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Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

Cathy Freeman

Cathy Freeman - Courir pour l'égalité

1973 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

La sportive que je vais vous présenter aujourd’hui est un exemple de détermination et de persévérance, aussi bien face aux défis sportifs que face aux défis sociaux, laissez moi vous présenter Cathy Freeman.

Cathy Freeman naît en 1973 de parents issus de tribus autochtones australiennes, les Gugu-Yalanji et les Birri-Gubba. Après la séparation du couple, c’est son beau-père qui l’encourage à se lancer dans l’athlétisme à l’âge de 8 ans. Un sport dans lequel elle excelle dès ses débuts puisqu’elle gagne sa première médaille en moins d’un an. Elle réussit dans un premier temps dans les épreuves scolaires avant de briller au niveau régional, puis national.

Discriminée

Elle se rend compte rapidement des obstacles auxquels elle va être confrontée : les préjugés liés à sa couleur de peau. Ainsi, certains organisateurs de compétitions junior refusent de lui donner les médailles ou les coupes qu’elle mérite à cause de son origine ethnique. Très vite, Cathy sait ce qu’elle veut faire de sa vie : elle affirme à 10 ans qu’elle deviendra championne olympique. Pour cela, elle s’entraîne sans relâche et dès ses 14 ans, elle commence à être entraînée professionnellement à l’école internationale de Kooralbyn.

Ses premières victoires

Sa carrière décolle très vite puisque, du haut de ses seize ans, elle est choisie comme membre de l’équipe australienne de relais en 4×100 mètres pour les Jeux du Commonwealth en 1990. Cette compétition est la première à faire rentrer son nom dans l’histoire. En effet, elle devient la première athlète autochtone australienne titrée aux Jeux du Commonwealth. Suite à cet exploit, elle se voit sélectionnée pour représenter l’Australie aux championnats du monde junior, où elle parvient à se qualifier en finale. Elle termine cinquième. Deux ans plus tard, elle retente sa chance dans cette même compétition et décroche cette fois la médaille d’argent : la voila vice championne du monde junior et médaillée d’or à seulement dix-neuf ans ! Cependant, Cathy n’a toujours pas atteint son but. 

Les Jeux Olympiques

Elle tente pour la première fois sa chance aux Jeux Olympiques en 1992, lors de l’édition barcelonaise. Elle n’y reçoit pas de médaille mais qu’à cela ne tienne, elle continue à s’entraîner et retente sa chance quatre ans plus tard, lors des Jeux d’Atlanta. Elle parvient presque à concrétiser son rêve mais termine deuxième, derrière la française Marie-José Perec et repart avec une médaille d’argent. Cathy n’a jamais été aussi près de son but : les Jeux suivants seront les bons ! Et en effet, c’est lors des Jeux de Sydney en 2000 que Cathy Freeman rentre encore plus dans l’histoire, en devenant la première autochtone australienne championne olympique en individuelle. Elle effectue ce 400m légendaire vêtue d’une combinaison futuriste, qui a marqué les esprits de beaucoup. Cathy fête sa victoire en paradant fièrement autour du stade avec à la fois le drapeau australien et le drapeau aborigène. Ce geste symbolise le début de la réconciliation entre les deux communautés australiennes, après plusieurs décennies d’oppression et de marginalisation pour les peuples indigènes. Cathy affirme que : 

« Le drapeau représente toutes les luttes, je crois, et les difficultés que mon peuple a dû affronter. »

Sa fin de carrière

En plus des compétitions internationales, elle brille aux championnats d’Australie en remportant la médaille d’or en 400 mètres quatre années d’affilées : de 1997 à 2000. La championne olympique poursuit ses activités sportives jusqu’en 2003 où elle prend sa retraite après avoir gagné, encore une fois, le relai du 4×400 mètres aux Jeux du Commonwealth.

Direction le militantisme

Cependant, Cathy continue à défendre la cause des autochtones en Australie et notamment dans le sport. En effet, avec la création de la Community Spirit Foundation en 2007, elle permet à de nombreux enfants australiens autochtones un meilleur accès à l’éducation et au sport. Plus récemment, en 2023, elle a signé une lettre ouverte soutenant le vote du oui dans le référendum sur la voie des indigènes (un projet visant à créer un organe consultatif représentant les aborigènes d’Australie auprès du Parlement australien).

Son nom continuera d’inspirer de nombreuses et nombreux enfants indigènes et non indigènes en Australie et dans le monde pendant de longues années.

A jamais la première

Cathy est la première australienne autochtone à devenir médaillée d’or aux Jeux du Commonwealth et aux Jeux Olympiques.

