Diana Taurasi

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Un palmarès ne permettra jamais d’apprécier réellement le niveau d’une joueuse. Mais avec Diana Taurasi, il est impossible de ne pas l’évoquer. Meilleure marqueuse de l’histoire de la WNBA, qu’elle a remporté trois fois pour un titre de meilleure joueuse de la Ligue 2009 et deux trophées de MVP des finales. 6 fois titrées en Euroligue. 6 médailles d’or olympique, symboles d’une longévité hors norme et d’une vie dédiée à son sport, à une époque où le basket féminin n’avait pas encore gagné l’attention médiatique qui lui est due. Par son caractère et sa capacité à sublimer un effectif, celle qui est restée loyale toute sa carrière à sa franchise de Phoenix Mercury s’est imposée comme, si ce n’est la meilleure joueuse de tous les temps, du moins la plus grande compétitrice de l’histoire du basket.

Sa découverte du basket-ball

La rencontre entre Diana Taurasi et le basket s’est faite sur la côte Ouest. Ses parents, immigrés ne parlant pas un mot d’anglais, ne se sentaient pas forcément à leur place au départ. Si bien que la famille Taurasi est repartie en Argentine quelque temps, avant que l’insécurité ne les pousse à repartir aux États-Unis. Une aubaine pour une jeune Diana éprise du ballon orange. Meilleure joueuse de sa région dans toutes les catégories d’âge, c’est à l’université qu’elle rencontre pour la première fois l’adversité. Plus particulièrement à UConn, déjà double champion universitaire. Diana Taurasi était la cible de toutes les bourses universitaires du pays, mais c’est la personnalité de l’entraîneur de UConn, Genno Auriemma, qui l’a décidé à rejoindre la côte Est américaine.

Son cursus universitaire

Loin de sa famille pour la première fois de sa vie, elle prend ses marques petit à petit. À la faveur des blessures successives des deux meneuses titulaires de son équipe, elle entre pleinement dans le grand bain universitaire. La première saison lui sert d’acclimatation, atteignant les demi-finales, mais étant éliminée par Notre-Dame après un match catastrophique sur le plan personnel. Un échec qui la motive plus que jamais. Adroite à trois points, elle est surtout capable de faire les bons choix pour son équipe : si une partenaire est mieux placée qu’elle lors d’un moment chaud, elle privilégiera la passe, sans oublier de prendre le match en main lorsque le scénario l’exige. Adorée par son coach et ses coéquipières, Diana Taurasi mène UConn vers trois titres universitaires consécutifs, entre 2002 et 2004. Véritable star parmi les étudiantes, la salle est comble à chacun de ses matchs. Les gens se déplacent par milliers pour la voir jouer. Il est donc tant pour elle de rejoindre l’élite du basket féminin américain : la WNBA.

Naviguer entre la WNBA et l’Euroligue

Si aujourd’hui la ligue féminine a grandement gagné en popularité, tout était à faire lorsque les Phoenix Mercury la sélectionne avec le premier choix de la Draft 2004. Les deux premières saisons lui servent d’apprentissage. Elle comprend surtout que, pour l’intensité et l’adversité que l’on retrouve sur la plus haute marche du basket américain, elle n’est pas assez payée. Et elle n’a pas peur de le faire savoir. Pour véritablement gagner sa vie, elle fait le choix d’accompagner sa coéquipière Sue Bird en Russie, pour y jouer l’Euroligue. La saison européenne se joue pendant la pause de la WNBA, ce qui permet aux joueuses de pouvoir jouer les deux compétitions, s’offrant des saisons particulièrement longues et intenses. Les meilleures joueuses américaines comme européennes optent en masse pour la Russie, réputée pour être la ligue la plus rémunératrice chez les basketteuses. D’abord peu heureuse au Dynamo Moscou, c’est au Spartak que Diana Taurasi va véritablement s’épanouir. Le sponsor du club, Shabtai Kalmanovich, décide de la prendre sous son aile. Vrai fan de basket, il est au petit soin de ses joueuses, n’hésitant pas à leur donner de nombreux bonus, en plus de leur salaire culminant proximité du million. Personne ne parle de la provenance de sa fortune, Diana ne se pose même pas la question. L’américaine profite, remportant l’Euroligue chaque année entre 2007 et 2010. Mais cette dernière saison, Shabtai est assassiné à bord de son véhicule, en route vers le Kremlin. Choquées, les joueuses décident de continuer à tout donner sur le terrain, et remportent leur dernier titre en hommage à leur ancien président. Diana décide qu’il est alors temps pour elle de quitter la Russie.

