Marla Runyan

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"1969

Première championne paralympique de l’histoire à participer aux Jeux Olympiques, Marla Runyan s’est affranchi des barrières qu’on lui avait dressé pour viser les sommets de sa discipline, l’athlétisme.

Son enfance

Née en 1969, Marla fait ses premiers pas dans la ville de Santa Maria en Californie. Rapidement, l’enfante qui aimait jouer, courir et s’amuser vu sa vision changer. Pour elle, il était un impossible de voir les formes en centre. Marla le décrit ainsi :

« C’est comme si j’avais un trou noir au milieu de l’œil ».

Avant l’arrivée de cette handicap visuel, l’Etats-unienne avait déjà plongé un pas dans le monde du sport. D’abord par le football puis en gymnastique artistiques, influencée par l’exploit de Nadia Comaneci lors des Jeux Olympiques de Montréal (1976). À la suite de ce diagnostic, Marla Runyan ne plus pratiquer la gym sans risque de blessures répétitives. Pourtant, elle n’abandonne pas le sport. L’enfant se teste à l’athlétisme. Courir, sauter et lancer, Marla adore. Pour elle impossible de se cantonner à une discipline : Heptathlon, 100m haies, lancer du javelot, saut en longueur, 800m… elle véritable touche à tout.

Ses premiers paralympiques

Passée par l’Université d’Etats de San Diego, Marla Runyan a pu profiter des structures, des équipes d’encadrement et des compétitions pour progresser en athlétisme et se lance en parallèle en cyclisme. Ses performances sont telles que l’Etats-Unienne se qualifie pour les Jeux Paralympiques de 1992 pour cinq épreuves à 23 ans.

A Barcelone, Marla Runyan ne vient pas en figurante ! Sur les quatre épreuves d’athlétisme, elle remporte tout simple quatre paralympiques : 100m, 200m, 400m et le saut en longueur. Ajouter à cette prouesse, une cinquième place sur l’épreuve du tandem en cyclisme sur route.

En route pour les Jeux Olympiques

Consciente de son talent, l’athlète se fixe un objectif bien précis : participer aux Jeux Olympiques à domicile. Pour y arriver, elle décide de se concentrer sur une discipline où elle à toutes ses chances sur l’heptathlon. Ces entraînements acharnés s’avèrent payant. En 1995, Marla établit plusieurs records du monde (saut en longueur et saut en hauteur) et nationaux (200m) dans sa catégorie T13.

En 1996 montre les prémices d’une sportive qui va marquer l’histoire. Cette année-là, elle arrive bien préparer, tellement bien qu’elle participe aux sélections olympiques américaines, une des compétitions les plus durs aux mondes en athlétisme au vu de la densité d’athlète exceptionnel. Sur l’heptathlon, malgré un record national du 800m (dans cette discipline), Marla échoue à la dixième place. Sans se décourager, elle se reconcentre directement pour les Paralympiques. Une nouvelle fois, l’Etats-Unienne repart médaillée et titrée. Sur cette saison exceptionnelle, Marla rajoute de nouveaux records du monde et nationaux dans sa catégorie.

N’ayant pas réussi à se qualifier sur l’heptathlon, l’athlète de 27 ans prend la décision de se concentrer sur sa plus grande force : les courses de demi-fond. En 1999, les Etats-Unis décident de la sélection pour les Jeux Panaméricains. Pour sa première grande compétition chez valide, Marla Runyan prouve tout son talent en décrochant le titre sur le 1500m, établissant un nouveau record du monde en T13. Cette médaille d’or lui ouvre les portes des Mondiaux. Sur cette même épreuve, elle termine à une incroyable dixième place en finale.

2000 est l’année où Marla marque l’histoire de son sport. Pour débuter cette saison, l’athlète remporte le titre national sur le 3000m en salle. De retour aux qualifications olympiques, elle a qu’une idée en tête obtenir une des trois premières places sur le 1500m. Cette fois-ci, elle y arrive ! Avec ce ticket, l’Etats-Unienne compte bien montrer qu’elle n’est pas là pour faire figuration. A Sydney, la multiple championne paralympiques se qualifie au temps en finale du 1500m. Sur cette ultime course, Marla Runyan réalise une excellente performance en terminant huitième. Elle venait de tout simplement de faire le meilleur classement de l’histoire pour une Etats-Unienne à cette époque.

Ses dernières années sportives

A partir de 2001, l’athlète décide d’augmenter la distance. Elle passe du 1500m au 5000m. Cette transition se déroule à merveille. Marla Runyan remporte trois années de suite le titre de championne des Etats-Unis et se qualifie même pour les mondiaux. Alors en 2004, elle est vu comme la favorite aux American Trials. Une fois encore, elle obtient son ticket olympique. A Athènes tout se passe différemment qu’à Sydney. En effet, Marla échoue dès les séries sur le 5000m. Après cette course, elle arrête sa carrière en stade pour se concentrer uniquement sur sa carrière sur route.

