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Jessica Cox – Voler de ses propres ailes

Jessica Cox – Voler de ses propres ailes

Jessica Cox assis sur aile de son avion

Jessica Cox - Voler de ses propres ailes

1983 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

Si vous ne la connaissez pas encore, il est temps pour vous de découvrir l’histoire fabuleuse d’une athlète qui a conquis le ciel en faisant de son handicap une véritable force, laissez-moi vous présenter Jessica Cox !

Jessica Cox naît en 1983 aux États-Unis. A cause d’une anomalie congénitale rare, elle ne possède pas de bras à sa naissance. Très vite, elle réalise qu’elle va devoir s’adapter à tout ce que les autres gens font facilement au quotidien. Si elle est frustrée au début de ne pas être comme les autres, elle apprend vite à se servir de ses pieds comme de mains. Jusqu’à ses quatorze ans, elle porte un bras protéique puis elle abandonne celui-ci et décide d’utiliser exclusivement ses pieds.

Le taekwondo

Son handicap ne l’empêche pas d’exercer des activités, et notamment sportives, puisqu’elle s’inscrit à l’âge de dix ans dans un club de taekwondo, un art martial principalement basé sur les percussions (coups de poings et de pieds). Très vite, Jessica Cox excelle dans ce sport et quatre ans plus tard elle obtient sa première ceinture noire.

Son amour de l’aviation

Elle met en pause son activité sportive durant quelques années puis reprend à l’Université de l’Arizona, où ses coachs modifient son entraînement pour adapter les figures à son handicap. Ainsi, par exemple, à la place d’un coup de poing, elle effectue une frappe du genou. Parallèlement, Jessica Cox se lance dans l’aviation. Si dès toute petite elle rêve de pouvoir piloter un avion, car cela lui permettrait de se sentir libre et d’avoir une sensation de contrôle, ce n’est qu’en 2004 que son rêve commence à se concrétiser. En effet, à l’occasion d’un événement organisé par l’association Wright Flight, elle prend son envol, pour la première fois en tant que pilote, à bord d’un avion à moteur. Pour cela, Jessica Cox n’utilise que ses pieds, ce qui lui vaut le titre de première pilote sans bras. Désirant poursuivre cette expérience, elle se lance à la recherche d’un moniteur pour la former, ce qui n’est pas une tâche facile étant donné que peu étaient prêts à enseigner à une personne en situation de handicap. Mais c’est mal la connaître que de penser qu’elle va s’arrêter à ce petit obstacle. Elle affirme clairement :

« Je préfère les [mes handicaps] considérer comme des obstacles ou des défis. »

dans une interview pour le Smithsonian magazine. Avec de l’acharnement, elle parvient à trouver un formateur et en 2008, elle obtient officiellement son certificat de pilote, sans assistance matérielle due à son handicap, après trois ans de formation.

Ceinture noire

Sa passion pour l’aviation ne l’empêche pas de continuer le taekwondo et Jessica Cox monte rapidement les échelons en obtenant les ceintures noires des deuxièmes et troisièmes degrés puis en nommée en 2014 championne de l’Etat de l’Arizona. Plus rien ne l’arrête lorsqu’en 2019 elle décroche la ceinture noire du quatrième degré, étant considérées comme « maîtres » les personnes ayant atteint le cinquième degré.

Une grande militante

A ce jour, Jessica Cox voyage dans le monde entier en tant que conférencière pour promouvoir les droits des personnes en situation de handicap et pour briser les stéréotypes qui entourent les handicaps. Elle a par exemple effectué un voyage en Éthiopie avec Humanity and Inclusion, une Organisation Non Gouvernementale active dans près de soixante pays qui lutte pour l’inclusion des personnes handicapées. Elle a également défendu les droits des personnes en situation de handicap aux États-Unis. En effet, elle a combattu pour l’adoption de la loi sur les Américains Handicapés (ADA). De plus, elle a défendu la Convention of Rights of Persons with Disabilities, une loi initiée par l’Organisation des Nations Unies, qui permet aux personnes handicapées d’avoir accès à l’éducation et aux soins de santé dans le monde entier.

Première pilote sans bras

En 2011, Jessica Cox obtient son brevet de pilotage, faisant d’elle la première pilote d’avion sans bras. Encore aujourd’hui elle est la seule !

Ceinture noire

En plus de l’aviation, l’Américaine est une experte du taekwondo. En 2019, elle décroche son quatrième dan de sa ceinture noire.

En taekwondo

  • 1x Championne d’Arizona

Médiatiques

  • 1x Inspiration Awards for Women
  • 1x Femme du Tuscon de l’année

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Jessica Cox – Voler de ses propres ailes

Marieke Vervoort – Wielemie, addicte à la vie

Marieke Vervoot

Marieke Vervoort - Wielemie, addicte à la vie

1979 à 2019 - écrit par Marie fournier

Cette sportive, vous la connaissez tous. Figure iconique des Paralympiques de 2016 et du sport belge, laissez-moi vous raconter l’histoire de Marieke Vervoort.