Ses premiers titres WNBA

Mais revenons sur les parquets de WNBA. Diana Taurasi et son équipe crée la surprise en 2007, en remportant le titre alors même que rien n’aurait permis de prédire cet exploit. Taurasi est MVP des Finales. C’est véritablement en 2009 que la Californienne va livrer sa meilleure saison, étant désignée MVP de la Ligue, et remportant le titre suprême, de même que la récompense de meilleure joueuse des finales. Elle célèbre cette victoire avec sa coéquipière et compagne, l’Australienne Penny Taylor, à qui elle rend souvent visite dans l’année lorsqu’elle joue en Turquie. Malgré toutes ces victoires, Diana Taurasi se démarque par son caractère. Elle n’hésite pas à user du trashtalk, crie sur les arbitres, et se confronte à la moindre de ses adversaires. Une tendance à énerver son monde qui s’intensifie au fur et à mesure des saisons, symbole de sa compétitivité hors norme.

Une athlète parfaite ?

Mais son parcours est loin d’être linéaire, et, elle le dit elle-même, l’Américaine n’est pas parfaite. Qui le serait ? Diana Taurasi aime par-dessus tout fêter ses victoires avec ses coéquipières. Ayant bu, mais n’habitant qu’à quelques kilomètres du bar, elle décide de prendre quand même la voiture. À un tournant, elle est arrêtée par la police, et passe la nuit en prison pour conduite en état d’ivresse. Pas d’accident majeur, mais une affaire qui continue de ternir sa réputation. Puis en décembre 2010, Diana Taurasi est contrôlée positive au modafinil, un produit dopant. Elle nie les accusations de triche en bloc, mais risque tout de même quatre ans d’interdiction de compétition. Le public turque, où elle effectue sa saison européenne, la siffle. Finalement, le cabinet qui l’avait contrôlé positive retire sa plainte et ses résultats, et ferme ses portes. Elle n’est plus inquiétée, mais là encore, Taurasi perd en popularité.

Un palmarès impressionnant

Malgré tout, Diana Taurasi reste une valeure sûre de WNBA et de l’Euroligue, enchaînant les points et les matchs références. Le Phoenix remporte sa troisième bague WNBA en 2014. De 2004 à 2018, elle figure 10 fois dans la sélection du 5 majeur de l’année. Elle gagne encore deux titres en Euroligue, en 2013 et 2016, avec Iekaterinbourg. Cette carrière au plus haut niveau s’étire jusqu’en 2024, cumulant 10.646 points en WNBA, soit de très loin le plus haut total de l’histoire de la Ligue. Si elle a pu perdre un peu de popularité auprès du public, et notamment des nouveaux suiveurs arrivés sur le tard, ramenés par la nouvelle médiatisation de la ligue, ce n’est pas le cas chez elle. À Phoenix, lors de son dernier match, les supporters hurlent à tue tête “une année de plus ! une année de plus !”. Cette franchise des Phoenix Mercury, elle l’a bâtie panier après panier, durant vingt saisons. Les célébrations pour la plus grande joueuse de leur histoire sont grandioses, et atteignent leur apothéose lorsque le terrain des Mercury “Diana Taurasi Court”, en hommage à tout ce que la meneuse a accompli pour la franchise.

Ses exploits en sélection

N’oubliant tout de même pas un des aspects les plus importants de sa carrière : sa dévotion envers l’équipe nationale. Sélectionnée pour ses premiers Jeux en 2004, elle participe, et remporte, chaque édition olympique jusqu’à la fin de sa carrière. Si elle n’apparaît sur le terrain en finale à Paris, ce qui ne manque pas de la frustrer, elle n’en reste pas moins le cadre le plus important. Avec six titres olympiques, elle est, homme et femme confondus, la basketteuse la plus récompensée de l’histoire des Jeux Olympiques.

Est-ce la GOAT ?

Si aujourd’hui, peut des jeunes fans de WNBA ne la place en tête de leur classement de la GOAT, c’est parce qu’elle a subi la médiatisation trop tardive de la Ligue. Une WNBA qu’elle a grandement contribué à construire, par ses combats pour le salaire et ses victoires. Aucunes joueuses de l’histoire ne voulaient autant gagner qu’elle. L’amour qu’elle avait pour le jeu était palpable, et l’a fait tenir vingt ans au plus haut niveau, sans compter ce qu’elle accomplissait déjà à l’échelon universitaire. Si les Caitlin Clark et autre Paige Bueckers peuvent se contenter de jouer en WNBA sans avoir besoin de rejoindre l’Europe, si elles bénéficient de toute l’attention médiatique, c’est parce que Diana Taurasi en a posé toutes les fondations. À ce titre, le nom de Diana Taurasi peut légitimement être associé au titre officieux, mais néanmoins lourd de sens, de meilleure joueuses de l’histoire du basketball féminin.

[Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à regarder la série Amazon Prime “Taurasi” qui revient sur sa carrière. Vous pourrez alors prendre conscience de sa légende]

Record de points

Elle est la première basketteuse à inscrire plus de 10.000 points en carrière en WNBA, détenant ainsi le record de la ligue avec 10.646 points.

Seule au monde

Diana Taurasi est la seule basketteuse, homme compris, à avoir remporter six titres olympiques.

En sélection

  • 6x Championne Olympique
  • 3x Championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Championne des Amériques
  • 1x Médaille de bronze au championnat du monde junior

En club

  • 3x Championne WNBA
  • 6x Championne de l’Euroligue
  • 7x Championne de Russie
  • 1x Championne de Turquie
  • 3x Championne NCAA
  • 3x Coupe de Russie
  • 1x Coupe de Turquie

Sportives

  • 2x MVP des Finales WNBA
  • 2x MVP du Final Four de la NCAA
  • 3x MVP du Final Four de l’Euroligue
  • 1x Elue dans le meilleur cinq des mondiaux
  • 1x Rookie de l’année en WNBA
  • 2x Big East Player of the Year
  • 11x All-Star WNBA
  • 10x All-WNBA First Team
  • 4x All-WNBA Second Team
  • 3x First-team All-Big East
  • 1x Big East All-Freshman Team
  • 5x Meilleure scoreuse de WNBA
  • 1x Meilleure passeuse de WNBA
  • 6x Meilleure rebondeuse, scoreuse et passeuse sur une même saison
  • TOP 15, 20 et 25 des meilleures joueuses de l’histoire de la WNBA
  • 1x Wade Trophy
  • 3x Kodak All-American

Médiatiques

  • 4x USA Basketball Female Athlete of the Year
  • 2x Naismith College Player of the Year
  • 1x USBWA Women’s National Player of the Year
  • 1x AP College Player of the Year
  • 2x Nancy Lieberman Award
  • 2x First-team All-American
  • 1x Second-team All-American – AP
  • 2x All-American –USBWA
  • 1x Naismith Prep Player of the Year

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Michèle Mouton

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“Dans la vie, tu dois toujours être ouverte à de nouvelles choses. Cela signifie que pour moi tout est possible, il n’y a pas de limites”.

Cette phrase prononcée par Michèle Mouton dans le cadre du documentaire Queen of Speed sur sa carrière résume très bien la mentalité de la championne française. Elle ne considère rien comme impossible, même s’imposer dans un sport sur-dominé par les hommes.

L’AMOUR DE LA VITESSE ET LES DÉBUTS EN COMPÉTITION

Sa première expérience au volant d’une voiture, Michèle Mouton la connait chez elle, à Grasse, dans le sud de la France, alors qu’elle rentre discrètement dans le véhicule de son 

dans le véhicule de son père. Alerté par le bruit du moteur qui démarre, son père pour empêcher l’enfant de faire une bêtise. Pleine d’énergie, Michèle grandit, obtient son permis, et commence à tester les possibilités de vitesse que lui offre la voiture. Cette vitesse, Michèle l’adore, comme ce sentiment de danger qui en découle, trouvant de la beauté dans le fait qu’une simple erreur puisse avoir de graves conséquences. Si bien que lorsqu’un ami lui propose d’être copilote à ses côtés lors d’une course à Monte Carlo, elle ne met pas beaucoup de temps avant d’accepter.

“Pour moi, une voiture était le moyen d’être libre et de faire ce que je voulais” dit-elle.

À 22 ans, elle découvre donc la course automobile en compétition. En voyant les performances de Michèle, son père, lui aussi passionné d’automobile, décide de lui acheter une voiture. Il lui demande juste de promettre que si cela ne marche pas, alors elle arrêtera.

Très vite, Michèle Mouton se passionne de la compétition. Et ce malgré le fait que le monde automobile soit gouverné par les hommes, des pilotes aux copilotes en passant par les techniciens et les organisateurs. Si les femmes n’y sont pas interdites, jamais une pilote féminine n’a réussi à s’imposer. D’autant plus qu’aucun homme, du propre aveu des coureurs de l’époque, ne souhaite être le premier à perdre contre une femme. Sauf que quand elle joue, Michèle Mouton n’a qu’un seul objectif : gagner. Et le sport automobile, avec la voile et l’équitation, est un des rares sports où hommes et femmes peuvent prendre place sur la ligne de départ en situation de chances équitables. Petit à petit, elle prend de l’expérience dans des rallyes mineurs. Elle participe pour la première fois à une manche de la coupe du monde de rallye en Corse, en 1975. Obligée de mixer du café et du coca pour affronter la fatigue, elle réussit à terminer à la 7e place. Un score plus qu’honorable pour une pilote n’ayant commencé à prendre part aux grandes courses de rallye que l’année précédente. Une performance tellement incroyable que les hommes ayant terminé derrière elle la traite de menteuse, et portent plainte devant la FIA, la fédération international. Une enquête est ouverte, sa voiture est fouillée de fond en comble, et le verdict tombe : son véhicule est parfaitement conforme. Michèle Mouton n’est pas une tricheuse, mais une athlète très précoce et dotée de qualités folles.

