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Gwendoline Matos

Gwendoline Matos

Gwendoline Matos qui s'accroche au but lors d'un match de goalball

Gwendoline Matos - Une pionnière du goalball français

1983 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Gwendoline Matos naît en 1993 à Viriat dans l’Ain. A l’âge de sept ans, elle découvre qu’elle est malvoyante à cause d’une maladie génétique rare. Sa scolarité devient alors compliquée puisqu’elle subit des moqueries de la part de ses camarades mais également de son professeur qui ne l’intègre pas dans la classe. La découverte d’une école spécialisée pour malvoyants à Besançon va mettre fin à son malheur. A dix ans, elle entre donc au Creesdev où elle vit une scolarité plus sereine puisque ses camarades ont plus ou moins le même handicap qu’elle. Elle ne subit par conséquent plus de moqueries.

Sa découverte du sport

C’est dans cet établissement qu’elle découvre le monde du handisport, en premier lieu en cours d’EPS. Elle est d’abord initiée au Torball, un sport similaire au Goalball

mais joué seulement au niveau européen. Au collège, elle participe à des compétitions de Torball et d’athlétisme. A quatorze ans elle intègre le club de Torball de Besançon. Par la suite, Gwendoline Matos est admise dans l’équipe de France.

Un choix à faire

Sa découverte du Goalball remonte à l’année 2016 . Lors d’une journée découverte organisée à Lyon, les organisateurs lui ont annoncé que le Goalball serait présent aux Jeux Paralympiques de Paris 2024. S’offre alors à Gwendoline Matos deux possibilités : continuer ou changer avec pour objectif les Jeux Paralympiques. Gwendoline n’hésite pas longtemps et décide de commencer le Goalball.

Qu’est-ce que le goalball ?

C’est sûrement la question que vous vous posez et c’est bien pour cela que j’écris cet article, les sports paralympiques et leurs championnes étant encore bien trop méconnus. Le Goalball est l’unique sport collectif féminin paralympique pour les malvoyantes présents aux Jeux. Il se joue sur un terrain de neuf mètres par dix-huit et oppose deux équipes de trois joueuses. Le but est de marquer dans les cages adverses, seulement dix secondes après avoir récupéré la balle. Le ballon est un équivalent du ballon de basket, avec des grelots pour que les joueuses sachent où il est sur le terrain. Des marquages au sol sont également présents pour se repérer et un match se déroule en deux mi-temps de douze minutes.

Se préparer pour les Jeux

Suite à ce tournant dans sa carrière sportive, Gwendoline Matos a dû intensifier sa préparation physique et mentale pour pouvoir rester dans la sélection nationale des Jeux Paralympiques. En effet, en 2024, la sélection changeait tous les mois et pour être sélectionné il fallait participer au championnat national. Elle a également changé de travail pour avoir plus de temps pour s’entraîner. Elle a donc quitté son emploi de standardiste à la mairie de Besançon pour intégrer le standard du département du Doubs. Elle obtient un aménagement dans son emploi du temps qui lui permet de s’entraîner durant ses heures de travail et qui lui accorde quarante jours de congé en plus par an pour les compétitions et les stages. En 2024, Gwendoline Matos est passée à mi-temps pour ralentir son rythme effréné et lui permettre quelques pauses entre sa vie perso et le sport. 

Les Jeux Paralympiques

L’année 2024 a été pour elle forte en émotion. En effet, avec sa participation aux JO, c’est huit ans d’entraînement pour atteindre ses objectifs qui sont récompensés. Elle garde un souvenir inoubliable de ces deux semaines de Jeux qui lui ont permis de profiter du public, des infrastructures exceptionnelles et des échanges avec d’autres para-athlètes. Cette année 2024 lui a aussi permis de rencontrer d’autres équipes nationales lors de stages d’entraînement. Gwendoline Matos a pu notamment faire la connaissance de l’équipe de Turquie qui, contrairement à la France, est professionnelle. Ces rencontres enrichissantes lui ont donné l’occasion de découvrir d’autres manières de s’entraîner et de jouer. Cependant, comme toute sportive, la carrière de Gwendoline a été ponctuée de défaites et savoir relever la tête n’est pas une chose simple à faire. Mais comme elle aime si bien le dire :

« Finalement, les défaites nous permettent toujours de nous fixer de nouveaux objectifs et de se projeter ».

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Gwendoline Matos

Anne Wafula – Le fauteuil de la liberté

Anne Wafula

Anne Wafula - Le fauteuil de la liberté

1969 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Un fauteuil lui a ouvert les portes du monde, alors elle essaie de le changer.

Anne Wafula était encore une dynamique petite fille de deux ans du village de Mihuu au Kenya lorsqu’une étrange maladie se développe chez elle, l’empêchant petit à petit d’utiliser ses bras, puis ses jambes. Ce n’est qu’après avoir quitté son village avec sa famille pour rejoindre la capitale, Nairobi, que la famille Wafula apprend ce qui est arrivé à la petite Anne : la polio.

