Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
Marguerite Broquedis – La Déesse avant la Divine

Marguerite Broquedis – La Déesse avant la Divine

Marguerite Broquedis

Marguerite Broquedis - La Déesse avant La Divine

1893 à 1983 - écrit par Marie fournier

Avant Suzanne Lenglen, il y eut Marguerite Broquedis. Première femme française sacrée championne olympique en 1912, surnommée la « Déesse » par la presse. Cette pionnière du tennis a révolutionné son sport avant de choisir l’anonymat. Retour sur son histoire.

Née en 1893 à Pau, Marguerite Broquedis grandit dans une famille bourgeoise où le sport de raquette est une religion. Son père, Émile, est fabricant de raquettes et maître paumier, autrement dit un entraîneur spécialiste du jeu de paume. En 1904, toute sa famille déménage à Paris dans le 16e arrondissement. Là-bas, son père venait 

d’acquérir une salle de jeu de paume et de tennis. Naturellement avec ses deux frères, Marguerite se met à pratiquer le jeu de paume avant de se tourner avec le lawn-tennis, l’ancêtre de la raquette et de sa balle jaune. Cette rivalité fraternelle forge son jeu : souplesse, vigueur et vision tactique deviennent ses armes. En 1910, la joueuse âgée de 17 ans, prend part à ses premiers tournois qui se déroulent alors dans les beaux quartiers des grandes villes et les lieux prisés de la haute société.

Un style de jeu jamais vu

Très vite, Marguerite se distingue par son style bien particulier. Les spectateurs de l’époque se souviennent de ses matchs au Racing et à l’île de Puteaux, même si elle n’y décroche aucun titre. En 1911, la Française participe au tournoi de Neuilly, où s’affronte les meilleures joueuses du pays. Marguerite arrive en finale face à Mademoiselle Régnier. Elle y remporte le premier set aisément avant de deux perdre les deux suivants. Cette même année, elle se distingue au championnat de France, devenue Rolland Garros, où elle montre tout son talent. En effet, sur cette compétition, la joueuse gagne le titre en double mixte avec André Gobert puis décroche l’argent en simple (s’inclinant 6-2 / 7-5 face à Jeanne Matthey).

Direction les Jeux Olympiques

Son talent n’échappe pas à Pierre de Coubertin lui-même qui, malgré son sexisme notoire, la pousse à participer aux Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm. Pour s’y rendre, la jeune joueuse doit payer son trajet en train, son logement ainsi que sa nourriture une fois arrivée à destination. Elle parvient à réunir les fonds nécessaires. Ainsi entre le 28 juin et le 5 juillet, la Française prend part aux deux tournois à l’extérieur. Marguerite arrive à Stockholm auréolée du titre de championne du monde en simple, remporté quelques jours avant les Jeux. La presse de l’époque salue sa victoire :

« Dans la finale dames, l’amour-propre national a eu quelque baume. Mademoiselle Broquedis a été pour la circonstance la douce infirmière de sa cuisante blessure. Avec une souplesse et une adresse qui emballèrent l’assistance, elle a triomphé de sa rivale, Mademoiselle Rieck. »

Sur le simple, Marguerite prouve qu’elle mérite amplement ce titre puisqu’elle élimine une à une ses adversaires, remontant même un retard en finale face à l’Allemande Dorothea Köring. Sur le double mixte, elle s’associe avec Henry Albert Canet. Le duo perd en demi-finale face à la paire allemande, composée de Köring qui prend alors sa revanche. En petite-finale, les Français·ses rebondissent et battent Magdalene Rieck et Oscar Kreuzer.

Une domination

Revenue au pays, Marguerite Broquedis enchaîne les grands résultats sans difficultés. Elle remporte notamment deux Roland Garros de suite en simple. D’ailleurs en 1914, la joueuse signe une victoire historique en finale face à la future star du tennis, Suzanne Lenglen (il s’agit de sa seule défaite sur ce tournoi). Ajouter à ses victoires, une magnifique deuxième place en double mixte à Wimbledon.

La première guerre mondiale

La Première Guerre mondiale interrompt brutalement les compétitions. Cette période va être extrêmement compliquée pour Marguerite Broquedis. Les combats emportent son frère Louis et ses cousins germains. Son deuxième frère, Eugène, est grièvement blessé et restera paralysé du bras droit à vie.

Retour sur les cours

Ces épreuves, la Française arrive à les surmonter. Elle reprend la compétition en 1920. Après plusieurs années d’absence, Marguerite Broquedis montre qu’elle est toujours au niveau des meilleure. Entre 1920 et 1924, elle prouve qu’elle reste au niveau des meilleures en atteignant six finales de Roland-Garros, dont trois face à Suzanne Lenglen. Si elle s’incline systématiquement face à la « Divine », elle remporte néanmoins le double dame avec Yvonne Bourgeois et le double mixte avec Jean Borotra en 1924. Sur cette période, elle fait une deuxième apparition aux Jeux Olympiques. Celle-ci est moins glorieuse que la première. Elle termine quatrième du double dame avec Yvonne Bourgeois et perd dès son entrée en lice en double mixte face à une paire états-unienne.

Après une dernière victoire en finale du double mixte à Roland-Garros en 1927, elle quitte définitivement les courts en 1930, laissant derrière elle les traces d’une pionnière.

Changer les codes

Au-delà de ses performances sportives, Marguerite Broquedis révolutionne son sport. Elle est l’une des premières à jouer avec une jupe raccourcie, les cheveux courts et sans corset. Lors de sa victoire olympique de 1912, elle ose se présenter sur le podium devant le roi de Suède en jupe-culotte plutôt qu’en robe traditionnelle, un geste choque pour l’époque.

