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Mara Gómez – Briser le plafond de verre

Mara Gómez – Briser le plafond de verre

Mara Gomez

Mara Gómez - Briser le plafond de verre

1997 à aujourd'hui - écrit par marie fournier

Cette joueuse transgenre a brisé le plafond de verre dans le monde du football professionnel. Elle s’est battue pour l’intégrer. Découvrez l’histoire de Mara Gómez, une Argentine persévérante et engagée !

Mara Gómez grandit dans le quartier de la Granja dans la ville de La Plata. À treize ans, l’adolescente fait son coming out trans à sa famille. Cette nouvelle est très bien accueillie par ses proches pour le plus grand bonheur de Mara. Cependant, dans un pays où la transphobie reste omniprésente, son parcours vers l’acceptation sociale s’avère semé d’embûches. Pendant plusieurs années, des idées noires la hantent. C’est à quinze ans qu’un événement va transformer sa vie : sa voisine Adriana Aguirre l’invite à jouer au football sur un city stade. La joueuse confie au média FIFPRO :

« Une fois que j’avais pris cette décision, j’ai vécu deux années d’enfer, des brimades à l’école jusqu’au moment où je suis allée voir le médecin et qu’il m’a appelée par le nom qui figurait sur ma carte d’identité. […] Toutes ces situations m’ont donné l’impression que je n’étais pas faite pour cette vie. J’ai fait plusieurs tentatives de suicide à l’adolescence, et c’est à ce moment-là que le football est arrivé. »

Ses débuts en club

Dès cette première expérience, Mara Gómez ne quitte plus le ballon rond. Elle s’inscrit dans ses premiers clubs où elle découvre un environnement d’acceptation et de solidarité. Ses coéquipières la soutiennent et l’encouragent à se dépasser. Dans ces vestiaires, Mara se sentait comme chez elle, nous confie-t-elle :

« Je n’ai jamais senti de regard irrespectueux qui m’est causé de la gêne. Mes coéquipières m’ont toujours considéré comme l’une des leurs. »

Un rêve impossible ?

Au fil des années, l’Argentine progresse et devient une attaquante redoutable au niveau amateur. Elle perfectionne son jeu, notamment lors d’une expérience au Canada, reconnu pour la qualité de son football. Pourtant, atteindre le championnat élite lui semble impossible. Aucune footballeuse trans à son époque n’avait réussi à briser ce plafond de verre, elle n’avait aucun modèle à qui se référer.

L’année 2020 marque un tournant décisif dans la carrière de Mara Gómez. La joueuse est de plus en plus soutenue que ça soit par des associations, des joueuses de l’équipe nationale ou de sa professeure d’EPS. Le 7 décembre de 2020, c’est le grand jour pour Mara Gómez. Pour la première fois, elle débute un match de première division argentine avec son club de Villa San Carlos. Elle est alors la première athlète trans à jouer dans ce championnat. Elle nous confie que sans soutien, elle n’y serait probablement jamais arrivée :

« En vérité, j’ai reçu une aide précieuse de la part de beaucoup d’institutions dans mon pays, comme la Défenseure du Peuple de Buenos Aires, les clubs de football argentins, ainsi que les joueurs d’équipes argentines et de la sélection nationale. Cela a constitué un grand et fort soutien lors de cette lutte historique, tout comme l’ont été les différents moyens de communication. Une autre personne qui fut un pilier de cette conquête a été Lorena Berdula (professeure d’éducation physique et chercheuse) qui a rempli le rôle de représentante pendant toute cette aventure. »

Cette première n’est pas qu’un symbole. Mara Gómez s’impose comme une joueuse à part entière, enchaînant les apparitions et prouvant sa valeur sur le terrain.

De lourdes blessures

Après cette saison, l’Argentine connaît une période marquée par de graves blessures : deux ruptures des ligaments croisées en deux ans. Ces blessures sont très présentes chez les femmes, mais sont encore plus présentes chez les athlètes trans :

« Être sportive trans de haut niveau s’est avérée très difficile car, en raison de mon traitement hormonal (blocage de mes hormones), j’ai été exposé à plusieurs types de blessures comme des déchirures, ainsi que des lésions et deux ruptures des ligaments. Mon corps a énormément souffert au niveau de la résistance physique, aérobie, musculaire et émotionnelle. Tout cela m’a forcé à rester sur le banc ou bien ne jouer que quelques minutes à de multiples reprises car mon corps ne pouvait pas supporter autant d’usure. »

Malgré ces difficultés, elle remporte le championnat de Gualeguaychú durant cette période.

Son retour

Après ces années d’enfer, Mara Gómez fait son véritable retour au cours de la saison 2023-2024 sous les couleurs Les Estudiantes de La Plata. L’attaquante montre vite qu’elle est indispensable au club, enchaînant les belles prestations sur le terrain. Malgré tout, l’équipe ne remporte aucun trophée.