La réeducation

Prise en charge, elle retrouve le fonctionnement de ses bras, mais que partiellement 

de ses jambes, qui l’obligent à se déplacer constamment avec des béquilles et des attelles pour les jambes. Brimée par les camarades de son âge pour son handicap, ses parents l’inscrivent dans une école pour enfants atteints de handicap, ce qui lui permet de reprendre ses études en confiance. Malheureusement, une bonne nouvelle comporte son lot d’embûches dans sa vie. Anne perd sa mère quelques années après avoir commencé son cursus. Affectée, Anne Wafula réussit néanmoins à continuer l’école, jusqu’à devenir la première de sa famille à être diplômée de l’université.

Sa découverte du sport

Jusqu’ici, le sport n’est pas intervenu dans sa vie. Il va encore falloir quelques péripéties, qui commencent lorsqu’elle rencontre un jeune britannique du nom de Norman Strike. Ils se plaisent mutuellement, si bien qu’Anne Wafula le rejoint chez lui, en Angleterre. Ils se marient, et c’est alors qu’elle a donné naissance à son fils qu’elle essaie son premier fauteuil roulant. Malgré les contraintes inhérentes à ce moyen de locomotion, c’est une nouvelle liberté qui s’offre à elle. Elle commence à aller à la salle de sport, puis découvre la course en fauteuil grâce à son prof de sport. Une expérience qui va très rapidement se transformer en nouvelle passion.

Sa carrière sportive

Entraînement après entraînement, Anne Wafula Strike s’améliore, si bien qu’elle est appelée par l’équipe nationale kényane pour participer aux Jeux paralympiques de 2004, devenant alors la première ressortissante d’Afrique sub-saharienne à concourir dans une course paralympique en fauteuil. À partir de 2006, c’est sous les couleurs de son pays d’adoption qu’elle concourt, profitant ainsi des équipes d’entraînements britanniques. La néo-internationale britannique arrive alors aux Jeux paralympiques Visa de 2007 et remporte la médaille de bronze du 400m, course dans laquelle elle était mal engagée sur la fin, à bout de force, mais ayant quand même réussi à se mobiliser pour décrocher la plus belle récompense de sa carrière. Elle a également détenu pendant un moment les records de Grande-Bretagne du 100m et du 200m.

Son militantisme

Anne Wafula Strike va pleinement utiliser la plateforme médiatique durement gagnée pour mettre en avant les combats qui lui tiennent à cœur. Si elle peut motiver les jeunes filles à se battre pour leurs objectifs, alors elle va se donner à fond pour les accompagner. Son secret, qu’elle a érigé comme un mantra : “ne jamais renoncer”. Elle participe à de nombreuses courses de charité pour récolter de l’argent pour des associations luttant aux côtés des droits des athlètes atteints de handicaps. Elle a donné naissance à une fondation pour offrir des fauteuils roulants aux jeunes enfants africains, se rappelant qu’elle-même avait dû attendre d’arriver en Angleterre pour obtenir le sien, ainsi qu’à la Olympia-Wafula Foundation, qui travaille avec de nombreux pays du Commonwealth.

Son militantisme a également pu être observé à un niveau institutionnel, rejoignant en 2015 UK Athletics pour les questions d’accessibilité au sport, en charge des campagnes pour l’inclusion et la diversité à partir des Jeux de Rio. Elle explique :

“J’ai vu la douleur dans les yeux de jeunes filles dont les ambitions ont été anéanties simplement parce qu’elles sont des filles ; j’ai vécu les difficultés auxquelles les Noirs sont confrontés pour être reconnus comme égaux, même en 2020″

c’est pourquoi elle veut faire changer les choses.

Les changements qu’elle inaugure dépassent même le secteur du sport professionnel, que ce soit dans l’industrie ou dans la vie de tous les jours. Pour son engagement sans faille, Anne Wafula Strike a été décorée membre de l’Empire britannique (MBE) par la reine d’Angleterre.

Terminons par ses propres mots :

“Ability is what you are capable of doing. Motivation determines what you do. Attitude determines how you do it ».

Une première pour le Kenya

En 2004, elle devient la première la sub-saharienne, et donc kényane à participer aux Jeux Paralympiques.

En athlétisme

  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques Visa

Médiatique

  • Membre de l’Empire britannique​

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Anja Andersen – La révolutionnaire du handball

Anja Andersen

Anja Andersen - La révolutionnaire du handball

1969 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Il y a des sportives qui marquent leur sport au point de leur offrir une médiatisation nouvelle et de les sortir du conservatisme pour permettre à la discipline de s’émanciper. Anja Andersen est de ces sportives : par son caractère et ses gestes techniques, elle a révolutionné le handball.