En dehors des pistes, l’athlète avait déjà montré qu’elle était exceptionnelle :

  • Record des Etats-Unis sur le 20km
  • Trois titres nationaux de suite sur le 10km
  • Deuxième meilleure performance de tous les temps sur le marathon pour une première participation (à New York, en 2002)
  • Meilleure classement pour une Américaine sur le marathon de Boston en 2003 et de Chicago en 2004

En 2006, Marla Runyan signe sa derrière véritable année en compétition, où elle remporte son dernier titre national. Les deux saisons suivantes sont compliquées pour l’athlète, enchaînant de nombreux pépins physiques qui l’empêchent de se participer aux Jeux Olympiques de 2008. Elle décide alors de mettre un terme à sa carrière sportive.

Son engagement

Après avoir quitté les pistes, Marla Runyan a pu se concentrer davantage sur ses différents engagements. En 2013, grâce à son diplôme dans l’enseignement, elle devient enseignante (et ambassadrice) de l’école Perkins School qui offre des cours aux personnes aveugles et malvoyantes. En plus des dispensées des cours, l’Etats-Unienne participe à des initiatives pour une plus grande inclusion : développement de technologies d’assistance et création de programmes éducatifs.

L’histoire de Marla Runyan a inspiré de nombreuses athlètes dans le monde entier par son talent, sa longévité et sa détermination. Comme elle aime le dire :

« Ne prêtez pas attention aux influences négatives. Croyez-en vous-même et montrez aux autres ce que vous êtes capable de faire. Seul « vous » pouvez découvrir votre potentiel. »

Une championne paralympique aux Jeux Olympiques

Marla Runyan est la première championne paralympique et malvoyante à participer à une épreuve olympique.

Un record chez les valides

En 1996, elle bat le record national du 800m de l’heptathlon. Ajouter à cette performance, de nombreux record du monde en T13.

En athlètisme

  • 5x Championne Paralympique

  • 1x Vice championne paralympique

  • 1x Championne panaméricaine

  • 7x Championne des Etats-Unis

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Katrine Lunde – La muraille Norvégienne

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"1980

Connue pour sa longévité à haut-niveau, Katrine Lunde fait partie incontestablement partie des meilleures gardiennes de handball de l’histoire. Elle aura marqué de son empreinte la scène internationale avec la sélection norvégienne avec qui elle a tout remporté. Qui se cache derrière ce nom ?

Sa première sélection

Née en 1980, elle grandit à côté de sa sœur jumelle Kristine. Inséparable durant leur enfance, et même plus tard, les jumelles décident de pratiquer plusieurs sports. A neuf ou dix ans, des camarades de classe leur demande de rejoindre l’équipe de handball pour compléter l’effectif. Toutes de suite, Katrine et Kristine accroche à cette 

discipline. A cette époque la Norvège comptait des grands noms qui ont popularisé cette discipline : Hanne Hegh, Annette Skotvoll, Cathrine Svendsen… Toutes des sources d’inspiration pour la jeune enfant. Lors de ses premiers entraînements dans le club du coin, Katrine Lunde se révèle être une gardienne talentueuse capable d’arrêter n’importe quel tir. Avec sa sœur, qui joue demi-centre, elles font parler d’elle, gravissant peu à peu les échelons. Pourtant, elle ne se voyait pas jouer au niveau professionnel :

« Nous étions une petite équipe et l’idée de jouer professionnellement quand j’avais 15 ou 16 ans ne m’a jamais traversé l’esprit, même si nous battions certaines des meilleures équipes du pays. »

A seulement à 22 ans, alors qu’elle joue à l’université, la Norvégienne est appelée pour la première fois avec l’équipe nationale au championnat d’Europe. Pour cette première, elle est surtout pour observer et apprendre, pas pour jouer.

Partir à l’étranger

A 24 ans, et après deux grandes compétitions internationales à son actif, Katrine Lunde décide de s’envoler pour le Danemark :

« Nous avons attendu assez longtemps avant de déménager à Aalborg, nous avions 24 ans, car nous voulions être sûrs d’avoir fait le bon choix avant de partir. »

Toujours aussi inséparable, elle joue ses six premières saisons professionnelles avec sa sœur. Dès leur arrivée en ligue professionnelle, elle se montre indispensable dans la cage, amenant le petit club d’Aalborg en demi-finale de la Ligue des Championnes, une première pour cette équipe. Ensemble, les jumelles vont remporter cette compétition à deux reprises.