Née 1979, à Diest, Marieke Vervoort connaît un début de vie paisible jusqu’au début de son adolescence. A 14 ans, après de longs mois à souffrir, les médecins lui diagnostiquent un syndrome douleur régional complexe, une maladie très rare. La Belge doit alors rester quelques mois à l’hôpital pour sa rééducation. Comme de nombreux patients, Marieke découvre là-bas les sports adaptés. Elle se souvient :

« Ma mâchoire est tombée d’étonnement qu’il y avait encore tant de possibilités ».

Tester tout

À partir de là, la Belge décide de tester de nombreux sports. D’abord, elle commence par pratiquer la plongée sous-marine. Malheureusement, au bout d’un an, Marieke Vervoort se voit contrainte de renoncer pour des raisons médicales. Elle se met alors au basket fauteuil et rejoint un club local. Elle est la seule femme de l’équipe. Finalement, la Belge ne reste pas longtemps :

« J’ai toujours aimé le basketball, mais cela me donnait pas assez de satisfaction. »

Ses premières médailles

En 2004, la sportive se tourne vers la natation puis transite vers le triathlon. Avec le triathlon, Marieke Vervoort connaît sa première grande victoire en décrochant le titre mondial en 2007. Le 13 octobre de la même année, elle réalise son rêve de participer à l’Iron Man d’Hawaï, réputée pour sa difficulté. La Belge n’arrive pas à terminer la course :

« J’avais nagé 3800m en 1h17 et j’ai pu terminer les 180km sur un parcours très difficile. Malheureusement, je suis arrivée ici avec 15 minutes de hors-délai et je n’ai pas été autorisé à partir pour la dernière partie. »

En parallèle, la sportive participe à quelques courses d’athlétisme et de handbike. D’ailleurs, dans cette dernière discipline, la Belge est devenue championne du monde. Pour cette saison exceptionnelle, Marieke Vervoort reçoit le titre de « Pride of Flanders ». En 2008, son état s’aggrave soudainement, l’empêchant de continuer le triathlon.

Son ascension

À partir de 2008-2009, la Belge décide de se lancer dans les courses de char à voile et aux compétitions d’athlétisme. Rapidement, elle prend part à ses premières compétitions internationales.

En char à voile, Marieke Vervoort remporte l’argent au championnat d’Europe dans la catégorie Fly. En athlétisme, la sportive connaît un véritable succès sur des distances allant du 100m au marathon. En 2012, dans ce sport, elle participe à ses premiers Jeux Paralympiques. Durant la compétition, la Belge décroche un titre paralympique sur le 100m, le seul de sa carrière, et l’argent sur le 200m. Ces médailles lui valent d’être nommée Paralympienne belge de l’année. Entre 2013 et 2015, Marieke s’impose comme une redoutable adversaire :

  • Réalise quatre records du monde : 400m, 800m, 1500m et 5000m,
  • Décroche trois titres mondiaux sur une seule édition,
  • Remporte un IPC Grand Prix sur le 200m.

Sa prise de parole

Pour sa dernière année de compétition, en 2016, la sportive continue sur sa lancée décrochant notamment deux nouvelles médailles paralympiques sur le 100m et le 400m. Lors des Jeux de Rio, en conférence de presse, Marieke Vervoort fait une grande annonce :

« Partout dans le monde, on pense qu’on pratiquera l’euthanasie sur moi après les Jeux. Ce n’est pas absolument pas ainsi. Cela doit être rectifié […]. Quand le moment viendra où il y aura plus de mauvais jours que de bons jours, j’aurai alors mes papiers d’euthanasie sous la main. »

En 2018, Marieke Vervoort donne tout son héritage sportif au musée du sport flamand, le Sportinium, et commence à produire un documentaire sur sa vie (sorti en 2023). Le 1er juillet 2019, elle poste une vidéo dans laquelle elle annonce que la douleur devient trop forte. La Belge finalise alors sa demande d’euthanasie. Le 22 octobre 2022, Marieke Vervoort abrège ses souffrances dans un hôpital située dans sa région natale : 

« J’espère que mon cas prouve que l’euthanasie peut assurer la sérénité et même contribuer à prolonger la vie. Et j’espère que cela inspirera d’autres pays à introduire cette législation »

Records du monde

Marieke Vervoot a tenu quatre records du monde (en T52) durant sa carrière : 400m, 800m, 1500m et 5000m.

En deux semaines, deux records

En 2013, l’athlète a battu le record d’Europe du 100m catégorie T5, deux semaines après avoir obtenu celui du 400m.