Anja Andersen n’est pas une handballeuse comme les autres. Ou du moins, elle ne l’était pas à son époque. Si les gestes techniques sont aujourd’hui partis prenants de la panoplie des joueuses arrières, ce n’était pas forcément le cas à son époque. Ses caractéristiques représentatives sont principalement une créativité hors norme

et une agressivité qui se retrouve autant dans son jeu offensif que dans son caractère. Elle a ainsi grandement participé à révolutionner le handball, notamment dans son aspect spectaculaire, par un style envoûtant.

Une enfant marginalisée

Petite déjà, Anja Andersen se sentait marginalisée par la société danoise, plutôt conservatrice. Pour contrer ce sentiment, la jeune fille va alors développer un caractère fort et assumé pour se distinguer. Ce trait de personnalité, elle va complètement l’incorporer à sa pratique du handball, qu’elle découvre très tôt. À l’image de la société, le handball était alors englué dans un certain conservatisme, qui l’empêchait de pleinement s’ouvrir à de nouveaux publics. Andersen va rapidement devenir une de celles qui vont chambouler le petit monde du handball.

Influencée par les Harlem globetrotters

Anja Andersen affirme être influencée dans son style de jeu par le basketball, et particulièrement les Harlem Globetrotters, équipe de freestylers se déplaçant à travers le monde pour offrir aux spectateurs des performances plus proches du show que du simple match. Au-delà de l’équipe adverse, la Danoise prend en compte le public pour choisir quelle stratégie adopter et quel geste technique réalisé. Un choix permis par une capacité technique très au-dessus de la moyenne, capable de réaliser n’importe quelle forme de tir depuis presque tous les recoins de la zone. Elle tente absolument TOUT : tour sur elle-même avant de marquer, tir dans le dos ou entre les jambes, “kung-fu”, tirs en suspensions… et elle marque ! Ajouté à cela des célébrations à la hauteur de ses exploits, et vous comprendrez aisément pourquoi son arrivée dans le monde professionnel du handball en a transformé les codes à jamais.

Une pillière en club et en sélection

Apparaissant sur la scène professionnelle à la fin des années 1980, Anja Andersen se fait surtout un nom au début des années 1990, après son arrivée au sein du club norvégien du Bækkelagets SK. C’est surtout au sein d’une équipe nationale danoise en pleine construction qu’elle va briller. Elle mène notamment sa nation sur la deuxième marche du podium des championnats du monde 1993, pour la première fois depuis 31 ans. Avant de remporter l’or européen en 1994, l’or mondial en 1996, et de monter sur la plus haute marche européenne pour la deuxième fois en 1997.

Le titre olympique

Mais la plus belle réussite de sa carrière s’est, sans aucun doute, déroulée à Atlanta : menées en finale de quatre buts par la Corée du Sud de Lim O-kyeong, les Danoises comblent leur retard et arrachent les prolongations, avant de prendre l’avantage et de ne plus le lâcher. Andersen, autrice de onze réalisations lors de l’ultime match de la compétition, mène les siennes vers l’or olympique, pour la première participation du Danemark aux JO en handball, lançant ainsi sans encore le savoir une dynastie pour les huit années suivantes. Anja est élue très logiquement meilleure handballeuse du monde en 1997, symbole de son emprise sur le jeu et de son importance pour la médiatisation du handball.

Une joueuse impulsive

Si personne ne met en doute son talent et sa capacité à faire se soulever les foules, amenant de nouveaux spectateurs à un sport qui en avait cruellement besoin, c’est son caractère qui a tendance à diviser. L’exemple le plus flagrant étant sa mise en retrait de l’équipe nationale juste avant les JO de 1996 pour mauvais comportement sur et en dehors des terrains, ce qui aurait pu changer l’histoire du handball danois si elle n’avait finalement pas été réintégrée. Anja Andersen est souvent expulsée au cours des matchs pour ses excès comportementaux, voyant fréquemment rouge. Cela ne l’empêche tout de même pas d’évoluer plus de dix ans en équipe nationale, prenant part à quelque 133 matchs pour 725 buts marqués. Les nombres auraient pu être encore plus conséquents si des problèmes cardiaques ne lui avaient pas fait arrêter sa carrière prématurément en 1999, à un an des Jeux.