Séparation

En 2011, nouveau changement pour Katrine Lunde, elle décide de rejoindre le plus grand club européen, Győri ETO KC, et sa sœur retourne au pays :

« Ce fut une décision difficile à prendre et ce n’était pas la meilleure période de notre vie ensemble, mais à ce moment-là, nous avions des choses différentes à considérer, nous avions tous les deux nos petits amis et je devais réfléchir à ce que je voulais en tant que joueuse. »

La gardienne réalise alors son rêve ! Ce rêve, la Norvégienne le savoure à pleine remportant de nouvelle ligue des championnes en plus du championnat hongrois. A cette période-là, elle était déjà vue comme une des meilleures gardiennes du monde, voir la meilleure pour certain·e.

De retour au pays

En 2017, Katrine Lunde prend la décision de revenir en Norvège, un choix poussé par des raisons familiales. Pour son retour au bercail, elle signe dans l’équipe de sa sœur pour partager avec elle une dernière saison. Comme pour terminer une boucle, les jumelles remportent sa saison-ci le championnat national.

Avec le club des Vipers, Katrine est devenue un mur infranchissable, tournant à prêt de 40% d’arrêt. Ce talent façonné permet à l’équipe de remporter leur première Ligue des Championnes en 2021 et plus fous encore elle gagne l’édition 2022 et 2023, un triplé historique pur ce club qui n’avait jamais remporté la compétition. Malheureusement, cette aventure aux Vipers s’arrête brusquement lorsque le club fait faillite en janvier 2025.

Ne voulant pas terminer sa carrière ainsi, Katrine Lunde prend la décision de rejoindre le Odense Håndbold, au Danemark, pour remplacer la gardienne blessée. Avec cette nouvelle équipe, elle termine la saison sans aucune défaite remportant donc le championnat national. Elle fait une dernière pige de 6 mois en Serbie afin d’être opérationnelle pour le championnat d’Europe, l’ultime chalenge de sa carrière.

Avec la sélection nationale

Avec l’équipe de Norvège, Katrine Lunde commence véritablement à écrire son histoire en 2004. Cette année-là, la gardienne s’impose et remporte son tout premier titre international. Cette médaille européenne signe tout simplement le début d’un véritable règne.

Entre 2006 et 2025, elle gagne tout simplement trois titres olympiques, trois titres mondiaux et sept titres européens. C’est simple, aucune joueuse de l’histoire n’a eu autant de médailles d’or qu’elle. Ce n’est pas le seul record que Katrine Lunde en poche puisqu’elle est également la joueuse norvégienne la plus capée, a le plus d’apparition dans les grands championnats (plus d’une vingtaine) et la joueuse la plus âgée à jouer avec l’équipe nationale.

Le point plus important de sa carrière internationale, c’est sa constance à être une véritable muraille ! En 2008, elle arrête 42% des tirs aux Jeux Olympiques et 47% aux championnats d’Europe. Cet exploit, elle le réitère à 45 ans lors de sa dernière compétition puisqu’elle stoppe 48% des tirs adverses, juste indécent !

Son après-carrière

Après sa victoire aux championnats du Monde de 2025, Katrine Lunde se retire officiellement des terrains. Néanmoins, elle ne reste pas très éloignée de ce milieu en devenant l’entraîneuse des gardiennes du club norvégien Randesund IL :

« J’aime vraiment être dans cet environnement et j’apprécie la culture que nous avons en Norvège. Je suis aussi ouvert à travailler à l’étranger. Mais l’entraînement des gardiens de but en particulier, oui, c’est vraiment ce que j’apprécie. »

Une handballeuse de tous les records

On ne compte plus les records de Katrine Lunde, parmi on retrouve :

  • Le record de sélection norvégienne
  • La joueuse norvégienne la plus vieille à participer à une compétition internationale
  • Le record de titre européen
  • …

Une véritable muraille

Durant sa carrière, la gardienne ne laisse rien passé. Pour preuve, elle fait trois compétition avec un taux d’arrêt de plus de 40%, dont un record de 48% alors qu’elle avait 45 ans

En sélection

  • 3x Championne olympique
  • 2x Médaille de bronze aux JO
  • 3x Championne du Monde
  • 3x Vice-championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze en CDM
  • 7x Championne d’Europe
  • 2x Vice-championne d’Europe

En club

  • 7x Ligue des Championnes
  • 1x Coupe de l’EHF
  • 4x Championne du Danemark
  • 2x Coupe du Danemark
  • 4x Championne de Hongrie
  • 5x Coupe de Hongrie
  • 1x Championne de Russie
  • 1x Coupe de Russie
  • 7x Championne de Norvège
  • 7x Coupe de Norvège

Spotives

  • 1x MVP de la saison par l’EHF
  • 2x Meilleure gardienne de la saison par l’EHF
  • 1x MVP des Jeux Olympiques
  • 2x Meilleure gardienne des Jeux Olympiques
  • 2x Meilleure gardienne des Mondiaux
  • 3x Meilleure gardienne du championnat d’Europe
  • 1x Meilleure gardienne de la Ligue des Championnes
  • 1x Meilleure joueuse étrangère du championnat hongrois
  • 3x Meilleure gardienne de l’Eliteserien

