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Hadda Guerchouche

Hadda Guerchouche

Hadda Guerchouche au bord de la piscine

Hadda Guerchouche - Allier sport et thérapie

1965 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Allier sport et thérapie, c’est le chemin que Hadda, ex-Paralympienne, a décidé d’emprunter, laissez-moi vous raconter comment.

Dès son enfance, Hadda Guerchouce est une enfant très en colère avec une immense quantité d’énergie. Elle est atteinte par la poliomyélite, une maladie infectieuse qui peut entraîner une paralysie des membres inférieurs. Elle est placée dès l’âge de deux ans en institution (établissement spécialisé), elle y reste durant dix-sept ans. Cette situation, elle le vit très mal, en grande partie à cause du manque d’attaches familiales. La découverte de la natation à 13 ans lui a permis, pour la première fois, de se sentir libre et surtout sans handicap. Son moyen de s’évader trouvé, Hadda ne le lâche pas d’une semelle. Elle poursuit consciencieusement ses entraînements.

Les entraînements

Cependant, ce n’est qu’une fois sortie des institutions et après quelques emplois assez peu payés, que sa carrière sportive ne débute réellement. En effet, elle est repérée par le CREPS de Dinard en tant qu’éducatrice sportive, spécialisée dans le handisport. Elle y passe son Brevet d’Etat d’Educateur Sportif. Hadda devient alors spécialiste de

la natation handisport. Sa discipline favorite devient alors, et de loin, le quatre nages. Hadda Guerchouche se l’explique par sa tendance à s’ennuyer très vite et cette spécialité lui permet de varier les plaisirs !

Les Jeux Paralympiques

Cette opportunité lui a permis de bénéficier d’un meilleur entraînement, l’emmenant vers les compétitions de haut niveau : les championnats d’Europe (qu’elle remporte en 1995) puis les Jeux Paralympiques. Elle participe à deux reprises aux Jeux, Barcelone 92 et Atlanta 96, où elle décroche respectivement l’argent et le bronze.

L’édition espagnole restera gravée dans sa mémoire comme la meilleure pour elle. Ceci est dû en partie au fait que pour la première fois, les Paralympiques étaient organisés sur les mêmes lieux que les JO. Ainsi, Hada Guerchouche a pu utiliser les infrastructures habituellement dédiées aux Olympiens et qui étaient, à l’époque, bien mieux équipées que celles des Paralympiens. Le rôle du public a aussi été déterminant. Les places d’accès aux compétitions étaient gratuites et le public a rapidement jouer le jeu, devenant un soutien lors des épreuves.

Reconversion

Après ces événements, Hadda Guerchouche décide d’arrêter les compétitions à haut niveau à cause du stresse et de l’angoisse, beaucoup trop présents à son goût. En 2010, elle crée sa propre structure de coaching sportif. Ce service lui permet de se rendre compte que « [son] handicap n’était plus un adversaire mais un partenaire ». Elle se lance alors dans la formation d’un cabinet thérapeutique, où elle utilise le sport comme moyen de gestion des émotions.

Aujourd’hui, Hadda Guerchouche travaille principalement en milieu carcéral. Ses activités permettent aux détenus de ressentir la même sensation de liberté qu’elle avait perçue lors de ses premiers pas en natation. A travers le sport, elle aide ces derniers à supporter le quotidien :

« L’idée c’est de les aider à porter leur attention sur ce qu’il y a de possible ».

Son envie de travailler dans ce milieu lui vient, aussi surprenant soit-il, d’un rêve d’enfant. En effet, passionnée par Al Capone, Hadda a toujours voulu travailler dans ce domaine, de plus, l’aspect « à part » de cet univers l’intrigue. Mais Hadda fournit également ses services auprès de personnes handicapées, dans l’optique qu’ils changent de regard sur eux-mêmes.