Le coaching

Mais penser que ce malheur l’empêcherait de continuer à marquer l’histoire du handball, c’est avouer très mal connaître Anja Andersen. Fraîchement retraitée, la Danoise ne tarde pas à trouver de la place sur un banc, pour devenir entraîneuse. Ce changement de cap s’effectue au Danemark, son pays, qui est en pleine ascension ininterrompue dans la hiérarchie internationale du handball. Là encore, elle casse les codes en prônant un style de coaching aux antipodes des traditions danoises : laisser le plus de place possible au dialogue et à la créativité des joueuses. Elle prend les commandes du club de Slagelse en 2000, et ne quittera ses fonctions qu’après avoir remporté trois Ligues des champions en 2004, 2005 et 2007. De nouvelles prestigieuses lignes écrites à la suite d’un palmarès déjà exceptionnel. On peut également évoquer ses expériences de coach auprès de l’équipe nationale serbe ou de l’équipe masculine de Viborg. Andersen quitte le monde du handball en 2015 pour se consacrer à de nouveaux projets.

Par son palmarès comme par son influence et son niveau de jeu, Anja Andersen est aujourd’hui considérée comme une des meilleures joueuses de l’histoire du jeu. C’est pour cette raison qu’elle est logiquement introduite au Hall of Fame de sa discipline, ayant fait partie des plus éminentes ambassadrices d’un sport qui ne demandait qu’une tête de proue un peu fantasque pour s’émanciper de ses carcans traditionnels, modelant le handball à son image.

Première championne olympique

En 1996, le Danemark devient pour la première fois championne olympique. Anja était dans l’équipe.

Faire le show

Anja Andersen adorait faire le show durant ces matchs. L’objectif était de mettre des étoiles dans les yeux des spectateurs. Encore aujourd’hui, des vidéos de ses tirs improbables impressionnent les internautes, inspirant certains dans leur pratique.

En tant que joueuse

  • 1x Championne olympique
  • 1x Championne du Monde
  • 1x Vice championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Vice championne du monde junior
  • 2x Championne d’Europe
  • 2x Coupe d’Europe
  • 1x Ligue norvégienne
  • 3x Championne d’Allemagne
  • 3x Coupe d’Allemagne

En tant que coach

  • 3x Champions League
  • 3x Ligue du Danemark
  • 1x Coupe des vainqueurs de coupe

Sportives

  • Hall of Fame du handball européen (EHF)
  • Hall of Fame du sport danois
  • 1x Meilleure joueuse du Monde
  • 1x Meilleure arrière gauche des Jeux olympiques
  • 1x Meilleure joueuse du Championnat d’Europe

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Gwendoline Matos

Karine Joly – Son terrain de jeu, le ciel

Karine Joly

Karine Joly - Son terrain de jeu, le ciel

1981 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Le début de vie de Karine Joly se déroule bien loin des airs. Après une enfance passée dans le bassin lyonnais, elle poursuit des études en design et architecture d’intérieur à la capitale. Pour marquer l’anniversaire de ses 18 ans, ses parents lui offrent un vol en tandem, censé lui faire éprouver de nouvelles sensations. Les parents étaient très loin d’imaginer que Karine Joly prendrait autant son pied, elle qui raconte que ce qu’elle a ressenti était si fort qu’elle a immédiatement souhaité vouloir apprendre à sauter toute seule. Une formation qu’elle a complétée cinq ans plus tard, en 2003. Architecte de yachts à Monaco pendant sept ans, la répétitivité de son quotidien finit par la décider de pleinement se lancer professionnellement dans le parachute, la discipline perdant peu à peu son caractère militaire au profit d’un sport ouvert au plus grand 

nombre, et passant d’un aspect cascade à un haut niveau de sécurité et de contrôle.

Comment s’entraîner

Karine Joly raconte qu’avant de pouvoir envisager de donner quelconque forme à ses sauts dans le vide, il faut tout d’abord habituer son corps à sauter d’un avion en parachute, ce qui est loin d’être une sensation naturelle. Mais une fois cette barrière mentale franchie, la liberté s’offre à elle. D’autant plus que ce sont des heures d’entraînement et de répétition des gestes qui sont nécessaires avant de pouvoir réussir les premiers sauts, pour ne pas être dans l’inconnu. Cela demande une discipline à l’entraînement qui lui a été inculqué par le karaté, sport qu’elle a longuement pratiqué. Karine Joly est fascinée par les sensations “presque irréelles, […] que tu n’es pas censé connaître en tant qu’être humain” qu’elle éprouve après un parachutage. Avec en bonus une vue de la terre et de paysage à couper le souffle qu’offre la hauteur de 4.000 mètres depuis laquelle elle saute.

Début de carrière

Commence alors pour Karine Joly un parcours qui se développe étape par étape : d’abord parachutiste chez les jeunes espoirs puis au sein de l’équipe de France de parachutage sportif, avant d’obtenir en 2016 son brevet de moniteur de vol en 3D pour pouvoir réaliser l’intégralité des prestations que rend possible le parachutisme, notamment concernant la réalisation de figures dans les airs à plusieurs. Cela lui a permis de se lancer dans la compétition indoor (en intérieur). Tout cela pour pouvoir finalement se spécialiser dans une discipline bien particulière : le freefly, dans lequel elle se lance pleinement à partir de 2018 aux côtés de son compagnon Greg Crozier, rencontré lors d’un saut d’entraînement à Lyon.