Une militante des droits LGBTQIA+

Mara Gómez n’est pas qu’une joueuse de football, c’est également une infirmière au sein de l’hôpital pédiatrique de Niños de La Plata. Comme de nombreuses joueuses argentines, elle doit concilier le sport de haut niveau et activité professionnelle, le championnat féminin ne permettant pas encore de vivre exclusivement du football malgré les avancés depuis plusieurs années.

En parallèle de toutes ces activités, Mara Gómez défend les droits de la communauté LGBTQIA+ et particulièrement celle des personnes trans. Son combat pour l’accès aux compétitions sportives lui a valu plusieurs distinctions, dont un Prix de la Démocratie et un trophée au forum économique des femmes dans la catégorie sport.

Aujourd’hui, Mara Gómez est devenue le symbole qu’elle n’avait pas à l’adolescence. Elle continue de porter sa vision du sport :

« Le sport n’est pas qu’un domaine compétitif, c’est également un espace d’encadrement social et de dépassement de soi qui sauve des vies ».

Et si elle avait un message à envoyer aux transphobes, ça serait celui-ci :

« Je lui dirais tout simplement de laisser de côté son point de vue discriminatoire et excluant pendant un moment, et qu’il s’informe avec empathie sur les raisons pour lesquelles nous luttons constamment pour l’inclusion. Je lui dirais de s’intéresser à mon histoire et sur ce que signifie le sport pour moi. Le football a changé ma vie. »

Une pionnière dans le football

Elle est la première femme trans à participer à un championnat professionnel en Amérique du Sud. Mara est aussi la première femme trans argentine à marquer un but dans un championnat professionnel.

 

En football

  • 1x Championnat de Gualeguaychú

Médiatiques

  • 1x Prix de la Démocratie
  • 1x Trophée au forum économique des femmes dans la catégorie sport

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Mara Gómez – Briser le plafond de verre

Françoise Mbango – La Grand-Mère du triple saut africain

Françoise Mbango

Françoise Mbango - La grand-mère du triple saut africain

1976 à aujourd'hui - écrit par marie fournier

Pionnière incontestée du triple saut africain, Françoise Mbango a dû, dès ses débuts, surmonter les carences de sa fédération pour imposer son talent sur la scène mondiale. Découvrez son histoire !

Née en 1976 à Yaoundé, Françoise Mbango fait ses premiers pas en athlétisme au collège Sainte‑Thérèse de Bertoua. Bonne sprinteuse, elle décide de se consacrer très rapidement aux épreuves du saut en hauteur, en longueur et le triple saut. Rapidement, l’athlète domine les compétitions scolaires. En 1990, Françoise fait la rencontre de l’entraineur de la Société nationale des Électricités du Cameroun. 

Sous l’œil attentif de son nouveau coach, elle affine sa technique de saut.

Ses premières compétitions internationales

En quelques années, sa progression est fulgurante puisqu’elle remporte le titre national en saut hauteur au début des années 90. En 1995, l’athlète participe à sa toute première compétition sous les couleurs du Cameroun lors des du championnat d’Afrique centrale. Pour sa première, Françoise repart avec la médaille de bronze au triple saut, le premier d’une grande série. L’année suivante, la Camerounaise prend part aux championnats d’Afrique et repart de nouveau avec le bronze. Ses premières expériences la forgent mentalement.

Ces premiers Jeux Olympiques

1998 signes l’année de son éclosion au niveau mondial. En effet, cette saison-ci, elle remporte notamment l’argent aux Jeux du Commonwealth au triple saut, une discipline pourtant dominée par les Européennes à l’époque. Cette explosion se poursuit en 1999, lorsque Françoise Mbango réalise un bond de 14,70m pour remporter les Jeux Africains. Cette victoire lui offre alors sa qualification pour les Jeux Olympiques de Sydney. En 2000, la Camerounaise apparaît dans une épreuve où elle ne concourt que rarement le 4x100m lors des championnats d’Afrique. L’athlète contribue au bronze. Cette même année, Françoise va se tester pour la première fois avec les meilleures mondiales lors des JO. Pour cette première, elle se qualifie en finale terminant enfin de compte à une belle dixième place.

L’explosion

Après les Jeux Olympiques de Sydney, Françoise Mbango explose aux yeux du public. En 2001, elle termine à la deuxième place lors des mondiaux, derrière sa future rivale Tatyana Lebedeva. L’année suivante, elle confirme en gagnant tout simplement la Coupe du Monde des Nations et réalisant une marque à 14,95m aux championnats d’Afrique, battant le record continental. Sa montée en puissante continue.