Interview de Hadda Guerchouche

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Hadda Guerchouche

Gwendoline Matos

Gwendoline Matos qui s'accroche au but lors d'un match de goalball

Gwendoline Matos - Une pionnière du goalball français

1983 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Gwendoline Matos naît en 1993 à Viriat dans l’Ain. A l’âge de sept ans, elle découvre qu’elle est malvoyante à cause d’une maladie génétique rare. Sa scolarité devient alors compliquée puisqu’elle subit des moqueries de la part de ses camarades mais également de son professeur qui ne l’intègre pas dans la classe. La découverte d’une école spécialisée pour malvoyants à Besançon va mettre fin à son malheur. A dix ans, elle entre donc au Creesdev où elle vit une scolarité plus sereine puisque ses camarades ont plus ou moins le même handicap qu’elle. Elle ne subit par conséquent plus de moqueries.

Sa découverte du sport

C’est dans cet établissement qu’elle découvre le monde du handisport, en premier lieu en cours d’EPS. Elle est d’abord initiée au Torball, un sport similaire au Goalball

mais joué seulement au niveau européen. Au collège, elle participe à des compétitions de Torball et d’athlétisme. A quatorze ans elle intègre le club de Torball de Besançon. Par la suite, Gwendoline Matos est admise dans l’équipe de France.

Un choix à faire

Sa découverte du Goalball remonte à l’année 2016 . Lors d’une journée découverte organisée à Lyon, les organisateurs lui ont annoncé que le Goalball serait présent aux Jeux Paralympiques de Paris 2024. S’offre alors à Gwendoline Matos deux possibilités : continuer ou changer avec pour objectif les Jeux Paralympiques. Gwendoline n’hésite pas longtemps et décide de commencer le Goalball.

Qu’est-ce que le goalball ?

C’est sûrement la question que vous vous posez et c’est bien pour cela que j’écris cet article, les sports paralympiques et leurs championnes étant encore bien trop méconnus. Le Goalball est l’unique sport collectif féminin paralympique pour les malvoyantes présents aux Jeux. Il se joue sur un terrain de neuf mètres par dix-huit et oppose deux équipes de trois joueuses. Le but est de marquer dans les cages adverses, seulement dix secondes après avoir récupéré la balle. Le ballon est un équivalent du ballon de basket, avec des grelots pour que les joueuses sachent où il est sur le terrain. Des marquages au sol sont également présents pour se repérer et un match se déroule en deux mi-temps de douze minutes.

Se préparer pour les Jeux

Suite à ce tournant dans sa carrière sportive, Gwendoline Matos a dû intensifier sa préparation physique et mentale pour pouvoir rester dans la sélection nationale des Jeux Paralympiques. En effet, en 2024, la sélection changeait tous les mois et pour être sélectionné il fallait participer au championnat national. Elle a également changé de travail pour avoir plus de temps pour s’entraîner. Elle a donc quitté son emploi de standardiste à la mairie de Besançon pour intégrer le standard du département du Doubs. Elle obtient un aménagement dans son emploi du temps qui lui permet de s’entraîner durant ses heures de travail et qui lui accorde quarante jours de congé en plus par an pour les compétitions et les stages. En 2024, Gwendoline Matos est passée à mi-temps pour ralentir son rythme effréné et lui permettre quelques pauses entre sa vie perso et le sport. 

Les Jeux Paralympiques

L’année 2024 a été pour elle forte en émotion. En effet, avec sa participation aux JO, c’est huit ans d’entraînement pour atteindre ses objectifs qui sont récompensés. Elle garde un souvenir inoubliable de ces deux semaines de Jeux qui lui ont permis de profiter du public, des infrastructures exceptionnelles et des échanges avec d’autres para-athlètes. Cette année 2024 lui a aussi permis de rencontrer d’autres équipes nationales lors de stages d’entraînement. Gwendoline Matos a pu notamment faire la connaissance de l’équipe de Turquie qui, contrairement à la France, est professionnelle. Ces rencontres enrichissantes lui ont donné l’occasion de découvrir d’autres manières de s’entraîner et de jouer. Cependant, comme toute sportive, la carrière de Gwendoline a été ponctuée de défaites et savoir relever la tête n’est pas une chose simple à faire. Mais comme elle aime si bien le dire :

« Finalement, les défaites nous permettent toujours de nous fixer de nouveaux objectifs et de se projeter ».

