Lauren Parker – au sommet du paratriathlon

"Lauren

"Lauren

"1988

Ancienne triathlète professionnelle valide, Lauren Parker est devenue après un grave accident l’une des principales figures du paratriathlon en catégorie PTWC, discipline qui combine la natation, le handbike et la course en fauteuil.

Du petit bassin à l’Ironman en eaux libres

Avant son accident, Lauren Parker s’est distinguée dans plusieurs disciplines sportives. Née le 15 décembre 1988 à Belmont, l’Australienne débute très tôt le sport. D’abord par la natation où elle remporte plusieurs titres régionaux et nationaux dans

les catégories juniors. Cette domination chez les jeunes, la nageuse la traduit en élite en décrochant le titre national en eau libre à seulement 14 ans. Véritablement passionnée par les sports aquatiques, elle est également engagée dans le sauvetage côtier, discipline très populaire en Australie, où elle se forge une solide endurance.

À partir de l’âge de 19 ans, un coach, impressionné par son profil, lui conseille de tester le triathlon, un sport fait pour elle selon lui. Lauren l’écoute et se tourne vers le ce sport, où elle peut mettre à profit ses qualités de nageuse et de fondeuse. Parker s’entraîne alors sous la direction de l’entraîneur Brad Fernley, avec lequel elle collabore encore aujourd’hui.

D’abord, elle se tente sur la distance olympique avant de réalisée qu’avec son profil, la longue distance était faite pour elle (3,8 km de natation, 180 km de vélo, 42,2 km de course à pied). Après ce changement, tout s’accélère pour Lauren Parker ! En 2014, l’Australienne remporte son tout premier IronMan, lui permettant de se qualifier à ses premiers mondiaux. L’année suivante, elle se classe deuxième de sa catégorie (25 – 29 ans) lors du Championnat du monde Ironman à Kona (Hawaï), l’épreuve de référence du triathlon longue distance. Elle poursuit sa progression parmi les triathlètes professionnelles australiennes et vise, en 2016, une qualification pour le circuit professionnel de l’Ironman après des années de blessures :

« Pendant mon temps de triathlète, j’ai souffert de 8 fractures de stress dans les jambes. Ce n’est pas dû à un surentraînement mais à une carence osseuse. Ce fut un énorme revers. Je n’ai jamais vraiment participé à un triathlon avec une préparation complète à la course, mais je savais que j’avais la capacité de courir vite. »

Battre ses démons

Cette période idyllique cache en réalité, une adolescente et une jeune adulte brisée émotionnellement. Pour Lauren, c’était une lutte permanente avec ses démons. Le soir après les entraînements, l’Australienne s’automutilait afin de fuir son quotidien. De même, se regarder dans le miroir était impossible pour elle puisqu’elle détestait son image corporelle. Durant cette période noire de sa jeunesse, le sport la sauver ! C’était son seul exutoire :

« Avoir du sport dans ma vie était, et reste, mon exutoire. Je suis sortie de l’autre côté et je veux apporter de l’espoir à toute femme qui souffre de la même façon, de rester forte et de croire qu’elle est digne. »

Le choc de l’accident

Le 22 avril 2017, lors d’une séance d’entraînement sur route à proximité de Stockton, dans la région de Newcastle, Lauren Parker est victime d’un grave accident de vélo. En raison de l’éclatement d’un pneu, elle chute à environ 45 km/h et percute une barrière métallique. Elle subit de multiples fractures : deux côtes cassées, un poumon perforé, une clavicule et des omoplates brisées, ainsi qu’une lésion de la moelle épinière qui la rend paraplégique. Cette première nuit après, l’opération a été très difficile pour elle :

« Je repense souvent à cette première nuit à l’hôpital où la famille et les amis étaient rentrés chez eux et qu’on venait de me dire que je ne marcherais plus jamais. C’était l’une des pires nuits de ma vie. Je me sentais piégé et je ne pouvais ni m’échapper ni bouger littéralement. »

Hospitalisée pendant plusieurs mois, elle entame une rééducation longue et intensive. L’accident met un terme définitif à sa carrière de triathlète valide, mais Parker découvre la para natation durant sa covalence, une délivrance ! Après la première séance, l’Australienne n’a plus voulu quitter les bassins du centre.