Gagner sans coach

En 2004, l’athlète doit s’encadrer elle-même n’ayant plus d’entraîneur :

« Je n’ai aucun encadrement, à part ma petite sœur, 22 ans, qui s’entraîne avec moi. Aujourd’hui, je m’entraîne encore avec le programme d’il y a cinq ans de mon ancien entraîneur russe : Monsieur Victor [Kouzine]. »

Avant les Jeux Olympiques, la Camerounaise décide de se raser le crâne pour faire une dédicace à sa maman atteinte d’un cancer.

À Athènes, elle réalise un bond historique de 15,30 m (troisième performance mondiale de tous les temps), ajoutant cinq sauts au delà des 15 m en une seule finale, et s’adjuge l’or. Ce jour-là, elle devient tout simplement la première Camerounaise à remporter un sacre olympique (homme compris). Après cette victoire historique, Françoise Mbango déclare :

« J’éprouve un grand bonheur non seulement pour moi mais aussi pour le Cameroun et même l’ensemble du continent africain. J’espère que cette médaille fera en sorte que, dans mon pays et en Afrique, on comprenne que les sports individuels peuvent unir le monde dans un stade, peuvent donner une belle image d’un pays. »

Un conflit avec le Président

De retour des Jeux Olympiques, le Président lui promet de lui offrir 84 millions franc CFA pour qu’elle puisse préparer la prochaine édition et continuer à s’entraîner à l’INSEP. Or cet argent, l’athlète n’en verra jamais la couleur. Françoise Mbango doit continuer tout de même à s’entraîner mais en situation très précaire :

« Je me suis retrouvée en France en train d’escalader les murs de l’INSEP pour pourvoir travailler […] Je me suis retrouvée en France en train de voler le métro parce que je n’avais pas d’argent pour le payer. »

L’athlète ne revient plus sur les grandes compétitions avant 2008 dû à des conflits avec sa fédération et à la naissance de fils en 2006. Pour son retour, elle signe un saut à 14,50m lors d’un concours à Yaoundé. Normalement qualifiée pour les Jeux Olympiques, Françoise Mbango se voit refuser d’y participer par sa fédération puisqu’elle n’a pas voulu participer aux Jeux Africain de 2007. Heureusement, la Camerounaise remporte les championnats d’Afrique et le CIO l’autorise donc à concourir malgré sa suspension par sa fédération. Aux Jeux Olympiques, Françoise marque l’histoire en battant son record avec un bond de 15,39 mètres synonyme de victoire :

« Je suis très contente d’avoir réalisé ça. Je savais que je pouvais le faire. J’ai pris tout mon temps pour le faire. J’ai considéré cette compétition comme une mission (…) Il y a quatre ans que j’ai été envoyée en mission par le président de la République, Paul Biya, qui m’a cité en exemple à la jeunesse. »

C’est seulement après cette victoire que l’athlète reçoit l’argent qui lui était promis.

Rejoindre l’équipe de France

Après les Jeux Olympiques de Pékin, Françoise Mbango commence les démarches pour être naturalisée française à la suite de plusieurs mésententes avec la fédération camerounaise. A partir de 2010, l’athlète concourt sous les couleurs de la France. Deux ans plus tard, elle participe à sa dernière grande compétition lors des championnats d’Europe. Lors de cet événement, Françoise termine huitième et loupe la qualification olympique. Elle décide alors d’arrêter la compétition à haut niveau pour se consacrer à de nouveaux projets toujours liés au sport. C’est ainsi qu’en 2020, Françoise ouvre sa propre académie de sport à Yaoundé dans l’objectif d’aider les jeunes athlètes à se professionnaliser.

Aujourd’hui, elle est plus qu’une championne pour les Camerounais. Françoise Mbango est devenue leur symbole, une source inspiration qui les pousse à toujours croire en eux et leur rêve.

Troisième performeuse de tous les temps

Françoise Mbango est la troisième meilleure performance de tous les temps en triple saut avec un record à 15,39m.

Une pionnière de l’athlètisme africain

Elle est la seule athlète d’Afrique centrale et la seule Camerounaise à avoir obtenu plusieurs titres olympiques consécutifs.

De nombreux records

La Camerounaise possède le record africain du saut en longueur en extérieur et le record national en salle.

En triple saut

  • 2x Championne olympique
  • 2x Championne du Monde
  • 2x Vice championne du Monde
  • 1x Vice championne du Monde en salle
  • 1x Coupe du Monde des nations
  • 2x Vice championne du Commonwealth
  • 1x Médaille d’or aux Jeux d’Afrique
  • 2x Championne d’Afrique
  • 1x Vice championne d’Afrique
  • 1x Médaille de bronze aux championnats d’Afrique
  • 2x Médaille d’argent aux Jeux de la Francophonie
  • 2x Podium en finale mondiale
  • 1x Grand prix IAAF