Une grande rivalité

Tout au long de sa carrière, Cathy Freeman a été la rivale numéro un de la Française Marie-José Pérec. Quand l’une gagnait la seconde terminait avec l’argent en général.

Top 10 des meilleures coureuses du 400m

L’Australienne détient la neuvième meilleure performance de l’histoire sur le 400m, avec son chrono de 48,63 secondes.

En athlètisme

  • 1x Championne olympique
  • 1x Vice championne olympique
  • 2x Championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 4x Championne du Commonwealth
  • 1x Vice championne du Commonwealth
  • 12x Championne d’Australie
  • 5x Vice championne d’Australie
  • 2x Médaille de bronze au championnat d’Australie
  • 1x IAAF Grand Prix Final
  • 1x Deuxième de l’IAAF Grand Prix Final

Sportives

  • Hall of Fame du sport australien
  • Hall of Fame du sport du Queensland
  • Ordre olympique
  • Australian Sports Medal

Médiatiques

  • Centenary Medal Medal of the Order of Australia
  • 1x Athlète de l’année par les Laureus Awards
  • 1x Jeune australienne de l’année
  • 1x Australienne de l’année
  • 1x Sportive Australienne de l’année par le Deadly Awards
  • 1x Arthur Ashe Courage Award
  • 1x Q150 Icons

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Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

Yusra Mardini – Partir pour renaitre

Alice Modolo en tenue pour plongée

Yusra Mardini - Partir pour renaitre

1998 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Certaines athlètes sont marquantes par les records qu’elles font tomber, et d’autres restent dans les esprits par leurs accomplissements et leur parcours inspirant. La nageuse syrienne Yusra Mardini fait plutôt partie de la seconde catégorie. Voici son histoire.

En 2015, la vie de Yusra Mardini a basculé lorsque, à seulement 16 ans, elle traversa la mer Égée à la nage pour fuir la Syrie, où la guerre faisait rage depuis 2011. Parmi les facteurs ayant fait prendre sa décision à Mardini, une bombe a pulvérisé la piscine dans laquelle elle s’entraînait.

Traverser la mer

Les conditions de la traversée vers l’Allemagne, où Yusra, sa sœur Sarah, et plusieurs de leurs compatriotes cherchent à trouver refuge, furent très difficiles, à l’image de nombreuses histoires de réfugiés. Étant les seules à savoir nager, les sœurs Mardini et deux autres réfugiés durent notamment plonger par-dessus le bord du bateau qui leur faisait rejoindre l’Allemagne depuis la Turquie, le moteur défectueux de l’embarcation menaçant de la faire chavirer, pour pousser le canot vers la rive. Après trois longues heures d’efforts, les vingt réfugiés purent accoster sur l’île grecque de Lesbos et ainsi survivre à cette épreuve. Preuve de son état d’esprit, l’adolescente racontera ensuite :

“Je pensais que ce serait une vraie honte si je me noyais dans la mer, parce que je suis une nageuse”.

Reprendre sa vie

Une fois arrivée en Allemagne, Yusra Mardini reprit ses entraînements de natation, car pour elle le sport était la seule chose qui la faisait se sentir chez elle dans ce nouveau pays. Soutenue par son coach Sven Spannekrebs, elle réussit à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio 2016 et Tokyo 2020, au sein de l’équipe olympique des réfugiés, créée en 2016 pour permettre aux athlètes qui, en raison de leur statut, ne peuvent pas appartenir à une équipe nationale et donc ne peuvent pas concourir aux Jeux. À Rio, Yusra Mardini est donc une des dix athlètes retenus dans cette équipe, parmi des sud-Soudanais, des Congolais et un Éthiopien, sur 43 candidatures.

Elle y réussit même à remporter la manche d’ouverture du 100m papillon, et ce deux ans seulement après avoir fui la Syrie. Avant d’entrer en lice, elle avait déclaré :

“Je veux rendre tous les réfugiés fiers de moi. Cela montrerait que, même si nous avons un voyage difficile, nous pouvons accomplir quelque chose […] Je veux montrer à tout le monde que c’est difficile d’atteindre ses rêves, mais que ce n’est pas impossible […] Si je peux le faire, n’importe quel athlète peut le faire”.

Fin de carrière

Impactée par les blessures à répétition, Yusra Mardini décida, après une dernière compétition en juin 2022, de mettre fin à sa carrière pour s’adonner pleinement à son activité philanthropique, et à un nouveau rôle de symbole d’espoir.