La découverte du paratriathlon

Durant son séjour au centre de rééducation, Lauren Parker était régulièrement l’invitée de Bob Babbitt sur son émission radio. Un jour, il lui pose cette question banale « souhaites-tu reprendre le triathlon ». Sans hésiter, l’Australienne lui répond oui sans savoir si c’était possible. C’est là que son ami lui parle du para triathlon :

« À cet instant, j’ai trouvé un nouvel espoir et de nouveaux objectifs. »

A la sortie du centre, Lauren par pour un week-end de triathlon où elle a pu rencontrer des personnes de tous âges et/ou confrontée de nombreux obstacles physiques. Ces deux jours, lui a changé la vie :

« J’ai vu que chaque personne avait un sourire aux lèvres, ce qui m’a donné l’espoir que, s’ils pouvaient le faire, alors je pouvais le faire. S’ils peuvent être heureux, je peux être heureux. J’ai été inspiré et j’ai retrouvé ma motivation pour le triathlon. »

Elle décide alors de remprendre l’entraînement, encadrée par son coach Brad Fernley et soutenue par Triathlon Australia, Parker reprend progressivement l’entraînement en 2018. Elle s’équipe d’un handbike pour le segment cycliste et d’un fauteuil de course pour la partie finale. Son objectif est d’intégrer la catégorie PTWC, qui regroupe les athlètes en fauteuil roulant.

Moins d’un an après son accident, elle participe aux Jeux du Commonwealth de Gold Coast (Australie) en avril 2018 et remporte la médaille de bronze en paratriathlon. Ce résultat marque son retour officiel à la compétition internationale.

Les débuts d’une ascension fulgurante sur la scène internationale

En 2019, Lauren Parker remporte son premier titre de championne du monde lors des Championnats du monde ITU (International Triathlon Union) à Lausanne, en Suisse. Ce succès confirme sa place parmi les meilleures athlètes mondiales de la discipline.

Elle poursuit sur cette lancée et accumule les victoires sur le circuit international. Sa constance et sa capacité à performer sur tous les formats de la courte distance à l’Ironman, en passant par les compétitions paralympiques, lui valent une reconnaissance rapide au sein du mouvement paralympique australien.

Sélectionnée pour représenter l’Australie aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020, reportés à 2021 en raison de la pandémie, Parker termine deuxième du triathlon féminin PTWC. Elle est battue pour 0,01 seconde par l’Américaine Kendall Gretsch, à l’issue d’une des courses les plus serrées de l’histoire du paratriathlon.

Malgré la défaite, sa performance est saluée, Lauren Parker devenant à cette occasion l’une des figures les plus médiatisées du handisport australien.

La domination du paratriathlon PTWC mondial 

À partir de 2021, Lauren Parker s’impose durablement sur la scène internationale. Elle remporte successivement le Championnat du monde ITU en 2021, 2022, 2023 et 2024, confirmant une régularité exceptionnelle. 

Lors de l’Ironman World Championship 2022 à Kona, elle établit un nouveau record du parcours handisport, devenant la première athlète paraplégique à boucler l’épreuve en moins de 14 heures dans sa catégorie.

Parker combine ainsi les circuits paralympiques et d’endurance longue distance, ce qui est rare dans le haut niveau handisport.

La consécration des Jeux paralympiques de Paris 2024

Aux Jeux paralympiques de Paris 2024, Lauren Parker réalise un double exploit. Elle remporte d’abord la médaille d’or en paratriathlon PTWC, avant de s’imposer également en para-cyclisme sur route H1-4. Ce doublé fait d’elle la première athlète australienne depuis plus de quarante ans à décrocher deux médailles d’or paralympiques dans deux disciplines différentes au cours d’une même édition.

À l’issue des Jeux, elle est choisie comme porte-drapeau de la délégation australienne pour la cérémonie de clôture.

Une légende reconnue et distinguée

En 2024, Lauren Parker est élue Paralympienne australienne de l’année et Athlète féminine paralympique de l’année par le Comité paralympique australien.