En triathlon

  • 1x Championne du Monde  

En cyclisme

  • 1x Championne du Monde

En char à voile

  • 1x Vice championne d’Europe 

En athlétisme 

  • 1x Championne paralympique
  • 2x Vice championne paralympique
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux
  • 3x Championne du Monde
  • 3x Grand Prix IPC

Sportives

  • 2x Paralympienne belge de l’année
  • 1x Trophée national Victor Boin

Médiatiques

  • Grand Officière de la Couronne
  • Décoration de la communauté flamande
  • 1x Vlaamse Reus
  • 1x Pride of Flanders

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    Jessica Cox – Voler de ses propres ailes

    Billie jean king – A la recherche de l’égalité

    Billie Jean King avec sa raquette et assise sur une chaise

    Billie Jean King - A la recherche de l'égalité

    1943 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

    Cette sportive, vous la connaissez tous. Figure iconique du tennis et de la lutte en faveur de l’égalité hommes-femmes, laissez moi vous raconter l’histoire de Billie Jean King.

    Née en 1943, Billie grandit dans une famille protestante conservatrice en Californie. Elle commence le tennis à l’âge de onze ans en suivant des cours gratuits aux courts publiques de sa ville, Long Beach. Très tôt, elle sait ce qu’elle veut faire de sa vie. A seulement treize ans, elle affirme à Bob Richard, un athlète devenu ministre des sports :

    « Révérend, je vais être la meilleure joueuse de tennis au monde ».

    L’injustice

    Elle continue sa formation et se rend rapidement compte des injustices qui vont la hanter le reste de sa carrière. Quelle fut sa stupéfaction lorsqu’on lui interdit de poser sur une photo lors d’un tournoi parce qu’elle ne portait pas une robe de tennis mais un short. A partir de ce moment là, Billie Jean King sait qu’en tant que femme elle va devoir se battre deux fois plus que n’importe quel homme pour obtenir ce qu’elle veut. Elle le dit elle-même dans une interview pour le journal Marie-Claire :

    « Pour faire la différence, je devais être la première. En tant que fille, je savais déjà que j’étais une citoyenne de seconde zone . »

    Ces débuts sur le circuit

    Billie Jean King poursuit ses entraînements et commence à concourir à l’international en 1959, soit à l’âge de 15 ans. Elle joue son premier Grand Chelem à l’US Open et se fait éliminée au premier tour. Qu’a cela ne tienne, elle persévère et deux ans plus tard elle devient la plus jeune joueuse à remporter un titre en double à Wimbledon. C’est donc avec Karen Hantze Susman qu’elle partage sa première victoire internationale à l’âge de 17 ans. La même année, elle obtient son diplôme de l’école polytechnique de Long Beach et poursuit ses études jusqu’en 1964 à l’université de Los Angeles. Elle finit par abandonner ses études pour se concentrer entièrement sur le tennis. En 1966, elle décroche sa première victoire en Grands Chelem à Wimbledon. Elle remporte ce tournoi les deux années suivantes et en 1968 elle gagne l’Open d’Australie. A l’âge de vingt-neuf ans, Billie Jean King possède au moins un titre dans chacun des quatre tournois du Grand Chelem. Au cours de sa carrière, elle en remporte pas moins de trente-neuf, dont douze en simple.

    Son grand combat

    Billie est également connue pour ses combats et ils sont nombreux. Mais celui qui a pris le plus de place dans sa vie est celui de l’égalité, notamment salariale, entre les tennismen et les tenniswomen. Même si elle y était déjà sensible étant petite, sa lutte commence réellement lorsqu’elle apprend en 1968, sa première année en tant que joueuse professionnelle, que Rod Laver, un tennisman australien, avait reçu 2000 livres après sa victoire à Wimbledon alors qu’elle n’en avait gagné que 750. Billie sait alors quel va être son nouvel objectif et va tout mettre en œuvre pour l’atteindre. 

    La création de son circuit

    Billie Jean King est donc au cœur de nombreuses avancées dès 1971. Ainsi, elle devient la première athlète féminine, tous sports confondus, à gagner plus de 100 000 dollars en une seule saison . Trois ans plus tard, elle devient la première femme à entraîner une équipe sportive. Il ne faut pas non plus oublier qu’elle est l’une des fondatrices des « Original 9 », un groupe de neuf championnes de tennis qui se sont alliées pour créer le premier tournoi exclusivement féminin en 1971. De cela découle, deux ans plus tard, la création de la Women’s Tennis Associaton (WTA), qui regroupait à l’époque une soixantaine de joueuses. Enfin, elle parvient à mettre en place l’égalité des prix à l’US Open, lutte qu’elle a remporté en 1973 après avoir fait pression sur le tournoi, notamment en déclarant en 1972 qu’elle ne jouerait pas l’année suivante si l’argent des prix n’était pas égal.