Qu’est-ce que le freefly ?

Littéralement traduisible par “vol libre”, le freefly débute à partir du moment où l’on sort de la position traditionnelle pour sauter en parachute. Alors que d’ordinaire les sauteurs se mettent à plat ventre pendant leur chute avant de déployer leur parachute, les adeptes du freefly privilégient plutôt la position assise ou tête en bas, qui constituent les deux principales positions de la discipline, ou encore de biais pour pouvoir mieux se diriger dans les airs. Le but est ainsi de devenir le plus à l’aise possible. On assiste alors à une véritable danse dans le ciel, d’autant plus que des vols synchronisés et des constructions artistiques se mettent en place au-dessus de nos têtes. Le freefly constitue donc une discipline artistique du parachutage sportif.

Son palmarès

Karine Joly est avant tout une passionnée avant d’être une compétitrice dans l’âme. Ce qui ne l’a pas empêché de réunir un palmarès bluffant, et de repousser toujours plus loin les limites du freefly. À son actif, la française compte treize records du monde et deux titres mondiaux, entre autres réussites nationales et dans d’autres disciplines aériennes. Le couple Joly-Crozier est sacré mondialement pour la première fois en 2012, à l’occasion de la coupe du monde de freefly, dans une ambiance fair-play et de compétition seine entre adeptes des airs. Le deuxième titre date de 2018, dans un cadre australien absolument magnifique, qui avait donné pour Karine “une dimension encore plus forte à l’évènement”. Karine Joly est alors devenue la troisième femme à remporter la distinction suprême. Pour accéder à ces titres, il fallait d’abord rejoindre la compétition en étant intégré à l’équipe de France, ce qui n’est pas chose aisée, et qui rend la préparation beaucoup plus ardue que la compétition en elle-même. Car en freefly, il faut aussi prendre en compte tous ceux qui vont sauter avec vous.

Ses records

Les différents records de Karine Joly prennent formes avec des formations très différentes, par exemple pour un saut à 80 personnes en 2011, ou pour des tentatives avec plus de 200 personnes, ce qui demande une pleine maîtrise de son propre vol, et une attention particulière à ce que tout le monde peut faire autour de soi. Lors de la réalisation d’un record du monde, contrairement aux compétitions, les groupes sont librement constitués, et tous les meilleurs du monde sont conviés à participer. Le couple se fait notamment remarquer du grand public en 2024 à l’occasion de plusieurs sauts réalisés la nuit à travers le monde, qui les faisaient ressembler depuis la terre ferme à des météores déchirants le ciel, passant notamment au-dessus des pyramides de Gizeh ou encore du désert de l’Arizona. Karine Joly et son compagnon ont également chercher de nouvelles sensations en variant les altitudes et les lieux, comme lors d’un saut à 7.000 mètres face à l’Everest. Ce qui leur avait demandé 10 mois de préparation, entre demande d’autorisations et acclimatation. La nécessité d’atterrir sur une plateforme à 4.000 mètres constituait alors aussi une difficulté à résoudre.

Faire reconnaître sa discipline

Toutes ces expériences aussi bien exceptionnelles qu’enrichissantes, Karine Joly les a consignées en 2024 dans son autobiographie L’horizon des possibles, motivée par la volonté de rendre le skydiving plus accessible pour le grand public. En plus de ses records et titres internationaux, le couple Joly-Crozier a été honoré de la médaille de la jeunesse et des sports en 2020, et de la distinction de chevalière de l’ordre national du Mérite cette année.

Karine Joly est aussi, et surtout, une fan de sports, son temps libre se partageant entre musculation, ski, kitesurf et moto. Son mojo favori ? “Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais”. Une citation qu’elle semble toujours continuer à suivre à la lettre, en restant impliquée dans son sport après avoir pourtant tout gagné, en suivant les évolutions du freefly (entraînements en souffleries, augmentation du nombre de femmes…) et en devenant une des premières coachs d’une discipline qui n’en compte jusqu’ici que très peu.

Records en pagaille

En 2025, Karine détient une dizaine de records du Monde. Elle a notamment établi le premier record de nuit en 2024.

La troisième au monde

Elle est la troisième femme à remporter le titre mondial dans la catégorie freefly.