En janvier 2025, elle reçoit la Medal of the Order of Australia (OAM), l’une des plus hautes distinctions civiles du pays, pour ses performances sportives et sa contribution à la visibilité du handisport.

Elle est également récompensée par Triathlon Australia et AusCycling pour sa double carrière réussie en triathlon et en cyclisme.

À 37 ans, Lauren Parker reste engagée dans la compétition de haut niveau. Après s’être essayée aux sports d’hiver, elle s’est qualifiée aux Jeux Paralympiques de 2026 à Milano Cortin en ski de fond et biathlon, devant la huitième australienne à mêler dans sa carrière été et hiver. Elle a également annoncé son intention de participer aux Jeux paralympiques de Los Angeles 2028, tout en poursuivant sa carrière sur le circuit international de paratriathlon et de para-cyclisme. Ses performances constantes depuis 2019 en font aujourd’hui l’une des athlètes les plus titrées du paratriathlon mondial :

« Ce n’a pas été un parcours facile d’être au sommet de mon sport tout en traversant de nombreux revers, problèmes de santé et opérations, et en essayant d’accepter ma nouvelle vie en fauteuil roulant. Même si chaque fois que je me fais renverser, je me relève et je continue à me battre. »

Presque invaincue depuis 2021

Lauren Parker n’a perdu qu’une seule grande compétition internationale de para triathlon depuis son sacre aux mondiaux de 2022

La première Australienne aux Jeux d’été et d’hiver

En 2026, elle devient la première athléte australienne à participer à au moins une édition paralympique d’été et d’hiver

En paratriathlon

  • 1x Championne paralympique
  • 1x Vice championne paralympique
  • 5x Championne du Monde
  • 1x Vice championne du monde
  • 2x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 4x Championne d’Océanie
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux du Commonwealth

En paracyclisme

  • 1x Championne paralympique
  • 1x Vice championne paralympique
  • 3x Championne du Monde
  • 3x Vice championne du Monde

Sportives

  • 1x Athlète des athlètes par Triathlon Australia
  • 3x Para cycliste de l’année par AusCycling
  • 2x Prix de la performance de l’année par Triathlon Australia
  • 1x Prix de la performance de l’année du para-triathlon par Triathlon Australia
  • 3x Prix de la performance de l’année du para-triathlon féminin par Triathlon Australia
  • 2x Prix Chris Hewitt par Triathlon Australia

Médiatiques

  • Médaille de l’Ordre d’Australie
  • 2x Prix de la performance sportive (handisport) par l’AIS
  • 1x Athlète paralympique de l’année
  • 1x Athlète féminine paralympique de l’année
  • 2x Prix Ian Thorpe par l’Institut des sports de Nouvelle-Galles du Sud
  • 5x Handi athlète de l’année par Sport NSW
  • 1x Prix du comeback de l’année par l’Australian Women’s Health Sport Awards

    Découvrez d'autres sportives

    Teresa Perales – L’Espagnole la plus titrée

    Teresa Perales – L’Espagnole la plus titrée

    Ecrit par Simon Ménard Le 31 août 2024, à l’occasion des épreuves de para-natation des Jeux paralympiques de Paris 2024, une Espagnole de 48 ans est sur le point de marquer l’histoire. En remportant la 28e médaille de sa carrière, Teresa Perales devient l'athlète...

    Hilary Knight – L’imbattable guerrière du hockey états-unien

    Hilary Knight – L’imbattable guerrière du hockey états-unien

    Ecrit par Anaïs Mousset Hockeyeuse internationale américaine sept fois championne du monde de 2007 à 2017, à chaque fois devant le Canada, et deux fois vice-championne olympique en 2010 et en 2014, battue par la même équipe, l'attaquante Hilary Knight a enfin touché...

    Amandine Henry

    Amandine Henry

    Amandine Henry est une légende du football français et une icône de l’OLyonne. Découvrez son histoire !


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann

    Annette Kellermann - La sirène qui a révolutionné la natation

    1886 à 1975 - écrit par simon ménard

    Annette Kellermann, c’est d’abord une histoire d’amour entre une femme et un sport, la natation. Une passion qui la pousse à casser les codes et à se battre pour pouvoir vivre pleinement son idylle comme elle l’entend, faisant fit des mauvaises langues jusqu’à devenir une icône au-delà des bassins.

