Les goitschel – Un duo de soeurs légendaire

"Christine

"Christine

"1944/45

Lorsque l’on se penche sur les sœurs ayant marqué l’histoire du sport, il est impossible de passer à côté des sœurs Goitschel. Dans les années 60, Christine et Marielle dominent les pistes au plus haut niveau pendant une décennie. En 1964, ces pionnières des JO d’hiver sont à l’origine d’un exploit historique : un double doublé or et argent lors des Jeux Olympiques d’Innsbruck.

Mais comment en sont-elles arrivées là ?

Le ski, une affaire de famille

Christine et Marielle sont nées à Sainte-Maxime dans le Var en 1944 et 1945 d’un père français né à Genève et d’une mère native d’Épinal dans les Vosges. Elles ont également deux frères aînés, Claude et Jacques, ainsi qu’une petite sœur Patricia qui sera également championne de ski. D’ailleurs, leur neveu Philippe se démarquera plus tard de son côté dans le ski de vitesse.

Les sœurs prodiges grandissent dans une famille relativement modeste, Marielle récupère régulièrement les affaires de sa grande sœur lorsqu’ils deviennent trop petits pour elle. Leur père les initie très vite au ski en coupant leurs premiers skis dans du bois. Marielle se souvient alors parfaitement découvrir ce sport à 3 ans et ne jamais décrocher. Lorsqu’on lui offre ses premiers vrais skis, elle les portera pendant 8 jours entiers même dans le lit. Il n’est donc pas étonnant que les sœurs Goitschel pratiquent très tôt le ski en club.

L’aînée montre la voie

« On parle d’ailleurs beaucoup de Marielle car c’est elle qui obtient le plus gros palmarès, […]. On parle en revanche un peu moins de sa sœur aînée, Christine, présentée comme plus réservée, mais elle aussi championne et vice-championne olympique. »

Marion Philippe, historienne du sport à l’université Gustave Eiffel

D’un peu plus d’un an l’aîné de Marielle, Christine rejoint rapidement l’équipe de France de ski. Elle s’illustre une première fois aux Championnats de France de ski alpin en 1962 en gagnant l’épreuve de slalom. L’année suivante, elle réitère l’exploit en gagnant cette fois-ci le slalom géant, avant de gagner de nouveau l’épreuve de slalom en 1964.

Lors des fameux Jeux d’Innsbruck de 1964, elle gagnera la médaille d’or au slalom devant sa sœur, puis la médaille d’argent au slalom géant laissant cette fois la première place à Marielle.

En 1968, elle décide de mettre fin à sa carrière. Deux ans auparavant, elle se marie avec son l’entraîneur Jean Béranger avec qui elle créera dans les années 70 la station de Val-Thorens. C’est d’ailleurs au sein de celle-ci qu’elle sera élevée au rang de Chevalier de la Légion d’honneur le 2 février 2014 en compagnie de sa sœur.

La cadette entre dans la légende

Bien qu’elle soit la cadette, Marielle rattrape rapidement sa sœur. Son talent est rapidement repéré par son instituteur et son curé au primaire et remporte sa première compétition à l’âge de 5 ans. Elle arbore alors déjà une détermination sans borne :

« À 7 ans, j’écrivais déjà sur des papiers que je serais championne du monde. »

Marielle rejoint l’équipe de France en 1960 à seulement 14 ans et gagne sa première coupe du monde FIS A aux Gets la même année. À l’âge de 16 ans, elle est alors la plus jeune athlète à gagner l’épreuve du combiné lors des Championnats du Monde de 1962 à Chamonix. Elle obtiendra également l’argent en slalom.

Lors des Jeux Olympiques d’Innsbruck en 1964, outre l’exploit en slalom et slalom géant avec sa sœur, elle remporte l’épreuve du combiné.

Aux championnats du monde de 1966 à Portillo au Chili, elle est au sommet de son art avec deux médailles d’or remportées au slalom géant et au combiné, ainsi que deux médailles d’argent en slalom et en descente. La médaille d’argent en descente se transformera d’ailleurs en or 30 ans plus tard lorsque le vainqueur de l’épreuve, Erik Schnigger, avouera son intersexuation.

Enfin, aux Jeux Olympiques de Grenoble de 1968, elle gagnera la médaille d’or en slalom et l’argent au combiné.

Elle arrêtera sa carrière en 1968 en même temps que sa sœur car les compétitions commencent à l’ennuyer et elle souhaite passer à autre chose. Elle détient alors deux titres olympiques et sept titres de championne du monde.

Les Jeux Olympiques voient double

Revenons maintenant sur l’événement marquant de leurs carrières lors des Jeux Olympiques d’Innsbruck en 1968.

Lors de l’épreuve de slalom, Christine remporte la médaille d’or, tandis que sa sœur remporte la médaille d’argent. Cet exploit est en soi déjà historique, car c’est la première fois que deux sœurs font un doublé lors des JO. Christine et Marielle se souviennent des 50 000 personnes qui les applaudissent à l’unisson.

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais Marielle, bien qu’heureuse pour sa sœur, ne veut partir sans l’or. Deux jours plus tard, l’impensable se produit. Cette fois-ci c’est au tour de Marielle de remporter l’or au slalom géant, alors que sa sœur se contente de l’argent à égalité avec l’Américaine Jean Saubert.

Cette fois, il s’agit d’un véritable exploit légendaire qui fait la une des journaux du monde entier. Tout le monde s’intéresse aux sœurs françaises qui ont réalisé l’impossible. Les sœurs célèbrent alors en circulant en voiture dans la ville autrichienne. Cet exploit inédit et qui a de fortes chances de le rester sera salué par le Général de Gaulle, que Marielle porte dans son cœur, félicitant lui-même les sœurs Goitschel :

« Sachez, mesdemoiselles que tout le monde est fier de vos victoires. »

Un duo historique

Les Françaises sont les toutes premières soeurs de l’histoire à remporter un titre olympique sur une même édition (hivernale).