    La bataille des sexes

    En 1973, sa carrière prend un tournant décisif puisqu’elle y joue « The battle of sex », un match contre Bobby Riggs, un tennisman de 55 ans qui pensait que la place des femmes était « au lit et aux fourneaux, dans cet ordre ». Il avait déjà défié Margaret Court, une championne australienne, plus tôt dans l’année et avait remporté le match. Cette victoire avait renforcé ses convictions sexistes et ses moqueries sur le tennis féminin s’étaient intensifiées. En confiance, il provoque Billie Jean King pour qu’elle accepte un match. L’Etats-Unienne s’entraîne beaucoup pour ce match et adopte un style de jeu agressif, comme elle en a l’habitude. Et devinez quoi, elle le bat à plate couture en trois sets gagnants ! Ce match reste l’un des plus célèbres de l’histoire du tennis, qu’il a indubitablement changé. Billie a en effet remarqué une différence après le match : 

    « Le lendemain par exemple, il était impossible de faire un pas sur les courts de tennis américains tant ils étaient bondés. Les femmes ont également gagné beaucoup de confiance. »

    Sa retraite sportives

    Cette légende du tennis prend sa retraite sportive en 1990 à cause d’opérations répétées au genoux mais elle n’arrête pas pour autant sa carrière d’activiste. Elle est nommée capitaine de l’équipe olympique de tennis en 1996 et en 2000. En 2014 elle fonde la Fondation Billie Jean King, une organisation dont le but est de financer l’accès au sport et à l’éducation pour les femmes. Billie a également reçu de nombreuses distinctions, comme la médaille présidentielle de la liberté, plus haute distinction aux États-Unis, en 2009. Elle a même reçu la légion d’honneur française en 2022 !

    Vous l’aurez compris, Billie Jean King restera à jamais connue pour avoir été la tenniswoman qui a révolutionner le tennis et elle continuera d’inspirer les jeunes générations durant de nombreuses années.

    Le match le plus regardé

    Lors de son match historique contre Bobby Riggs plus de 90 millions de téléspectateurs l’ont regardé en direct à la télévision.

    Plus vieille joueuse à gagner un tournoi WTA

    En 1983, Billie Jean King remporte son dernier titre WTA à Birmingham, faisant d’elle, à 39 ans et 7 mois, la plus vieille tenniswoman titrée.

    Record de Wimbledon

    Au cours de sa carrière la joueuse à remporter 20 fois Wimbledon dont 14 en double.

    En simple

    • 1x Open d’Australie
    • 1x Roland-Garros
    • 6x Wimbledon
    • 4x US Open
    • 7x Coupe Billie Jean King (ancienne Fed Cup)
    • 117x Tournoi WTA

    En double

    • 1x Open d’Australie
    • 3x Roland-Garros
    • 14x Wimbledon
    • 9x US Open
    • 4x Tour Finals
    • 121x Tournoi WTA

    Sportives

    • Hall of Fame du tennis mondial
    • Hall of Fame du tennis de la Californie du Sud
    • Hall of Fame national des sportifs homosexuels et sportives lesbiennes
    • 1x Philippe Chartrier Award

    Médiatiques

    • Permis les 100 femmes les plus importantes du XXe siècle selon le magazine Life
    • Permis les 8 sportives qui ont marqué l’histoire du sport selon le magazine Marie-Claire
    • Chicago Gay and Lesbian Hall of Fame
    • Hall of Fame de la Californie
    • Hollywood Walk of Fame
    • Presidential Medal of Freedom
    • Médaille d’Or du Congrès Américain
    • Légion d’Honneur
    • 1x Sportif(ve) de l’année par Sports Illustrated
    • 1x Athlète féminine de l’année
    • 1x Arthur Ashe Courage Award
    • 1x Prix GLAAD
    • 1x BBC Sports Personality of the Year Lifetime Achievement Award
    • 1x American Academy of Achievement

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    Jessica Cox – Voler de ses propres ailes

    Marie-Eve Croteau

    Marie-Eve Croteau

    Marie-Eve Croteau - La grande Optimiste

    1979 à aujourd'hui - écrit par Margaux Vince et Marie Fournier

    Marie-Ève Croteau est une athlète connue pour sa résilience et son optimisme à toute épreuve. Au départ cycliste de haut niveau, aujourd’hui elle se consacre au hockey sur luge. Découvrez qui est cette Québécoise !

    Marie-Eve Croteau naît le 19 juin 1979 au Canada. Très jeune, elle joue à la ringuette. Un jour, à 14 ans, alors qu’elle marche tranquillement, elle se fait renverser par une voiture conduite par une personne en état d’ébriété. Cet accident lui cause un handicap à son bras droit. Dans cette période, la Canadienne commence à jouer à la ringuette. Ce sport est principalement présent en Amérique du Nord, ressemblant énormément au hockey sur glace.

    Son hospitalisation

    Dix-sept ans plus tard, en 2010, alors que Marie-Ève Croteau est en voyage à Cuba, elle mange un aliment contaminé. Ce repas lui cause une myélite, lui paralysant tout son corps. Elle subit alors de lourdes opérations. Ces interventions sont suivies de beaucoup de séances de réadaptation pour réussir à remarcher. Dans ce centre, Marie-Eve découvre le sport adapté par son éducateur, Eric Van Den Eynde :

    « Ils m’ont fait découvrir autant le volley-ball, le tennis, le basket et le vélo. J’ai eu la piqûre pour le vélo à ce moment. »

    Elle devient très vite accro à cette discipline puisqu’elle lui permet de retrouver une certaine forme de liberté.