    Annette Kellermann voit le jour en 1886 en Australie. A l’âge de six ans, les médecins lui diagnostiquent une poliomyélite, ou polio, une maladie contagieuse s’attaquant au système nerveux entraînant dans la plupart des cas une paralysie des jambes. Cela oblige la jeune fille à se déplacer en béquille et à porter des jambières de métal afin 

    de retrouver de l’équilibre et se remettre de la maladie. Pour renforcer ses jambes, sa mère française et son père, musiciens de profession, la mettent à la natation dans le but de renforcer ses membres inférieurs. C’est dans ce contexte douloureux et dans un premier temps médical qu’Annette Kellermann découvre les bassins dans une piscine du nord de Sydney.

    La réalité de la natation

    Si cette pratique est autant encouragée, cela tient en partie au fait que les femmes sont acceptées dans le monde de la natation en rapport à l’absence de contacts et de violence qui offre alors un spectacle jugé acceptable par les bien-pensants du XIXe siècle.

    Une renaissance

    Encore loin de ces considérations, la jeune Annette s’épanouit dans l’eau, si bien que ses jambes regagnent la même puissance que ses camarades. Mais Kellermann ne s’arrête pas à cette réussite. Prise de passion pour la natation, elle se donne toute entière aux entraînements. À l’âge de quinze ans, elle remporte sa première compétition de vitesse, et fait preuve d’une maîtrise parfaite des différentes nages, la brasse et le crawl. Son attrait pour les bassins l’amène même à réaliser des plongeons depuis des hauteurs impressionnantes. Aucune des disciplines liées à la natation ne lui échappe, que les distances soient courtes ou longues. À 19 ans, elle fait partie des premières femmes à tenter la traverser de la manche à la nage. Bien qu’infructueuse puisqu’ayant été forcée de déclarer forfait au bout de dix heures de nages à cause d’un temps capricieux qui a déjoué ses plans minutieusement préparés, cette tentative prouve, s’il le fallait encore, que rien dans la natation ne l’effraie, et qu’elle est prête à beaucoup de sacrifices quitte à y consacrer des jours et des semaines. Toujours en 1905, Annette Kellermann est la seule femme parmi huit concurrents à s’essayer à la traversée de Paris à la nage. Elle boucle les 11,6km en 4h58, terminant ainsi à la quatrième place. Elle améliore l’année suivante son temps d’une heure. Des performances tout à fait remarquables.

    Une problèmatique

    Annette Kellermann n’est pas seulement une championne maîtrisant son art à la perfection : c’est une révolutionnaire face aux normes de son époque. Avant elle, les femmes étaient obligées de porter des maillots couvrants bras et jambes et dans des tissues amples, pour coller aux normes et ne pas incommoder les hommes. Mais ces “costumes de bains” sont loin de permettre de réaliser des exploits, les femmes étant entravées dans ces maillots de bain. Lors de sa première tentative de traversée de la manche, elle est notamment entravée dans ses mouvements par sa combinaison faite d’un pantalon cousue à une chemise.

    Création du maillot une pièce

    Annette Kellermann s’attèle donc à trouver une solution, et conçoit de ses propres mains une tenue adaptée à la pratique féminine de la natation afin de libérer les mouvements des femmes dans l’eau. Cela prend la forme d’une combinaison une pièce moulante et à manche courte, qui libère bras et jambes. Voulant ne pas être la seule à en profiter, elle conçoit et met en vente sa propre gamme de maillot de bain féminin. Les Kellermann’s ainsi nommés font face à des critiques des observateurs contemporains, mais remportent rapidement un grand succès, les performances que ces maillots de bain permettent étant sans commune mesure avec ceux d’alors. On lui reproche d’immoralement exposer les corps féminins, alors même que les hommes sont autorisés à nager nue. Elle fait fit des menaces et se donne corps et âme dans sa réforme, ce qui lui doit une arrestation sur une plage de Boston en 1907 pour “indécence” alors qu’elle se promenait en maillot de bain. La jeune femme convainc le juge du bien-fondé de ce nouveau maillot, qui la relaxe malgré ses nombreuses récidives. Les femmes sont alors autorisées à porter ces maillots, à condition d’arriver au bord des bassins en jupe. Annette Kellermann devient ainsi la pionnière du maillot de bain moderne.