Marielle, le plus beau palmarès du ski français

Avec ses deux titres olympiques et ses septs médailles d’or aux Mondaiux, elle est l’une des skieuses françaises les plus décorées du l’histoire.

Marielle et Florence Arthaud

La skieuse et la navigatrice sont les deux seuls sportives à avoir obtenu à deux reprises le Prix Monique Berlioux de l’Académie des sports.

Marielle

  • 2x Championne olympique
  • 1x Vice championne olympique
  • 7x Championne du Monde
  • 2x Vice championne du Monde
  • 3x Gros globe de cristal
  • 1x Deuxième du gros globe de cristal
  • 7x Victoire en manche de Coupe du Monde
  • 9x Podiums en Coupe du Monde
  • 5x Championne de France

Christine

  • 1x Championne olympique
  • 1x Vice championne olympique
  • 1x Victoire en manche de Coupe du Monde
  • 3x Championne de France

Marielle

  • 1x Champion des Champions français par L’Equipe
  • 2x Prix Monique Berlioux de l’Académie des sports
  • 2x Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l’Académie des sports

Christine

  • Officière de la Légion d’Honneur
  • 1x Skieur d’or
  • 1x Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l’Académie des sports

Découvrez d'autres sportives

Marla Runyan

Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme. Son enfance Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville...

Cecile Addou

Le volley traverse la vie de Cécile Addou. Joueuse confirmée, c’est par sa version assise du jeu qu’elle a réussi à se relever de son handicap, contracté à la suite d’un sarcome du bassin. En seulement un an de pratique, celle qui a rejoint l’Équipe de France il y a...

Katrine Lunde – La muraille Norvégienne

Connue pour sa longévité à haut-niveau, Katrine Lunde fait partie incontestablement partie des meilleures gardiennes de handball de l’histoire. Elle aura marqué de son empreinte la scène internationale avec la sélection norvégienne avec qui elle a tout remporté. Qui...

Lauren Parker – au sommet du paratriathlon

"Lauren

"Lauren

"1988

Ancienne triathlète professionnelle valide, Lauren Parker est devenue après un grave accident l’une des principales figures du paratriathlon en catégorie PTWC, discipline qui combine la natation, le handbike et la course en fauteuil.

Du petit bassin à l’Ironman en eaux libres

Avant son accident, Lauren Parker s’est distinguée dans plusieurs disciplines sportives. Née le 15 décembre 1988 à Belmont, l’Australienne débute très tôt le sport. D’abord par la natation où elle remporte plusieurs titres régionaux et nationaux dans

les catégories juniors. Cette domination chez les jeunes, la nageuse la traduit en élite en décrochant le titre national en eau libre à seulement 14 ans. Véritablement passionnée par les sports aquatiques, elle est également engagée dans le sauvetage côtier, discipline très populaire en Australie, où elle se forge une solide endurance.

À partir de l’âge de 19 ans, un coach, impressionné par son profil, lui conseille de tester le triathlon, un sport fait pour elle selon lui. Lauren l’écoute et se tourne vers le ce sport, où elle peut mettre à profit ses qualités de nageuse et de fondeuse. Parker s’entraîne alors sous la direction de l’entraîneur Brad Fernley, avec lequel elle collabore encore aujourd’hui.

D’abord, elle se tente sur la distance olympique avant de réalisée qu’avec son profil, la longue distance était faite pour elle (3,8 km de natation, 180 km de vélo, 42,2 km de course à pied). Après ce changement, tout s’accélère pour Lauren Parker ! En 2014, l’Australienne remporte son tout premier IronMan, lui permettant de se qualifier à ses premiers mondiaux. L’année suivante, elle se classe deuxième de sa catégorie (25 – 29 ans) lors du Championnat du monde Ironman à Kona (Hawaï), l’épreuve de référence du triathlon longue distance. Elle poursuit sa progression parmi les triathlètes professionnelles australiennes et vise, en 2016, une qualification pour le circuit professionnel de l’Ironman après des années de blessures :

« Pendant mon temps de triathlète, j’ai souffert de 8 fractures de stress dans les jambes. Ce n’est pas dû à un surentraînement mais à une carence osseuse. Ce fut un énorme revers. Je n’ai jamais vraiment participé à un triathlon avec une préparation complète à la course, mais je savais que j’avais la capacité de courir vite. »

Battre ses démons

Cette période idyllique cache en réalité, une adolescente et une jeune adulte brisée émotionnellement. Pour Lauren, c’était une lutte permanente avec ses démons. Le soir après les entraînements, l’Australienne s’automutilait afin de fuir son quotidien. De même, se regarder dans le miroir était impossible pour elle puisqu’elle détestait son image corporelle. Durant cette période noire de sa jeunesse, le sport la sauver ! C’était son seul exutoire :

« Avoir du sport dans ma vie était, et reste, mon exutoire. Je suis sortie de l’autre côté et je veux apporter de l’espoir à toute femme qui souffre de la même façon, de rester forte et de croire qu’elle est digne. »

Le choc de l’accident

Le 22 avril 2017, lors d’une séance d’entraînement sur route à proximité de Stockton, dans la région de Newcastle, Lauren Parker est victime d’un grave accident de vélo. En raison de l’éclatement d’un pneu, elle chute à environ 45 km/h et percute une barrière métallique. Elle subit de multiples fractures : deux côtes cassées, un poumon perforé, une clavicule et des omoplates brisées, ainsi qu’une lésion de la moelle épinière qui la rend paraplégique. Cette première nuit après, l’opération a été très difficile pour elle :

« Je repense souvent à cette première nuit à l’hôpital où la famille et les amis étaient rentrés chez eux et qu’on venait de me dire que je ne marcherais plus jamais. C’était l’une des pires nuits de ma vie. Je me sentais piégé et je ne pouvais ni m’échapper ni bouger littéralement. »

Hospitalisée pendant plusieurs mois, elle entame une rééducation longue et intensive. L’accident met un terme définitif à sa carrière de triathlète valide, mais Parker découvre la para natation durant sa covalence, une délivrance ! Après la première séance, l’Australienne n’a plus voulu quitter les bassins du centre.