    La malédiction des Jeux

    Après plusieurs tests réalisés, son éducateur se rend compte que la Canadienne se rend compte qu’elle peut être la future championne de tricycle. Eric Van Den Eynde décide donc de la recruter dans son équipe. À peine un an plus tard, la cycliste devient championne du Canada et décroche deux titres mondiaux. Ces performances lui permettent d’obtenir son ticket pour les Jeux de Londres. Malheureusement, Marie-Eve Croteau ne prit pas part aux épreuves puisqu’elle subit une commotion, lui causant de graves maux de tête, quelques temps avant. Cette malchance la poursuit ! En effet, en janvier 2013, la sportive se fracture le coccyx en glissant sur une plaque de glace. Quelques jours plus tard, Marie-Eve sombre dans le coma à la suite de tests à l’effort de l’Université de Laval. Elle se réveille cinq plus tard :

    « On peut dire que j’en ai bavé un coup. Les cinq jours passés dans le coma ont été la pire épreuve de ma vie. Il m’arrive de me demander pourquoi tout cela m’arrive à moi. Crime, qu’ai-je fait au Bon Dieu? Je ne souhaite ça à personne »

    Toujours la même année, la cycliste chute dans son hôtel et se tord la cheville quelques mois avant les Mondiaux. Néanmoins, Marie-Eve Croteau arrive à participer et terminer deuxième des deux épreuves sur route. C’est aux Jeux que sa malédiction est la plus forte ! En 2016, la cycliste se fait voler ses vélos avant de partir puis connaît une série d’infection arriver à Rio. Malgré tout, elle arrivera à participer et à se classer quatrième. En 2021, Marie-Eve arrive en pleine forme aux Jeux. Mais sur la première épreuve, la Canadienne tombe lourdement, l’obligeant à abandonner.

    Une immense championne

    Heureusement, sur les autres compétitions internationales, la Canadienne montre tout son talent. En effet, en plus de ces quatre médailles mondiales, la cycliste décroche :

    • Une victoire en coupe du Monde,
      Une troisième place en coupe du Monde,
      Le bronze aux Mondiaux,
      Le bronze aux Jeux Panaméricaine,
      Plusieurs titres de championne du Canada.

    Sa découverte du hockey

    En 2023, après tout cela, Marie-Eve Croteau décide de se consacrer à son rêve d’enfance : faire du hockey sur luge à haut niveau. Rêve qu’elle réalise puisqu’aujourd’hui elle fait partie d’une équipe de hockey sur luge en tant que gardienne :

    « Je suis comme un poisson dans l’eau, je suis comme un petit enfant, je tripe, je vais être honnête, ça me passionne »

    En 2024, Marie-Eve connaît un retour de sa myélite, l’obligeant de nouveau à subir une dizaine d’opérations. En juin, elle annonce sur ses réseaux sociaux être enfin de retour chez elle après 8 mois d’hospitalisation pour une fascite nécrosante à sa jambe gauche. La Canadienne a décidé de raccrocher les patins et le tricycle un temps pour se reposer.

    Une sportive engagée

    En plus de sa carrière sportive, Marie-Eve Croteau travaille dans pour un organisme de santé mentale à Québec en tant que technicienne en administration et comptabilité. Cette question de la santé est importante pour elle ! En effet, depuis 2011, soutient l’événement “le Défi cycliste IRDPQ” de la Fondation de l’institut de réadaptation en déficience physique de Québec. Cette journée, permet de récolter des dons pour aider des sportifs adaptés à acheter leur équipement pour leur pratique. sportifs adapté.

    Aujourd’hui, au Québec, Marie-Eve est vue comme un véritable symbole de la résilience et de la persévérance. D’ailleurs, elle le dit :

    « Mon handicap m’a poussée à réaliser des exploits que je n’aurais jamais cru possibles. Je ne pense pas que je me serais rendue aux Jeux paralympiques si ces épreuves n’avaient pas dramatiquement changé ma vie ».

     

    En un an de pratique, déjà sélectionnée

    En 2011, après seulement un an de pratique, la cycliste remporte deux titres mondiaux sur routes : la course en ligne et le contre-la-montre.

    La doyenne de la sélection canadienne

    En 2021, à 42 ans, Marie-Ève Croteau était la Canadienne la plus âgée à prendre part à une épreuve olympique de tricycle.

    De cycliste à hockeyeuse

    En 2023, elle devient la première athlète canadienne à avoir été sélectionnée en équipe nationale en tricycle et en hockey sur luge.