    Une sirène

    Ses parents lui ont offert de par leur profession une éducation mettant en valeur la performance artistique. C’est pourquoi, alors qu’elle déménage à Melbourne avec sa famille, qu’Annette Kellermann se produit en tant que sirène dans l’aquarium de la ville pour gagner un peu d’argent. Cet attrait pour le domaine artistique lui ouvre les portes du ballet et de la natation synchronisée, une discipline qu’elle va grandement participer à populariser. Elle se produit avec sa troupe en Australie, en Europe et aux Etats-Unis devant des foules de spectatrices et spectateurs admiratifs. Son spectacle “la femme parfaite” attire de très nombreux spectateurs et l’emmène jusqu’à l’Alhambra à Paris. La presse est si séduite qu’elle est comparée à la Vénus de Milo.

    Le cinéma

    Le monde du cinéma est aussi séduit que le reste du monde, si bien que son charisme et sa maîtrise de la natation lui permettent de tourner dans plusieurs films. Même alors qu’elle s’essaie aux caméras hollywoodiennes, Annette Kellermann ne quitte pas totalement les bassins. La plupart de ses films, de La Fille de Neptune (1914) à Queen of the Sea (1918), gardent un rapport très fort avec l’eau et la nage. Fidèle à elle-même, elle réalise ses propres cascades, à l’image d’un plongeon de 28m de haut. Elle fait scandale, pour la seconde fois après ses maillots, en 1916 lorsqu’elle devient la première femme à apparaître nue à l’écran dans La fille des Dieux, avec seulement ses cheveux en tout et pour tout afin de dissimuler sa poitrine. En 1952, un biopic lui est consacré sous le titre de Million Dollar Mermaid ou La première sirène, avec dans le rôle principal une nageuse ayant marché dans les pas d’Annette pour se lancer dans le cinéma, Esther Williams.

    Sa fin de vie

    Annette Kellermann meurt à l’âge de 89 ans, en 1975. Sa vie consacrée à la natation a été agrémentée par la rédaction de livres de conseils beauté et santé. Alors qu’à 40 ans un journaliste lui demande comment peut-elle être encore aussi performante dans ses spectacles de natation synchronisée, elle répond qu’elle ne boit pas d’alcool ou de café et ne mange plus de viande pour favoriser sa bonne santé et donc ses performances. Ses cendres sont dispersées au-dessus de la grande barrière de corail, au large de l’Australie, permettant à la nageuse d’exception et pionnière de ce sport de retourner à son élément pour l’éternité. Elle possède aujourd’hui une étoile à son nom sur le Hollywood Walk of Fame.

    Traverser la Manche

    Elle est l’une des premières femmes à tenter la traversée de La Manche. Elle n’arrivera pas au bout dû au mauvais temps.

    Traverser les capitales à la nage

    Annette Kellermann est une des premières nageuses à traverser Paris par la Seine et Londres par le Danube. Elle la fait plusieurs fois !

    En natation

    • 2x Championne de la Nouvelle-Galles du Sud sur le 100 yard et le mile
    • 1x Quatrième de la traverser de Paris

    Sportive

    • Hall of Fame international de la natation internationale

    Médiatique

    • Victorian Hoour Roll of Women
    • Hollywood Walk of Fame

    Découvrez d'autres sportives

    Lauren Parker – au sommet du paratriathlon

    Ancienne triathlète professionnelle valide, Lauren Parker est devenue après un grave accident l’une des principales figures du paratriathlon en catégorie PTWC, discipline qui combine la natation, le handbike et la course en fauteuil. Du petit bassin à l’Ironman en...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann, c’est d’abord une histoire d’amour entre une femme et un sport, la natation. Une passion qui la pousse à casser les codes et à se battre pour pouvoir vivre pleinement son idylle comme elle l’entend, faisant fit des mauvaises langues jusqu’à devenir...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

    Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

    La sportive que je vais vous présenter aujourd’hui est un exemple de détermination et de persévérance, aussi bien face aux défis sportifs que face aux défis sociaux, laissez moi vous présenter Cathy Freeman. Cathy Freeman naît en 1973 de parents issus de tribus...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

    Cathy Freeman

    Cathy Freeman - Courir pour l'égalité

    1973 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

    La sportive que je vais vous présenter aujourd’hui est un exemple de détermination et de persévérance, aussi bien face aux défis sportifs que face aux défis sociaux, laissez moi vous présenter Cathy Freeman.