Interview de gwendoline matos

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Hadda Guerchouche

Anne Wafula – Le fauteuil de la liberté

Anne Wafula

Anne Wafula - Le fauteuil de la liberté

1969 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Un fauteuil lui a ouvert les portes du monde, alors elle essaie de le changer.

Anne Wafula était encore une dynamique petite fille de deux ans du village de Mihuu au Kenya lorsqu’une étrange maladie se développe chez elle, l’empêchant petit à petit d’utiliser ses bras, puis ses jambes. Ce n’est qu’après avoir quitté son village avec sa famille pour rejoindre la capitale, Nairobi, que la famille Wafula apprend ce qui est arrivé à la petite Anne : la polio.

La réeducation

Prise en charge, elle retrouve le fonctionnement de ses bras, mais que partiellement 

de ses jambes, qui l’obligent à se déplacer constamment avec des béquilles et des attelles pour les jambes. Brimée par les camarades de son âge pour son handicap, ses parents l’inscrivent dans une école pour enfants atteints de handicap, ce qui lui permet de reprendre ses études en confiance. Malheureusement, une bonne nouvelle comporte son lot d’embûches dans sa vie. Anne perd sa mère quelques années après avoir commencé son cursus. Affectée, Anne Wafula réussit néanmoins à continuer l’école, jusqu’à devenir la première de sa famille à être diplômée de l’université.

Sa découverte du sport

Jusqu’ici, le sport n’est pas intervenu dans sa vie. Il va encore falloir quelques péripéties, qui commencent lorsqu’elle rencontre un jeune britannique du nom de Norman Strike. Ils se plaisent mutuellement, si bien qu’Anne Wafula le rejoint chez lui, en Angleterre. Ils se marient, et c’est alors qu’elle a donné naissance à son fils qu’elle essaie son premier fauteuil roulant. Malgré les contraintes inhérentes à ce moyen de locomotion, c’est une nouvelle liberté qui s’offre à elle. Elle commence à aller à la salle de sport, puis découvre la course en fauteuil grâce à son prof de sport. Une expérience qui va très rapidement se transformer en nouvelle passion.

Sa carrière sportive

Entraînement après entraînement, Anne Wafula Strike s’améliore, si bien qu’elle est appelée par l’équipe nationale kényane pour participer aux Jeux paralympiques de 2004, devenant alors la première ressortissante d’Afrique sub-saharienne à concourir dans une course paralympique en fauteuil. À partir de 2006, c’est sous les couleurs de son pays d’adoption qu’elle concourt, profitant ainsi des équipes d’entraînements britanniques. La néo-internationale britannique arrive alors aux Jeux paralympiques Visa de 2007 et remporte la médaille de bronze du 400m, course dans laquelle elle était mal engagée sur la fin, à bout de force, mais ayant quand même réussi à se mobiliser pour décrocher la plus belle récompense de sa carrière. Elle a également détenu pendant un moment les records de Grande-Bretagne du 100m et du 200m.

Son militantisme

Anne Wafula Strike va pleinement utiliser la plateforme médiatique durement gagnée pour mettre en avant les combats qui lui tiennent à cœur. Si elle peut motiver les jeunes filles à se battre pour leurs objectifs, alors elle va se donner à fond pour les accompagner. Son secret, qu’elle a érigé comme un mantra : “ne jamais renoncer”. Elle participe à de nombreuses courses de charité pour récolter de l’argent pour des associations luttant aux côtés des droits des athlètes atteints de handicaps. Elle a donné naissance à une fondation pour offrir des fauteuils roulants aux jeunes enfants africains, se rappelant qu’elle-même avait dû attendre d’arriver en Angleterre pour obtenir le sien, ainsi qu’à la Olympia-Wafula Foundation, qui travaille avec de nombreux pays du Commonwealth.