    En tricycle

    • 2x Championne du Monde
    • 3x Vice championne du Monde
    • 1x Médaille de bronze
    • aux Mondiaux
    • 1x Manche de coupe du Monde
    • 1x Podium en coupe du Monde
    • 1x Médaille de bronze aux Jeux Parapanaméricains
    • Plusieurs fois championne du Canada

    En hockey assis

    • 1x Classique NHL
    • 1x Deuxième du challenge mondial

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    Sue bird – Le cœur de la tornade

    Sue Bird

    Sue Bird - Le cœur de la tornade

    1980 à aujourd'hui - Ecrit par Sarah Chesneau

    Sue Bird naît en 1980 à New York de parents d’origine russe. Si petite elle rêvait devenir avocate, médecin ou footballeuse, elle est aujourd’hui l’une des plus grandes joueuses que la Women NBA ait compté dans ses rangs.

    Elle s’initie au sport dès petite, pratiquant le football puis l’athlétisme, principalement pour s’amuser et pas vraiment dans l’optique de devenir une championne. C’est pour imiter sa grande sœur qu’elle commence le basket. Elle s’entraîne au shoot durant la mi-temps des matchs de sa sœur et s’inscrit rapidement dans un club. Son talent est vite remarqué puisqu’elle signe son premier autographe à l’age de onze ans à un agent de sécurité qui voit en elle une future star. Sa carrière commence véritablement au lycée où elle est recrutée pour jouer avec l’équipe du Christ The King High School. 

    Avec cette équipe, elle remporte le championnat national lors de son année de terminale et est nommée joueuse de l’année de l’État de New-York. Son élan victorieux se poursuit jusque dans le Connecticut. Elle gagne 136 matches sur 145 avec son équipe universitaire de l’Uconn lors de sa deuxième année d’étude et ce malgré une blessure au genoux l’année précédente. En tout, elle aura remporté deux titres de championne de la National Collegiate Athletic Association avec ses coéquipières du Connnecticut. Une fois ses études terminées, Sue Bird débute dans la WNBA. 

    Ses débuts en wnba

    Ses débuts sont quelque peu difficiles mais sa rencontre avec l’Australienne Lauren Jackson va changer la donne. Sur le terrain l’alchimie est immédiate et le duo fait des merveilles. En 2004, elle participe à ses premiers Jeux Olympiques et décroche la médaille d’or bien que la finale ne soit pas de tout repos, l’équipe adverse étant celle de Lauren Jackson. Hélas, les années qui suivent marquent un creux pour Sue Bird. Pour la championne :

    « Gagner une fois n’est difficile, c’est gagner à nouveau qui l’est ».

    Jongler entre les Etats-Unis et l’Europe

    Il faut attendre 2010 pour que les Storm de Seattle, équipe dans laquelle elle joue depuis 2002, gagnent à nouveau le championnat. 2010 est également l’année où Sue Bird réalise l’exploit de gagner pour la quatrième fois de suite l’Euroligue. En effet, depuis 2005, elle profitait de l’autorisation pour les joueuses américaines à jouer en Europe lors des pauses de la WNBA pour montrer ses talents en Russie. Elle a notamment joué dans deux des clubs les plus réputés de Russie dans les années 2000, le Spartak Moscou puis le UMMC Ekaterinbourg. Sue Bird ne faisait donc pas de pause sportive dans l’année et parvenait à rester à son niveau d’exception.

    Sous les couleurs de Team USA

    En 2016, elle devient parmi les joueuses les plus âgées de la ligue ce qui rend sa préparation physique quelque peu différente. Elle s’entoure alors de professionnels de la santé pour rester au meilleur de son niveau. Sue Bird fut un vrai pilier pour l’équipe nationale des États-Unis puisque elle a remporté cinq médailles olympique avec la sélection américaine, en 2004, 2008, 2012, 2016 et 2021. Avec cette même équipe, elle a également gagné trois championnats du monde, une coupe du monde et, seule « tâche » à son palmarès, une médaille de bronze lors des championnats du monde de 2006. 

    Sa dernière danse

    Elle prend sa retraite en 2022, après une carrière bien remplie. A ce jour, Sue Bird est la basketteuse qui a joué le plus grand nombre de matches dans la ligue féminine de la NBA. Elle  a figuré parmi le top cinq du WNBA Allstar game quatre fois et a remporté quatre championnat de la WNBA.

    Une grande militante

    Cependant, son parcours extraordinaire n’est pas la seule chose qui fait de Sue Bird, Sue Bird. L’année 2017 marque un nouveau tournant dans sa vie puisqu’elle décide de révéler au monde sa relation avec Megan Rapinoe. Si depuis elle affiche clairement son homosexualité, le fait de faire son coming-out n’allait pas de soi pour elle. C’est la footballeuse qui lui a montré l’importance pour les ouples gays d’être représentés et d’avoir de la visibilité. Elles sont maintenant mariées depuis 2020. Mais la lutte pour la reconnaissance des droits pour les LGBT n’est pas son seul combat. Elle utilise notamment sa position de vice-présidente du syndicat des joueuses de la WNBA pour lutter contre la discrimination et plus de justice sociale en négociant la présence de messages sur les maillots, comme celui de Black live matters. Elle soutient également le mouvement MeToo et particulièrement Breanna Stewart suite à son témoignage en 2017. 