    Cathy Freeman naît en 1973 de parents issus de tribus autochtones australiennes, les Gugu-Yalanji et les Birri-Gubba. Après la séparation du couple, c’est son beau-père qui l’encourage à se lancer dans l’athlétisme à l’âge de 8 ans. Un sport dans lequel elle excelle dès ses débuts puisqu’elle gagne sa première médaille en moins d’un an. Elle réussit dans un premier temps dans les épreuves scolaires avant de briller au niveau régional, puis national.

    Discriminée

    Elle se rend compte rapidement des obstacles auxquels elle va être confrontée : les préjugés liés à sa couleur de peau. Ainsi, certains organisateurs de compétitions junior refusent de lui donner les médailles ou les coupes qu’elle mérite à cause de son origine ethnique. Très vite, Cathy sait ce qu’elle veut faire de sa vie : elle affirme à 10 ans qu’elle deviendra championne olympique. Pour cela, elle s’entraîne sans relâche et dès ses 14 ans, elle commence à être entraînée professionnellement à l’école internationale de Kooralbyn.

    Ses premières victoires

    Sa carrière décolle très vite puisque, du haut de ses seize ans, elle est choisie comme membre de l’équipe australienne de relais en 4×100 mètres pour les Jeux du Commonwealth en 1990. Cette compétition est la première à faire rentrer son nom dans l’histoire. En effet, elle devient la première athlète autochtone australienne titrée aux Jeux du Commonwealth. Suite à cet exploit, elle se voit sélectionnée pour représenter l’Australie aux championnats du monde junior, où elle parvient à se qualifier en finale. Elle termine cinquième. Deux ans plus tard, elle retente sa chance dans cette même compétition et décroche cette fois la médaille d’argent : la voila vice championne du monde junior et médaillée d’or à seulement dix-neuf ans ! Cependant, Cathy n’a toujours pas atteint son but. 

    Les Jeux Olympiques

    Elle tente pour la première fois sa chance aux Jeux Olympiques en 1992, lors de l’édition barcelonaise. Elle n’y reçoit pas de médaille mais qu’à cela ne tienne, elle continue à s’entraîner et retente sa chance quatre ans plus tard, lors des Jeux d’Atlanta. Elle parvient presque à concrétiser son rêve mais termine deuxième, derrière la française Marie-José Perec et repart avec une médaille d’argent. Cathy n’a jamais été aussi près de son but : les Jeux suivants seront les bons ! Et en effet, c’est lors des Jeux de Sydney en 2000 que Cathy Freeman rentre encore plus dans l’histoire, en devenant la première autochtone australienne championne olympique en individuelle. Elle effectue ce 400m légendaire vêtue d’une combinaison futuriste, qui a marqué les esprits de beaucoup. Cathy fête sa victoire en paradant fièrement autour du stade avec à la fois le drapeau australien et le drapeau aborigène. Ce geste symbolise le début de la réconciliation entre les deux communautés australiennes, après plusieurs décennies d’oppression et de marginalisation pour les peuples indigènes. Cathy affirme que : 

    « Le drapeau représente toutes les luttes, je crois, et les difficultés que mon peuple a dû affronter. »

    Sa fin de carrière

    En plus des compétitions internationales, elle brille aux championnats d’Australie en remportant la médaille d’or en 400 mètres quatre années d’affilées : de 1997 à 2000. La championne olympique poursuit ses activités sportives jusqu’en 2003 où elle prend sa retraite après avoir gagné, encore une fois, le relai du 4×400 mètres aux Jeux du Commonwealth.