La découverte du paratriathlon

Durant son séjour au centre de rééducation, Lauren Parker était régulièrement l’invitée de Bob Babbitt sur son émission radio. Un jour, il lui pose cette question banale « souhaites-tu reprendre le triathlon ». Sans hésiter, l’Australienne lui répond oui sans savoir si c’était possible. C’est là que son ami lui parle du para triathlon :

« À cet instant, j’ai trouvé un nouvel espoir et de nouveaux objectifs. »

A la sortie du centre, Lauren par pour un week-end de triathlon où elle a pu rencontrer des personnes de tous âges et/ou confrontée de nombreux obstacles physiques. Ces deux jours, lui a changé la vie :

« J’ai vu que chaque personne avait un sourire aux lèvres, ce qui m’a donné l’espoir que, s’ils pouvaient le faire, alors je pouvais le faire. S’ils peuvent être heureux, je peux être heureux. J’ai été inspiré et j’ai retrouvé ma motivation pour le triathlon. »

Elle décide alors de remprendre l’entraînement, encadrée par son coach Brad Fernley et soutenue par Triathlon Australia, Parker reprend progressivement l’entraînement en 2018. Elle s’équipe d’un handbike pour le segment cycliste et d’un fauteuil de course pour la partie finale. Son objectif est d’intégrer la catégorie PTWC, qui regroupe les athlètes en fauteuil roulant.

Moins d’un an après son accident, elle participe aux Jeux du Commonwealth de Gold Coast (Australie) en avril 2018 et remporte la médaille de bronze en paratriathlon. Ce résultat marque son retour officiel à la compétition internationale.

Les débuts d’une ascension fulgurante sur la scène internationale

En 2019, Lauren Parker remporte son premier titre de championne du monde lors des Championnats du monde ITU (International Triathlon Union) à Lausanne, en Suisse. Ce succès confirme sa place parmi les meilleures athlètes mondiales de la discipline.

Elle poursuit sur cette lancée et accumule les victoires sur le circuit international. Sa constance et sa capacité à performer sur tous les formats de la courte distance à l’Ironman, en passant par les compétitions paralympiques, lui valent une reconnaissance rapide au sein du mouvement paralympique australien.

Sélectionnée pour représenter l’Australie aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020, reportés à 2021 en raison de la pandémie, Parker termine deuxième du triathlon féminin PTWC. Elle est battue pour 0,01 seconde par l’Américaine Kendall Gretsch, à l’issue d’une des courses les plus serrées de l’histoire du paratriathlon.

Malgré la défaite, sa performance est saluée, Lauren Parker devenant à cette occasion l’une des figures les plus médiatisées du handisport australien.

La domination du paratriathlon PTWC mondial 

À partir de 2021, Lauren Parker s’impose durablement sur la scène internationale. Elle remporte successivement le Championnat du monde ITU en 2021, 2022, 2023 et 2024, confirmant une régularité exceptionnelle. 

Lors de l’Ironman World Championship 2022 à Kona, elle établit un nouveau record du parcours handisport, devenant la première athlète paraplégique à boucler l’épreuve en moins de 14 heures dans sa catégorie.

Parker combine ainsi les circuits paralympiques et d’endurance longue distance, ce qui est rare dans le haut niveau handisport.

La consécration des Jeux paralympiques de Paris 2024

Aux Jeux paralympiques de Paris 2024, Lauren Parker réalise un double exploit. Elle remporte d’abord la médaille d’or en paratriathlon PTWC, avant de s’imposer également en para-cyclisme sur route H1-4. Ce doublé fait d’elle la première athlète australienne depuis plus de quarante ans à décrocher deux médailles d’or paralympiques dans deux disciplines différentes au cours d’une même édition.

À l’issue des Jeux, elle est choisie comme porte-drapeau de la délégation australienne pour la cérémonie de clôture.

Une légende reconnue et distinguée

En 2024, Lauren Parker est élue Paralympienne australienne de l’année et Athlète féminine paralympique de l’année par le Comité paralympique australien.

En janvier 2025, elle reçoit la Medal of the Order of Australia (OAM), l’une des plus hautes distinctions civiles du pays, pour ses performances sportives et sa contribution à la visibilité du handisport.

Elle est également récompensée par Triathlon Australia et AusCycling pour sa double carrière réussie en triathlon et en cyclisme.

À 37 ans, Lauren Parker reste engagée dans la compétition de haut niveau. Après s’être essayée aux sports d’hiver, elle s’est qualifiée aux Jeux Paralympiques de 2026 à Milano Cortin en ski de fond et biathlon, devant la huitième australienne à mêler dans sa carrière été et hiver. Elle a également annoncé son intention de participer aux Jeux paralympiques de Los Angeles 2028, tout en poursuivant sa carrière sur le circuit international de paratriathlon et de para-cyclisme. Ses performances constantes depuis 2019 en font aujourd’hui l’une des athlètes les plus titrées du paratriathlon mondial :

« Ce n’a pas été un parcours facile d’être au sommet de mon sport tout en traversant de nombreux revers, problèmes de santé et opérations, et en essayant d’accepter ma nouvelle vie en fauteuil roulant. Même si chaque fois que je me fais renverser, je me relève et je continue à me battre. »

Presque invaincue depuis 2021

Lauren Parker n’a perdu qu’une seule grande compétition internationale de para triathlon depuis son sacre aux mondiaux de 2022

La première Australienne aux Jeux d’été et d’hiver

En 2026, elle devient la première athléte australienne à participer à au moins une édition paralympique d’été et d’hiver