Les sponsors, à l’instar de Elf, commencent à s’intéresser à elle, et ce ne sont pas les seuls. Des constructeurs commencent à imaginer Michèle Mouton monter dans leur voiture. FIAT est le premier à lui proposer un bon contrat en 1978, mais la voiture est très difficile à conduire. Michèle Mouton est à la peine, mais cette expérience va lui permettre d’apprendre à faire ce qu’elle recherche le plus : aller plus vite. Dans le même temps, la Française commence à se voir comme une professionnelle. Alors qu’elle aimait fumer, boire et faire la fête, elle décide dans le but de s’améliorer d’arrêter la cigarette et la boisson, à l’exception du champagne, symbole des victoires.

PILOTE AUDI QUATTRO ET LES CHAMPIONNATS DU MONDE DE RALLYE

Alors qu’elle commence à trouver son rythme, Michèle reçoit un appel téléphonique inattendu. Audi n’est alors pas la marque de voiture la plus populaire, et encore moins en France. Mais le constructeur allemand a senti le filon que représente le rallye, et décide d’y investir. Audi présente à Michèle leur projet, qui tourne autour d’un modèle révolutionnaire à quatre roues motrices : la Audi Quattro. Comme tête d’affiche, le constructeur a déjà réussi à convaincre Hannu Mikkola, considéré comme un des meilleurs pilotes de rallye au monde. Mais posséder une écurie féminine pourrait également améliorer leur image de marque. Tout en sachant cela, Michèle Mouton n’hésite pas longtemps avant de répondre un grand oui. Rejoindre Audi, c’est s’assurer une place en championnat du monde de rallye. Pour créer une équipe 100% féminine, il manque une copilote. Michèle jette son dévolu sur l’italienne Fabrizia Pons, et les premiers tests de début de saison 1981 lui donne raison.

Les championnats du monde de rallye 1981 sont composées de 12 manches, découpées elles-mêmes en plusieurs étapes se déroulant sur plusieurs jours. Cette première saison chez Audi est censé permettre à Michèle de découvrir sa nouvelle voiture, ce qu’elle adore. Pour elle, réussir à gagner de la vitesse avec ce genre de véhicule, c’est comme dompté un animal sauvage. Un fauve qui va prouver sa puissance à San Remo. Michèle et Fabrizia sont bien parties, et opposées à Ari Vatanen, qui a affirmé au média que s’il perdait contre des femmes il arrêterait sa carrière. Avant la dernière des trois étapes de cette manche, Michèle n’arrive pas à dormir. Pour la première fois, elle a toutes les cartes en main pour s’offrir une première victoire sur le circuit international. Tout ce qu’elle a à faire, c’est maintenir son avance de 30 secondes sur Vatanen. Cette opportunité, Michèle Mouton ne va pas la laisser s’échapper. Michèle et Fabrizia exultent sur la ligne d’arrivée : elles sont les premières femmes à remporter une étape des championnats du monde. Rapidement, elle devient la coqueluche des médias, encouragée par Audi à participer à toutes les interviews pour vendre le plus de voitures possibles. Mais elle n’est pas fan de toute cette attention médiatique.

Ce qui est loin de la perturber à l’aube de la saison suivante. Malgré un accident dès la première journée à Monte Carlo, Michèle Mouton se lance bien dans les championnats du monde de rallye 1982. Son principal rival s’incarne en la personne de Walter Röhrl, le favori de la compétition. Arrive le rallye du Portugal. C’est une épreuve très spéciale, car sur la première étape le public est très proche des voitures. Trop proche même, obligeant les pilotes à multiplier les prouesses pour ne blesser personne. Une erreur d’inattention peut coûter des dizaines de vies. Michèle Mouton s’en sort très bien, et mène la course du début à la fin. Fabrizia et elle remportent leur deuxième manche sur le circuit. Cela leur permet surtout de talonner au classement général Röhrl. La menace que représente la Française pour l’Allemand se concrétise au rallye de l’Acropole, à Athènes. Röhrl essai de la déstabiliser devant les médias en disant que même un singe irait plus vite avec son Audi Quattro. Loin d’être décontenancée, Michèle Mouton remporte sa deuxième manche de la saison. Cinq mois plus tard, c’est le rallye du Brésil qu’elle remporte haut la main. Avec ces trois victoires, Michèle et Fabrizia se sont offertes le droit de penser au titre suprême au moment de prendre le départ du Bandama, le rallye de Côte d’Ivoire.