    Direction le militantisme

    Cependant, Cathy continue à défendre la cause des autochtones en Australie et notamment dans le sport. En effet, avec la création de la Community Spirit Foundation en 2007, elle permet à de nombreux enfants australiens autochtones un meilleur accès à l’éducation et au sport. Plus récemment, en 2023, elle a signé une lettre ouverte soutenant le vote du oui dans le référendum sur la voie des indigènes (un projet visant à créer un organe consultatif représentant les aborigènes d’Australie auprès du Parlement australien).

    Son nom continuera d’inspirer de nombreuses et nombreux enfants indigènes et non indigènes en Australie et dans le monde pendant de longues années.

    A jamais la première

    Cathy est la première australienne autochtone à devenir médaillée d’or aux Jeux du Commonwealth et aux Jeux Olympiques.

    Une grande rivalité

    Tout au long de sa carrière, Cathy Freeman a été la rivale numéro un de la Française Marie-José Pérec. Quand l’une gagnait la seconde terminait avec l’argent en général.

    Top 10 des meilleures coureuses du 400m

    L’Australienne détient la neuvième meilleure performance de l’histoire sur le 400m, avec son chrono de 48,63 secondes.

    En athlètisme

    • 1x Championne olympique
    • 1x Vice championne olympique
    • 2x Championne du Monde
    • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
    • 4x Championne du Commonwealth
    • 1x Vice championne du Commonwealth
    • 12x Championne d’Australie
    • 5x Vice championne d’Australie
    • 2x Médaille de bronze au championnat d’Australie
    • 1x IAAF Grand Prix Final
    • 1x Deuxième de l’IAAF Grand Prix Final

    Sportives

    • Hall of Fame du sport australien
    • Hall of Fame du sport du Queensland
    • Ordre olympique
    • Australian Sports Medal

    Médiatiques

    • Centenary Medal Medal of the Order of Australia
    • 1x Athlète de l’année par les Laureus Awards
    • 1x Jeune australienne de l’année
    • 1x Australienne de l’année
    • 1x Sportive Australienne de l’année par le Deadly Awards
    • 1x Arthur Ashe Courage Award
    • 1x Q150 Icons

    Découvrez d'autres sportives

    Lauren Parker – au sommet du paratriathlon

    Ancienne triathlète professionnelle valide, Lauren Parker est devenue après un grave accident l’une des principales figures du paratriathlon en catégorie PTWC, discipline qui combine la natation, le handbike et la course en fauteuil. Du petit bassin à l’Ironman en...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann, c’est d’abord une histoire d’amour entre une femme et un sport, la natation. Une passion qui la pousse à casser les codes et à se battre pour pouvoir vivre pleinement son idylle comme elle l’entend, faisant fit des mauvaises langues jusqu’à devenir...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

    Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

    La sportive que je vais vous présenter aujourd’hui est un exemple de détermination et de persévérance, aussi bien face aux défis sportifs que face aux défis sociaux, laissez moi vous présenter Cathy Freeman. Cathy Freeman naît en 1973 de parents issus de tribus...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Melissa Perrine – La goat du ski australien

    Melissa Perrine en tenue pour du comité paralympique australien

    Melissa Perrine - La GOAT du ski australien

    1988 à aujourd'hui - Ecrit par Sarah Chesneau

    Si vous ne connaissez pas Melissa Perrine ouvrez grands vos yeux et soyez attentif. Vous allez faire la connaissance de la plus grande handiskieuse australienne de l’histoire.

    Melissa Perrine naît en 1988 à Nowra en Australie. Depuis qu’elle est très jeune, sa vision se dégrade et se limite désormais à des formes et des couleurs floues. Cette détérioration de la vue est due à des maladies congénitales, la cataracte et le glaucome. Elle possède aujourd’hui seulement cinq pour cent de sa vision globale.

    Sa découverte du ski

    Dès l’âge de douze ans, elle commence le ski alpin avec Disabled wintersport Australia, une association qui promeut la participation des personnes handicapées aux sports d’hiver. A dix-neuf ans, Melissa Perrine est nommée jeune australienne de l’année, effectue deux saisons au Canada puis est recrutée dans l’équipe nationale australienne deux ans plus tard. Elle réussit à se qualifier pour la coupe du monde et 

    les Jeux Paralympiques lors d’une série de courses la même année. Un an plus tard, en 2010, elle se fracture l’os de la hanche à cause d’une chute en début de saison, durant une compétition en Italie. Cela ne l’empêche pas de revenir sur les pentes en fin de saison, de participer à une coupe du monde au Colorado et d’y remporter l’argent ainsi que deux médailles de bronze.