En freefly

  • 1x Championne du monde
  • 4x World Class Champion
  • 1x Vice championne d’Europe
  • 3x Championne de France
  • 6x Coupe de France
  • 16x Médaille d’or internationale
  • 8x Médaille d’argent internationale
  • 6x Médaille de bronze internationale

En D2W

  • 1x Vice-championne de France
  • 2x Podium en compétition

Médiatiques

  • Chevalière de l’Ordre National du Mérite
  • Médaille de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif
  • Médaille de la Ville de Nice
  • Ambassadrice du sport du département des Alpes-Maritimes

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    Gwendoline Matos

    Alicia Alonso – La Révolutionnaire de l’Opéra

    Alicia Alonso

    Alicia Alonso - La Révolutionnaire de l'Opéra

    1920 à 2019 - écrit par Sarah Chesneau

    Si vous vous intéressez au ballet, vous en avez probablement déjà entendu parler. Elle incarne la sensualité même et a su imposer son style dans le monde rigide de la danse classique : laissez-moi vous présenter l’histoire d’Alicia Alonso !

    Alicia Alonso naît en 1920 à la Havane à Cuba. Dès son plus jeune âge, elle semble être destinée à la danse, trottinant sur la pointe des pieds lorsqu’elle est chez elle, bougeant au rythme des musiques classiques que diffusait sa mère dans le salon. Son inscription à la société musicale de la Havane à l’âge de neuf ans est donc une évidence pour elle. C’est ainsi qu’elle commence le ballet et ses débuts sont remplis de succès. En effet, deux ans après son inscription, alors qu’Alicia n’a que onze ans, 

    elle interprète la valse de la Beautiful of the forest sur la scène de l’ancien auditorium de la Havane.

    Direction les Etats-Unis

    Elle poursuit son étude du ballet à Pro-Art Musical Society dans la capitale cubaine puis s’envole pour les Etats-Unis, ne pouvant résister à l’appel de « l’american dream ». C’est à New York qu’elle atterrit : elle a alors quinze ans. Poursuivant son rêve, elle est prise à l’American Ballet Caravan et travaille avec acharnement. La même année, elle rencontre Fernando Alonso, avec qui elle se marie. Aux Etats-Unis, Alicia connaît le succès : à partir de 1938, elle danse dans des comédies musicales à Broadway, dont Great Lady puis elle décroche une place de soliste au American Ballet, dont elle est membre fondateur, pour les deux années suivantes.

    Devenue malvoyante

    Cependant, un événement va bouleverser sa vie. En 1942, alors qu’elle performe sur scène, elle subit un décollement de la rétine qui la laisse presque aveugle. Elle se fait opérer, mais le mal est fait, la jeune femme est condamnée à ne distinguer plus que les ombres pour le reste de sa vie. Si son opération la force à rester alitée durant près d’un an et demi, cela ne l’empêche pas pour autant de danser, simplement, elle le fait avec ses doigts, à l’aide de sa mémoire. Comme elle aime si bien le dire :

    « Moi, je danse dans ma tête. »

    Son interprétation de Giselle

    De retour sur scène en 1943, elle est prise au Metropolitan Opera House de New York, où elle interprète pour la première fois le personnage de Giselle, dans le ballet éponyme.

    Giselle, nombreux sont ceux qui associent la célèbre danseuse à ce nom et pour cause ! Tout au long de sa vie, Alicia Alonso n’a cessé de réinventer ce personnage, créé pour elle selon certains. Durant un demi-siècle, Alicia joue Giselle en ne cessant jamais de l’enrichir et de la perfectionner. Elle avoue :

    « Je n’ai jamais dansé deux fois la même Giselle. »

    Comment danser en étant malvoyante ?

    Pendant de nombreuses années, elle effectue des tournées mondiales dans des pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Son secret pour danser avec une vue plus que limitée ?

    Avec l’aide de son mari, elle met en place un ingénieux système d’éclairage de différentes couleurs pour la guider sur scène. Alicia apprend également les positions de ses coéquipières et coéquipiers par cœur.

    Une chorégraphe

    Mais la renommée d’Alicia Alonso ne s’arrête pas à son rôle de danseuse, il s’étend à ses qualités de chorégraphe. Tout commence en 1948 quand elle décide de quitter les États-Unis pour retrouver son pays natal. Là-bas, elle y fonde sa propre compagnie et école de ballet, qui devient en 1959 le Ballet national de Cuba grâce à l’aide financière de Fidel Castro. Elle renonce donc pour un moment à sa popularité aux Etats-Unis pour se consacrer pleinement aux activités de sa compagnie, avec qui elle part en tournée à travers les pays d’Amérique du Sud. Alicia s’investit également dans la promotion du ballet à Cuba, notamment en participant au développement de la fondation de l’École nationale d’art.

    Son style artistique

    Son style unique, mélange de rythme, sensualité et grande technicité, fait la renommée de l’établissement qui s’inscrit bientôt en tant qu’un des meilleurs du monde. La danseuse réussit également un autre exploit : faire venir des hommes pour danser dans son ballet. En effet, durant les années 50 à Cuba, les danseurs étaient considérés comme des homosexuels et les premières tentatives d’Alicia se sont souvent soldées par des moqueries.