En paratriathlon

  • 1x Championne paralympique
  • 1x Vice championne paralympique
  • 5x Championne du Monde
  • 1x Vice championne du monde
  • 2x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 4x Championne d’Océanie
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux du Commonwealth

En paracyclisme

  • 1x Championne paralympique
  • 1x Vice championne paralympique
  • 3x Championne du Monde
  • 3x Vice championne du Monde

Sportives

  • 1x Athlète des athlètes par Triathlon Australia
  • 3x Para cycliste de l’année par AusCycling
  • 2x Prix de la performance de l’année par Triathlon Australia
  • 1x Prix de la performance de l’année du para-triathlon par Triathlon Australia
  • 3x Prix de la performance de l’année du para-triathlon féminin par Triathlon Australia
  • 2x Prix Chris Hewitt par Triathlon Australia

Médiatiques

  • Médaille de l’Ordre d’Australie
  • 2x Prix de la performance sportive (handisport) par l’AIS
  • 1x Athlète paralympique de l’année
  • 1x Athlète féminine paralympique de l’année
  • 2x Prix Ian Thorpe par l’Institut des sports de Nouvelle-Galles du Sud
  • 5x Handi athlète de l’année par Sport NSW
  • 1x Prix du comeback de l’année par l’Australian Women’s Health Sport Awards

    Découvrez d'autres sportives

    Marla Runyan

    Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme. Son enfance Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville...

    Cecile Addou

    Le volley traverse la vie de Cécile Addou. Joueuse confirmée, c’est par sa version assise du jeu qu’elle a réussi à se relever de son handicap, contracté à la suite d’un sarcome du bassin. En seulement un an de pratique, celle qui a rejoint l’Équipe de France il y a...

    Katrine Lunde – La muraille Norvégienne

    Connue pour sa longévité à haut-niveau, Katrine Lunde fait partie incontestablement partie des meilleures gardiennes de handball de l’histoire. Elle aura marqué de son empreinte la scène internationale avec la sélection norvégienne avec qui elle a tout remporté. Qui...

    Diana Taurasi

    "Diana

    "Diana

    "1982

    Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement le niveau d’une joueuse. Mais avec Diana Taurasi, il est impossible de ne pas l’évoquer. Meilleure marqueuse de l’histoire de la WNBA, qu’elle a remporté trois fois pour un titre de meilleure joueuse de la Ligue 2009 et deux trophées de MVP des finales. 6 fois titrées en Euroligue. 6 médailles d’or olympique, symboles d’une longévité hors norme et d’une vie dédiée à son sport, à une époque où le basket féminin n’avait pas encore gagné l’attention médiatique qui lui est due. Par son caractère et sa capacité à sublimer un effectif, celle qui est restée loyale toute sa carrière à sa franchise de Phoenix Mercury s’est imposée comme, si ce n’est la meilleure joueuse de tous les temps, du moins la plus grande compétitrice de l’histoire du basket.

    Sa découverte du basket-ball

    La rencontre entre Diana Taurasi et le basket s’est faite sur la côte Ouest. Ses parents, immigrés ne parlant pas un mot d’anglais, ne se sentaient pas forcément à leur place au départ. Si bien que la famille Taurasi est repartie en Argentine quelque temps, avant que l’insécurité ne les pousse à repartir aux États-Unis. Une aubaine pour une jeune Diana éprise du ballon orange. Meilleure joueuse de sa région dans toutes les catégories d’âge, c’est à l’université qu’elle rencontre pour la première fois l’adversité. Plus particulièrement à UConn, déjà double champion universitaire. Diana Taurasi était la cible de toutes les bourses universitaires du pays, mais c’est la personnalité de l’entraîneur de UConn, Genno Auriemma, qui l’a décidé à rejoindre la côte Est américaine.

    Son cursus universitaire

    Loin de sa famille pour la première fois de sa vie, elle prend ses marques petit à petit. À la faveur des blessures successives des deux meneuses titulaires de son équipe, elle entre pleinement dans le grand bain universitaire. La première saison lui sert d’acclimatation, atteignant les demi-finales, mais étant éliminée par Notre-Dame après un match catastrophique sur le plan personnel. Un échec qui la motive plus que jamais. Adroite à trois points, elle est surtout capable de faire les bons choix pour son équipe : si une partenaire est mieux placée qu’elle lors d’un moment chaud, elle privilégiera la passe, sans oublier de prendre le match en main lorsque le scénario l’exige. Adorée par son coach et ses coéquipières, Diana Taurasi mène UConn vers trois titres universitaires consécutifs, entre 2002 et 2004. Véritable star parmi les étudiantes, la salle est comble à chacun de ses matchs. Les gens se déplacent par milliers pour la voir jouer. Il est donc tant pour elle de rejoindre l’élite du basket féminin américain : la WNBA.

    Naviguer entre la WNBA et l’Euroligue

    Si aujourd’hui la ligue féminine a grandement gagné en popularité, tout était à faire lorsque les Phoenix Mercury la sélectionne avec le premier choix de la Draft 2004. Les deux premières saisons lui servent d’apprentissage. Elle comprend surtout que, pour l’intensité et l’adversité que l’on retrouve sur la plus haute marche du basket américain, elle n’est pas assez payée. Et elle n’a pas peur de le faire savoir. Pour véritablement gagner sa vie, elle fait le choix d’accompagner sa coéquipière Sue Bird en Russie, pour y jouer l’Euroligue. La saison européenne se joue pendant la pause de la WNBA, ce qui permet aux joueuses de pouvoir jouer les deux compétitions, s’offrant des saisons particulièrement longues et intenses. Les meilleures joueuses américaines comme européennes optent en masse pour la Russie, réputée pour être la ligue la plus rémunératrice chez les basketteuses. D’abord peu heureuse au Dynamo Moscou, c’est au Spartak que Diana Taurasi va véritablement s’épanouir. Le sponsor du club, Shabtai Kalmanovich, décide de la prendre sous son aile. Vrai fan de basket, il est au petit soin de ses joueuses, n’hésitant pas à leur donner de nombreux bonus, en plus de leur salaire culminant proximité du million. Personne ne parle de la provenance de sa fortune, Diana ne se pose même pas la question. L’américaine profite, remportant l’Euroligue chaque année entre 2007 et 2010. Mais cette dernière saison, Shabtai est assassiné à bord de son véhicule, en route vers le Kremlin. Choquées, les joueuses décident de continuer à tout donner sur le terrain, et remportent leur dernier titre en hommage à leur ancien président. Diana décide qu’il est alors temps pour elle de quitter la Russie.