En saut en longueur

  • 1x Championne d’Afrique
  • 1x Médaille d’argent aux Jeux de la Francophonie

En saut en hauteur

  • Au moins une fois championne du Cameroun

En relais 4x100m

  • 1x Médaille de bronze aux championnats d’Afrique

Médiatiques

  • Officière du Mérite camerounais
  • 1x Athlète mondiale de l’année
  • 1x Personnalité camerounaise de l’année
  • 2x Athlète camerounaise de l’année

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Mara Gómez – Briser le plafond de verre

Marie Houdré – Sur le mur des légende

Marie Houdré

Marie Houdré - Sur le mur des légende

1883 à 1932 - écrit par simon ménard

Il y a des personnes dont l’impact sur le sport dépasse le cadre de la performance. Marie Houdré est définitivement de cette catégorie, en ce qui concerne son combat pour l’acceptation du sport féminin, concernant le rugby ou la pratique physique dans sa globalité.

Marie Charlotte Alexandrine Houdré voit le jour en 1883, à Orléans. Au XIXe, l’émancipation féminine n’est pas encore totalement d’actualité. Ses parents lui laissent néanmoins l’opportunité de faire des études, chance qu’elle saisit en s’inscrivant à l’École Primaire Supérieure d’Orléans. Mais suite à la mort de son père, elle arrête pour entrer sur le marché du travail, décrochant un poste d’institutrice en maternelle à 19 ans. Mais Marie Houdré ne s’en contente pas, et, seulement

un an après, elle retourne sur les bancs de l’école pour étudier cette fois la médecine. À l’issue de celles-ci, la voilà médecin chef au sein du sanatorium antituberculeux de Ploemeur (Morbihan), puis chef de laboratoire à la faculté de médecine. Marie Houdré dénote véritablement parmi ses semblables, aussi bien par son parcours académique que ses trois mariages, son engagement auprès des enfants et des populations meurtries au cours de la Première Guerre mondiale, et son attrait pour le sport.

Une grande sportive

Le sport, Marie Houdré en est une adepte convaincue. Aussi bien pour le plaisir procuré par le jeu que pour les bienfaits de l’activité physique pour les femmes, qui en sont encore beaucoup exclues. C’est par son intérêt pour la santé physique de la femme qu’elle intègre le Fémina Sport, le plus important club omnisports féminin parisien, où les adhérentes peuvent s’essayer à l’athlétisme, au volleyball ou encore au football. Club dont elle prendra plus tard la direction.

Création de la barette

Marie Houdré va quant à elle y instaurer une nouvelle discipline : la barette. Il faut savoir que le rugby était alors un sport important en France, mais spécifiquement déconseillé à la gent féminine. La violence des impacts et la dureté du jeu n’étaient alors pas en adéquation avec la vision de la femme comme une personne fragile dont l’objectif est d’être capable de procréer. Passionnée par ce sport, Marie Houdré décide donc, avec l’aide du rugbyman capé à cinq reprises avec le XV de France et capitaine du SCUF André Theuriet, d’adapter les règles du rugby à la pratique féminine, pour en faire ce que l’on pourrait aDe ujourd’hui considérer comme l’ancêtre du rugby à toucher. Dans les années 1920, on voit alors naître une version du rugby où le match ne dure pas 80 mais 60 minutes. Deux équipes de 12 joueuses (et non de 15) évoluent sur un terrain aux dimensions réduites. On a le droit de plaquer seulement aux hanches, sinon d’arrêter le jeu en apposant la main sur le ballon (la “barette”) en criant “Touché !”, avant que le jeu ne redémarre par une mêlée positionnée en cercle. Ces changements de règles poursuivent le but de faire accepter le sport féminin, aussi bien pour les pratiquantes que pour le public masculin, afin d’aider les femmes à s’épanouir en dehors du cadre du mariage et de la maternité.

Du succès au déclin

Des clubs de barette naissent alors un peu partout en France, de Bordeaux à Lille en passant par Toulouse et Paris. Si bien que des compétitions voient alors le jour. Le premier match en condition réelle de barette est joué au stade Elizabeth, à Paris, en mars 1922, avant que le nombre de confrontations ne se multiplie à la fin des années 1920. Marie Houdré ne s’arrête pas là, et participe à la création de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France, afin de coordonner toutes ces nouveautés. Une section sportive voit même le jour à Ploemeur. Néanmoins, le manque d’engouement et le petit nombre de pratiquantes font que la barette est peu à peu délaissée à la fin des années 1930.

Un sport mal vu ?

Un manque de popularité notamment dû à l’opinion publique de l’époque, fermement opposée à la pratique féminine du rugby. La condition physique jugée trop fragile des femmes ne leur permettrait pas d’encaisser les chocs. Une partie de la presse crie au scandale après le premier match officiellement disputé. Même revu et corrigé sous le nom de barette, le rugby reste selon eux un sport trop violent, voyant les femmes le pratiquant comme absolument ridicules. L’élèvement de la voix de quelques représentants politiques suffit à ce que la Fédération Française de Rugby annule un match d’exhibition de barette pourtant programmé en lever de rideau d’une rencontre masculine. 