Raconter son histoire

Yusra Mardini a ainsi lancé la Yusra Mardini Foundation, qui vise à améliorer l’accès des réfugiées au sport et à l’éducation :

« Le sport et l’éducation m’ont amené ici – je suis éternellement reconnaissant pour cela. »

Elle collabore ainsi notamment avec la Haute Commission des Nations Unies pour les Réfugiés, dont elle est l’ambassadrice depuis 2017. Elle réalise également des activités de mannequinat (Casablanca, Hugo Boss), et a écrit un livre sur sa vie, “Butterfy”, qui a permis de faire connaître au grand publique son histoire exceptionnelle et inspirante. Le livre a été adapté sur Netflix par Sally El Hosaini sous le titre “Les nageuses”, Yusra Mardini ayant été impliquée dans sa production. Dans tout son travail, Mardini ressent aujourd’hui à quel point représenter des millions de réfugiés autour du monde est pour elle une responsabilité qui lui incombe. Elle souhaite avant tout donner une image de quelqu’un ayant réussi à dépasser les épreuves que la vie lui a placées sur son chemin :

“Je suis représentée comme la réfugiée syrienne qui est venue, a traversé, est presque morte pendant son voyage et est ensuite allée aux Jeux olympiques ? C’est tout ? Je me dis : ‘Non’”.

Preuve du fort retentissement du récit de son parcours et de l’importance de son nouveau challenge, Forbes la classe parmi les 100 personnes les plus inspirantes en 2023, aux côtés de sa sœur Sarah.

Record national

Depuis 2012, Yusra Mardini possède le record syrien du 400 mètres nage libre avec un chrono de 4 minutes et 56 secondes.

Nager pendant la guerre

En 2015, la nageuse a vu un obus percer le toit de son lieu d’entraînement. Par chance, celui-ci a coulé sans exploser.

Une jeunesse ambassadrice

En 2017, elle est nommée ambassadrice de l’UNHCR à seulement 19 ans, faisant d’elle la plus jeune nommée de l’histoire de cette organisation onusienne.

Médiatiques

  • Forbes la classe parmi les 100 personnes les plus inspirantes en 2023, aux côtés de sa sœur Sarah
  • 1x Classée parmi les 30 adolescentes les plus influents par le Time Magazine
  • 1x Bambie* dans la catégorie “Héros silencieux”
  • 1x The Girld Award par l’UNICEF
  • 1x Made of more Award par l’UNICEF

*Prix des médias allemands

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L’histoire d’Angela Madsen, c’est celle d’une femme qui a toujours essayé de se relever malgré les coups du sort. Jusqu’au bout, c’est le bonheur de l’effort et la liberté qu’elle aura recherchée. Angela Madsen est une sportive née, à la condition physique très...


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Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

Pauline Ferrand-Prévot – La Polyvalente du cyclisme

Pauline Ferrand-Prévot

Pauline Ferrand-Prévot - La Polyvalente du cyclisme

1992 à aujourd'hui - écrit par Emma Métrot

Elle a fait vibrer la France entière en décrochant l’or aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Mais connais-tu vraiment l’histoire de la cycliste Pauline Ferrand-Prévot ?

Née en 1992 à Reims, dans une famille de cyclistes, Pauline a toujours eu le sport dans la peau. Sa maman, compétitrice pourtant, ne voulait pas forcément que sa fille fasse du cyclisme, car ce n’était « pas assez féminin ». Alors, elle a commencé l’activité physique par du patinage artistique. Mais, déçue de ce sport, elle arrive à convaincre ses parents de l’inscrire dans un club de vélo à l’âge de 5 ans. Dès ses premières courses, Pauline devient une compétitrice acharnée qui n’a qu’un but :

gagner, et surtout battre les garçons… C’est une jeune fille assez précoce qui remporte aussi, souvent, des courses devant des cyclistes de 3 à 4 ans ses aînés.

Ses premiers titres

En 2005, elle décroche, sur la route et dans la catégorie minimes-cadettes, son tout premier titre de championne de France. Le premier d’une longue, très longue série…

« J’étais assez précoce. À 12 ans, je battais déjà des filles qui avaient 3 ou 4 ans de plus que moi, donc je pense qu’on m’a remarquée. »

Au début de sa carrière, Pauline Ferrand-Prévot ne voulait absolument pas choisir une seule discipline : elle voulait tout faire, du cyclo-cross, du VTT et de la route. Pourtant, nombreuses ont été les personnes qui lui rabâchaient que, pour progresser, il fallait se concentrer sur une seule discipline. L’histoire retiendra qu’elle a bien fait de s’écouter ! En deux saisons, de 2009 à 2010, elle devient championne du monde Juniors dans les trois disciplines.