Son militantisme a également pu être observé à un niveau institutionnel, rejoignant en 2015 UK Athletics pour les questions d’accessibilité au sport, en charge des campagnes pour l’inclusion et la diversité à partir des Jeux de Rio. Elle explique :

“J’ai vu la douleur dans les yeux de jeunes filles dont les ambitions ont été anéanties simplement parce qu’elles sont des filles ; j’ai vécu les difficultés auxquelles les Noirs sont confrontés pour être reconnus comme égaux, même en 2020″

c’est pourquoi elle veut faire changer les choses.

Les changements qu’elle inaugure dépassent même le secteur du sport professionnel, que ce soit dans l’industrie ou dans la vie de tous les jours. Pour son engagement sans faille, Anne Wafula Strike a été décorée membre de l’Empire britannique (MBE) par la reine d’Angleterre.

Terminons par ses propres mots :

“Ability is what you are capable of doing. Motivation determines what you do. Attitude determines how you do it ».

Une première pour le Kenya

En 2004, elle devient la première la sub-saharienne, et donc kényane à participer aux Jeux Paralympiques.

En athlétisme

  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques Visa

Médiatique

  • Membre de l’Empire britannique​

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Hadda Guerchouche

Anja Andersen – La révolutionnaire du handball

Anja Andersen

Anja Andersen - La révolutionnaire du handball

1969 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Il y a des sportives qui marquent leur sport au point de leur offrir une médiatisation nouvelle et de les sortir du conservatisme pour permettre à la discipline de s’émanciper. Anja Andersen est de ces sportives : par son caractère et ses gestes techniques, elle a révolutionné le handball.

Anja Andersen n’est pas une handballeuse comme les autres. Ou du moins, elle ne l’était pas à son époque. Si les gestes techniques sont aujourd’hui partis prenants de la panoplie des joueuses arrières, ce n’était pas forcément le cas à son époque. Ses caractéristiques représentatives sont principalement une créativité hors norme

et une agressivité qui se retrouve autant dans son jeu offensif que dans son caractère. Elle a ainsi grandement participé à révolutionner le handball, notamment dans son aspect spectaculaire, par un style envoûtant.

Une enfant marginalisée

Petite déjà, Anja Andersen se sentait marginalisée par la société danoise, plutôt conservatrice. Pour contrer ce sentiment, la jeune fille va alors développer un caractère fort et assumé pour se distinguer. Ce trait de personnalité, elle va complètement l’incorporer à sa pratique du handball, qu’elle découvre très tôt. À l’image de la société, le handball était alors englué dans un certain conservatisme, qui l’empêchait de pleinement s’ouvrir à de nouveaux publics. Andersen va rapidement devenir une de celles qui vont chambouler le petit monde du handball.

Influencée par les Harlem globetrotters

Anja Andersen affirme être influencée dans son style de jeu par le basketball, et particulièrement les Harlem Globetrotters, équipe de freestylers se déplaçant à travers le monde pour offrir aux spectateurs des performances plus proches du show que du simple match. Au-delà de l’équipe adverse, la Danoise prend en compte le public pour choisir quelle stratégie adopter et quel geste technique réalisé. Un choix permis par une capacité technique très au-dessus de la moyenne, capable de réaliser n’importe quelle forme de tir depuis presque tous les recoins de la zone. Elle tente absolument TOUT : tour sur elle-même avant de marquer, tir dans le dos ou entre les jambes, “kung-fu”, tirs en suspensions… et elle marque ! Ajouté à cela des célébrations à la hauteur de ses exploits, et vous comprendrez aisément pourquoi son arrivée dans le monde professionnel du handball en a transformé les codes à jamais.