Même Suzanne Lenglen, grande championne de tennis, s’oppose aux matchs de barette, affirmant que

“le rugby pratiqué par la femme n’a rien d’esthétique, et je suis opposée à cette mode nouvelle”.

Renaissance dans les années 60

Malgré toutes ces oppositions, la barette des années 1920, et par procuration Marie Houdré, va permettre la naissance du rugby féminin à partir de la décennie 1960 jusqu’à la version que l’on connaît de ce sport aujourd’hui. L’impacte de Marie Houdré sur la pratique du rugby comme du sport féminin dans sa globalité est incommensurable. D’autant plus qu’en dehors des terrains, son travail de médecin engagée a été récompensé de la médaille d’honneur de bronze de l’Assistance publique. Cumulant les casquettes d’entraineur et de joueuse au sein de Fémina Sport, elle dirigeait également la commission médicale de la Fédération des Sociétés Sportives de France. Avant de prendre la tête de nombreuses institutions promouvant le sport chez les femmes.

Au-delà du rugby, elle a joué un rôle de premier plan dans la promotion et le développement du sport féminin en France, mais c’est bien ce sport en particulier qui lui doit le plus. Si bien qu’en 2019, Marie Houdré devient le premier nom apposé sur le “Mur des Légendes” du rugby français, en compagnie d’Yves du Manoir et de Jean-Pierre Rives. Cette mention symbolique (“001 Marie Houdré”) consacre son action ayant contribué au rayonnement du rugby. Serge Simon, alors vice-président de la FFR au moment de son intronisation, en parle en ces termes :

“Elle est peu connue du grand public. Elle incarne parfaitement l’image de toutes ces femmes qui se sont battues dans l’ombre pour essayer de conquérir un petit bout de territoire. Car ce sport, il faut le reconnaître, est un sport d’hommes inventé par les hommes et fait pour les hommes. Il se féminise depuis peu de temps”.

Deux stades, à Mérignac et à Saint-Denis, portent aujourd’hui également le nom de Marie Houdré. Ces mentions visent à ce que son importance pour la reconnaissance du sport féminin en France ne soit jamais oubliée.

Médiatiques

  • Médaille d’honneur de bronze de l’Assistance publique
  • Nom inscrit au Mur des Légende du rugby français
  • Pour son importance dans le développement de la pratique féminine dans le rugby, les villes de Mérignac et de Saint-Denis ont donné son nom à un stade.

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Mara Gómez – Briser le plafond de verre

Amandinha – La surdouée du ballon rond

La sportive Amandinha

Amandinha - La surdouée du ballon rond

1994 à aujourd'hui - écrit par marie fournier

Amandihna est reconnue par le public et ses pairs comme la meilleure joueuse de l’histoire de futsal. Alors, aujourd’hui on vous raconte son parcours.

Née en 1994, Amandinha grandit dans le Complexe du Ceara au Brésil, où elle découvre très tôt pour le sport : tennis de table, football, volley-ball et futsal. Cette passion dévorante s’explique notamment par son environnement familial :

“J’ai toujours accompagné mon père et mon oncle, qui étaient joueurs. Chaque fois qu’ils allaient jouer avec leurs amis, que ce soit sur le terrain ou sur le court, où qu’ils aillent, je les poursuivais. J’aimais le sport, je jouais, je tapais sur des objets. Partout où je pouvais donner un coup de pied, je donnais un coup de pied.”

Très précoce

À l’âge de 10 ans, Amandinha choisit de se consacrer pleinement au football et au futsal, disciplines reines au Brésil. Sous l’impulsion de son premier entraîneur André, la Brésilienne joue avec les garçons ce qui lui permet de s’améliorer rapidement. Elle impressionne tellement que les garçons de son quartier n’hésitent pas à taquiner leurs camarades en leur rappelant qu’Amandinha jouait mieux qu’eux, comme elle le confie au média Opovo. Vite repérée pour son talent, une équipe féminine locale l’invite à les rejoindre et évidemment la joueuse accepte. Cette opportunité lui ouvre les portes des meilleurs centres de formation de sa région, où elle développe notamment sa capacité à frapper des deux pieds, une arme redoutable en futsal.

Tout quitter

À 15 ans, Amandinha prend une décision cruciale pour sa carrière : quitter sa famille pour s’installer à Santa Catarina. Bien que soutenue par ses proches, la séparation est douloureuse :

« C’était assez difficile de dire au revoir à ma mère et à mon père à l’aéroport. Ma mère est restée une semaine sans manger. Nous avons parlé tous les jours. Mais leur soutien a fait toute la différence. »

Arrivée dans cette nouvelle ville, la joueuse a dû s’adapter à la culture locale et au basse température, découvrant pour la première fois des températures négatives.