« J’aime faire ce que j’ai décidé de faire parce que j’ai l’impression de savoir ce qui est bon pour moi. »

Ses débuts chez les pros

L’année 2012 sonne le début de la carrière professionnelle dans la catégorie Élites pour Pauline Ferrand-Prévot. En effet, elle intègre la prestigieuse équipe néerlandaise Rabobank-Liv, notamment grâce à leur leader, Marianne Vos, qui a souhaité la prendre sous son aile. La même année, elle est sélectionnée pour participer à l’épreuve de VTT des Jeux Olympiques de Londres. Elle y termine 26ᵉ.

« J’étais une grande fan de Marianne Vos, et elle voulait que je fasse partie de l’équipe. Elle m’a donc prise sous son aile et j’ai beaucoup appris. »

Sa plus grande saison

Si on devait retenir une seule saison en cyclisme sur route, c’est celle de 2014, tout simplement la plus prolifique. Pour sa reprise en mars, elle termine 5ᵉ du Trofeo Alfredo Binda, une épreuve de la Coupe du Monde. Puis, les victoires et podiums sur les plus grandes compétitions s’enchaînent, avec notamment un succès sur la Flèche Wallonne et une deuxième place sur le Tour d’Italie. L’apothéose de cette saison restera le 27 septembre, où elle devient, 19 ans après Jeannie Longo, championne du monde Élites sur route. Ça y est, elle s’est vraiment fait un nom dans le monde du cyclisme, pourtant encore très masculin. Pauline Ferrand-Prévot est même élue par la revue américaine VeloNews « cycliste internationale de l’année » et jugée comme l’une des Françaises les plus influentes dans le monde par le magazine Vanity Fair.

Sur tous les terrains

De 2014 à 2020, elle poursuit sa carrière aussi bien en cyclo-cross, VTT que sur route. Pauline Ferrand-Prévot enchaîne les victoires, les trophées et surtout les titres. Durant ces sept saisons, elle gagne pas moins de neuf titres de championne du monde, un de championne d’Europe et douze de championne de France, toutes disciplines confondues.

À noter qu’elle entre dans l’histoire en 2015, à 23 ans, car elle est la première cycliste, femmes et hommes confondus, à détenir simultanément le maillot arc-en-ciel de championne du monde en cyclo-cross, VTT et route ! Cependant, sur cette période, elle subira de nombreuses blessures et problèmes de santé. Elle arrivera toujours à revenir plus forte, portée par cette passion de gagner.

« Je n’y pensais même pas. La veille des championnats du monde de VTT, un journaliste m’a dit que si je gagnais le lendemain, j’aurais accompli ce que personne n’avait encore jamais accompli. »

Le tout pour le tout

Pour 2020, Pauline Ferrand-Prévot avait un grand objectif en tête : devenir championne olympique de VTT, à Tokyo. Alors, pour cela, elle a décidé de temporairement stopper sa carrière sur route et se consacrer pleinement à cette discipline. C’est un titre qui lui manquait et c’est en favorite qu’elle a pris le départ de cette course. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. La Française chute dès le premier tour, et une crevaison au troisième tour vient anéantir toutes ses chances de médailles. Moins d’un mois plus tard, elle conserve tout de même son titre de championne d’Europe.

Une domination sans nom

Revancharde, elle a à cœur de faire une très belle saison 2022. Et, au-delà de quelques victoires en Coupe du Monde, presque la routine… Elle remporte cette année-là quatre titres de championne du monde, dont trois dans différentes catégories de VTT et le tout premier de l’histoire en Gravel (une discipline récente).

L’équipe INEOS-Grenadiers l’accueille pour ses saisons 2023 et 2024. C’est la seule femme à faire partie de cette équipe. Leur objectif : gagner enfin le titre olympique à Paris. Mais avant ça, en 2023, avec cinq victoires, elle devient la recordwoman du nombre de titres mondiaux acquis dans la catégorie emblématique du VTT, le cross-country.

Le titre olympique

Arrive ce fameux 28 juillet 2024… Après une saison quasiment parfaite, elle arrive à Paris avec, une nouvelle fois, l’étiquette de grande favorite. Il faut savoir que, quelques semaines auparavant, elle a annoncé que 2024 serait son ultime saison en VTT. Paris est donc sa toute dernière chance d’aller chercher le seul titre qui manque à son immense palmarès. Dès le deuxième tour, elle attaque et s’envole ! Personne ne la reverra, ni même la malchance. Sur la Colline d’Élancourt, Pauline Ferrand-Prévôt s’est enfin offert l’or olympique, devant son public en folie. De quoi clore de la plus belle des manières son histoire avec le VTT, pour celle qui est incontestablement la plus grande championne de ce sport.