    Ses premiers titres WNBA

    Mais revenons sur les parquets de WNBA. Diana Taurasi et son équipe crée la surprise en 2007, en remportant le titre alors même que rien n’aurait permis de prédire cet exploit. Taurasi est MVP des Finales. C’est véritablement en 2009 que la Californienne va livrer sa meilleure saison, étant désignée MVP de la Ligue, et remportant le titre suprême, de même que la récompense de meilleure joueuse des finales. Elle célèbre cette victoire avec sa coéquipière et compagne, l’Australienne Penny Taylor, à qui elle rend souvent visite dans l’année lorsqu’elle joue en Turquie. Malgré toutes ces victoires, Diana Taurasi se démarque par son caractère. Elle n’hésite pas à user du trashtalk, crie sur les arbitres, et se confronte à la moindre de ses adversaires. Une tendance à énerver son monde qui s’intensifie au fur et à mesure des saisons, symbole de sa compétitivité hors norme.

    Une athlète parfaite ?

    Mais son parcours est loin d’être linéaire, et, elle le dit elle-même, l’Américaine n’est pas parfaite. Qui le serait ? Diana Taurasi aime par-dessus tout fêter ses victoires avec ses coéquipières. Ayant bu, mais n’habitant qu’à quelques kilomètres du bar, elle décide de prendre quand même la voiture. À un tournant, elle est arrêtée par la police, et passe la nuit en prison pour conduite en état d’ivresse. Pas d’accident majeur, mais une affaire qui continue de ternir sa réputation. Puis en décembre 2010, Diana Taurasi est contrôlée positive au modafinil, un produit dopant. Elle nie les accusations de triche en bloc, mais risque tout de même quatre ans d’interdiction de compétition. Le public turque, où elle effectue sa saison européenne, la siffle. Finalement, le cabinet qui l’avait contrôlé positive retire sa plainte et ses résultats, et ferme ses portes. Elle n’est plus inquiétée, mais là encore, Taurasi perd en popularité.

    Un palmarès impressionnant

    Malgré tout, Diana Taurasi reste une valeure sûre de WNBA et de l’Euroligue, enchaînant les points et les matchs références. Le Phoenix remporte sa troisième bague WNBA en 2014. De 2004 à 2018, elle figure 10 fois dans la sélection du 5 majeur de l’année. Elle gagne encore deux titres en Euroligue, en 2013 et 2016, avec Iekaterinbourg. Cette carrière au plus haut niveau s’étire jusqu’en 2024, cumulant 10.646 points en WNBA, soit de très loin le plus haut total de l’histoire de la Ligue. Si elle a pu perdre un peu de popularité auprès du public, et notamment des nouveaux suiveurs arrivés sur le tard, ramenés par la nouvelle médiatisation de la ligue, ce n’est pas le cas chez elle. À Phoenix, lors de son dernier match, les supporters hurlent à tue tête “une année de plus ! une année de plus !”. Cette franchise des Phoenix Mercury, elle l’a bâtie panier après panier, durant vingt saisons. Les célébrations pour la plus grande joueuse de leur histoire sont grandioses, et atteignent leur apothéose lorsque le terrain des Mercury “Diana Taurasi Court”, en hommage à tout ce que la meneuse a accompli pour la franchise.

    Ses exploits en sélection

    N’oubliant tout de même pas un des aspects les plus importants de sa carrière : sa dévotion envers l’équipe nationale. Sélectionnée pour ses premiers Jeux en 2004, elle participe, et remporte, chaque édition olympique jusqu’à la fin de sa carrière. Si elle n’apparaît sur le terrain en finale à Paris, ce qui ne manque pas de la frustrer, elle n’en reste pas moins le cadre le plus important. Avec six titres olympiques, elle est, homme et femme confondus, la basketteuse la plus récompensée de l’histoire des Jeux Olympiques.

    Est-ce la GOAT ?

    Si aujourd’hui, peut des jeunes fans de WNBA ne la place en tête de leur classement de la GOAT, c’est parce qu’elle a subi la médiatisation trop tardive de la Ligue. Une WNBA qu’elle a grandement contribué à construire, par ses combats pour le salaire et ses victoires. Aucunes joueuses de l’histoire ne voulaient autant gagner qu’elle. L’amour qu’elle avait pour le jeu était palpable, et l’a fait tenir vingt ans au plus haut niveau, sans compter ce qu’elle accomplissait déjà à l’échelon universitaire. Si les Caitlin Clark et autre Paige Bueckers peuvent se contenter de jouer en WNBA sans avoir besoin de rejoindre l’Europe, si elles bénéficient de toute l’attention médiatique, c’est parce que Diana Taurasi en a posé toutes les fondations. À ce titre, le nom de Diana Taurasi peut légitimement être associé au titre officieux, mais néanmoins lourd de sens, de meilleure joueuses de l’histoire du basketball féminin.

    [Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à regarder la série Amazon Prime “Taurasi” qui revient sur sa carrière. Vous pourrez alors prendre conscience de sa légende]

    Record de points

    Elle est la première basketteuse à inscrire plus de 10.000 points en carrière en WNBA, détenant ainsi le record de la ligue avec 10.646 points.

    Seule au monde

    Diana Taurasi est la seule basketteuse, homme compris, à avoir remporter six titres olympiques.