    Vous l’aurez compris, Sue Bird est une modèle pour de nombreuses petites filles et elle continuera d’inspirer les futures générations pendant de longues années.

    Sa draft

    En 2002, Sue Bird est choisi un numéro 1 lors de la draft WNBA par le Seattle Storm, une équipe qu’elle ne quittera jamais jusqu’à la fin de sa carrière.

    Ses titres

    Sue Bird est la seule joueuse à remporter au moins une bague WNBA sur trois décennies distinctes. Elle également une des rares joueuses à avoir remporter cinq Euroleague dans sa carrière.

    Ses records en WNBA

    Sur sa carrière au cœur de cette ligue, Sue est la première en nombre de saisons jouées, de matchs joués, de sélections au All-Star Game, de passe décisives et de minutes sur le parquet.

    En sélection

     

    • 5x Championne olympiques
    • 4x Championne du monde 
    • 1x Médaille de bronze championnats du monde

    En club

     

    • 4x Championne de la WNBA​
    • 5x Euroleague
    • 2x Europe SuperCup
    • 5x Championne de Russie
    • 2x Championne NCAA

    Médiatiques

     

    • Associated Press Women’s College Basketball Player of the Year
    • Best Female College Athlete
    • Meilleure joueuse de l’année par les média

    Sportive

     

    • 12x All-Star en WNBA
    • 2x All-Star en Euroleague
    • 1x MVP de la NCAA
    • 1x MVP de la conférence Ouest de la NCAA
    • 1x MIP de la NCAA
    • 1x New York city player of the year
    • 1x New York state player of the year
    • 3x Trophée Kim Pernot de la sportivité
    • 1x Top 25 des joueuses de la WNBA depuis sa création
    • 1x Wade Trophy
    • 1x WNBA All-decade Team
    • 5x All-WNBA First Team
    • 3x All-WNBA Second Team
    • 2x meilleure passeuse de la WNBA
    • 4x vice-meilleure passeuse de la WNBA
    • 2x Meilleur scoreuse, rebondeuse et passeuse de la WNBA
    • 2× First-team All-Big East

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    Alice modolo – A la quête des profondeurs de l’océan

    Alice Modolo en tenue pour plongée

    Alice Modolo - A la quête des fonds des océans

    1971 à aujourd'hui - écrit par simon ménard et marie fournier

    Vous la connaissez sûrement pour son rôle dans le clip de Runnin de Beyoncé et Naughty Boy, mais saviez-vous que Alice Modolo est une des plus grandes championnes françaises d’apnée ?

    Née en 1984 à Clermont-Ferrand, c’est seulement à l’âge de 23 ans qu’Alice découvre sa passion pour l’apnée. Si sa première initiation à la plongée en bouteille à l’âge de 13 ans ne l’avait pas convaincue, la voilà amoureuse de l’apnée dix ans plus tard. Enfant, Alice Modolo est plutôt rebelle et n’aime pas qu’on essaie de la mettre dans un moule. Elle a longtemps cherché son sport, testant différentes activités sportives telles que le judo ou le tennis mais ne ressentait jamais la même joie que ses amies et les cours de sports au collège ne l’enthousiasmaient pas non plus. Ses deux parents étant 

    dentistes, elle décide de suivre leurs traces et s’inscrit en fac de médecine, puis décroche son diplôme en 2009.

    Ses premières compétitions

    Suite à la découverte de la discipline qui va changer sa vie, Alice Modolo commence l’entraînement et sa préférence va d’abord à l’apnée dynamique (dite DYN), où elle doit nager sous l’eau la plus longue distance possible sans limite de temps et en monopalme. Après plusieurs semaines, elle participe à sa première compétition et atteint les 100 mètres de profondeur. Sa carrière se lance ensuite rapidement puisqu’elle finit la saison 2007 à 120 mètres de profondeur et remporte sa première Coupe de France.

    Découverte de sa discipline de prélidiction

    C’est deux ans plus tard, en 2009, qu’Alice Modolo découvre sa discipline de prédilection : le poids constant. Cette discipline consiste à plonger en apnée et à remonter à la surface sans toucher la corde guide.  Par la suite, l’apnéiste enchaîne les victoires et remporte notamment une Coupe de France, une Coupe des plongeurs, devient vice-championne du monde par équipe et bat 9 records de France jusqu’en 2013.

    Une pause de la compétition

    C’est deux ans plus tard, en 2009, qu’elle découvre sa discipline de prédilection : le poids constant. Cette discipline consiste à plonger en apnée et à remonter à la surface sans toucher la corde guide.  Par la suite, Alice Modolo enchaîne les victoires et remporte notamment une Coupe de France, une Coupe des plongeurs, devient vice-championne du monde par équipe et bat 9 records de France jusqu’en 2013. de Runnin de Beyoncé et Naughty Boy.