« Quand j’ai vu la dernière petite bosse et la ligne d’arrivée, j’ai vu toute cette foule, je me suis mise à pleurer parce que c’est comme si toute l’émotion que j’avais gardée depuis des mois, même depuis ces deux dernières années, voulait sortir d’un seul coup. »

A la quête du Tour

Fini le VTT, mais pas fini le vélo, car dès 2025, elle retourne sur la route. Pauline a signé pour trois ans au sein de la Team | Visma Lease a Bike. Cette fois, elle ne vise pas à être championne olympique, mais vainqueure du Tour de France Femmes… 

« Gagner le Tour. C’est l’objectif principal. »

Il lui aura suffit d’une saison pour réaliser cet exploit, devenir la deuxième Française à remporter le Tour de France. Cette compétition, la cycliste la domine haut la main. Sur les deux dernières étapes, elle lâche à deux reprises les favorites, s’offrant le luxe de célèbrer sa victoire en solitaire ! Ajouter à ce maillot jaune, Pauline Ferrand-Prévot à remporter Paris-Roubaix pour sa première participation.

Une première dans l’histoire

C’est la seule cycliste, hommes et femmes confondus, à avoir été championne du monde dans trois disciplines en même temps.

Paris 2024

C’était le but ultime de sa carrière en VTT, et elle l’a réalisé. Cette victoire montre sa force de détermination, même après les échecs.

De l’arc-en-ciel

Si l’on prend toutes les catégories et toutes les disciplines qu’elle a pratiquées, Pauline Ferrand-Prévot cumule 18 maillots arc-en-ciel. Elle a donc été sacrée 18 fois championne du monde !

En cyclisme sur route

  • 1x Championne du monde
  • 5x Championne de France
  • Une étape du Tour d’Italie
  • 2ᵉ du Tour d’Italie
  • La Flèche Wallonne

En cyclo-cross

  • 1x Championne du monde
  • 3x Championne de France

En VTT

  • 1x Championne olympique
  • 14x Championne du monde
  • 3x Championne d’Europe
  • 8x Championne de France
  • 14x Manche de la Coupe du Monde 

En gravel

  • 1x Championne du monde

Sportives

  • 3x Vélo d’or Français (Trophée Daniel Morelon)

Médiatiques

  • Chevalier de la Légion d’honneur
  • 1x Cycliste internationale de l’année
  • 3x Championne des championnes française

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    Stine Oftedal – s’amuser avant tout

    Stine Oftedal qui célèbre son but

    Stine Oftedal - S'amuser avant tout

    1991 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

    Cette semaine, nous mettons à l’honneur l’une des plus grandes joueuses de handball du monde. Elle a marqué l’histoire de son sport par sa qualité de jeu et son incroyable palmarès, laissez-moi vous raconter l’histoire de Stine Oftedal.

    Stine Oftedal naît en 1991 à Oslo. Sa mère étant joueuse et entraineuse de handball, elle baigne dès son plus jeune âge dans ce monde, passant beaucoup de temps au bord des terrains à observer les matchs. Elle teste cependant d’autres sports tel que le football ou l’athlétisme mais le hand reste son préféré. C’est à l’âge de sept ans, qu’elle s’inscrit officiellement en club. Très vite, elle progresse et parvient à remporter 

    la coupe Partille en 2005. Il s’agit de la principale compétition de handball pour les jeunes en Norvège. Deux ans plus tard, Stine Oftedal atteint la première division norvégienne avec le club de Fjellhammer IL, dans lequel elle évolue au poste de demi-centre. Ainsi, à seulement 16 ans, elle termine la saison en ayant marqué cinquante buts en seize matchs.

    Sa première sélection

    Elle poursuit sa lancée et en 2010 elle remporte le championnat du monde junior avec l’équipe de Norvège. Cette victoire lui vaut d’être sélectionnée dans la foulée en équipe nationale, avec laquelle elle part à la conquête du titre européen la même année puis, l’année suivante, du titre mondial. Elle remporte ces deux titres avec brio.

    Son amour de la France

    Stine Oftedal a également un lien fort avec la France puisqu’elle rejoint le club d’Issy Paris Hand en 2013, dans lequel elle joue jusqu’en 2017, soit durant quatre ans. Avec ce club elle remporte en 2014 un titre de vice-championne de France, une médaille d’argent en Coupe de France et elle amène son équipe en finale de Coupe Challenge, qu’elle perd face aux Suédoises. Un an après son intégration au club parisien, sa sœur Hanna la rejoint. Évoluant au poste d’arrière droite, c’est la deuxième fois qu’elle joue dans le même club, la première fois étant en 2009 au club de Stabæk Håndball en Norvège.