L’après carrière

Une fois sa carrière terminée, la Française s’éloigne du sport et de la sphère médiatique afin de pouvoir s’occuper de sa famille en toute quiétude. En 1976, Valéry Giscard d’Estaing l’invite en tant qu’ancienne médaillé e olympique au palais de l’Elysée. Ce jour-là, le Président de la République la décore de la Légion d’Honneur. Elle décède en 1983 dans un grand anonymat qu’elle avait toujours souhaité comme le précise Le Monde :

« Marguerite Broquedis n’aimait pas les honneurs et se fichait qu’on l’oublie. Le tennis, elle en avait tourné la page. »

Aujourd’hui, grâce notamment à une bande dessinée consacrée à sa vie, le nom de Marguerite Broquedis refait surface et rappelle le poids de cette femme dans l’histoire du tennis français.

Première championne olympique

En 1912, Marguerite Broquedis devient la première Française championne olympique.

La seule à avoir battu La Divine

En 1914, elle est la seule à avoir réussi à battre Suzanne Lenglen à Roland Garros en simple.

En simple

  • 1x Championne olympique
  • 1x Championne du Monde
  • 2x Roland Garros
  • 2x Deuxième de Roland Garros

En double

  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Olympiques
  • 4x Roland Garros
  • 3x Deuxième Roland Garros
  • 1x Deuxième de Wimbledon

Médiatique

  • Légion d’Honneur

    Découvrez d'autres sportives

    Laura Dahlmeier – Attachée à vie à la montagne

    Vous avez sûrement vu son nom aux infos à l’été 2025 à cause de l’accident qui a causé sa mort mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le destin tragique de Laura Dahlmeier ? Laura naît en 1993 en Allemagne dans une zone montagneuse de Bavière. Elle...

    Les goitschel – Un duo de soeurs légendaire

    Lorsque l’on se penche sur les sœurs ayant marqué l’histoire du sport, il est impossible de passer à côté des sœurs Goitschel. Dans les années 60, Christine et Marielle dominent les pistes au plus haut niveau pendant une décennie. En 1964, ces pionnières des JO...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Marguerite Broquedis – La Déesse avant la Divine

    Lisa Leslie – La reine du parquet

    Lisa Leslie

    Lisa Leslie - La reine du parquet

    1972 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

    Star incontestable du basket américain, elle a marqué les esprits par ses exploits sportifs tant au niveau national qu’en internationale : il s’agit évidemment de Lisa Leslie !

    Lisa Leslie naît en 1972 aux Etats-Unis, et plus précisément à Compton en Californie, ville qui a vu grandir de grandes star du basket, dont Dennis Johnson et Eddie Murray. Elle était donc comme prédestinée à en devenir une elle aussi. Élevée par sa mère seule, elle s’initie au basket en arrivant au collège. Encouragée par ses camarades à rejoindre l’équipe de son établissement. À la première séance, le coach demande de séparer les gauchères des droitières. Seule à gauche, elle décide d’entraîner sa main droite devenant ainsi ambidextre. Alors contrainte de jouer dans une équipe 

    de garçons par manque de basketteuses dans son collège, elle prend confiance en ses capacités de jeu et progresse à une vitesse folle.

    Une jeune joueuse d’exception

    C’est véritablement au lycée que sa passion pour ce sport se développe. Lisa affirme d’ailleurs dans son autobiographie :

    « J’avais l’impression d’appartenir à la salle de gym peut-être plus que n’importe où ailleurs ».

    Son succès y est fulgurant ! Elle est la principale scoreuse de son équipe et les mène au championnat de l’État de Californie en 1989 avec une moyenne de 27 points par match. En plus du championnat universitaire, elle intègre l’équipe nationale américaine en catégorie U19 en tant que plus jeune membre. Elle est âgée de 17 ans. Mais cela n’est rien comparé à l’exploit qu’elle réalise en 1990. Son match face à South Torrance est resté ancré dans les annales du basket américain et pour cause : à seulement dix sept ans, Lisa Leslie parvient à marquer 101 points en seulement une mi-temps ! Avec un score de 102 à 24 au bout de vingt minutes, tous les paniers, à l’exception d’un, sont marqués par Lisa. Ce match phénoménal propulse sa carrière. Elle choisit d’intégrer l’université de Californie du Sud où elle brille durant quatre ans pendant lesquels elle joue près de 120 matchs avec une moyenne de 20 points. Elle en est récompensée par pas moins de trois titres de All-American et le prix Naismith College Player of the Year en 1994. Par la suite, Lisa intègre la WNBA avec les Sparks de Los Angeles.

    La WNBA

    Les débuts de l’équipe sont difficiles et elles peinent à remporter des titres. Mais ce n’est pas cela qui décourage Lisa et c’est avec persévérance qu’elle gagne la WNBA en 2001, victoire accompagnée par l’obtention du titre de Sportswoman of the Year de la Women’s Sports Foundation. L’année suivante est marquée par l’autre exploit qui fait une partie de la renommée de Lisa Leslie. En effet, elle parvient à dunker, et ceux avec une main, lors d’un match officiel de la WNBA : une première dans l’histoire du basket féminin ! Meme si l’équipe adverse remporte finalement le match, son geste n’en reste pas moins iconique et s’inscrit comme une source d’inspiration majeure pour de nombreuses basketteuses. Lisa est consciente de la portée de son geste et affirme dans une interview :

    « Quelque part, cela désarme certaines critiques et les jeunes femmes qui ont grandi avec ça peuvent voir l’image et s’en inspirer. Ce fut un moment qui a fait tomber une barrière. »

    Avec la sélection états-unienne

    Au niveau international, la star du basket n’est pas en reste. Sa carrière avec l’équipe nationale est impressionnante puisqu’elle cumule quatre médailles d’or olympique, gagnées de 1994 à 2008, et deux titres consécutifs de championne du monde, 1998 et 2002.

    Reconversion

    Une fois sa retraite sportive prise, en 2009, elle ne quitte pas tout à fait le monde du sport, travaillant en tant que commentatrice sportive pour NBC et ABC par exemple. Elle s’illustre aussi dans le rôle de coach et est notamment nommée entraîneur de l’année 2019 pour son rôle dans les victoires des Chicago Triplets.