Mais ce rêve est mis à l’épreuve par une déflagration. Le matin même de la course, Michèle Mouton apprend le décès de son père. Dévastée, elle pense quitter la compétition, avant que sa mère ne lui demande de continuer, en hommage à son père. À part Fabrizia, personne de son équipe est au courant du drame qu’elle a subi. Elle fait tout pour se mobiliser, se savant à une victoire d’un exploit monumental. Elle mène même la course pendant une grande partie de l’épreuve, accumulant une heure d’avance sur Röhrl. Mais le sort s’abat sur elle. Alors que sa voiture rencontre un problème technique, les mécaniciens se trompent dans leur réparation, faisant perdre à l’écurie féminine un temps plus que précieux. Röhrl commence à revenir. Plus que jamais en danger au classement général, Michèle tente le tout pour le tout et accélère autant qu’elle le peut. Mais avec toute cette vitesse, une petite erreur peut se transformer en drame. La voiture se renverse, Michèle et Fabrizia sont seines et sauves, mais la victoire leur échappe définitivement. La même journée, Röhrl est sacré champion du monde de rallye 1982. Il n’en reste que Michèle Mouton est la première femme à finir à la deuxième place du classement général du championnat du monde de rallye.

LE PLUS BEAU PALMARÈS DU SPORT AUTOMOBILE FÉMININ INTERNATIONAL

La saison suivante, Michèle Mouton est moins performante. Il faut dire que renouveler son exploit monumental aurait été de l’ordre de l’irréel. Mikkola, l’autre pilote Audi, est sacré champion du monde. Pour assoir son hégémonie, Audi décide de confier une Quattro a un autre champion : Walter Röhrl. Michèle Mouton ne se sent plus réellement soutenue, n’étant pas retenue pour le rallye de Monte Carlo pour la première fois de sa carrière.

Michèle ne baisse pas pour autant les bras. C’est aux États-Unis qu’elle va étoffer son palmarès, en remportant à deux occasions, en 1984 et 1985, le mythique Pikes Peak. Une course très spéciale, marquée par le machisme de ses supporters. Déjà qu’ils n’ont pas vu beaucoup d’Européens sur leur circuit, les Américains sont encore plus sidérés qu’une femme ose essayer de remporter le titre. Mais Michèle est au-dessus. Elle est toujours la seule femme à avoir remporté la Pikes Peak, comme elle reste la seule femme à avoir remporté une étape de championnat du monde de rallye.

UNE FEMME TOUJOURS INVESTIE DANS SON SPORT APRÈS LA RETRAITE

Michèle Mouton quitte Audi en 1985, et prend sa retraite l’année suivante pour se consacrer à sa vie personnelle. Pour autant, elle ne met pas fin à sa volonté de promouvoir le rallye et le sport automobile auprès des femmes.

“Quelque part dans mon esprit, j’aimerais voir une autre femme réussir en rallye comme je l’ai fait”.

Pour continuer à inspirer des générations de jeunes femmes fans de sports motorisées, Michèle Mouton est devenue présidente de la commission féminine de la FIA. Elle est entrée au Rally Hall of Fame et a été faite chevalière de la Légion d’honneur. C’est toujours, plus de 30 ans plus tard, la femme la plus victorieuse en sport automobile. Elle travaille encore en tant que chargée de la sécurité sur les étapes de rallye sur le circuit international.
Aujourd’hui, Michèle Mouton ne nourrit aucun regret, et est très heureuse de la vie qu’elle a. Elle cite elle-même Oscar Wilde :

“Il faut toujours viser la lune, parce que même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles”.

Une pionnière

Michèle est la toute première femme à remporter une manche de championnat du monde de rallye et à monter sur le podium.

Pikes Peak

Elle est la première et seule pilote féminine à remporter cette course mythique.

En rallye

  • 1x Vice-championne du monde
  • 4x Victoire en championnat du monde
  • 2x Championne d’Europe féminine
  • 1x Vice-championne d’Europe
  • 4x Victoire en championnat d’Europe
  • 2x Coupe d’Europe féminine des rallyes
  • 2x Championne de France
  • 3x Championne de France féminine
  • 2x Vice-championne de France
  • 2x Victoire en championnat de France
  • 1x Championnat d’Allemagne
  • 6x Victoire en championnat d’Allemagne
  • 2x Pikes Peak
  • 4x Rallye Monte-Carlo
  • 1x Victoire aux 24h du Mans en catégorie 1 601 à 2 000 cm3
  • 1x Trophée Andros féminin
  • 4x Tour de France automobile
  • 1x RAC Rally 

Sportives

  • Rally Hall of Fame
  • Pikes Peak Hall of Fame
  • 1x Prix Monique Berlioux de l’Académie des sports
  • 1x Prix Roland Peugeot de l’Académie des sports

Médiatiques 

  • Chevalière de la Légion d’honneur
  • 1x Autosport’s International Rally Driver Annual Award 

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Laetitia Roux

Laetitia Roux

Laetitia Roux

Laetitia Roux - L’alliance entre l’amour des sensations fortes et de l’environnement

1985 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Véritable reine de la montagne tout au long de sa carrière en ski alpinisme, Laetitia Roux a gardé ce lien privilégié avec l’environnement, en luttant pour sa préservation. Nous vous proposons de la découvrir à travers cet article, et son interview complète que vous retrouverez au terme de ces quelques lignes.