Médiatiques

  • 1x Sportive de l’année par l’Idrettsgallaen
  • 1x Meilleure sportive de l’année dans un sport co par l’Idrettsgallaen
  • 1x Personnalité sportive de l’année par l’Idrettsgallaen

Marinette Pichon : La pionnière qui a fait tomber les murs

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"1975

Le talent brut se mesure parfois aux statistiques, mais la légende, elle, se forge dans l’adversité comme l’exprime si justement Marinette :

« Moi, si j’avais écouté les autres, je n’aurais jamais rien fait. Il m’est arrivé d’avoir les deux genoux à terre, mais je me suis toujours relevée. »

Avec 81 buts en 112 sélections, Marinette Pichon a longtemps trôné seule au sommet du football français. Bien plus qu’une simple attaquante, elle a été la première 

véritable icône d’une discipline qui, à ses débuts, ne lui offrait aucune structure. En s’exilant aux États-Unis pour vivre son rêve de professionnalisme, elle n’a pas seulement changé de continent, elle a ouvert une brèche pour toutes les générations de joueuses tricolores qui lui ont succédé.

Qui est Marinette?

Derrière la carrière de Marinette Pichon se dessine le portrait d’une athlète qui a marqué son époque. Née le 26 novembre 1975 à Bar-sur-Aube, elle a représenté la France au plus haut niveau international. Véritable métronome offensive, elle a évolué durant toute sa carrière au poste d’attaquante, s’imposant comme la figure de proue du football féminin tricolore.  

Le football comme sanctuaire

Pour Marinette Pichon, le ballon rond n’a pas été qu’un jeu, mais un refuge vital. Grandissant dans un climat familial marqué par la violence et l’alcoolisme de son père, elle trouve sur le terrain de l’AS Brienne le seul endroit où elle se sent en sécurité et valorisée ; elle y reste jusqu’à ses 16 ans. Dès l’âge de 5 ans, elle y défie les garçons, faisant preuve d’une supériorité technique qui ne tarde pas à attirer l’attention. Ce sport devient alors son « enclos protecteur », le moteur qui lui permettra de s’extraire d’un quotidien difficile pour se forger un destin hors du commun. À une époque où les centres de formation féminins n’existent pas, elle forge son caractère et sa technique dans le football de rue et son club amateur, avant de rejoindre le Saint-Memmie Olympique.

L’odyssée américaine

Alors qu’elle fait les beaux jours du Saint-Memmie Olympique, Marinette Pichon comprend que pour franchir un palier, elle doit quitter une France où le football féminin reste amateur. En 2002, elle prend un pari audacieux : signer au Philadelphia Charge, aux États-Unis. Le changement est radical. L’employée de mairie française devient, presque du jour au lendemain, une star mondiale du soccer professionnel. Évoluant dans une ligue ultra-compétitive, elle est sacrée meilleure joueuse du championnat américain (WUSA) en 2003, prouvant que son talent n’avait aucune frontière. 

Une empreinte indélébile en Bleu

Si elle brille en club, c’est sous le maillot de l’équipe de France que Marinette Pichon entre définitivement dans l’histoire. Elle honore sa première sélection en 1994 et marque son premier but en sélection le 25 septembre 1994 lors de la victoire 0-3 face à l’Écosse. En 2003, elle est le fer de lance de la toute première sélection française qualifiée pour une Coupe du monde, marquant au passage le premier but de l’histoire des Bleues dans cette compétition face à la Corée du Sud. Elle annonce sa retraite internationale à la suite de l’échec des Bleues lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2007 face aux Anglaises. 

Véritable « renarde des surfaces », capable de marquer des deux pieds et dotée d’un sens du but clinique, Marinette Pichon a détenu le record national de buts pendant quatorze ans, avant d’être dépassée par Eugénie Le Sommer en 2020.

Au-delà du terrain : une icône engagée

La carrière de Marinette Pichon ne s’arrête pas au coup de sifflet final. Pionnière sur le terrain, elle l’est tout autant dans la vie civile en étant l’une des premières sportives françaises à afficher publiquement son homosexualité. Son combat pour le mariage pour tous et l’obtention historique d’un congé parental en 2012 — un an avant la loi — témoignent d’une résilience qui dépasse le cadre sportif. Professionnellement, elle devient directrice générale du club de soccer 2019 du Lac-Saint-Louis à Montréal, puis en 2024 des Roses de Montréal. En parallèle, elle poursuit une carrière de consultante média de 2011 à 2021.  