    En-dehors de sa carrière sportive, Lisa Leslie est également égérie pour Armani, Tommy Hilfiger et Anne Klein, possède une licence de communication et une maîtrise en administration des affaires et joue quelques rôles en tant qu’actrice. En bref, elle a de quoi impressionner et inspirer les jeunes générations.

    Une pionnière

    En 2002, Lisa Leslie devient la première joueuse à dunker dans une ligue professionnelle.

    Un record de trophée

    Elle est co-détentrice du plus grand nombre de MVP obtenue en carrière en WNBA avec 3 titres.

    Plus de 100 points en une mi-temps

    Durant un match de lycée, la pivot a marqué 101 points en seulement 16 minutes. L’équipe adverse avait abandonné à la mi-temps. Ainsi, elle égalise le record de Cherryl Miller. 

    En club

    • 2x Championne WNBA
    • 1x Eurocup

    En sélection

    • 4x Championne olympique
    • 2x Championne du Monde
    • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
    • 1x Médaille d’or aux Goodwill Games
    • 1x Championne du Monde universitaire
    • 1x Jones Cup

    Sportives

    • Hall of Fame du Basket-ball
    • Hall of Fame du basket féminin
    • Hall of Fame de la FIBA
    • Hall of Fame de la WNBA
    • Deux maillots retirés, le 9 au Los Angeles Sparks et le 33 à USC
    • WNBA 10th, 15th, 20th et 25th Anniversary Team
    • 1x MVP du championnat du Monde3x MVP de la WNBA
    • 2x MVP des finales WNBA
    • 3x MVP du All-Star Game de la WNBA
    • 2x DPOY de la WNBA
    • 8x All-star WNBA
    • 1x All-World Cup First-Team
    • 8x All-WNBA First-Team
    • 4x All-WNBA Second-Team
    • 2x WNBA All-Defensive First-Team
    • 2x WNBA All-Defenvise Second-Team
    • 1x Meilleure scoreuse de la WNBA
    • 2x Meilleure contreuse de la WNBA
    • 3x Meilleure rebondeuse de la WNBA
    • 3x Meilleure basketteuse etats-unienne de l’année
    • 4x All Pac-10
    • 1x Naismith College Player of the Year
    • 1x USBWA National Player of the Year
    • 1x WBCA Player of the Year

    Médiatiques

    • 1x Naismith Prep Player of the Year
    • 1x Gatorade National Player of the Year
    • 1x Honda Sports Award
    • 1x Kodak All-American

    Découvrez d'autres sportives

    Laura Dahlmeier – Attachée à vie à la montagne

    Vous avez sûrement vu son nom aux infos à l’été 2025 à cause de l’accident qui a causé sa mort mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le destin tragique de Laura Dahlmeier ? Laura naît en 1993 en Allemagne dans une zone montagneuse de Bavière. Elle...

    Les goitschel – Un duo de soeurs légendaire

    Lorsque l’on se penche sur les sœurs ayant marqué l’histoire du sport, il est impossible de passer à côté des sœurs Goitschel. Dans les années 60, Christine et Marielle dominent les pistes au plus haut niveau pendant une décennie. En 1964, ces pionnières des JO...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Marguerite Broquedis – La Déesse avant la Divine

    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann

    Annette Kellermann - La sirène qui a révolutionné la natation

    1886 à 1975 - écrit par simon ménard

    Annette Kellermann, c’est d’abord une histoire d’amour entre une femme et un sport, la natation. Une passion qui la pousse à casser les codes et à se battre pour pouvoir vivre pleinement son idylle comme elle l’entend, faisant fit des mauvaises langues jusqu’à devenir une icône au-delà des bassins.

    Annette Kellermann voit le jour en 1886 en Australie. A l’âge de six ans, les médecins lui diagnostiquent une poliomyélite, ou polio, une maladie contagieuse s’attaquant au système nerveux entraînant dans la plupart des cas une paralysie des jambes. Cela oblige la jeune fille à se déplacer en béquille et à porter des jambières de métal afin 

    de retrouver de l’équilibre et se remettre de la maladie. Pour renforcer ses jambes, sa mère française et son père, musiciens de profession, la mettent à la natation dans le but de renforcer ses membres inférieurs. C’est dans ce contexte douloureux et dans un premier temps médical qu’Annette Kellermann découvre les bassins dans une piscine du nord de Sydney.

    La réalité de la natation

    Si cette pratique est autant encouragée, cela tient en partie au fait que les femmes sont acceptées dans le monde de la natation en rapport à l’absence de contacts et de violence qui offre alors un spectacle jugé acceptable par les bien-pensants du XIXe siècle.

    Une renaissance

    Encore loin de ces considérations, la jeune Annette s’épanouit dans l’eau, si bien que ses jambes regagnent la même puissance que ses camarades. Mais Kellermann ne s’arrête pas à cette réussite. Prise de passion pour la natation, elle se donne toute entière aux entraînements. À l’âge de quinze ans, elle remporte sa première compétition de vitesse, et fait preuve d’une maîtrise parfaite des différentes nages, la brasse et le crawl. Son attrait pour les bassins l’amène même à réaliser des plongeons depuis des hauteurs impressionnantes. Aucune des disciplines liées à la natation ne lui échappe, que les distances soient courtes ou longues. À 19 ans, elle fait partie des premières femmes à tenter la traverser de la manche à la nage. Bien qu’infructueuse puisqu’ayant été forcée de déclarer forfait au bout de dix heures de nages à cause d’un temps capricieux qui a déjoué ses plans minutieusement préparés, cette tentative prouve, s’il le fallait encore, que rien dans la natation ne l’effraie, et qu’elle est prête à beaucoup de sacrifices quitte à y consacrer des jours et des semaines. Toujours en 1905, Annette Kellermann est la seule femme parmi huit concurrents à s’essayer à la traversée de Paris à la nage. Elle boucle les 11,6km en 4h58, terminant ainsi à la quatrième place. Elle améliore l’année suivante son temps d’une heure. Des performances tout à fait remarquables.