Une domination sans égale

Ce choix porte ses fruits puisqu’à 18 ans, elle reçoit sa première convocation en équipe nationale :

« Quand j’ai été appelée, c’était incroyable. Je ne m’y attendais pas, mais c’était la réalisation du rêve de ma vie. »

Pour cette première expérience, Amandinha cherche à apprendre auprès de ses aînées tout en s’amusant. Cette sélection lui permet de monter très rapidement les échelons. En effet, la saison suivante, à seulement 19 ans, elle marque le but décisif lors de la finale du championnat du monde, offrant au Brésil son quatrième titre consécutif. Pourtant, au départ l’équipe ne devait pas participer à cette compétition faute de sponsors. Heureusement, une marque est venues les soutenir peu avant, permettant ainsi à la sélection de financer le voyage. Cette même année, elle remporte pour la première fois le titre de « meilleure joueuse du monde ». Entre 2015 et 2021, Amanda domine sans partage le futsal mondial :

  • Sept titres consécutifs de « meilleure joueuse du monde », établissant un record absolu
  • Trois championnats du monde remportés avec le Brésil
  • Deux Copa Libertadores (l’équivalent sud-américain de la Ligue des Champions)

De nouveaux défis

En 2021, après avoir régné sur le futsal brésilien, Amandinha relève un nouveau défi en rejoignant le Torreblanca Melilla en Espagne, pays de référence dans cette discipline. Une fois de plus, la joueuse s’impose comme une taulière de son équipe, le Torreblanca Melilla, mais doit patienter jusqu’en 2024 pour remporter sa première Coupe de la Reine. En 2025, Amandinha poursuit un objectif ultime : offrir au Brésil sa première Coupe du monde de futsal féminin. Déterminée à réaliser ce rêve d’enfance, elle est prête à affronter les autres grandes nations que sont le Portugal, l’Espagne et l’Argentine notamment.

Reconnaissante de son parcours, Amandinha confie :

« Je rêvais de devenir athlète professionnelle, c’est tout. Je rêvais de remporter les titres les plus importants, de faire partie de l’équipe brésilienne avec les meilleures du monde, et Dieu m’a donné bien plus encore. Je dis toujours la même chose : être un modèle a été un don de Dieu dans ma vie, je ne m’y attendais pas. Je suis très reconnaissante pour toute l’histoire que j’ai construite et pour le fait qu’aujourd’hui, je suis un modèle pour tant de filles qui rêvent de devenir joueuses. »

La GOAT ?

Amandinha qui possède le plus de titres de meilleure joueuse de l’année. Elle a obtenu 8 fois de suite le titre de meilleure joueuse au monde.

Une égérie du sport

Elle est l’une des rares joueuses sponsorisées par une marque de sport. Elle a d’ailleurs sa paire de chaussures signatures chez Joma.

En football en salle

  • 3x Championne du Monde
  • 3x Copa America
  • 1x Coupe internationale
  • 1x Coupe du monde interclub
  • 3x Copa Libertadores
  • 1x Ligue du Brésil
  • 1x Coupe de la Reine
  • 2x Coupe du Brésil
  • 1x Coupe des championnes
  • 1x Open Games de Santa Catarina
  • 1x Taça Brasil
  • 3x Campeonato Catarinense
  • 16x Autre tournoi et compétition

Médiatiques

  • 8x Futsal Award de la meilleure joueuse du monde

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Gwendoline Matos

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Gwendoline Matos naît en 1993 à Viriat dans l’Ain. A l'âge de sept ans, elle découvre qu’elle est malvoyante à cause d’une maladie génétique rare. Sa scolarité devient alors compliquée puisqu’elle subit des moqueries de la part de ses camarades mais également de son...


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Anne Wafula – Le fauteuil de la liberté

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Un fauteuil lui a ouvert les portes du monde, alors elle essaie de le changer. Anne Wafula était encore une dynamique petite fille de deux ans du village de Mihuu au Kenya lorsqu’une étrange maladie se développe chez elle, l’empêchant petit à petit d’utiliser ses...


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Anja Andersen – La révolutionnaire du handball

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Mara Gómez – Briser le plafond de verre

Yusra Mardini – Partir pour renaitre

Alice Modolo en tenue pour plongée

Yusra Mardini - Partir pour renaitre

1998 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Certaines athlètes sont marquantes par les records qu’elles font tomber, et d’autres restent dans les esprits par leurs accomplissements et leur parcours inspirant. La nageuse syrienne Yusra Mardini fait plutôt partie de la seconde catégorie. Voici son histoire.