Aujourd’hui installée au Québec, elle continue d’inspirer à travers le film biographique Marinette sorti en 2023. Elle s’impose comme une figure majeure de la lutte contre les violences intrafamiliales et pour la promotion du sport féminin. 

  • 112 sélections et 81 buts (Meilleure buteuse de l’histoire des Bleues de 2006 à 2020).
  • Première buteuse française de l’histoire en Coupe du Monde (2003).
  • Participation à la Coupe du Monde 2003 (USA).
  • Participation aux Championnats d’Europe (Euro) en 1997, 2001 et 2005.

En football

  • Championne de France (2006 avec Juvisy).
  • Vainqueur du Challenge de France (l’équivalent de la Coupe de France) en 2005 avec Juvisy.
  • Vice-championne de France (2005 avec Juvisy).
  • Championne de la Conférence Est (2004 avec les New Jersey Wildcats, USA).
  • Finaliste de la USL W-League (2004 avec les New Jersey Wildcats, USA).
  • 2ème de la saison régulière de la WUSA (2002 avec le Philadelphia Charge, USA).

Sportives

  • Meilleure joueuse (MVP) de la ligue américaine (WUSA) en 2003.
  • Meilleure joueuse offensive de la WUSA en 2002.
  • 2x Joueuse de l’année (Trophées UNFP) en 2002 et 2005.
  • 4x Meilleure buteuse du Championnat de France (2001, 2002 avec Saint-Memmie ; 2005, 2006 avec Juvisy).
  • Record de buts sur une saison en France : 38 buts (saison 2004-2005).
  • Meilleure buteuse de la W-League américaine en 2004 (malgré seulement 10 matchs joués)

Médiatiques

  • 2007 : Chevalier de l’ordre national du Mérite en tant que membre de l’équipe de
    France d’un club sportif féminin ; 13 ans de services civils et d’activités sportives
  • 2022 : Chevalier de la Légion d’honneur en tant qu’ancienne footballeuse internationale, entraîneuse et consultante pour la télévision ; 31 ans de services 

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Nantenin Keïta

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"1984

Porte-drapeau de la délégation française aux Jeux de Paris 2024, Nantenin Keïta est une légende qui a su marquer les générations. Tout le monde se rappele de son titre à Rio, pourtant la Française a remporté bien plus de médailles tout en étant une femme extrêmement engagée. Découvrez son histoire.

Née en 1984 au Mali, les médecins détectent à sa naissance son albinisme, une maladie héréditaire qui touche aussi son père Seifa, un célèbre musicien malien. Son albinisme ne se résume pas une peau et des yeux plus claire. Comme beaucoup personne atteinte de cette maladie, Nantenin Keïta est également malvoyant. Pour elle, il est impossible de lire à un panneau de rue même en étant en-dessous de celui-ci.

Un fort caractère

En 1987, sa famille s’installe à Montreuil pour le boulot de son père. A la maison, tout se passe à merveille, mais à l’école tout est différent. A la maternelle, Nantenin raconte qu’elle subit des moqueries et qu’aucun de ses camarades ne veut jouer avec elle. Ne comprenant pas cette situation, l’enfant en parle à son père. Celui-ci lui donne un précieux conseil, explique sa différence. Le lendemain, elle les suit et ses camarades sont intrigués :

« J’éveille la curiosité de mes camarades qui me posent des questions sur le sujet. Cela a démystifié cet aspect-là de moi. »

La découverte du sport

Le sport, Nantenin Keïta le découvre à l’école. Elle pratique d’abord le handball, où son entraîneuse la fait jouer gardienne. Evidemment, elle n’apprécie pas l’expérience. Loin de se laisser à abattre, la Franco-Malienne s’essaye au basket-ball, mais avec son handicap, la pratique est bien trop compliquée pour elle.

Puis arrivée le collège spécialisé. Là-bas, Nantenin fait la rencontre d’un professeur de sport unique en son genre. En effet, dès la sixième, il n’hésite pas une seconde à inscrite toute sa classe à une compétition d’athlétisme handisport. Cette expérience la convint de pratiquer ce sport. Au début, elle ne le prend pas réellement au sérieux. Elle est certes appliquée à l’entraînement hebdomadaire, mais ne pousse pas plus loin.

Repérée par la fédération

A 15 ans, Nantenin Keïta participe à une compétition comme à son habitude. Mais cette fois-ci, un membre de la fédération handisport. Ce dernier lui propose alors de l’accompagner avec une équipe spécialisée et l’adolescente accepte la proposition.

Toujours aussi sérieuse, elle voit cette époque le sport comme un échappatoire du quotidien. Elle ne fixe aucun objectif à part prendre du plaisir. Pourtant sa progression l’amène au plus haut niveau national. A 18 ans, elle se qualifie pour les Mondiaux, une compétition qui allait la transformer.