    Une problèmatique

    Annette Kellermann n’est pas seulement une championne maîtrisant son art à la perfection : c’est une révolutionnaire face aux normes de son époque. Avant elle, les femmes étaient obligées de porter des maillots couvrants bras et jambes et dans des tissues amples, pour coller aux normes et ne pas incommoder les hommes. Mais ces “costumes de bains” sont loin de permettre de réaliser des exploits, les femmes étant entravées dans ces maillots de bain. Lors de sa première tentative de traversée de la manche, elle est notamment entravée dans ses mouvements par sa combinaison faite d’un pantalon cousue à une chemise.

    Création du maillot une pièce

    Annette Kellermann s’attèle donc à trouver une solution, et conçoit de ses propres mains une tenue adaptée à la pratique féminine de la natation afin de libérer les mouvements des femmes dans l’eau. Cela prend la forme d’une combinaison une pièce moulante et à manche courte, qui libère bras et jambes. Voulant ne pas être la seule à en profiter, elle conçoit et met en vente sa propre gamme de maillot de bain féminin. Les Kellermann’s ainsi nommés font face à des critiques des observateurs contemporains, mais remportent rapidement un grand succès, les performances que ces maillots de bain permettent étant sans commune mesure avec ceux d’alors. On lui reproche d’immoralement exposer les corps féminins, alors même que les hommes sont autorisés à nager nue. Elle fait fit des menaces et se donne corps et âme dans sa réforme, ce qui lui doit une arrestation sur une plage de Boston en 1907 pour “indécence” alors qu’elle se promenait en maillot de bain. La jeune femme convainc le juge du bien-fondé de ce nouveau maillot, qui la relaxe malgré ses nombreuses récidives. Les femmes sont alors autorisées à porter ces maillots, à condition d’arriver au bord des bassins en jupe. Annette Kellermann devient ainsi la pionnière du maillot de bain moderne.

    Une sirène

    Ses parents lui ont offert de par leur profession une éducation mettant en valeur la performance artistique. C’est pourquoi, alors qu’elle déménage à Melbourne avec sa famille, qu’Annette Kellermann se produit en tant que sirène dans l’aquarium de la ville pour gagner un peu d’argent. Cet attrait pour le domaine artistique lui ouvre les portes du ballet et de la natation synchronisée, une discipline qu’elle va grandement participer à populariser. Elle se produit avec sa troupe en Australie, en Europe et aux Etats-Unis devant des foules de spectatrices et spectateurs admiratifs. Son spectacle “la femme parfaite” attire de très nombreux spectateurs et l’emmène jusqu’à l’Alhambra à Paris. La presse est si séduite qu’elle est comparée à la Vénus de Milo.

    Le cinéma

    Le monde du cinéma est aussi séduit que le reste du monde, si bien que son charisme et sa maîtrise de la natation lui permettent de tourner dans plusieurs films. Même alors qu’elle s’essaie aux caméras hollywoodiennes, Annette Kellermann ne quitte pas totalement les bassins. La plupart de ses films, de La Fille de Neptune (1914) à Queen of the Sea (1918), gardent un rapport très fort avec l’eau et la nage. Fidèle à elle-même, elle réalise ses propres cascades, à l’image d’un plongeon de 28m de haut. Elle fait scandale, pour la seconde fois après ses maillots, en 1916 lorsqu’elle devient la première femme à apparaître nue à l’écran dans La fille des Dieux, avec seulement ses cheveux en tout et pour tout afin de dissimuler sa poitrine. En 1952, un biopic lui est consacré sous le titre de Million Dollar Mermaid ou La première sirène, avec dans le rôle principal une nageuse ayant marché dans les pas d’Annette pour se lancer dans le cinéma, Esther Williams.

    Sa fin de vie

    Annette Kellermann meurt à l’âge de 89 ans, en 1975. Sa vie consacrée à la natation a été agrémentée par la rédaction de livres de conseils beauté et santé. Alors qu’à 40 ans un journaliste lui demande comment peut-elle être encore aussi performante dans ses spectacles de natation synchronisée, elle répond qu’elle ne boit pas d’alcool ou de café et ne mange plus de viande pour favoriser sa bonne santé et donc ses performances. Ses cendres sont dispersées au-dessus de la grande barrière de corail, au large de l’Australie, permettant à la nageuse d’exception et pionnière de ce sport de retourner à son élément pour l’éternité. Elle possède aujourd’hui une étoile à son nom sur le Hollywood Walk of Fame.

    Traverser la Manche

    Elle est l’une des premières femmes à tenter la traversée de La Manche. Elle n’arrivera pas au bout dû au mauvais temps.

    Traverser les capitales à la nage

    Annette Kellermann est une des premières nageuses à traverser Paris par la Seine et Londres par le Danube. Elle la fait plusieurs fois !

    En natation

    • 2x Championne de la Nouvelle-Galles du Sud sur le 100 yard et le mile
    • 1x Quatrième de la traverser de Paris

    Sportive

    • Hall of Fame international de la natation internationale

    Médiatique

    • Victorian Hoour Roll of Women
    • Hollywood Walk of Fame

    Découvrez d'autres sportives

    Laura Dahlmeier – Attachée à vie à la montagne

    Vous avez sûrement vu son nom aux infos à l’été 2025 à cause de l’accident qui a causé sa mort mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le destin tragique de Laura Dahlmeier ? Laura naît en 1993 en Allemagne dans une zone montagneuse de Bavière. Elle...

    Les goitschel – Un duo de soeurs légendaire

    Lorsque l’on se penche sur les sœurs ayant marqué l’histoire du sport, il est impossible de passer à côté des sœurs Goitschel. Dans les années 60, Christine et Marielle dominent les pistes au plus haut niveau pendant une décennie. En 1964, ces pionnières des JO...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Marguerite Broquedis – La Déesse avant la Divine

    Marie Dorin-Habert – Du sang froid dans ses veines

    Marie Dorin-Habert

    Marie Dorin-Habert - Du sang froid dans ses veines

    1986 à aujourd'hui - écrit par marie fournier et Rodolphe Quilici

    Son parcours est une leçon de ténacité, de passion et dépassement de soi. Elle incarne la force d’une sportive capable de concilier une carrière à haut niveau, la maternité et l’engagement environnemental. Découvrez l’histoire de Marie Dorin-Habert !