Laetitia Roux est une des plus grandes championnes du sport français, ne serait-ce que sur la base des titres remportés : 17 mondiaux, 9 européens, 25 nationaux et huit Coupes du monde. Sa discipline : le ski alpinisme.

la natation handisport. Sa discipline favorite devient alors, et de loin, le quatre nages. Hadda Guerchouche se l’explique par sa tendance à s’ennuyer très vite et cette spécialité lui permet de varier les plaisirs !

Sa découverte du sport

Le ski, elle l’a presque dans les gênes. Résidente des Hautes-Alpes, elle chausse des skis depuis sa plus tendre enfance, dès l’âge de deux ans, ayant appris à glisser auprès de son père. Elle découvre avec ce dernier le ski de randonnée, qui lui provoque un coup de foudre quasi instantané. Ce qui ne l’empêche pas d’être une véritable touche-à-tout des disciplines sportives, principalement en endurance mais aussi en ski alpin, sport qui l’introduit à la compétition. Après deux années au niveau professionnel, elle s’en détourne finalement, se sentant bien plus à l’aise en ski alpinisme, qui prône l’endurance et l’affrontement aux paysages dans toute leur diversité.

Qu’est-ce que le ski alpinisme ?

Cette discipline, qui est en quelque sorte la version compétitive du ski de randonnée, consiste à remonter les pentes grâce à des peaux de phoque ou du synthétique sous les skis, avant de redescendre le plus vite possible. Également passionnée par les sports d’endurance, comme le vélo, c’est tout naturellement que sa carrière s’est orientée vers ce sport.

Les courses emblématiques

Les grandes courses s’effectuent en duo, par équipe. On dénote également plusieurs différentes épreuves au sein du ski alpinisme, comme le relai et le sprint, qui demandent des qualités et offrent des expériences très différentes et variées. Parmi les grandes coéquipières de Laetitia Roux, on peut citer l’espagnole Mireia Miro ou encore la suissesse Séverine Pont-Combe. Avec elles, Laetitia a remporté les courses les plus prestigieuses du ski alpinisme, parmi lesquelles la Pierra Menta et la Patrouille des Glaciers, des courses longues qui comptent parmi les meilleurs moments de sa carrière. Certaines étapes de ces courses peuvent atteindre les 4.000m de dénivelés positifs sur 30 à 50km, alternant montée et descente.

Une amoureuse de la nature

Elle se décrit elle-même comme une amoureuse de la montagne et du vivant. Certes l’aspect compétition prend le pas, mais les parcours amènent surtout les athlètes à se challenger en pleine montagne, à grimper les plus baux sommets au milieu des arbres. Son environnement, ce sont les grands espaces sauvages. Et n’ayant pas peur de se faire mal et de passer des heures à l’entraînement, elle s’est donnée les armes pour réussir dans la discipline. Et la réussite, elle va la connaître.

Quand on voit tout cela, on comprend son attachement aux sports outdoors à sensations fortes, tels que le VTT ou le parapente. Ce fut d’ailleurs difficile pour elle de mettre de côté toutes ces autres expériences pour se concentrer uniquement sur sa carrière. Elle a d’abord essayé de pratiquer certaines disciplines en début de carrière, ou de s’y consacrer lors des pauses estivales, avant de se rendre à l’évidence qu’il fallait les mettre entre parenthèse. L’ardente volonté de grimper à nouveau en VTT ou de fendre les airs en parapente l’ont conforté dans sa décision de prendre sa retraite internationale en 2017, permettant de rendre la transition moins douloureuse.

Le ski alpinisme aux Jeux Olympiques

Le ski alpinisme va faire son entrée aux Jeux Olympiques à l’occasion de l’édition 2026 de Milan, avec Bormio comme cadre. Ayant pris sa retraite, Laetitia Roux n’y prendra pas part. Mais elle n’a pas pour autant complètement couper les liens avec son sport. Elle alterne entre le commentaire à la télévision, l’entraînement de nouveaux athlètes, et la sensibilisation aux enjeux environnementaux. C’est dans ce cadre qu’elle mène depuis plusieurs années le projet Be the change en collaboration avec l’association Water Family, en réalisant plusieurs documentaires pour retrouver le contact avec le vivant après les années Covid, et informer le monde sur l’importance de la nature. Notamment deux films, “Précipitations : l’eau de là-haut” et “Les arbres, gardiens de la vie” qui sont devenus de véritables matériels pédagogiques disponibles sur son site internet.