    J’ai peut-être arrêté l’apnée, mais elle ne m’a jamais quittée et elle m’est revenue sous la forme d’un projet artistique », confie l’apnéiste lors d’une interview.

    Un retour fracassant

    Cette pause semble lui avoir donné une nouvelle énergie puisque elle finit l’année 2018 avec un titre de championne de France et cinq records de France en poche.  Alice Modolo débute sa saison 2019 avec un nouvel objectif en tête : atteindre les -100 mètres de profondeur en poids constant. Pour cela, elle prend la décision de suspendre son métier de dentiste et se consacre à plein temps à l’apnée. Ses entraînements s’intensifient car, en plus du yoga et du CrossFit, elle s’exerce trois fois par semaine en mer. Elle parvient presque à atteindre son but le 8 août 2019 mais fait une syncope, une perte de connaissance, en remontant à la surface, invalidant ainsi son titre. Qu’a cela ne tienne, elle ne va pas abandonner si près du but et continue à s’entraîner avec acharnement, 

    « On ne distingue pas un champion à ses résultats, mais à sa capacité à rebondir » affirme Alice dans une interview en 2020.

    La même année, elle atteint les 95 mètres et un an plus tard, le 24 juillet 2021 elle atteint les 100 mètres de profondeur en monopalme lors du Vertical Blue aux Bahamas. Lors de cette même compétition, Alice Modolo bat le record mondial féminin en poids constant bi-palmes en plongeant à 95 mètres de profondeur, record qu’elle bat à nouveau l’année suivante en atteignant les 96 mètres. Selon elle, l’apnée lui a servi à se prouver à elle-même mais aussi aux autres qu’elle en étais capable. Si dès petite, la sportive a entendu les adultes lui dire qu’elle rêvait trop, elle affirme aujourd’hui :

    « On est les seuls à savoir qui on est et ce qu’on est capable de faire ».

    Le confinement et l’après

    La période du confinement a permis à Alice Modolo de se reconnecter avec la mer et de voir les choses différemment.

    « Avant, je ne faisais pas de visite de la mer, je ne m’octroyais pas le temps, c’était le rush entre l’entraînement et le boulot. À la reprise, je suis allée observer les oursins, les poulpes ».

    Son parcours se poursuit et en 2023, elle décroche la médaille d’or à la Coupe d’Europe en poids constant. A ce jour, Alice Modolo est en route pour les championnats du monde grâce à sa qualification lors des championnats de France où elle a décroché son quatrième titre national. Même si l’apnée n’était pas une discipline présente aux Jeux Olympiques de Paris, la championne de France a pu y participer en portant la flamme olympique sous l’eau, à quarante mètres de profondeur. Une performance que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Fait étonnant, Alice Modolo était sujette au mal de mer quand elle était enfant. Elle explique en partie sa passion du fait que ce qu’elle apprenait en cours à la fac de médecine sur les mécanisme de la  douleur, et en particulier le fait de priver au corps une de ses fonction vitale, devenais en quelque sorte réel lorsqu’elle plongeait : 

    « J’expérimentais ce que j’apprenais en théorie. Pour elle, c’est grâce à l’apnée qu’elle à pu devenir elle même,  pleine et entière ».

    Une sportive engagée

    Bien que son parcours sportif soit hors normes, ce n’est pas la seule chose pour laquelle Alice Modolo est connue. En effet, cette apnéiste française est également une femme engagée, notamment pour la cause climatique. Elle soutient entre autres l’ONG Planète Urgence, une association qui lutte pour la préservation des forêts et de la biodiversité et dont elle est ambassadrice, ainsi que la ville d’Antibes pour restaurer les forêts marines. Depuis 2018, elle est aussi ambassadrice de l’association Gregory Lemarchal, une organisation qui se mobilise contre la mucoviscidose ( une maladie génétique qui attaque les voies respiratoires et digestives). De plus, Alice se dévoile en tant que conférencière, elle partage son histoire et enseigne l’importance de la respiration. Elle donne des conférences et des séminaires au sein de différentes entreprises, abordant les thèmes du développement personnel et du dépassement de soi.

    Lorsqu’on l’interroge sur son futur, Alice Modolo répond qu’elle souhaiterait enseigner l’apnée.

    Une athlète de tous les records

    Alice Modolo possède le record du monde sur une plongée de 96 mètres en poids constant bi-palmes. Elle détient également 25 records de France.

    La première Française sous les 100 mètres

    En 2021, Alice Modolo réalise une plongée à 101m de profondeur, en poids constant monopalme, au Vertical Blue des Bahama.

    En apnée

     

    • 1x Vice-championne du monde en équipe
    • 1x Vice-championne du monde en eau libres
    • 1x Championne d’Europe en apnée dynamique
    • 1x Coupe des plongeurs en eau libre
    • 4x Championne de France

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