    Née le 19 juin 1986 à Lyon, elle grandit au cœur des montagnes du Vercors. C’est dans ce décor qu’elle découvre à 13 ans le ski de fond, sa première passion. Très vite, l’adolescente se lance dans la compétition, montant de temps sur les podiums de courses locales. L’année 2000 marque un tournant décisif dans sa carrière.

    En intégrant le comité du Dauphiné, Marie s’initie pour la première fois au biathlon. Bourrue de travail, et aidée par sa pratique du ski nordique, Marie Dorin-Habert progresse très vite. En quelques mois d’entraînement, la biathlète maîtrise déjà son rythme cardiaque et sa concentration lors des tirs, des qualités essentielles qui lui permettront d’intégrer l’Équipe de France junior dès 2003.

    Une ascension fulgurante

    En 2004, Marie Dorin-Habert brille pour la première fois sur la scène internationale en décrochant l’or mondial en relai chez les jeunes, un titre qu’elle conservera l’année suivante. Plus les années filent, plus la biathlète brille sur le circuit junior. Sa montée en puissance sur le circuit junior est remarquable, si bien que l’équipe de France décide de l’aligner pour sa première course en Coupe du Monde élite lors de la saison 2007-2008. Cette expérience la forge physiquement et mentalement. La saison suivante, la Française monte en niveau au point d’intégrer son premier top 10 avant de monter sur le podium sur l’avant dernière course. Cette année 2009 signe également sa première médaille de bronze avec l’équipe de France aux mondiaux lors du relai.

    Premiers podiums olympiques

    La saison 2009-2010 représente un moment charnière dans la carrière de Marie Dorin-Habert, entièrement axée sur sa préparation olympique. Ce choix stratégique s’avère payant ! Le 13 février 2010, aux Jeux Olympiques de Vancouver, la Française réalise un parcours sans faute au tir et remporte le bronze olympique sur le sprint.

    « J’avais senti que j’avais progressé durant la saison de préparation et mon podium de l’année précédente à Khanthy-Mansiysk m’avait ouvert une porte. Mais j’ai tout de même bénéficié de meilleures conditions sur le sprint de cette olympiade et j’ai réussi à sortir en plus la course parfaite ce jour-là. D’où le bon résultat ! »

    Quelques jours après ce podium, Marie Dorin-Habert contribue à la deuxième place de la délégation française en relai. Cette année charnière pose les fondations d’un avenir prometteur dans l’élite mondiale.

    Descendre pour remonter

    Cependant, le début saison 2010-2011 s’avère bien plus délicate pour la biathlète, qui doit attendre février pour retrouver son adresse au tir et le chemin du podium. Ce renouveau arrive au moment parfait, à quelques semaines des championnats du monde où elle monte sur le podium à deux reprises. Cette renaissance se confirme en 2012 ! Elle réalise neuf performances dans le Top 10 en 2012 avant les Championnats du monde. Lors des mondiaux, elle termine neuvième du sprint puis de la poursuite, et manque le podium sur l’individuel à seulement trois secondes. Elle remporte néanmoins une médaille d’argent en relais féminin et conclut cette saison au pied du podium du classement général de la Coupe du Monde.

    Une grave blessure

    Fin novembre 2013, c’est le drame pour Marie Dorin-Habert. Elle subit une grave entorse à la cheville gauche, avec rupture totale du ligament. Cette blessure survient au pire moment, à quelques mois des Jeux olympiques de Sotchi, et la contraint à un arrêt prolongé. L’incertitude plane sur sa capacité à revenir à temps. Son mental est mis à rude épreuve, mais elle entame une rééducation exigeante, animée par l’envie de retrouver son meilleur niveau. Miracle : la biathlète revient sur les pistes deux semaines avant les Jeux Olympiques. Évidemment, elle ne peut pas performer à son niveau habituel, terminant au mieux sixième en relais et se voit même contrainte d’abandonner le relai féminin.

    « Je n’attendais pas de résultats sur les courses. De plus, j’étais enceinte de ma première fille et j’ai passé les 15 jours au lit à dormir ! Mais c’était tout de même une belle expérience. »

    Retour au sommet

    En janvier 2015, après sa pause maternité, elle revient progressivement à la compétition. Ce repos forcé à permis Marie Dorin-Habert de se récupérer de la fatigue accumulée. Résultat : la biathlète surprend tout le monde aux championnats du monde en décrochant ses deux premiers titres mondiaux individuels, auxquels s’ajoute une médaille d’argent en relais. Ce renouveau se confirme puisque la saison 2015-2016, elle atteint son apogée. Sur la coupe du Monde, elle remporte trois courses et réalise de nombreux podiums. Au final, elle termine deuxième du classement général, de l’individuel, du sprint et de la mass start, ainsi qu’à la troisième place de la poursuite.

    « J’étais en forme physiquement et lorsque je mettais les balles, je savais que je pouvais jouer la victoire. Le sprint des Championnats du monde d’Oslo est probablement ma plus belle réussite. C’était un combat avant tout contre moi-même car je savais pouvoir remporter une médaille et j’ai réussi la course parfaite. Ça m’a libérée pour la suite des Championnats, où j’ai réalisé de très belles performances. »

    Ultime saison

    Marie annonce que 2018 sera sa dernière saison, avec les Jeux de PyeongChang en point d’orgue. Fidèle à sa maîtrise, elle y décroche l’or en relais mixte puis le bronze en relais féminin, devenant ainsi la biathlète française la plus décorée de l’histoire olympique. Elle dira de ce titre olympique à Interview sport :

    « Je crois que cette médaille m’a marquée car j’ai eu beaucoup de difficultés cette saison-là et même me sélectionner sur cette course a été un long combat ! J’étais donc soulagée et très émue car je savais que j’arrêtais ma carrière à ce moment-là. »

    En mars, à Oslo, elle conclut sa carrière par une victoire en poursuite, un adieu magnifique au public.