En 2015, la vie de Yusra Mardini a basculé lorsque, à seulement 16 ans, elle traversa la mer Égée à la nage pour fuir la Syrie, où la guerre faisait rage depuis 2011. Parmi les facteurs ayant fait prendre sa décision à Mardini, une bombe a pulvérisé la piscine dans laquelle elle s’entraînait.

Traverser la mer

Les conditions de la traversée vers l’Allemagne, où Yusra, sa sœur Sarah, et plusieurs de leurs compatriotes cherchent à trouver refuge, furent très difficiles, à l’image de nombreuses histoires de réfugiés. Étant les seules à savoir nager, les sœurs Mardini et deux autres réfugiés durent notamment plonger par-dessus le bord du bateau qui leur faisait rejoindre l’Allemagne depuis la Turquie, le moteur défectueux de l’embarcation menaçant de la faire chavirer, pour pousser le canot vers la rive. Après trois longues heures d’efforts, les vingt réfugiés purent accoster sur l’île grecque de Lesbos et ainsi survivre à cette épreuve. Preuve de son état d’esprit, l’adolescente racontera ensuite :

“Je pensais que ce serait une vraie honte si je me noyais dans la mer, parce que je suis une nageuse”.

Reprendre sa vie

Une fois arrivée en Allemagne, Yusra Mardini reprit ses entraînements de natation, car pour elle le sport était la seule chose qui la faisait se sentir chez elle dans ce nouveau pays. Soutenue par son coach Sven Spannekrebs, elle réussit à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio 2016 et Tokyo 2020, au sein de l’équipe olympique des réfugiés, créée en 2016 pour permettre aux athlètes qui, en raison de leur statut, ne peuvent pas appartenir à une équipe nationale et donc ne peuvent pas concourir aux Jeux. À Rio, Yusra Mardini est donc une des dix athlètes retenus dans cette équipe, parmi des sud-Soudanais, des Congolais et un Éthiopien, sur 43 candidatures.

Elle y réussit même à remporter la manche d’ouverture du 100m papillon, et ce deux ans seulement après avoir fui la Syrie. Avant d’entrer en lice, elle avait déclaré :

“Je veux rendre tous les réfugiés fiers de moi. Cela montrerait que, même si nous avons un voyage difficile, nous pouvons accomplir quelque chose […] Je veux montrer à tout le monde que c’est difficile d’atteindre ses rêves, mais que ce n’est pas impossible […] Si je peux le faire, n’importe quel athlète peut le faire”.

Fin de carrière

Impactée par les blessures à répétition, Yusra Mardini décida, après une dernière compétition en juin 2022, de mettre fin à sa carrière pour s’adonner pleinement à son activité philanthropique, et à un nouveau rôle de symbole d’espoir.

Raconter son histoire

Yusra Mardini a ainsi lancé la Yusra Mardini Foundation, qui vise à améliorer l’accès des réfugiées au sport et à l’éducation :

« Le sport et l’éducation m’ont amené ici – je suis éternellement reconnaissant pour cela. »

Elle collabore ainsi notamment avec la Haute Commission des Nations Unies pour les Réfugiés, dont elle est l’ambassadrice depuis 2017. Elle réalise également des activités de mannequinat (Casablanca, Hugo Boss), et a écrit un livre sur sa vie, “Butterfy”, qui a permis de faire connaître au grand publique son histoire exceptionnelle et inspirante. Le livre a été adapté sur Netflix par Sally El Hosaini sous le titre “Les nageuses”, Yusra Mardini ayant été impliquée dans sa production. Dans tout son travail, Mardini ressent aujourd’hui à quel point représenter des millions de réfugiés autour du monde est pour elle une responsabilité qui lui incombe. Elle souhaite avant tout donner une image de quelqu’un ayant réussi à dépasser les épreuves que la vie lui a placées sur son chemin :

“Je suis représentée comme la réfugiée syrienne qui est venue, a traversé, est presque morte pendant son voyage et est ensuite allée aux Jeux olympiques ? C’est tout ? Je me dis : ‘Non’”.

Preuve du fort retentissement du récit de son parcours et de l’importance de son nouveau challenge, Forbes la classe parmi les 100 personnes les plus inspirantes en 2023, aux côtés de sa sœur Sarah.

Record national

Depuis 2012, Yusra Mardini possède le record syrien du 400 mètres nage libre avec un chrono de 4 minutes et 56 secondes.

Nager pendant la guerre

En 2015, la nageuse a vu un obus percer le toit de son lieu d’entraînement. Par chance, celui-ci a coulé sans exploser.

Une jeunesse ambassadrice

En 2017, elle est nommée ambassadrice de l’UNHCR à seulement 19 ans, faisant d’elle la plus jeune nommée de l’histoire de cette organisation onusienne.