    Les difficultés du haut niveau

    Même si Stine se dit privilégiée de pouvoir vivre de sa passion, son train de vie comporte des inconvénients, le plus gros d’entre eux pour elle étant d’être constamment éloignée de sa famille et de ses amis.

    Deuxième titre mondial

    Nous voilà en 2015, année à laquelle Stine remporte pour une deuxième fois les championnats du monde au Danemark en battant l‘équipe des Pays-Bas en finale.

    Son style de jeu

    Elle se démarque dans son jeu grâce à sa vitesse et à sa capacité à changer de rythme rapidement. A la suite de cette compétition, elle est nommée meilleure demi-centre du championnat. Cependant, Stine ne perd pas de vue la raison pour laquelle elle a fait du handball son métier. Elle confie dans une interview pour la fédération européenne :

    « Oui il faut être compétitif mais il ne faut pas oublier l’ADN du handball : s’amuser. »

    Finir le jeu

    Il ne lui manque plus que deux titres pour compléter son palmarès : celui de championne olympique et une médaille d’or en Ligue des Champions. C’est en 2017 qu’elle remporte pour la première fois celle-ci avec un club mythique hongrois nommé Győr. La géante du handball finit par achever sa carrière en beauté, lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 en décrochant son premier titre olympique.

    Sa retraite

    Elle prend sa retraite après ces Jeux, pour elle inoubliables car ils se passaient dans une ville qu’elle considère presque comme sa maison, confie-t-elle au magazine l’Équipe. Au total dans sa carrière, elle aura marqué plus de 800 buts en quelques 287 matches, un score qui a de quoi en impressionner plus d’un !

    Vous l’aurez compris, même si elle vient de prendre sa retraite sportive, nous n’avons pas fini d’entendre parler de Stine Oftedal.

    Record de sélections

    En 2024, Stine Ofdetal est la troisième norvégienne avec le plus de sélection et la neuvième en terme de buts marqués.

    Lancer de javelot

    Avant de se concentrer uniquement au handball, la Norvégienne était aussi une lanceuse de javelot. A 13 ans, elle atteignait les 32 mètres.

    En sélection

    • 1x Championne olympique
    • 2x Bronze olympique
    • 3x Championne du monde
    • 2x Vice-championne du monde
    • 4x Championne d’Europe
    • 1x Vice-championne d’Europe

    En club

    • 3x Ligue des Champions
    • 4x Championnat de Hongrie
    • 3x Coupe de Hongrie
    • 2x Championnat de France
    • 2x Coupe de France

    Sportive

    • 1x Meilleure handballeuse mondiale de l’année
    • 1x MVP du mondial
    • 1x Meilleure demi-centre du championnat du monde
    • 3x Meilleure demi-centre du championnat d’Europe
    • 3x Meilleure demi-centre de la Ligue des Champions
    • 3x MVP du championnat de France
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      Marieke Vervoort – Wielemie, addicte à la vie

      Marieke Vervoot

      Marieke Vervoort - Wielemie, addicte à la vie

      1979 à 2019 - écrit par Marie fournier

      Cette sportive, vous la connaissez tous. Figure iconique des Paralympiques de 2016 et du sport belge, laissez-moi vous raconter l’histoire de Marieke Vervoort.

      Née 1979, à Diest, Marieke Vervoort connaît un début de vie paisible jusqu’au début de son adolescence. A 14 ans, après de longs mois à souffrir, les médecins lui diagnostiquent un syndrome douleur régional complexe, une maladie très rare. La Belge doit alors rester quelques mois à l’hôpital pour sa rééducation. Comme de nombreux patients, Marieke découvre là-bas les sports adaptés. Elle se souvient :

      « Ma mâchoire est tombée d’étonnement qu’il y avait encore tant de possibilités ».