    Diplômée en biologie et écologie, Marie Dorin-Habert décide de s’investir entièrement dans la protection de l’environnement après sa carrière sportive. Elle a notamment créé un hôtel sportif éco-responsable dans le Vercors, appelé « Ze Camp« , témoignant de son engagement pour un tourisme durable. En parallèle, elle travaille dans l’éducation à l’environnement au sein de différentes structures.

    Marie Dorin-Habert prouve que les champions peuvent avoir plusieurs vies, et que l’excellence sportive peut être le tremplin vers d’autres formes d’engagement tout aussi enrichissantes pour la société.

    Record de médailles

    En 2018, Marie Dorin-Habert devient la biathlète française la plus décorée des Jeux Olympiques avec ses cinq médailles.

     

    En biathlon

    • 1x Championne olympique
    • 1x Vice championne olympique
    • 2x Médaille de bronze aux Jeux Olympiques
    • 5x Championne du Monde
    • 8x Vice championne du Monde
    • 4x Médaille de bronze aux mondiaux
    • 1x Deuxième du Globe de Cristal
    • 3x Deuxième du Globe de Cristal du sprint, de la mass start et en individuel
    • 2x Troisième du Globe de Cristal de la poursuite
    • 15x Victoire de Coupe du Monde
    • 49x Podiums en Coupe du Monde

    Sportive

    • 1x Médaille Homenkollen suite à sa victoire lors du festival de ski d’Holmenkollen

    Médiatiques

    • Officière de l’Ordre National du Mérite
    • Chevalière de l’ordre de la Légion d’Honneur

    Découvrez d'autres sportives

    Laura Dahlmeier – Attachée à vie à la montagne

    Vous avez sûrement vu son nom aux infos à l’été 2025 à cause de l’accident qui a causé sa mort mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le destin tragique de Laura Dahlmeier ? Laura naît en 1993 en Allemagne dans une zone montagneuse de Bavière. Elle...

    Les goitschel – Un duo de soeurs légendaire

    Lorsque l’on se penche sur les sœurs ayant marqué l’histoire du sport, il est impossible de passer à côté des sœurs Goitschel. Dans les années 60, Christine et Marielle dominent les pistes au plus haut niveau pendant une décennie. En 1964, ces pionnières des JO...


    Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
    Marguerite Broquedis – La Déesse avant la Divine

    Alana Nichols – Miss tout terrain

    la sportive Alana Nichols

    Alana Nichols - Miss tout terrain

    1983 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

    Rares sont les athlètes et para-athlètes à réussir à performer dans plusieurs sportives différentes. Encore plus rares sont celles et ceux qui arrivent à glaner des médailles aux Jeux d’été et aux Jeux d’hiver. Alana Nichols est de cette espèce, marquée par la résilience et une passion pour les sensations fortes.

    Native de New Mexico, Alana Nichols grandit sans son père, assassiné alors qu’elle est seulement âgée de neuf mois. Elle est alors élevée par ses grands-parents. Les hivers, elle les passe dans le Colorado. C’est là-bas qu’elle découvre le snowboard et la joie procurée par les descentes de pistes à toute vitesse. En l’an 2000, Nichols se lance pour tenter de réussir son premier “backflip”, salto-arrière, en snow. Du haut de ses dix-sept ans, elle se dit qu’elle a toute la vie devant elle, et de très nombreux projets

     à accomplir, comme en softball, rêvant d’intégrer l’équipe nationale de ce sport qu’elle pratique au lycée. Ce salto arrière, elle l’avait préparé tout l’été, s’entraînant avec son snow sur un trampoline dans son jardin. Mais elle chute lourdement en ne contrôlant pas son saut, et son dos retombe avec fracas sur un rocher dissimulé sous la faible couche de neige. Alana Nichols se retrouve ainsi paralysée intégralement des membres inférieurs.

    Le basket fauteuil

    Pour relever la tête suite à son accident, Nichols décide de ne pas se détourner du sport, sa passion première. C’est ainsi qu’elle découvre le basket fauteuil, par hasard, en souhaitant prendre un raccourci passant par le gymnase de son lycée. Il ne lui faudra pas longtemps pour être initiée au haut niveau, et rejoindre l’équipe états-unienne. Le basket, elle l’avait déjà pratiqué pendant de nombreuses années. Ce qu’il lui restait à faire était de comprendre comment y jouer maintenant que ses jambes étaient bloquées dans un fauteuil. Ce fut comme une seconde naissance sportive, un éveil à sa nouvelle personnalité. Non retenue pour Athènes en 2004, elle patiente et s’entraîne durement pour la paralympiade suivante. En 2008, à Pékin, Alana Nichols remporte la médaille d’or dans sa discipline, au sein de l’équipe des USA.

    Direction les Jeux d’hiver

    Une performance remarquable aux Jeux d’été, huit ans après son grave accident. Mais son environnement sportif privilégié reste la montagne enneigée. D’autant plus que depuis son accident, Alana Nichols ne cesse de penser à ce sport auquel elle veut se confronter à nouveau. Il lui a pris ses jambes, mais pas sa volonté, qui n’en a été que décuplée. Elle découvre alors le ski assis, qu’elle décide de maîtriser à la perfection en quittant l’Alabama pour le Colorado de son enfance. Grâce à un travail acharné, Alana Nichols décroche sa participation aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver 2010, soit seulement deux années après le titre des Etats-Uniennes en basket fauteuil à Pékin. Et sur quatre épreuves, Nichols repart avec quatre médailles. D’abord en bronze sur le super-combiné. Puis en argent, sur le super-G. Et enfin deux en or, en descente et en slalom géant. Une performance plus que remarquable, qui place l’Etats-Unienne dans le cercle très restreint des athlètes ayant remporté des titres aux Jeux d’été et d’hiver. Une autre médaille s’ajoute à son palmarès en 2014 à Sotchi, en descente. Mais, on commence à le comprendre, pour Alana Nichols deux sports paralympiques, ce n’est pas assez.