Lors de championnat du monde, la sélection l’aligne sur le 100m, le 200m et le 400m, les disciplines où elle peut véritablement performer. La jeune athlète le prouve tout de suite. Elle se qualifie trois fois en finale et remporte surtout l’argent sur le 400m ! Ses résultats sont un véritable déclic. Elle le confie à Oyaba 360 :

« Malgré une médaille d’argent sur le 400 mètres, je veux briller sur la discipline reine et je comprends rapidement pourquoi je dois m’entraîner. »

A la quête du titre paralympique

Après cette compétition, Nantenin Keïta change de club pour passer d’un à trois entraînements par semaine en plus de sa séance d’UNSS le mercredi. Ce changement va la faire progresser très rapidement. En 2006, pour ses deuxièmes Mondiaux, elle repart avec trois médailles dont deux titres (sur le 200m et le 400m).

Qualifiée aux Jeux Paralympiques, la Française n’a qu’un objectif, l’or ! A deux reprises, l’athlète la frôle. D’abord, elle termine troisième du 400m puis deuxième sur le 200m. Lors de ses Jeux, Nantenin remarque que les athlètes sont de mieux en mieux entraînées et pour certaines sont soutenus par des sponsors :

« Lors des Jeux de Pékin, je trouve que la compétition n’est plus la même que lors des championnats du monde deux ans plus tôt. Il y a de plus en plus de para-athlètes, le milieu se professionnalise. »

Malheureusement, en France, la fédération a peu de soutien financier et trouver des sponsors en tant qu’athlète est (et reste) extrêmement compliqué, surtout quand votre discipline n’est pas médiatisée. Par chance, Nantenin Keïta est soutenue par son employeur qui lui laisse gérer sa vie professionnelle autour de sa pratique du sport. Elle est véritablement épanouie. Cela va se refléter dans ses résultats, montant de plus en plus régulièrement sur les podiums internationaux.

2016 signe son année de consécration. Cette année-là, la Française est qualifiée aux Jeux Paralympiques. Sur le 400m, elle se présente comme championne du Monde en titre et double championne d’Europe de la discipline. Autant dire, elle parmi les favorites au titre. Ce statut l’athlète l’embrasse en gagnant l’épreuve, un rêve qui se réalise pour elle ! Pour une fois, les Jeux sont diffusés en direct à la télé pouvant savourer sa victoire avec les téléspectateurs français. Elle le dit aujourd’hui, cette victoire est de loin son meilleur souvenir sportif :

« La médaille d’or arrive à Rio parce que je suis dans ce système depuis trois ans, dans lequel je me sens sereine et que je peux m’entraîner sans douleur. C’est un peu comme la cerise sur le gâteau, mais il y a tout le gâteau avant, qui est particulièrement succulent. Et c’est ça le sport ! »

La persévérance

Après cette victoire, Nantenin Keïta vit des moments compliqués. Régulièrement blessée, elle n’arrive plus à performer comme elle souhaite. Son niveau ne décline pas pour autant, mes adversaires, elles progressent et se professionnalisent. Pour autant, la Française se qualifie pour les Jeux suivants, motivée à défendre son titre. Malheureusement, elle se blesse de nouveau durant la compétition.

Nantenin Keïta ne compte pas s’arrêter ici. Elle vise les Jeux de Paris 2024 et un adieu devant ses supporters. Ces Paralympiques vont tout simplement être magique pour elle, en étant porteuse de la flemme olympique, une des dernières relayeuses de la flamme paralympique et surtout porte-drapeau de la délégation. De ces Jeux, elle repart certes sans médaille, une petite déception pour elle, mais avec des souvenirs jamais à graver dans son esprit.

Une femme engagée

En parallèle de la piste, Nantenin Keïta est une femme extrêmement engagée. En effet, en 2005, la fonde son association avec son père. Avec la Fondation Salif Keïta, elle avait et a toujours la vocation d’offrir un meilleur accès à l’éducation et à la santé aux personnes albinos au Mali. Par exemple, cette structure offre des kits de protection du soleil, composés de crème solaire et de lunettes de soleil, essentiel pour le bien-être des personnes albinos.

Nantenin est une athlète qui aura marqué son temps par ses médailles, son engagement et sa personnalité. Comme elle le dit :

« J’espère que mon histoire peut donner envie et confiance à d’autres. Que certains jeunes se disent : “si elle y est arrivée, j’en suis capable.” »

En athlétisme

  •  1x Championne paralympique
  • 1x Vice-championne paralympique
  • 2x Médaille de bronze aux Jeux
  • 3x Championne du Monde
  • 3x Vice-championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Bronze aux championnats d’Europe sur le relais
  • 3x Championne d’Europe

Médiatiques 

  • Chevalière de la Légion d’honneur
  • Officière de l’ordre national du Mérite 

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"1993

Vous avez sûrement vu son nom aux infos à l’été 2025 à cause de l’accident qui a causé sa mort mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le destin tragique de Laura Dahlmeier ?