Son engagement se dirige également envers toutes les femmes :

“Ce n’est pas parce qu’on nait femme qu’on n’a pas notre place […] j’ai envie de dire à toutes les femmes de vivre vos rêves”.

Laetitia Roux aura donc réussi à profiter de l’espace que le sport lui a apporté pour mettre en avant les causes qui lui sont chères.

Interview de Laeticia Roux

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Louise guillet

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1986 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Vous vous apprêtez à découvrir le parcours d’une sportive qui est l’un des plus beaux du water-polo féminin français : plongez dans l’histoire de Louise Guillet.

Louise Guillet naît en 1986 à Limoge. Son aventure avec le water-polo débute tout à fait par hasard : pratiquant déjà le basket et le tennis, rien ne la destinait à ce sport. 

Cependant, à l’âge de onze ans, elle arrête le basket, car elle ne peut plus jouer en équipe mixte, ainsi que le tennis. Elle veut donc retrouver une autre activité sportive. Le père d’un de ses coéquipiers lui propose alors de venir nager à la piscine. Cela lui plaît tellement qu’elle se rend dès lors quotidiennement à la piscine ! Si ce sport n’est qu’un loisir au début, elle ne sait alors pas qu’il est possible de se professionnaliser, elle se rend compte au fur et à mesure que des portes s’ouvrent à elle, notamment à l’étranger. Louise poursuit donc son entraînement à Bordeaux. A 16 ans, elle reçoit ses premiers contacts pour partir à l’étranger. Elle décide cependant de passer son bac en France avant d’intégrer, en 2003 l’équipe nationale.

Partir en Espagne

Un an plus tard, à dix-huit ans, elle se professionnalise pour partir à l’étranger durant sept ans, devenant ainsi la première joueuse française de water-polo à jouer à l’étranger. Elle joue deux saisons à Barcelone, où elle rencontre Samantha Miquel qui devient par la suite l’une de ses meilleures amies. Elle enchaîne ensuite trois saisons en Grèce se rend finalement à Naples, où elle reste le temps d’une saison. Elle continue ses études à l’étranger puisqu’elle passe un BTS diététique en Espagne et obtient son diplôme d’entraîneur.

De retour en France

Dès son retour en France, elle enchaîne les victoires. En 2013, elle remporte la coupe de la Ligue et est sacrée vice-championne de France avec Lille UC Metropole Water-polo. Elle étudie également en parallèle, décrochant son master 2 en gouvernance du sport. Louise traverse une période difficile en 2021 à cause d’une blessure à l’épaule l’empêchant de jouer durant quatre mois, et ce, peu de temps avant les championnats d’Europe. Avec l’aide d’un kiné, elle parvient à surmonter cette mauvaise passe.

Elle garde de très bons souvenirs de ses vingt années à pratiquer le water-polo, notamment grâce aux nombreuses amitiés qui se sont forgées grâce au sport. L’amour de Louise Guillet pour le Water-polo lui vient en partie de sa nature « bagarreuse ». Néanmoins, elle retient surtout l’expérience de jouer en équipe, ce qui rend pour elle ce sport si spécial.

Avec l’équipe de France

Durant toute sa carrière, elle a participé à pas moins de six championnats d’Europe, sept mondiaux ainsi que six World League. Elle cumule également pas moins de 280 sélections en équipe de France. Parmi ces nombreuses compétitions, une lui reste particulièrement en tête : la World League qui s’est déroulée en Russie. En plus d’être couronnée meilleure buteuse mondiale, elle décrit une ambiance d’équipe phénoménale et des moments de partage très forts, dans et en dehors de l’eau.

Les Jeux Olympiques à domicile

Il ne faut pas non plus oublier sa présence aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, son rêve ultime depuis qu’elle a commencé le water-polo. Cette fois, c’est en tant que capitaine de l’équipe de France qu’elle se rend à la seule compétition qu’il manquait à son palmarès. Si ce rôle ne change que très peu de chose dans sa manière de jouer, Louise Guillet prend son rôle de protection des plus jeunes joueuses de l’équipe à cœur. Cette nouvelle casquette est également une porte ouverte à certains événements, comme le dîner avec le Président de la République.

Possible de vivre que de son sport ?