    Ses propres ballets

    Dès l’année 1951, elle crée ses propres ballets, interprète dans les plus grands opéras du monde, dont celui de Paris. Elle ne manque pas de chorégraphier a son goût certains grand classiques, à l’image de La belle au bois dormant ou encore Don Quichotte.

    Alicia rentre définitivement dans la légende lorsqu’elle reçoit le prestigieux titre « Prima ballerina assolita », accordé aux meilleures ballerines. Elle est d’ailleurs la seule latino-américaine de l’Histoire à l’avoir obtenu. Elle arrête de danser à l’âge de 74 ans, mais continue de chorégraphier et d’enseigner jusqu’à sa mort en 2019, à l’âge de 98 ans.

    Une ballerine malvoyante

    Alicia est la première danseuse classique malvoyante à interpréter des grands rôles comme Giselle ou Carmen.

    Une prima ballerina assolita

    Elle est la seule Latino-américaine de l’histoire à avoir été « prima ballerina assoluta ».

    Longévité

    La Cubaine a interpréter des rôles principaux ou secondaires jusqu’à ses 75 ans.

    Médiatiques

    Au cours de sa vie, Alicia Alonso a reçu 122 distinctions nationales et 180 au niveau international. Permis elles :

    • L’Ordre du Premier Degré Félix Varela et Lázaro Peña
    • L’Ordre José Martí
    • L’Ordre des Arts et des Lettres
    • L’Ordre de la Légion d’Honneur
    • La nomination en tant qu’ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO
    • Le prix de création d’Estrémadure
    • La Médaille d’or du Gran Teatro de La Havane
    • La Médaille d’or du Círculo de Bellas Artes
    • …

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    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann

    Annette Kellermann - La sirène qui a révolutionné la natation

    1886 à 1975 - écrit par simon ménard

    Annette Kellermann, c’est d’abord une histoire d’amour entre une femme et un sport, la natation. Une passion qui la pousse à casser les codes et à se battre pour pouvoir vivre pleinement son idylle comme elle l’entend, faisant fit des mauvaises langues jusqu’à devenir une icône au-delà des bassins.

    Annette Kellermann voit le jour en 1886 en Australie. A l’âge de six ans, les médecins lui diagnostiquent une poliomyélite, ou polio, une maladie contagieuse s’attaquant au système nerveux entraînant dans la plupart des cas une paralysie des jambes. Cela oblige la jeune fille à se déplacer en béquille et à porter des jambières de métal afin 

    de retrouver de l’équilibre et se remettre de la maladie. Pour renforcer ses jambes, sa mère française et son père, musiciens de profession, la mettent à la natation dans le but de renforcer ses membres inférieurs. C’est dans ce contexte douloureux et dans un premier temps médical qu’Annette Kellermann découvre les bassins dans une piscine du nord de Sydney.

    La réalité de la natation

    Si cette pratique est autant encouragée, cela tient en partie au fait que les femmes sont acceptées dans le monde de la natation en rapport à l’absence de contacts et de violence qui offre alors un spectacle jugé acceptable par les bien-pensants du XIXe siècle.

    Une renaissance

    Encore loin de ces considérations, la jeune Annette s’épanouit dans l’eau, si bien que ses jambes regagnent la même puissance que ses camarades. Mais Kellermann ne s’arrête pas à cette réussite. Prise de passion pour la natation, elle se donne toute entière aux entraînements. À l’âge de quinze ans, elle remporte sa première compétition de vitesse, et fait preuve d’une maîtrise parfaite des différentes nages, la brasse et le crawl. Son attrait pour les bassins l’amène même à réaliser des plongeons depuis des hauteurs impressionnantes. Aucune des disciplines liées à la natation ne lui échappe, que les distances soient courtes ou longues. À 19 ans, elle fait partie des premières femmes à tenter la traverser de la manche à la nage. Bien qu’infructueuse puisqu’ayant été forcée de déclarer forfait au bout de dix heures de nages à cause d’un temps capricieux qui a déjoué ses plans minutieusement préparés, cette tentative prouve, s’il le fallait encore, que rien dans la natation ne l’effraie, et qu’elle est prête à beaucoup de sacrifices quitte à y consacrer des jours et des semaines. Toujours en 1905, Annette Kellermann est la seule femme parmi huit concurrents à s’essayer à la traversée de Paris à la nage. Elle boucle les 11,6km en 4h58, terminant ainsi à la quatrième place. Elle améliore l’année suivante son temps d’une heure. Des performances tout à fait remarquables.

    Une problèmatique

    Annette Kellermann n’est pas seulement une championne maîtrisant son art à la perfection : c’est une révolutionnaire face aux normes de son époque. Avant elle, les femmes étaient obligées de porter des maillots couvrants bras et jambes et dans des tissues amples, pour coller aux normes et ne pas incommoder les hommes. Mais ces “costumes de bains” sont loin de permettre de réaliser des exploits, les femmes étant entravées dans ces maillots de bain. Lors de sa première tentative de traversée de la manche, elle est notamment entravée dans ses mouvements par sa combinaison faite d’un pantalon cousue à une chemise.