    En sélection

    • 6x Championne Olympique
    • 3x Championne du Monde
    • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
    • 1x Championne des Amériques
    • 1x Médaille de bronze au championnat du monde junior

    En club

    • 3x Championne WNBA
    • 6x Championne de l’Euroligue
    • 7x Championne de Russie
    • 1x Championne de Turquie
    • 3x Championne NCAA
    • 3x Coupe de Russie
    • 1x Coupe de Turquie

    Sportives

    • 2x MVP des Finales WNBA
    • 2x MVP du Final Four de la NCAA
    • 3x MVP du Final Four de l’Euroligue
    • 1x Elue dans le meilleur cinq des mondiaux
    • 1x Rookie de l’année en WNBA
    • 2x Big East Player of the Year
    • 11x All-Star WNBA
    • 10x All-WNBA First Team
    • 4x All-WNBA Second Team
    • 3x First-team All-Big East
    • 1x Big East All-Freshman Team
    • 5x Meilleure scoreuse de WNBA
    • 1x Meilleure passeuse de WNBA
    • 6x Meilleure rebondeuse, scoreuse et passeuse sur une même saison
    • TOP 15, 20 et 25 des meilleures joueuses de l’histoire de la WNBA
    • 1x Wade Trophy
    • 3x Kodak All-American

    Médiatiques

    • 4x USA Basketball Female Athlete of the Year
    • 2x Naismith College Player of the Year
    • 1x USBWA Women’s National Player of the Year
    • 1x AP College Player of the Year
    • 2x Nancy Lieberman Award
    • 2x First-team All-American
    • 1x Second-team All-American – AP
    • 2x All-American –USBWA
    • 1x Naismith Prep Player of the Year

    Découvrez d'autres sportives

    Marla Runyan

    Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme. Son enfance Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Laetitia Roux

    Laetitia Roux

    Laetitia Roux

    Laetitia Roux - L’alliance entre l’amour des sensations fortes et de l’environnement

    1985 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

    Véritable reine de la montagne tout au long de sa carrière en ski alpinisme, Laetitia Roux a gardé ce lien privilégié avec l’environnement, en luttant pour sa préservation. Nous vous proposons de la découvrir à travers cet article, et son interview complète que vous retrouverez au terme de ces quelques lignes.

    Laetitia Roux est une des plus grandes championnes du sport français, ne serait-ce que sur la base des titres remportés : 17 mondiaux, 9 européens, 25 nationaux et huit Coupes du monde. Sa discipline : le ski alpinisme.

    la natation handisport. Sa discipline favorite devient alors, et de loin, le quatre nages. Hadda Guerchouche se l’explique par sa tendance à s’ennuyer très vite et cette spécialité lui permet de varier les plaisirs !

    Sa découverte du sport

    Le ski, elle l’a presque dans les gênes. Résidente des Hautes-Alpes, elle chausse des skis depuis sa plus tendre enfance, dès l’âge de deux ans, ayant appris à glisser auprès de son père. Elle découvre avec ce dernier le ski de randonnée, qui lui provoque un coup de foudre quasi instantané. Ce qui ne l’empêche pas d’être une véritable touche-à-tout des disciplines sportives, principalement en endurance mais aussi en ski alpin, sport qui l’introduit à la compétition. Après deux années au niveau professionnel, elle s’en détourne finalement, se sentant bien plus à l’aise en ski alpinisme, qui prône l’endurance et l’affrontement aux paysages dans toute leur diversité.

    Qu’est-ce que le ski alpinisme ?

    Cette discipline, qui est en quelque sorte la version compétitive du ski de randonnée, consiste à remonter les pentes grâce à des peaux de phoque ou du synthétique sous les skis, avant de redescendre le plus vite possible. Également passionnée par les sports d’endurance, comme le vélo, c’est tout naturellement que sa carrière s’est orientée vers ce sport.

    Les courses emblématiques

    Les grandes courses s’effectuent en duo, par équipe. On dénote également plusieurs différentes épreuves au sein du ski alpinisme, comme le relai et le sprint, qui demandent des qualités et offrent des expériences très différentes et variées. Parmi les grandes coéquipières de Laetitia Roux, on peut citer l’espagnole Mireia Miro ou encore la suissesse Séverine Pont-Combe. Avec elles, Laetitia a remporté les courses les plus prestigieuses du ski alpinisme, parmi lesquelles la Pierra Menta et la Patrouille des Glaciers, des courses longues qui comptent parmi les meilleurs moments de sa carrière. Certaines étapes de ces courses peuvent atteindre les 4.000m de dénivelés positifs sur 30 à 50km, alternant montée et descente.

    Une amoureuse de la nature

    Elle se décrit elle-même comme une amoureuse de la montagne et du vivant. Certes l’aspect compétition prend le pas, mais les parcours amènent surtout les athlètes à se challenger en pleine montagne, à grimper les plus baux sommets au milieu des arbres. Son environnement, ce sont les grands espaces sauvages. Et n’ayant pas peur de se faire mal et de passer des heures à l’entraînement, elle s’est donnée les armes pour réussir dans la discipline. Et la réussite, elle va la connaître.

    Quand on voit tout cela, on comprend son attachement aux sports outdoors à sensations fortes, tels que le VTT ou le parapente. Ce fut d’ailleurs difficile pour elle de mettre de côté toutes ces autres expériences pour se concentrer uniquement sur sa carrière. Elle a d’abord essayé de pratiquer certaines disciplines en début de carrière, ou de s’y consacrer lors des pauses estivales, avant de se rendre à l’évidence qu’il fallait les mettre entre parenthèse. L’ardente volonté de grimper à nouveau en VTT ou de fendre les airs en parapente l’ont conforté dans sa décision de prendre sa retraite internationale en 2017, permettant de rendre la transition moins douloureuse.