Une pillière en club et en sélection

Apparaissant sur la scène professionnelle à la fin des années 1980, Anja Andersen se fait surtout un nom au début des années 1990, après son arrivée au sein du club norvégien du Bækkelagets SK. C’est surtout au sein d’une équipe nationale danoise en pleine construction qu’elle va briller. Elle mène notamment sa nation sur la deuxième marche du podium des championnats du monde 1993, pour la première fois depuis 31 ans. Avant de remporter l’or européen en 1994, l’or mondial en 1996, et de monter sur la plus haute marche européenne pour la deuxième fois en 1997.

Le titre olympique

Mais la plus belle réussite de sa carrière s’est, sans aucun doute, déroulée à Atlanta : menées en finale de quatre buts par la Corée du Sud de Lim O-kyeong, les Danoises comblent leur retard et arrachent les prolongations, avant de prendre l’avantage et de ne plus le lâcher. Andersen, autrice de onze réalisations lors de l’ultime match de la compétition, mène les siennes vers l’or olympique, pour la première participation du Danemark aux JO en handball, lançant ainsi sans encore le savoir une dynastie pour les huit années suivantes. Anja est élue très logiquement meilleure handballeuse du monde en 1997, symbole de son emprise sur le jeu et de son importance pour la médiatisation du handball.

Une joueuse impulsive

Si personne ne met en doute son talent et sa capacité à faire se soulever les foules, amenant de nouveaux spectateurs à un sport qui en avait cruellement besoin, c’est son caractère qui a tendance à diviser. L’exemple le plus flagrant étant sa mise en retrait de l’équipe nationale juste avant les JO de 1996 pour mauvais comportement sur et en dehors des terrains, ce qui aurait pu changer l’histoire du handball danois si elle n’avait finalement pas été réintégrée. Anja Andersen est souvent expulsée au cours des matchs pour ses excès comportementaux, voyant fréquemment rouge. Cela ne l’empêche tout de même pas d’évoluer plus de dix ans en équipe nationale, prenant part à quelque 133 matchs pour 725 buts marqués. Les nombres auraient pu être encore plus conséquents si des problèmes cardiaques ne lui avaient pas fait arrêter sa carrière prématurément en 1999, à un an des Jeux.

Le coaching

Mais penser que ce malheur l’empêcherait de continuer à marquer l’histoire du handball, c’est avouer très mal connaître Anja Andersen. Fraîchement retraitée, la Danoise ne tarde pas à trouver de la place sur un banc, pour devenir entraîneuse. Ce changement de cap s’effectue au Danemark, son pays, qui est en pleine ascension ininterrompue dans la hiérarchie internationale du handball. Là encore, elle casse les codes en prônant un style de coaching aux antipodes des traditions danoises : laisser le plus de place possible au dialogue et à la créativité des joueuses. Elle prend les commandes du club de Slagelse en 2000, et ne quittera ses fonctions qu’après avoir remporté trois Ligues des champions en 2004, 2005 et 2007. De nouvelles prestigieuses lignes écrites à la suite d’un palmarès déjà exceptionnel. On peut également évoquer ses expériences de coach auprès de l’équipe nationale serbe ou de l’équipe masculine de Viborg. Andersen quitte le monde du handball en 2015 pour se consacrer à de nouveaux projets.

Par son palmarès comme par son influence et son niveau de jeu, Anja Andersen est aujourd’hui considérée comme une des meilleures joueuses de l’histoire du jeu. C’est pour cette raison qu’elle est logiquement introduite au Hall of Fame de sa discipline, ayant fait partie des plus éminentes ambassadrices d’un sport qui ne demandait qu’une tête de proue un peu fantasque pour s’émanciper de ses carcans traditionnels, modelant le handball à son image.

Première championne olympique

En 1996, le Danemark devient pour la première fois championne olympique. Anja était dans l’équipe.

Faire le show

Anja Andersen adorait faire le show durant ces matchs. L’objectif était de mettre des étoiles dans les yeux des spectateurs. Encore aujourd’hui, des vidéos de ses tirs improbables impressionnent les internautes, inspirant certains dans leur pratique.