    Création du maillot une pièce

    Annette Kellermann s’attèle donc à trouver une solution, et conçoit de ses propres mains une tenue adaptée à la pratique féminine de la natation afin de libérer les mouvements des femmes dans l’eau. Cela prend la forme d’une combinaison une pièce moulante et à manche courte, qui libère bras et jambes. Voulant ne pas être la seule à en profiter, elle conçoit et met en vente sa propre gamme de maillot de bain féminin. Les Kellermann’s ainsi nommés font face à des critiques des observateurs contemporains, mais remportent rapidement un grand succès, les performances que ces maillots de bain permettent étant sans commune mesure avec ceux d’alors. On lui reproche d’immoralement exposer les corps féminins, alors même que les hommes sont autorisés à nager nue. Elle fait fit des menaces et se donne corps et âme dans sa réforme, ce qui lui doit une arrestation sur une plage de Boston en 1907 pour “indécence” alors qu’elle se promenait en maillot de bain. La jeune femme convainc le juge du bien-fondé de ce nouveau maillot, qui la relaxe malgré ses nombreuses récidives. Les femmes sont alors autorisées à porter ces maillots, à condition d’arriver au bord des bassins en jupe. Annette Kellermann devient ainsi la pionnière du maillot de bain moderne.

    Une sirène

    Ses parents lui ont offert de par leur profession une éducation mettant en valeur la performance artistique. C’est pourquoi, alors qu’elle déménage à Melbourne avec sa famille, qu’Annette Kellermann se produit en tant que sirène dans l’aquarium de la ville pour gagner un peu d’argent. Cet attrait pour le domaine artistique lui ouvre les portes du ballet et de la natation synchronisée, une discipline qu’elle va grandement participer à populariser. Elle se produit avec sa troupe en Australie, en Europe et aux Etats-Unis devant des foules de spectatrices et spectateurs admiratifs. Son spectacle “la femme parfaite” attire de très nombreux spectateurs et l’emmène jusqu’à l’Alhambra à Paris. La presse est si séduite qu’elle est comparée à la Vénus de Milo.

    Le cinéma

    Le monde du cinéma est aussi séduit que le reste du monde, si bien que son charisme et sa maîtrise de la natation lui permettent de tourner dans plusieurs films. Même alors qu’elle s’essaie aux caméras hollywoodiennes, Annette Kellermann ne quitte pas totalement les bassins. La plupart de ses films, de La Fille de Neptune (1914) à Queen of the Sea (1918), gardent un rapport très fort avec l’eau et la nage. Fidèle à elle-même, elle réalise ses propres cascades, à l’image d’un plongeon de 28m de haut. Elle fait scandale, pour la seconde fois après ses maillots, en 1916 lorsqu’elle devient la première femme à apparaître nue à l’écran dans La fille des Dieux, avec seulement ses cheveux en tout et pour tout afin de dissimuler sa poitrine. En 1952, un biopic lui est consacré sous le titre de Million Dollar Mermaid ou La première sirène, avec dans le rôle principal une nageuse ayant marché dans les pas d’Annette pour se lancer dans le cinéma, Esther Williams.

    Sa fin de vie

    Annette Kellermann meurt à l’âge de 89 ans, en 1975. Sa vie consacrée à la natation a été agrémentée par la rédaction de livres de conseils beauté et santé. Alors qu’à 40 ans un journaliste lui demande comment peut-elle être encore aussi performante dans ses spectacles de natation synchronisée, elle répond qu’elle ne boit pas d’alcool ou de café et ne mange plus de viande pour favoriser sa bonne santé et donc ses performances. Ses cendres sont dispersées au-dessus de la grande barrière de corail, au large de l’Australie, permettant à la nageuse d’exception et pionnière de ce sport de retourner à son élément pour l’éternité. Elle possède aujourd’hui une étoile à son nom sur le Hollywood Walk of Fame.

    Traverser la Manche

    Elle est l’une des premières femmes à tenter la traversée de La Manche. Elle n’arrivera pas au bout dû au mauvais temps.

    Traverser les capitales à la nage

    Annette Kellermann est une des premières nageuses à traverser Paris par la Seine et Londres par le Danube. Elle la fait plusieurs fois !

    En natation

    • 2x Championne de la Nouvelle-Galles du Sud sur le 100 yard et le mile
    • 1x Quatrième de la traverser de Paris

    Sportive

    • Hall of Fame international de la natation internationale

    Médiatique

    • Victorian Hoour Roll of Women
    • Hollywood Walk of Fame

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