Laura naît en 1993 en Allemagne dans une zone montagneuse de Bavière. Elle grandit au sein d’une famille de sportifs, attachés à la nature alpine. Son environnement la plonge dès son plus jeune âge dans le monde du biathlon : elle manie le fusil à partir de ses sept ans ! Dans le même temps, elle pratique le ski alpin. Son père l’initie à l’escalade en haute montagne et lui apprend les bases des connaissances alpines. Elle

ne met que deux petites années avant de se lancer définitivement dans le sport qui fera d’elle une championne olympique : le biathlon. Elle remporte ses premiers titres internationaux à 18 ans, lors du Festival Olympique de la Jeunesse Européenne de Liberec (une compétition qui vise à célébrer les meilleurs athlètes européens âgés de 14 à 18 ans). Laura Dahlmeier y excelle sur le 10km individuel, 6km sprint et au relais mixte. Sa carrière est lancée ! Deux ans plus tard, elle décroche trois médailles d’or aux Championnats du monde juniors, ce qui lui vaut d’être sélectionnée dans l’équipe allemande pour les Jeux olympiques de 2014. Si elle termine 13eme, elle décrit quand même cette expérience comme « brillante ».

Son ascension

Laura Dahlmeier va petit à petit s’imposer dans toutes les disciplines du biathlon, remportant sa première victoire en coupe du monde en 2015 sur l’épreuve du sprint puis enchaîne avec quatre victoires en poursuite sur la saison 2015-2016.

Sa domination

On peut affirmer sans hésiter que la saison 2016-2017 est SA saison. Elle domine le classement général de la Coupe du monde IBU avec pas moins de deux victoires en sprint, quatre en poursuite, trois dans l’épreuve individuelle et une en départ groupé. Il faut ajouter à cela les épreuves de relais, pour lesquelles elle est toujours placée en position de finisseuse ce qui permet à l’Allemagne de rester invaincue. Une fois sur sa lancée, on ne l’arrête plus. Laura Dahlmeier parvient à réaliser un sans-faute au tir lors des épreuves pré-olympiques de Pyeongchang en 2017, ce qui la place en grande favorite pour les Jeux de 2018.

 

Son exploit le plus marquant n’est cependant pas encore réalisé. C’est en 2018, à l’occasion des Jeux de PyeongChang qu’elle rentre définitivement dans l’histoire. En effet, pour ses deuxièmes Jeux, elle devient la première femme à remporter le sprint et la poursuite lors d’une même édition. Comme si cela n’était pas suffisant, elle décroche aussi la médaille de bronze sur le 15km en individuel !

Nouvelle prodige

Elle se fait maintenant appeler la successeure de Magdalena Neuner, en référence à la biathlète allemande. La ressemblance entre les deux athlètes qui a inspiré le surnom vient du fait que, en plus d’être toutes les deux des championnes de biathlon au niveau international, elles partagent la même passion pour le trekking et l’escalade en montagne. En effet, de 2014 à 2019, Laura Dahlmeier entreprend régulièrement des expéditions en montagne : elle a entre autres grimpé en Iran, au Pérou ou encore en Allemagne. Ces expéditions ne sont pas sans risques et lui valent parfois de repartir avec des blessures, comme en 2014 où elle a subi une déchirure des ligaments.

Son palmarès

En tout, Laura Dahlmeier cumule pas moins de sept titres de championne du monde, huits classements sur le podium en coupe du monde, dont une première place en classement général, et deux titres olympique !

Une athlète engagée

En parallèle des compétitions, elle obtient un diplôme de guide de haute montagne et poursuit ses études à l’université technique de Munich. Engagée pour la défense de l’environnement, Laura Dahlmeier publie en 2019 un livre pour enfants dédié à la protection de la nature.

Sa passion pour l’alpinisme

C’est à seulement 25 ans que la championne olympique décide de prendre sa retraite, sa passion pour le biathlon ayant faibli. Elle se réoriente vers l’alpinisme et participe notamment aux championnats du monde de course en montagne longue distance. L’aventure en montagne a longtemps été une passion pour Laura Dahlmeier, sa partenaire de cordée a notamment mentionné son souhait de faire de l’escalade et de l’alpinisme depuis longtemps. Alors qu’elle participait encore aux compétitions, elle faisait déjà beaucoup d’escalade et elle nourrissait le projet de grimper au Pakistan avec l’une de ses coéquipières. Comme pour le biathlon, elle laisse sa trace dans ce sport, établissant des records, comme celui de 2024. Cette année-là, elle parvient à gravir l’Ama Dablam, une montagne de l’Himmalaya en 12h et 1mins, temps record pour une femme. En juillet 2025, elle se lance dans l’ascension des montagnes du Karakorum au Pakistan. Victime d’une chute de pierres et les conditions météorologiques ne permettant pas de sauvetage, elle perd la vie à l’âge de 31 ans. Les hommages rendus à Laura Dahlmeier de la part de la communauté sportive, notamment la présidente du CIO Kirtsy Covenrty et Marie Dorin-Habert, montrent son impact dans ce sport.