    Nouveau changement

    Alors qu’elle se reposait à Hawaï suite aux Paralympiades de Londres (Basket, 2012) et Sotchi (Ski, 2014), Alana est introduite au para-kayak. C’est alors que naît dans sa tête l’objectif de devenir la première femme à concourir aux Jeux dans trois disciplines différentes. Sans véritable prédisposition ou connaissance accrue dans le domaine, Nichols s’entraîne avec acharnement, et finit par se qualifier pour les jeux de Rio 2016 en para-kayak. La septième place qu’elle obtient au final n’est qu’anecdotique : encore une fois, elle s’est donnée un objectif, et elle l’a atteint. En seulement deux ans, elle est passée de novice dans cette nouvelle discipline à athlète paralympique.

    Sa mentalité

    Toutes ces épreuves couronnées de succès n’ont pu l’être que par le mental à toute épreuve que s’est forgée Alana Nichols. Elle en parle en ces termes :

    « Ne me dit pas que c’est impossible car je le ferais. »

    Ambassadrice du surf

    Au-delà de la performance physique, c’est le fait de définir des objectifs à atteindre qui l’animent. La fin de sa carrière professionnelle n’a pas signé la fin de sa pratique du sport. Nouvelle discipline : le surf adapté, qui devient sa nouvelle obsession. Elle se mue même en ambassadrice de cette discipline. Passion qu’elle conjugue avec son rôle de mère, un autre des objectifs qui lui tenaient à cœur d’accomplir, et ses activités d’avocate diplômée. Quand on lui pose des questions sur son accident, elle répond qu’elle a toujours aimé prendre des risques : 

    « C’est la raison pour laquelle je me suis retrouvée dans mon fauteuil, mais cela m’a énormément servi en tant qu’athlète. »

    Elle publie même sur Instagram un message :

    « Merci pour ce corps paralysé, et toutes les façons dont-il peut bouger. »

    Sa manière de prouver que rien n’est impossible, et d’inspirer les nouvelles générations.

    Car Alana Nichols s’est également donnée pour mission d’informer sur le handicap, et de tout faire pour que les jeunes filles qui se retrouvent dans sa situation voient qu’il est possible de s’en sortir, et de pratiquer du sport comme n’importe qui. C’est ainsi qu’elle a collaboré avec la célèbre marque Barbie, qui a créé une poupée à son effigie, casque sur la tête et harnachée dans un ski assis. Alana Nichols est pareillement très présente auprès de la Women’s Sports Foundation Du haut de ses cinq titres paralympiques et de tout son travail sur l’acceptation du handicap, elle en devient même la présidente, étant investie dans ce rôle en janvier 2020. Aider les autres est ainsi devenu son nouvel et plus important objectif :

    « Je veux qu’une jeune fille qui a perdu sa jambe dans un accident d’escalade voit qu’elle peut quand même retourner à la fac et obtenir son diplôme de master, mais aussi qu’elle peut participer aux Jeux paralympiques et remporter des médailles d’or. Croit en des objectifs plus grands que ce que tu espérais, et ne laisse pas l’ignorance de la société envers les personnes handicapées te définir. Rêve grand. »

    Cinq paralympiades, trois sports

    Alana Nichols est la première handisportive à participer aux Jeux Paralympiques dans un sport collectif, nautique et d’hiver.

    Championne d’été et d’hiver

    Elle est la première Etats-Unienne à remporter une médaille d’or aux Jeux Paralympiques d’hiver et d’été.

    Une note parfaite

    L’athlète est la première surfeuse de l’histoire à réaliser une note parfaite lors d’une compétition internationale. 

    En skis

    • 2x Championne paralympique
    • 2x Vice championne paralympique
    • 1x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques
    • 1x Championne du monde
    • 1x Championne des Etats-Unis

    En basket-ball

    • 1x Championne paralympique
    • 2x Championne panaméricaine
    • 1x Championne NWBA

    En kayak

    • 1x Podium en Coupe du monde

    Sportive

    • 1x Athlète paralympique de l’année

    Médiatique

    • 1x Sportive de l’année du Colorado

      Découvrez d'autres sportives

      Laura Dahlmeier – Attachée à vie à la montagne

      Vous avez sûrement vu son nom aux infos à l’été 2025 à cause de l’accident qui a causé sa mort mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le destin tragique de Laura Dahlmeier ? Laura naît en 1993 en Allemagne dans une zone montagneuse de Bavière. Elle...

      Les goitschel – Un duo de soeurs légendaire

      Lorsque l’on se penche sur les sœurs ayant marqué l’histoire du sport, il est impossible de passer à côté des sœurs Goitschel. Dans les années 60, Christine et Marielle dominent les pistes au plus haut niveau pendant une décennie. En 1964, ces pionnières des JO...


      Warning: Trying to access array offset on false in /htdocs/blog.les-sportives-de-legende.fr/wp-content/themes/Divi/epanel/custom_functions.php on line 629
      Marguerite Broquedis – La Déesse avant la Divine

      Leslie Burr-Howard – The Spark Rider

      Leslie Burr-Howard

      Leslie Burr-Howard - The spark rider

      1956 à aujourd'hui - écrit par marie fournier

      Si vous ne la connaissez pas encore, il est grand temps de vous concentrer quelques minutes pour découvrir la fabuleuse histoire de Leslie Burr-Howard, l’une des plus grandes championne équestre des années 70-80-90.

      Leslie Burr-Howard naît en 1956, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Son père étant acteur, c’est naturellement qu’elle prend des cours de chants et de danse. Lorsqu’à l’âge de quatre ans, elle supplie ses parents de lui offrir un poney. A force de persévérance, Leslie reçoit une cheval. Tout de suite, elle remarque deux choses : elle aime les chevaux et la vitesse. Sa passion pour l’équitation devenue évidente, elle prend des vrais cours avec des professionnels dès six ans au Hightfield Farm. Jeune prodige, elle effectue son premier show la même année. Elle poursuit sa formation, 

      débourrant et entraînant les chevaux de son club à seulement huit ans.