      Tester tout

      À partir de là, la Belge décide de tester de nombreux sports. D’abord, elle commence par pratiquer la plongée sous-marine. Malheureusement, au bout d’un an, Marieke Vervoort se voit contrainte de renoncer pour des raisons médicales. Elle se met alors au basket fauteuil et rejoint un club local. Elle est la seule femme de l’équipe. Finalement, la Belge ne reste pas longtemps :

      « J’ai toujours aimé le basketball, mais cela me donnait pas assez de satisfaction. »

      Ses premières médailles

      En 2004, la sportive se tourne vers la natation puis transite vers le triathlon. Avec le triathlon, Marieke Vervoort connaît sa première grande victoire en décrochant le titre mondial en 2007. Le 13 octobre de la même année, elle réalise son rêve de participer à l’Iron Man d’Hawaï, réputée pour sa difficulté. La Belge n’arrive pas à terminer la course :

      « J’avais nagé 3800m en 1h17 et j’ai pu terminer les 180km sur un parcours très difficile. Malheureusement, je suis arrivée ici avec 15 minutes de hors-délai et je n’ai pas été autorisé à partir pour la dernière partie. »

      En parallèle, la sportive participe à quelques courses d’athlétisme et de handbike. D’ailleurs, dans cette dernière discipline, la Belge est devenue championne du monde. Pour cette saison exceptionnelle, Marieke Vervoort reçoit le titre de « Pride of Flanders ». En 2008, son état s’aggrave soudainement, l’empêchant de continuer le triathlon.

      Son ascension

      À partir de 2008-2009, la Belge décide de se lancer dans les courses de char à voile et aux compétitions d’athlétisme. Rapidement, elle prend part à ses premières compétitions internationales.

      En char à voile, Marieke Vervoort remporte l’argent au championnat d’Europe dans la catégorie Fly. En athlétisme, la sportive connaît un véritable succès sur des distances allant du 100m au marathon. En 2012, dans ce sport, elle participe à ses premiers Jeux Paralympiques. Durant la compétition, la Belge décroche un titre paralympique sur le 100m, le seul de sa carrière, et l’argent sur le 200m. Ces médailles lui valent d’être nommée Paralympienne belge de l’année. Entre 2013 et 2015, Marieke s’impose comme une redoutable adversaire :

      • Réalise quatre records du monde : 400m, 800m, 1500m et 5000m,
      • Décroche trois titres mondiaux sur une seule édition,
      • Remporte un IPC Grand Prix sur le 200m.

      Sa prise de parole

      Pour sa dernière année de compétition, en 2016, la sportive continue sur sa lancée décrochant notamment deux nouvelles médailles paralympiques sur le 100m et le 400m. Lors des Jeux de Rio, en conférence de presse, Marieke Vervoort fait une grande annonce :

      « Partout dans le monde, on pense qu’on pratiquera l’euthanasie sur moi après les Jeux. Ce n’est pas absolument pas ainsi. Cela doit être rectifié […]. Quand le moment viendra où il y aura plus de mauvais jours que de bons jours, j’aurai alors mes papiers d’euthanasie sous la main. »

      En 2018, Marieke Vervoort donne tout son héritage sportif au musée du sport flamand, le Sportinium, et commence à produire un documentaire sur sa vie (sorti en 2023). Le 1er juillet 2019, elle poste une vidéo dans laquelle elle annonce que la douleur devient trop forte. La Belge finalise alors sa demande d’euthanasie. Le 22 octobre 2022, Marieke Vervoort abrège ses souffrances dans un hôpital située dans sa région natale : 

      « J’espère que mon cas prouve que l’euthanasie peut assurer la sérénité et même contribuer à prolonger la vie. Et j’espère que cela inspirera d’autres pays à introduire cette législation »

      Records du monde

      Marieke Vervoot a tenu quatre records du monde (en T52) durant sa carrière : 400m, 800m, 1500m et 5000m.

      En deux semaines, deux records

      En 2013, l’athlète a battu le record d’Europe du 100m catégorie T5, deux semaines après avoir obtenu celui du 400m.

      En triathlon

      • 1x Championne du Monde  

      En cyclisme

      • 1x Championne du Monde

      En char à voile

      • 1x Vice championne d’Europe 

      En athlétisme 

      • 1x Championne paralympique
      • 2x Vice championne paralympique
      • 1x Médaille de bronze aux Jeux
      • 3x Championne du Monde
      • 3x Grand Prix IPC

      Sportives

      • 2x Paralympienne belge de l’année
      • 1x Trophée national Victor Boin

      Médiatiques

      • Grand Officière de la Couronne
      • Décoration de la communauté flamande
      • 1x Vlaamse Reus
      • 1x Pride of Flanders

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        Laura Dekker – Sa maison, l’immensité bleue

        Laura Dekker sur son bateau

        Laura Dekker - Sa maison, l'immensité bleue

        1995 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

        Voilà une histoire qui a de quoi inspirer : connue pour être la plus jeune skipper à réaliser un tour du monde en solo, laissez-moi vous présenter Laura Dekker.