    Le ski alpinisme aux Jeux Olympiques

    Le ski alpinisme va faire son entrée aux Jeux Olympiques à l’occasion de l’édition 2026 de Milan, avec Bormio comme cadre. Ayant pris sa retraite, Laetitia Roux n’y prendra pas part. Mais elle n’a pas pour autant complètement couper les liens avec son sport. Elle alterne entre le commentaire à la télévision, l’entraînement de nouveaux athlètes, et la sensibilisation aux enjeux environnementaux. C’est dans ce cadre qu’elle mène depuis plusieurs années le projet Be the change en collaboration avec l’association Water Family, en réalisant plusieurs documentaires pour retrouver le contact avec le vivant après les années Covid, et informer le monde sur l’importance de la nature. Notamment deux films, “Précipitations : l’eau de là-haut” et “Les arbres, gardiens de la vie” qui sont devenus de véritables matériels pédagogiques disponibles sur son site internet.

    Son engagement se dirige également envers toutes les femmes :

    “Ce n’est pas parce qu’on nait femme qu’on n’a pas notre place […] j’ai envie de dire à toutes les femmes de vivre vos rêves”.

    Laetitia Roux aura donc réussi à profiter de l’espace que le sport lui a apporté pour mettre en avant les causes qui lui sont chères.

    Interview de Laeticia Roux

    Découvrez nos autres interviews

    Marla Runyan

    Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme. Son enfance Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville...

    Cecile Addou

    Le volley traverse la vie de Cécile Addou. Joueuse confirmée, c’est par sa version assise du jeu qu’elle a réussi à se relever de son handicap, contracté à la suite d’un sarcome du bassin. En seulement un an de pratique, celle qui a rejoint l’Équipe de France il y a...

    Katrine Lunde – La muraille Norvégienne

    Connue pour sa longévité à haut-niveau, Katrine Lunde fait partie incontestablement partie des meilleures gardiennes de handball de l’histoire. Elle aura marqué de son empreinte la scène internationale avec la sélection norvégienne avec qui elle a tout remporté. Qui...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Laetitia Roux

    Louise guillet

    Louise Guillet

    Louise Guillet - Capitaine de l'EDF de water-polo à Paris 2024

    1986 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

    Vous vous apprêtez à découvrir le parcours d’une sportive qui est l’un des plus beaux du water-polo féminin français : plongez dans l’histoire de Louise Guillet.

    Louise Guillet naît en 1986 à Limoge. Son aventure avec le water-polo débute tout à fait par hasard : pratiquant déjà le basket et le tennis, rien ne la destinait à ce sport. 

    Cependant, à l’âge de onze ans, elle arrête le basket, car elle ne peut plus jouer en équipe mixte, ainsi que le tennis. Elle veut donc retrouver une autre activité sportive. Le père d’un de ses coéquipiers lui propose alors de venir nager à la piscine. Cela lui plaît tellement qu’elle se rend dès lors quotidiennement à la piscine ! Si ce sport n’est qu’un loisir au début, elle ne sait alors pas qu’il est possible de se professionnaliser, elle se rend compte au fur et à mesure que des portes s’ouvrent à elle, notamment à l’étranger. Louise poursuit donc son entraînement à Bordeaux. A 16 ans, elle reçoit ses premiers contacts pour partir à l’étranger. Elle décide cependant de passer son bac en France avant d’intégrer, en 2003 l’équipe nationale.

    Partir en Espagne

    Un an plus tard, à dix-huit ans, elle se professionnalise pour partir à l’étranger durant sept ans, devenant ainsi la première joueuse française de water-polo à jouer à l’étranger. Elle joue deux saisons à Barcelone, où elle rencontre Samantha Miquel qui devient par la suite l’une de ses meilleures amies. Elle enchaîne ensuite trois saisons en Grèce se rend finalement à Naples, où elle reste le temps d’une saison. Elle continue ses études à l’étranger puisqu’elle passe un BTS diététique en Espagne et obtient son diplôme d’entraîneur.

    De retour en France

    Dès son retour en France, elle enchaîne les victoires. En 2013, elle remporte la coupe de la Ligue et est sacrée vice-championne de France avec Lille UC Metropole Water-polo. Elle étudie également en parallèle, décrochant son master 2 en gouvernance du sport. Louise traverse une période difficile en 2021 à cause d’une blessure à l’épaule l’empêchant de jouer durant quatre mois, et ce, peu de temps avant les championnats d’Europe. Avec l’aide d’un kiné, elle parvient à surmonter cette mauvaise passe.

    Elle garde de très bons souvenirs de ses vingt années à pratiquer le water-polo, notamment grâce aux nombreuses amitiés qui se sont forgées grâce au sport. L’amour de Louise Guillet pour le Water-polo lui vient en partie de sa nature « bagarreuse ». Néanmoins, elle retient surtout l’expérience de jouer en équipe, ce qui rend pour elle ce sport si spécial.

    Avec l’équipe de France

    Durant toute sa carrière, elle a participé à pas moins de six championnats d’Europe, sept mondiaux ainsi que six World League. Elle cumule également pas moins de 280 sélections en équipe de France. Parmi ces nombreuses compétitions, une lui reste particulièrement en tête : la World League qui s’est déroulée en Russie. En plus d’être couronnée meilleure buteuse mondiale, elle décrit une ambiance d’équipe phénoménale et des moments de partage très forts, dans et en dehors de l’eau.

    Les Jeux Olympiques à domicile

    Il ne faut pas non plus oublier sa présence aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, son rêve ultime depuis qu’elle a commencé le water-polo. Cette fois, c’est en tant que capitaine de l’équipe de France qu’elle se rend à la seule compétition qu’il manquait à son palmarès. Si ce rôle ne change que très peu de chose dans sa manière de jouer, Louise Guillet prend son rôle de protection des plus jeunes joueuses de l’équipe à cœur. Cette nouvelle casquette est également une porte ouverte à certains événements, comme le dîner avec le Président de la République.

    Possible de vivre que de son sport ?