      Sa première victoire

      Ses heures d’entraînement avec Sharon Hardy Cole et son frère Thom Hardy portent leurs fruits aux ASPCA Maclay en 1972, où elle remporte la compétition en catégorie juniors. Leslie Burr-Howard devient alors à quinze ans la deuxième plus jeune à remporter ce titre, derrière son entraîneur qui l’avait gagné lorsqu’il avait quatorze ans. Cette victoire est inattendue pour tout le monde, la jeune championne avoue :

      « C’était la finale. J’étais assez jeune et on ne m’attendait pas à ce que je le gagne ».

      Vers le monde professionnel

      Trois ans plus tard, elle tente de devenir professionnelle et commence sa carrière en compétitions chasseurs, c’est à dire que c’est le cheval (régularité, allures) qui est jugé et le cavalier doit tout faire pour le mettre en valeur. C’est un véritable succès puisque cela lui permet d’être introduite au Show Hunter Hall of Fame. Parmi les titres et distinctions qu’elle obtient, figurent le Grand Champion Hunter à Madison Square Garden, le (Grand Hunter Champion au Devon et le Grand Hunter Champion à Washington.

      Une série de victoire

      Leslie Burr-Howard participe pour la première fois à une compétition de grands prix en 1979, soit à 23 ans. Avec son cheval Chase The Clouds, âgé de six ans, elle remporte le Grand Prix de la Coupe du Président à Washington International à Landover. Cette victoires est un tremplin pour sa carrière, elle affirme même :

      « Bien sûr, ça a commencé ma carrière dans les sauteurs. »

      Et en effet, cette compétition marque le début d’une série de victoire pour Leslie Burr-Howard. Son caractère intrépide et ses qualités techniques lui permettent de décrocher l’American Grand Prix Association (AGA) Rider of the Year en 1983 avec un cheval nommé Albany. Celui-ci est d’ailleurs également nommé AGA Horse of the Year cette même année. Un an plus tard, elle se rend aux Jeux Olympique à Los Angeles avec ce même cheval. Ses premiers jeux sont un succès : son équipe remporte l’or en saut d’obstacle. Devenue championne olympique, elle s’efface un temps des compétitions.

      Un retour fracassant

      Près d’une dizaine d’années plus tard, Leslie Burr-Howard revient sur le devant de la scène avec le cheval prodige Gem Twist. Ayant remporté deux médailles d’argent olympique aux Jeux de Séoul avec le cavalier Greg Best , c’est un des coursiers les plus en vogue du moment. Cependant, une blessure de Greg Best force le cavalier à arrêter momentanément la compétition et c’est Leslie qui prend alors le relais. Ensemble, ils prennent en 1992 la première place dans les championnats de saut d’obstacles USET à Gladstone. Deux ans plus tard, la championne est désignée pour représenter les Etats-Unis aux Pays-Bas pour les Jeux équestres mondiaux de la FEI.

      Ses dernières sélections

      Par la suite, elle re-tente sa chance aux JO d’Atlanta en 1996, où elle gagne la médaille d’argent en équipe. Elle termine sa lancée victorieuse en beauté avec sa deuxième place aux jeux panaméricains en 1999. L’année 2000 signe la dernière grosse saison de Leslie Burr-Howard. Cette saison-là, elle domine la Ligue mondiale et remporte notamment la Coupe Queen Elizabeth II, une compétition mythique. En 2002, l’États-unienne représente pour la dernière fois son pays lors des Jeux mondiaux. Côté club, Leslie se retire définitivement des compétitions en 2023 après avoir remporté 39 compétitions au cours de ces deux dernières décennies. Après son retrait, elle installe sa société Burr Associate dans le sud du Connecticut.

      Son amour des compétitions n’ayant pour égal que son amour pour l’enseignement, elle y forme donc des chevaux et des cavaliers de haut niveau.

      Titrée en équipe

      Leslie Burr-Howard est la première cavalière états-unienne titrée olympique par équipe.

      Précocité

      A 15 ans, elle est devenue la plus jeune cavalière féminine à remporter la ASPCA Maclay.

      Une grande longévité

      La cavalière a concouru pendant plus de 50 ans de carrière à haut niveau. Elle a arrêté définitivement la compétition en 2023.

      En saut d’obstacles

      • 1x Championne olympique
      • 1x Vice championne olympique
      • 1x Coupe du Monde
      • 2x Vice championne panaméricaine
      • 1x Médaille d’or au Continental Games Caracas
      • 1x Médaille d’argent au Continental Games Winnipeg MB
      • 1x Coupe Queen Elizabeth II
      • 1x Grand Prix de Penn National
      • 1x Toronto Royal
      • 31x Autre compétition remportée

      Sportives

      • Hall of Fame du saut d’obstacles
      • Hall of Fame du National Show Hunter
      • Hall of Fame de l’équitation de Pensssylvanie
      • 1x Whitney Stone Cup
      • 2x Prix de la cavalière de l’année par l’American Grand Prix Association

      Médiatiques

      • 2x Cavalière de l’année par l’American Horse Show’s

      Découvrez d'autres sportives

      Laura Dahlmeier – Attachée à vie à la montagne

      Vous avez sûrement vu son nom aux infos à l’été 2025 à cause de l’accident qui a causé sa mort mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le destin tragique de Laura Dahlmeier ? Laura naît en 1993 en Allemagne dans une zone montagneuse de Bavière. Elle...

      Les goitschel – Un duo de soeurs légendaire

      Lorsque l’on se penche sur les sœurs ayant marqué l’histoire du sport, il est impossible de passer à côté des sœurs Goitschel. Dans les années 60, Christine et Marielle dominent les pistes au plus haut niveau pendant une décennie. En 1964, ces pionnières des JO...