    Comment ski en étant malvoyante ?

    Et bien, Melissa Perrine est équipée d’un casque Bluetooth qui lui permet de communiquer avec un guide qui skie devant elle et qui lui indique les obstacles. Cela demande beaucoup de confiance entre elle et son guide et surtout beaucoup d’entraînement pour qu’elle puisse planifier les courses dans sa tête avant de se lancer sur la piste. C’est donc pour cela qu’elle n’a eu que deux guides dans toute sa carrière : Andy Bor et Bobbi Kelly.

    Ses premiers éclats

    Melissa Perrine se fait d’abord remarquer lors des Jeux d’hivers néo-zélandais en 2011 lorsqu’elle y remporte trois titres. Elle poursuit sa lancée et réalise l’exploit de remporter des médailles dans les cinq catégories aux Mondiaux de 2015, au Canada. Elle termine cette compétition avec en poche : trois titres, une en argent et une en bronze. Ce jour-là, elle devient la seule femme australienne à figurer sur le podium dans les cinq épreuves d’un Mondial de handi ski alpin.

    Sa médaille paralympique

    Il ne lui manquait plus qu’une médaille paralympique pour compléter son palmarès et c’est en 2018, lors de ses troisièmes Jeux, qu’elle la gagne, en finissant troisième en slalom géant et en super combiné. Melissa Perrine finit sa carrière en beauté en remportant un titre, l’argent et le bronze durant les championnats du monde en 2019 en Slovénie. Cette légende australienne du ski para-alpin a pris sa retraite après des Jeux de Pekin en 2022. 

    L’après retraite

    Elle compte faire évoluer sa carrière de physiothérapeute en se spécialisant en tant que kiné-sportif. En effet, en plus de son parcours de sportive, Melissa Perrine détient deux masters, un en sciences du sport et de l’exercice physique et un en physiothérapie. Entre le début de sa carrière et aujourd’hui, l’Australienne a pu observer une évolution dans la manière de pratiquer son sport. Le niveau de concurrence s’est accru, en particulier chez les femmes, et de manière plus globale son sport est moins pris à la légère et est bien plus professionnel qu’avant. 

    Melissa Perrine continuera d’inspirer toutes les jeunes sportives pendant de longues années. Et ne l’oubliez pas, comme elle aime le dire :

    « Pour moi la meilleure n’est pas définie par des médailles, elle est définie par sa capacité à faire le meilleur d’elle-même à ce moment là. »

    Record de titres

    Melissa Perrine est l’Australienne la plus titrée aux Jeux d’hivers (olympique et paralympique).

    A jamais la première

    Elle est la première femme australienne à remporter une médaille aux Mondiaux de para ski alpin.

    En ski alpin

     

    • 2x Médaille de bronze en Jeux Paralympiques d’hivers
    • 4x Championne du monde 
    • 4x Vice-championne du Monde
    • 4x Médaille de bronze aux Mondiaux
    • 3x Médaille d’or aux Jeux d’hivers néo-zélandais

    Découvrez des sportives

    Lauren Parker – au sommet du paratriathlon

    Ancienne triathlète professionnelle valide, Lauren Parker est devenue après un grave accident l’une des principales figures du paratriathlon en catégorie PTWC, discipline qui combine la natation, le handbike et la course en fauteuil. Du petit bassin à l’Ironman en...

    lire plus

    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann, c’est d’abord une histoire d’amour entre une femme et un sport, la natation. Une passion qui la pousse à casser les codes et à se battre pour pouvoir vivre pleinement son idylle comme elle l’entend, faisant fit des mauvaises langues jusqu’à devenir...

    lire plus

    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

    Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

    La sportive que je vais vous présenter aujourd’hui est un exemple de détermination et de persévérance, aussi bien face aux défis sportifs que face aux défis sociaux, laissez moi vous présenter Cathy Freeman. Cathy Freeman naît en 1973 de parents issus de tribus...

    lire plus