    Bien qu’elle soit professionnelle, elle gagne donc un salaire, Louise Guillet affirme qu’il est impossible pour les joueuses de water-polo de vivre correctement et sur le long terme de leur sport. Elle précise également que de nombreuses de ses coéquipières durant les Jeux Olympiques suivaient une formation à côté ou bien avait un autre travail.

    Aujourd’hui, Louise s’est retirée définitivement de la scène sportive pour se consacrer entièrement à la gestion de son entreprise. En effet, après trois ans d’étude dans le domaine de la peinture à alterner entre les entraînements, les études et l’entreprise, elle prend la suite de l’entreprise familiale.

    Interview de Louise Guillet

    Découvrez nos autres interviews

    Marla Runyan

    Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme. Son enfance Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville...

    Cecile Addou

    Le volley traverse la vie de Cécile Addou. Joueuse confirmée, c’est par sa version assise du jeu qu’elle a réussi à se relever de son handicap, contracté à la suite d’un sarcome du bassin. En seulement un an de pratique, celle qui a rejoint l’Équipe de France il y a...

    Katrine Lunde – La muraille Norvégienne

    Connue pour sa longévité à haut-niveau, Katrine Lunde fait partie incontestablement partie des meilleures gardiennes de handball de l’histoire. Elle aura marqué de son empreinte la scène internationale avec la sélection norvégienne avec qui elle a tout remporté. Qui...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Laetitia Roux

    Hadda Guerchouche

    Hadda Guerchouche au bord de la piscine

    Hadda Guerchouche - Allier sport et thérapie

    1965 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

    Allier sport et thérapie, c’est le chemin que Hadda, ex-Paralympienne, a décidé d’emprunter, laissez-moi vous raconter comment.

    Dès son enfance, Hadda Guerchouce est une enfant très en colère avec une immense quantité d’énergie. Elle est atteinte par la poliomyélite, une maladie infectieuse qui peut entraîner une paralysie des membres inférieurs. Elle est placée dès l’âge de deux ans en institution (établissement spécialisé), elle y reste durant dix-sept ans. Cette situation, elle le vit très mal, en grande partie à cause du manque d’attaches familiales. La découverte de la natation à 13 ans lui a permis, pour la première fois, de se sentir libre et surtout sans handicap. Son moyen de s’évader trouvé, Hadda ne le lâche pas d’une semelle. Elle poursuit consciencieusement ses entraînements.

    Les entraînements

    Cependant, ce n’est qu’une fois sortie des institutions et après quelques emplois assez peu payés, que sa carrière sportive ne débute réellement. En effet, elle est repérée par le CREPS de Dinard en tant qu’éducatrice sportive, spécialisée dans le handisport. Elle y passe son Brevet d’Etat d’Educateur Sportif. Hadda devient alors spécialiste de

    la natation handisport. Sa discipline favorite devient alors, et de loin, le quatre nages. Hadda Guerchouche se l’explique par sa tendance à s’ennuyer très vite et cette spécialité lui permet de varier les plaisirs !

    Les Jeux Paralympiques

    Cette opportunité lui a permis de bénéficier d’un meilleur entraînement, l’emmenant vers les compétitions de haut niveau : les championnats d’Europe (qu’elle remporte en 1995) puis les Jeux Paralympiques. Elle participe à deux reprises aux Jeux, Barcelone 92 et Atlanta 96, où elle décroche respectivement l’argent et le bronze.

    L’édition espagnole restera gravée dans sa mémoire comme la meilleure pour elle. Ceci est dû en partie au fait que pour la première fois, les Paralympiques étaient organisés sur les mêmes lieux que les JO. Ainsi, Hada Guerchouche a pu utiliser les infrastructures habituellement dédiées aux Olympiens et qui étaient, à l’époque, bien mieux équipées que celles des Paralympiens. Le rôle du public a aussi été déterminant. Les places d’accès aux compétitions étaient gratuites et le public a rapidement jouer le jeu, devenant un soutien lors des épreuves.

    Reconversion

    Après ces événements, Hadda Guerchouche décide d’arrêter les compétitions à haut niveau à cause du stresse et de l’angoisse, beaucoup trop présents à son goût. En 2010, elle crée sa propre structure de coaching sportif. Ce service lui permet de se rendre compte que « [son] handicap n’était plus un adversaire mais un partenaire ». Elle se lance alors dans la formation d’un cabinet thérapeutique, où elle utilise le sport comme moyen de gestion des émotions.

    Aujourd’hui, Hadda Guerchouche travaille principalement en milieu carcéral. Ses activités permettent aux détenus de ressentir la même sensation de liberté qu’elle avait perçue lors de ses premiers pas en natation. A travers le sport, elle aide ces derniers à supporter le quotidien :

    « L’idée c’est de les aider à porter leur attention sur ce qu’il y a de possible ».

    Son envie de travailler dans ce milieu lui vient, aussi surprenant soit-il, d’un rêve d’enfant. En effet, passionnée par Al Capone, Hadda a toujours voulu travailler dans ce domaine, de plus, l’aspect « à part » de cet univers l’intrigue. Mais Hadda fournit également ses services auprès de personnes handicapées, dans l’optique qu’ils changent de regard sur eux-mêmes.

    Interview de Hadda Guerchouche

    Nos autres interviews

    Marla Runyan

    Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme. Son enfance Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville...

    Cecile Addou

    Le volley traverse la vie de Cécile Addou. Joueuse confirmée, c’est par sa version assise du jeu qu’elle a réussi à se relever de son handicap, contracté à la suite d’un sarcome du bassin. En seulement un an de pratique, celle qui a rejoint l’Équipe de France il y a...

    Katrine Lunde – La muraille Norvégienne

    Connue pour sa longévité à haut-niveau, Katrine Lunde fait partie incontestablement partie des meilleures gardiennes de handball de l’histoire. Elle aura marqué de son empreinte la scène internationale avec la sélection norvégienne avec qui elle a tout remporté. Qui...