En tant que joueuse

  • 1x Championne olympique
  • 1x Championne du Monde
  • 1x Vice championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Vice championne du monde junior
  • 2x Championne d’Europe
  • 2x Coupe d’Europe
  • 1x Ligue norvégienne
  • 3x Championne d’Allemagne
  • 3x Coupe d’Allemagne

En tant que coach

  • 3x Champions League
  • 3x Ligue du Danemark
  • 1x Coupe des vainqueurs de coupe

Sportives

  • Hall of Fame du handball européen (EHF)
  • Hall of Fame du sport danois
  • 1x Meilleure joueuse du Monde
  • 1x Meilleure arrière gauche des Jeux olympiques
  • 1x Meilleure joueuse du Championnat d’Europe

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Hadda Guerchouche

Marguerite Broquedis – La Déesse avant la Divine

Marguerite Broquedis

Marguerite Broquedis - La Déesse avant La Divine

1893 à 1983 - écrit par Marie fournier

Avant Suzanne Lenglen, il y eut Marguerite Broquedis. Première femme française sacrée championne olympique en 1912, surnommée la « Déesse » par la presse. Cette pionnière du tennis a révolutionné son sport avant de choisir l’anonymat. Retour sur son histoire.

Née en 1893 à Pau, Marguerite Broquedis grandit dans une famille bourgeoise où le sport de raquette est une religion. Son père, Émile, est fabricant de raquettes et maître paumier, autrement dit un entraîneur spécialiste du jeu de paume. En 1904, toute sa famille déménage à Paris dans le 16e arrondissement. Là-bas, son père venait 

d’acquérir une salle de jeu de paume et de tennis. Naturellement avec ses deux frères, Marguerite se met à pratiquer le jeu de paume avant de se tourner avec le lawn-tennis, l’ancêtre de la raquette et de sa balle jaune. Cette rivalité fraternelle forge son jeu : souplesse, vigueur et vision tactique deviennent ses armes. En 1910, la joueuse âgée de 17 ans, prend part à ses premiers tournois qui se déroulent alors dans les beaux quartiers des grandes villes et les lieux prisés de la haute société.

Un style de jeu jamais vu

Très vite, Marguerite se distingue par son style bien particulier. Les spectateurs de l’époque se souviennent de ses matchs au Racing et à l’île de Puteaux, même si elle n’y décroche aucun titre. En 1911, la Française participe au tournoi de Neuilly, où s’affronte les meilleures joueuses du pays. Marguerite arrive en finale face à Mademoiselle Régnier. Elle y remporte le premier set aisément avant de deux perdre les deux suivants. Cette même année, elle se distingue au championnat de France, devenue Rolland Garros, où elle montre tout son talent. En effet, sur cette compétition, la joueuse gagne le titre en double mixte avec André Gobert puis décroche l’argent en simple (s’inclinant 6-2 / 7-5 face à Jeanne Matthey).

Direction les Jeux Olympiques

Son talent n’échappe pas à Pierre de Coubertin lui-même qui, malgré son sexisme notoire, la pousse à participer aux Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm. Pour s’y rendre, la jeune joueuse doit payer son trajet en train, son logement ainsi que sa nourriture une fois arrivée à destination. Elle parvient à réunir les fonds nécessaires. Ainsi entre le 28 juin et le 5 juillet, la Française prend part aux deux tournois à l’extérieur. Marguerite arrive à Stockholm auréolée du titre de championne du monde en simple, remporté quelques jours avant les Jeux. La presse de l’époque salue sa victoire :

« Dans la finale dames, l’amour-propre national a eu quelque baume. Mademoiselle Broquedis a été pour la circonstance la douce infirmière de sa cuisante blessure. Avec une souplesse et une adresse qui emballèrent l’assistance, elle a triomphé de sa rivale, Mademoiselle Rieck. »

Sur le simple, Marguerite prouve qu’elle mérite amplement ce titre puisqu’elle élimine une à une ses adversaires, remontant même un retard en finale face à l’Allemande Dorothea Köring. Sur le double mixte, elle s’associe avec Henry Albert Canet. Le duo perd en demi-finale face à la paire allemande, composée de Köring qui prend alors sa revanche. En petite-finale, les Français·ses rebondissent et battent Magdalene Rieck et Oscar Kreuzer.