Dominer les mondiaux

En 2017, elle devient la première biathlète à remporter cinq titres aux Mondiaux sur une même éditions

Le premier doublé

En 2018, l’Allemande devient la première biathlète à gagner deux titres olympiques en individuel aux Jeux Olympiques

Une ascension record

Laura Dalhmeier détient encore aujourd’hui le record de l’ascension de l’Ama Dablam

En biathlon

  • 2x Championne olympique
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Olympiques
  • 7x Championne du Monde
  • 3x Vice championne du  Monde
  • 5x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Gros globe de cristal
  • 2x Petit globe de cristal
  • 3x Championne du Monde junior
  • 1x Vice championne du monde junior
  • 2x Médaille de bronze aux Mondiaux juniors
  • 3x Championne d’Europe junior

Sportives 

  • 1x Athlète de l’année
  • 1x Athlète junior de l’année
  • 1x Meilleur jeune biathlète de l’année par l’IBU
  • 1x Prix du sport de Bavière en tant que jeune athlète

Médiatiques

  • Ordre du mérite de Bavière
  • Citoyenne d’honneur de Garmisch-Partenkirchen
  • Feuille de laurier d’argent
  • Médaille européenne du gouvernement de l’État bavarois
  • 1x Prix Pegasos en tant que «Légende du sport» au Bal de la presse sportive allemande
  • 1x Escarnet WinterStar de la télévision bavaroise dans la catégorie Perspektive
  • 3x Prix du sport de Bavière dans la catégorie «Ambassadeurs du sport bavarois»

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Delphine Le Sausse – L’alliance entre la passion de la glisse et le dépassement de soi

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Seize fois championne du monde de para-ski nautique et détentrice de multiples titres de championne de France de ski slalom, Delphine Le Sausse incarne la résilience. Entre son officine de pharmacie et les plans d’eau, cette athlète de haut niveau a transformé son handicap en un moteur de performance absolue.

Une vie tracée par la glisse

Passionnée depuis toujours par les sports de glisse, Delphine Le Sausse forge son mental de compétitrice au club de ski club de Font-Romeu. Mais en janvier 2004, sa trajectoire est brisée par un accident de ski alpin. Devenue paraplégique incomplète, elle doit alors tout réapprendre : l’équilibre, les sensations et la gestion d’un corps dont une moitié ne fonctionne plus de façon optimale.
Pourtant, la glisse reste son élément.

« Quand je suis sur l’eau, je n’ai plus de contrainte et que du plaisir, » confie-t-elle.

En ski nautique avec un équipement adapté, elle retrouve une liberté de mouvement que son quotidien, parfois rythmé par l’usage de béquilles, lui conteste.

L’exigence technique du Para-ski Nautique

Le para-ski nautique est une discipline de précision qui se découpe en trois épreuves distinctes :
Le Slalom : Le bateau suit un chenal central pendant que le skieur doit contourner six bouées. À chaque passage réussi, la vitesse augmente.
Les Figures : Deux parcours de 20 secondes où chaque figure réussie rapporte des points selon sa difficulté technique.
Le Saut : Une épreuve de distance sur tremplin (allant de 10 m à 16 m pour les femmes). Delphine a choisi d’arrêter cette discipline pour préserver sa santé, l’impact sur son dos étant trop violent sans l’amorti des jambes.

 

2009 : Le sacre de l’émotion à Vichy

Si Delphine compte de nombreux titres, celui de 2009 à Vichy reste gravé comme son plus beau souvenir. Après un premier titre en 2007 qu’elle jugeait presque chanceux, elle domine la compétition en France.

« C’est la première fois de ma vie que j’ai pleuré de joie », se rappelle-t-elle avec émotion.

Un retour magistral qu’elle confirmera en 2017, après une pause pour donner naissance à sa fille, prouvant qu’on peut concilier maternité et sport de haut niveau.

 

Une « hyperactive » au service de la santé

Loin des bassins, Delphine mène une carrière de pharmacienne. Ce métier nourrit sa conviction que le sport est un outil de prévention essentiel contre l’obésité ou le diabète. Pour tenir ce rythme effréné, elle s’astreint à une routine stricte : 30 minutes de yoga et de gainage chaque matin.

Alors que les prochains championnats du monde en Australie se profilent, Delphine continue de glisser avec la même ferveur, portée par un seul leitmotiv :

« Avant de battre les autres, c’est moi que je veux battre ».

Interview de Delphine Le Sausse