut-être arrêté l’apnée, mais elle ne m’a jamais quittée et elle m’est revenue sous la forme d’un projet artistique », confie l’apnéiste lors d’une interview.

Un retour fracassant

Cette pause semble lui avoir donné une nouvelle énergie puisque elle finit l’année 2018 avec un titre de championne de France et cinq records de France en poche.  Alice Modolo débute sa saison 2019 avec un nouvel objectif en tête : atteindre les -100 mètres de profondeur en poids constant. Pour cela, elle prend la décision de suspendre son métier de dentiste et se consacre à plein temps à l’apnée. Ses entraînements s’intensifient car, en plus du yoga et du CrossFit, elle s’exerce trois fois par semaine en mer. Elle parvient presque à atteindre son but le 8 août 2019 mais fait une syncope, une perte de connaissance, en remontant à la surface, invalidant ainsi son titre. Qu’a cela ne tienne, elle ne va pas abandonner si près du but et continue à s’entraîner avec acharnement, 

« On ne distingue pas un champion à ses résultats, mais à sa capacité à rebondir » affirme Alice dans une interview en 2020.

La même année, elle atteint les 95 mètres et un an plus tard, le 24 juillet 2021 elle atteint les 100 mètres de profondeur en monopalme lors du Vertical Blue aux Bahamas. Lors de cette même compétition, Alice Modolo bat le record mondial féminin en poids constant bi-palmes en plongeant à 95 mètres de profondeur, record qu’elle bat à nouveau l’année suivante en atteignant les 96 mètres. Selon elle, l’apnée lui a servi à se prouver à elle-même mais aussi aux autres qu’elle en étais capable. Si dès petite, la sportive a entendu les adultes lui dire qu’elle rêvait trop, elle affirme aujourd’hui :

« On est les seuls à savoir qui on est et ce qu’on est capable de faire ».

Le confinement et l’après

La période du confinement a permis à Alice Modolo de se reconnecter avec la mer et de voir les choses différemment.

« Avant, je ne faisais pas de visite de la mer, je ne m’octroyais pas le temps, c’était le rush entre l’entraînement et le boulot. À la reprise, je suis allée observer les oursins, les poulpes ».

Son parcours se poursuit et en 2023, elle décroche la médaille d’or à la Coupe d’Europe en poids constant. A ce jour, Alice Modolo est en route pour les championnats du monde grâce à sa qualification lors des championnats de France où elle a décroché son quatrième titre national. Même si l’apnée n’était pas une discipline présente aux Jeux Olympiques de Paris, la championne de France a pu y participer en portant la flamme olympique sous l’eau, à quarante mètres de profondeur. Une performance que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Fait étonnant, Alice Modolo était sujette au mal de mer quand elle était enfant. Elle explique en partie sa passion du fait que ce qu’elle apprenait en cours à la fac de médecine sur les mécanisme de la  douleur, et en particulier le fait de priver au corps une de ses fonction vitale, devenais en quelque sorte réel lorsqu’elle plongeait : 

« J’expérimentais ce que j’apprenais en théorie. Pour elle, c’est grâce à l’apnée qu’elle à pu devenir elle même,  pleine et entière ».

Une sportive engagée

Bien que son parcours sportif soit hors normes, ce n’est pas la seule chose pour laquelle Alice Modolo est connue. En effet, cette apnéiste française est également une femme engagée, notamment pour la cause climatique. Elle soutient entre autres l’ONG Planète Urgence, une association qui lutte pour la préservation des forêts et de la biodiversité et dont elle est ambassadrice, ainsi que la ville d’Antibes pour restaurer les forêts marines. Depuis 2018, elle est aussi ambassadrice de l’association Gregory Lemarchal, une organisation qui se mobilise contre la mucoviscidose ( une maladie génétique qui attaque les voies respiratoires et digestives). De plus, Alice se dévoile en tant que conférencière, elle partage son histoire et enseigne l’importance de la respiration. Elle donne des conférences et des séminaires au sein de différentes entreprises, abordant les thèmes du développement personnel et du dépassement de soi.

Lorsqu’on l’interroge sur son futur, Alice Modolo répond qu’elle souhaiterait enseigner l’apnée.

Une athlète de tous les records

Alice Modolo possède le record du monde sur une plongée de 96 mètres en poids constant bi-palmes. Elle détient également 25 records de France.

La première Française sous les 100 mètres

En 2021, Alice Modolo réalise une plongée à 101m de profondeur, en poids constant monopalme, au Vertical Blue des Bahama.

En apnée

 

  • 1x Vice-championne du monde en équipe
  • 1x Vice-championne du monde en eau libres
  • 1x Championne d’Europe en apnée dynamique
  • 1x Coupe des plongeurs en eau libre
  • 4x Championne de France

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Alana Maldonado

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Michèle Mouton

“Dans la vie, tu dois toujours être ouverte à de nouvelles choses. Cela signifie que pour moi tout est possible, il n’y a pas de limites”. Cette phrase prononcée par Michèle Mouton dans le cadre du documentaire Queen of Speed sur sa carrière résume très bien la...


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