Bien qu’elle soit professionnelle, elle gagne donc un salaire, Louise Guillet affirme qu’il est impossible pour les joueuses de water-polo de vivre correctement et sur le long terme de leur sport. Elle précise également que de nombreuses de ses coéquipières durant les Jeux Olympiques suivaient une formation à côté ou bien avait un autre travail.

Aujourd’hui, Louise s’est retirée définitivement de la scène sportive pour se consacrer entièrement à la gestion de son entreprise. En effet, après trois ans d’étude dans le domaine de la peinture à alterner entre les entraînements, les études et l’entreprise, elle prend la suite de l’entreprise familiale.

Interview de Louise Guillet

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Laetitia Roux

Bérénice Tabourel

Bérénice Tabourel en train de porter un tronc d'arbre

Bérénice Tabourel - Pionnière du parcours ninja et de l'OCR

1997 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Avec un tel palmarès, il est difficile de la louper et vous l’avez sûrement vu à la télévision, lors de l’émission « Ninja Warrior », mais connaissez-vous réellement Bérénice Tabourel ?

Bérénice Tabourel naît en 1997 en Normandie. Dès l’âge de cinq ans, elle s’inscrit à la gymnastique et pratique ce sport jusqu’à ses vingt ans. En effet, son entrée dans la gendarmerie en tant que sous-officier l’oblige à arrêter mais, très vite, cela lui manque. Elle découvre par hasard le parcours ninja en 2019, alors qu’une amie la pousse à essayer une salle spécialisée dans ce domaine.

Qu’est-ce que le parcours ninja ?

Le parcours ninja consiste en une course d’obstacles, qui peuvent être très variés puisque les organisateurs n’ont pas de restrictions quant à leur création, hormis leur nombre. Les concurrent·es découvrent le parcours le jour même et le but est de la terminer en un temps le plus restreint possible, sans tomber.

Son premier abonnement

En se rendant compte que ce sport parvient à lui offrir la même adrénaline et la même dimension acrobatique que la gym, Bérénice décide de prendre un abonnement d’un mois dans cette salle. Les propriétaires remarquent son talent et lui proposent de devenir coach. Elle n’hésite pas longtemps pour accepter l’offre et met en pause son activité de gendarme. C’est le début d’une grande aventure qui commence !

Ses premières compétitions

Ses premières compétitions sont des succès puisque après seulement une année de pratique, elle se qualifie pour les championnats du monde. Dans le même temps, elle crée la première section de haut niveau de parcours ninja en France, appelée section performance. Après le Covid, elle se rend une nouvelle fois aux championnats du monde, mais cette fois-ci c’est en tant que coach et non en tant qu’athlète. Elle accompagne ainsi une dizaine de jeunes de moins de dix-huit ans, qu’elle a formés. En 2022, Bérénice se lance dans une nouvelle discipline, nommée la course à obstacles. Elle participe par la suite aux championnats européens et mondiaux.

Quelles sont les différences avec la parcours ninja ?

La principale différence est que ces courses se déroulent en extérieur. Elles se déclinent en trois catégories : le 100 mètre, où les obstacles sont tout le temps identiques et dans le même ordre, le 3 kilomètres, le 12 kilomètres et le 15 kilomètres.

Sa participation à Ninja Warrior

Bérénice a également participé à deux tournages de l’émission télévisée « Ninja Warrior ». Elle en garde principalement de mauvais souvenirs à cause de ses deux chutes, et donc défaites, au bout de seulement une poignée d’obstacles. Sa mauvaise gestion du stress et la trop grande pression due à son statut de favorite lui ont fait perdre ses moyens. Mais comme elle le dit si bien :

« C’est quand on échoue qu’on apprend ».

Alors oui, cela peut paraître un peu naïf mais c’est vrai ! De fait, depuis cette mauvaise expérience, elle se fait accompagner par une préparatrice mentale pour apprendre à aborder le stress et l’échec.

Son premier podium international

Ce renouveau lui réussit puisque en 2022, elle participe aux championnats du monde de parcours ninja chez les adultes, c’est-à-dire la catégorie en dessous des professionnels, et parvient à décrocher la médaille de bronze. Cet événement réussit à lui redonner confiance en elle, retrouvant l’amour qu’elle portait à ce sport au tout début de sa carrière.

Recordwoman

A ce jour, Bérénice Tabourel continue de battre des records. En effet, sur l’année 2024, elle se place vingt-quatrième en élite mondiale de parcours ninja : c’est la première fois qu’une française est aussi bien placée ! Ces dernières années, elle a aussi figuré deux fois dans le top dix en 100m sur les courses OCR et est arrivée quatrième aux championnats du monde sur l’épreuve du 3km, tout cela après s’être remise d’une blessure à l’épaule !

Pour ce qui est des prochaines compétitions, nous l’attendons avec impatience aux championnats d’Europe d’OCR en juin et septembre 2025.

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