        Laura naît en 1995 en Nouvelle-Zélande. Son père ayant la nationalité néerlandaise et sa mère étant allemande, Laura possède les trois nationalités. Dès son plus jeune âge, elle est proche de la mer puisqu’elle passe ses cinq premières années d’existence dans l’océan, à naviguer avec son père. Elle déclare :

        « J’ai vécu dans une maison seulement un an de ma vie ».

        Voyager seule

        A six ans, elle reçoit son premier bateau : un optimist. C’est un bateau que les enfants de moins de quinze ans sont autorisés à naviguer seuls. Très vite, elle apprend à le manœuvrer et à l’âge de dix ans, elle réalise son premier voyage en solo de longue distance : elle se rend d’IJsselmeer aux îles Wadden (environ 140 kilomètres). Laura Dekker continue sur sa lancée et deux ans plus tard elle part pour un voyage de six semaines dans la mer des Wadden (Mer du Nord) avec un bateau qu’elle avait emprunté l’année précédente en échange de le nettoyer et de l’entretenir. Elle ne s’arrête pas là et à treize ans elle se rend seule en Angleterre, dans l’optique de préparer son tour du monde en solo. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu. Les autorités sont alertées et son père se voit obligé de la ramener en avion jusqu’aux Pays-Bas.

        Interdiction de naviguer ?

        Après près de dix mois de batailles judiciaires, la confiscation de son bateau et la menace d’être retirée de ses parents, elle parvient à obtenir l’autorisation de se lancer dans un tour du monde en solo. Ces difficultés ne l’ont pas découragé, au contraire :

        « Je me suis accrochée à l’espoir et j’ai continué à avancer, en espérant que quelque chose changerait. »

        confie-t-elle au magazine Yachting monthly.

        L’autorisation de naviguer en poche, il ne lui manque plus qu’un bateau ! Laura Dekker cherche sans relâche un navire et tombe sur une annonce dans le journal. Elle saute sur l’occasion mais elle n’est pas encore au bout de ses surprises : le bateau ayant passé sept ans à terre, il a plus que besoin de réparations. Elle relève le défi et parvient à le remettre sur pied au bout de quelques mois seulement pour pouvoir commencer son tour du monde en été.

        Un tour du monde en solitaire

        C’est donc à quatorze ans qu’elle entame le plus long voyage de sa vie : un tour du monde en solitaire. Laura Dekker et Guppy, c’est comme ça qu’elle a nommé tous ses bateaux et celui-là n’échappe pas à la règle, naviguent vers les îles Canaries, à travers l’Atlantique et dans l’Océan Pacifique. Deux ans plus tard, elle termine son tour du monde en revenant dans les Caraïbes. Puis, elle continue sa route vers la Nouvelle-Zélande, ce qui lui permet de faire en réalité une fois et demie le tour du monde.

        De retour sur la terre ferme

        Après cette mésaventure, elle retourne dans sa ville natale et travaille occasionnellement dans l’éducation en plein air pour un lycée. Elle a eu également un emploi d’électricien marin. Mais elle n’abandonne pas la mer et poursuit ses voyages. En 2015 elle parcourt l’océan pacifique pour aller de l’Australie jusqu’en Nouvelle-Zélande en passant par les îles Salomon. Elle traverse également l’océan atlantique en 2019 pour rejoindre les Etats-Unis.

        En 2018, elle crée, avec son mari, la fondation Laura Dekker World Sailing, une sorte de bateau-école qui a pour but de proposer des voyages en mer aux jeunes pour développer des compétences de travail en équipe ou de confiance en soi.

        A ce jour, Laura Dekker donne des conférences, écrit et continue de naviguer. Pour elle, c’est grâce à cet extraordinaire voyage qu’elle a pu devenir qui elle est aujourd’hui. L’océan lui a bien plus appris que n’importe quel professeur à l’école, notamment à avoir confiance en elle et à accepter une situation telle qu’elle est et à en tirer le meilleur parti.

         

        Le tour du monde

        En 2012, Laura Dekker devient la plus jeune navigatrice à réaliser un Tour du Monde en solitaire avec escale.

        A la découverte du monde

        A l’âge de 10 ans, la skipper réalisait déjà plusieurs grandes traversées en mer tout seule.

        Sportive

        • 1x Prix du Mérite par l’Ocean Cruising Club de Whangārei

        Médiatiques

        • Certification d’appréciation par le club du phare de Hong Kong
        • Lauréate de l’Expédition Poolcirkel
        • 1x Challenger of the Year par le magazine Faust A.G
        • 1x AYS Speakers Program par le American Yacht Club

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