Une domination

Revenue au pays, Marguerite Broquedis enchaîne les grands résultats sans difficultés. Elle remporte notamment deux Roland Garros de suite en simple. D’ailleurs en 1914, la joueuse signe une victoire historique en finale face à la future star du tennis, Suzanne Lenglen (il s’agit de sa seule défaite sur ce tournoi). Ajouter à ses victoires, une magnifique deuxième place en double mixte à Wimbledon.

La première guerre mondiale

La Première Guerre mondiale interrompt brutalement les compétitions. Cette période va être extrêmement compliquée pour Marguerite Broquedis. Les combats emportent son frère Louis et ses cousins germains. Son deuxième frère, Eugène, est grièvement blessé et restera paralysé du bras droit à vie.

Retour sur les cours

Ces épreuves, la Française arrive à les surmonter. Elle reprend la compétition en 1920. Après plusieurs années d’absence, Marguerite Broquedis montre qu’elle est toujours au niveau des meilleure. Entre 1920 et 1924, elle prouve qu’elle reste au niveau des meilleures en atteignant six finales de Roland-Garros, dont trois face à Suzanne Lenglen. Si elle s’incline systématiquement face à la « Divine », elle remporte néanmoins le double dame avec Yvonne Bourgeois et le double mixte avec Jean Borotra en 1924. Sur cette période, elle fait une deuxième apparition aux Jeux Olympiques. Celle-ci est moins glorieuse que la première. Elle termine quatrième du double dame avec Yvonne Bourgeois et perd dès son entrée en lice en double mixte face à une paire états-unienne.

Après une dernière victoire en finale du double mixte à Roland-Garros en 1927, elle quitte définitivement les courts en 1930, laissant derrière elle les traces d’une pionnière.

Changer les codes

Au-delà de ses performances sportives, Marguerite Broquedis révolutionne son sport. Elle est l’une des premières à jouer avec une jupe raccourcie, les cheveux courts et sans corset. Lors de sa victoire olympique de 1912, elle ose se présenter sur le podium devant le roi de Suède en jupe-culotte plutôt qu’en robe traditionnelle, un geste choque pour l’époque.

L’après carrière

Une fois sa carrière terminée, la Française s’éloigne du sport et de la sphère médiatique afin de pouvoir s’occuper de sa famille en toute quiétude. En 1976, Valéry Giscard d’Estaing l’invite en tant qu’ancienne médaillé e olympique au palais de l’Elysée. Ce jour-là, le Président de la République la décore de la Légion d’Honneur. Elle décède en 1983 dans un grand anonymat qu’elle avait toujours souhaité comme le précise Le Monde :

« Marguerite Broquedis n’aimait pas les honneurs et se fichait qu’on l’oublie. Le tennis, elle en avait tourné la page. »

Aujourd’hui, grâce notamment à une bande dessinée consacrée à sa vie, le nom de Marguerite Broquedis refait surface et rappelle le poids de cette femme dans l’histoire du tennis français.

Première championne olympique

En 1912, Marguerite Broquedis devient la première Française championne olympique.

La seule à avoir battu La Divine

En 1914, elle est la seule à avoir réussi à battre Suzanne Lenglen à Roland Garros en simple.

En simple

  • 1x Championne olympique
  • 1x Championne du Monde
  • 2x Roland Garros
  • 2x Deuxième de Roland Garros

En double

  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Olympiques
  • 4x Roland Garros
  • 3x Deuxième Roland Garros
  • 1x Deuxième de Wimbledon

Médiatique

  • Légion d’Honneur

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