Médiatiques

  • Forbes la classe parmi les 100 personnes les plus inspirantes en 2023, aux côtés de sa sœur Sarah
  • 1x Classée parmi les 30 adolescentes les plus influents par le Time Magazine
  • 1x Bambie* dans la catégorie “Héros silencieux”
  • 1x The Girld Award par l’UNICEF
  • 1x Made of more Award par l’UNICEF

*Prix des médias allemands

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Mara Gómez – Briser le plafond de verre

Jessica Cox – Voler de ses propres ailes

Jessica Cox assis sur aile de son avion

Jessica Cox - Voler de ses propres ailes

1983 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

Si vous ne la connaissez pas encore, il est temps pour vous de découvrir l’histoire fabuleuse d’une athlète qui a conquis le ciel en faisant de son handicap une véritable force, laissez-moi vous présenter Jessica Cox !

Jessica Cox naît en 1983 aux États-Unis. A cause d’une anomalie congénitale rare, elle ne possède pas de bras à sa naissance. Très vite, elle réalise qu’elle va devoir s’adapter à tout ce que les autres gens font facilement au quotidien. Si elle est frustrée au début de ne pas être comme les autres, elle apprend vite à se servir de ses pieds comme de mains. Jusqu’à ses quatorze ans, elle porte un bras protéique puis elle abandonne celui-ci et décide d’utiliser exclusivement ses pieds.

Le taekwondo

Son handicap ne l’empêche pas d’exercer des activités, et notamment sportives, puisqu’elle s’inscrit à l’âge de dix ans dans un club de taekwondo, un art martial principalement basé sur les percussions (coups de poings et de pieds). Très vite, Jessica Cox excelle dans ce sport et quatre ans plus tard elle obtient sa première ceinture noire.

Son amour de l’aviation

Elle met en pause son activité sportive durant quelques années puis reprend à l’Université de l’Arizona, où ses coachs modifient son entraînement pour adapter les figures à son handicap. Ainsi, par exemple, à la place d’un coup de poing, elle effectue une frappe du genou. Parallèlement, Jessica Cox se lance dans l’aviation. Si dès toute petite elle rêve de pouvoir piloter un avion, car cela lui permettrait de se sentir libre et d’avoir une sensation de contrôle, ce n’est qu’en 2004 que son rêve commence à se concrétiser. En effet, à l’occasion d’un événement organisé par l’association Wright Flight, elle prend son envol, pour la première fois en tant que pilote, à bord d’un avion à moteur. Pour cela, Jessica Cox n’utilise que ses pieds, ce qui lui vaut le titre de première pilote sans bras. Désirant poursuivre cette expérience, elle se lance à la recherche d’un moniteur pour la former, ce qui n’est pas une tâche facile étant donné que peu étaient prêts à enseigner à une personne en situation de handicap. Mais c’est mal la connaître que de penser qu’elle va s’arrêter à ce petit obstacle. Elle affirme clairement :

« Je préfère les [mes handicaps] considérer comme des obstacles ou des défis. »

dans une interview pour le Smithsonian magazine. Avec de l’acharnement, elle parvient à trouver un formateur et en 2008, elle obtient officiellement son certificat de pilote, sans assistance matérielle due à son handicap, après trois ans de formation.

Ceinture noire

Sa passion pour l’aviation ne l’empêche pas de continuer le taekwondo et Jessica Cox monte rapidement les échelons en obtenant les ceintures noires des deuxièmes et troisièmes degrés puis en nommée en 2014 championne de l’Etat de l’Arizona. Plus rien ne l’arrête lorsqu’en 2019 elle décroche la ceinture noire du quatrième degré, étant considérées comme « maîtres » les personnes ayant atteint le cinquième degré.

Une grande militante

A ce jour, Jessica Cox voyage dans le monde entier en tant que conférencière pour promouvoir les droits des personnes en situation de handicap et pour briser les stéréotypes qui entourent les handicaps. Elle a par exemple effectué un voyage en Éthiopie avec Humanity and Inclusion, une Organisation Non Gouvernementale active dans près de soixante pays qui lutte pour l’inclusion des personnes handicapées. Elle a également défendu les droits des personnes en situation de handicap aux États-Unis. En effet, elle a combattu pour l’adoption de la loi sur les Américains Handicapés (ADA). De plus, elle a défendu la Convention of Rights of Persons with Disabilities, une loi initiée par l’Organisation des Nations Unies, qui permet aux personnes handicapées d’avoir accès à l’éducation et aux soins de santé dans le monde entier.

Première pilote sans bras

En 2011, Jessica Cox obtient son brevet de pilotage, faisant d’elle la première pilote d’avion sans bras. Encore aujourd’hui elle est la seule !

Ceinture noire

En plus de l’aviation, l’Américaine est une experte du taekwondo. En 2019, elle décroche son quatrième dan de sa ceinture noire.

En taekwondo

  • 1x Championne d’Arizona

Médiatiques

  • 1x Inspiration Awards for Women
  • 1x Femme du Tuscon de l’année

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