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Stine Oftedal – s’amuser avant tout

Stine Oftedal – s’amuser avant tout

Stine Oftedal qui célèbre son but

Stine Oftedal - S'amuser avant tout

1991 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Cette semaine, nous mettons à l’honneur l’une des plus grandes joueuses de handball du monde. Elle a marqué l’histoire de son sport par sa qualité de jeu et son incroyable palmarès, laissez-moi vous raconter l’histoire de Stine Oftedal.

Stine Oftedal naît en 1991 à Oslo. Sa mère étant joueuse et entraineuse de handball, elle baigne dès son plus jeune âge dans ce monde, passant beaucoup de temps au bord des terrains à observer les matchs. Elle teste cependant d’autres sports tel que le football ou l’athlétisme mais le hand reste son préféré. C’est à l’âge de sept ans, qu’elle s’inscrit officiellement en club. Très vite, elle progresse et parvient à remporter 

la coupe Partille en 2005. Il s’agit de la principale compétition de handball pour les jeunes en Norvège. Deux ans plus tard, Stine Oftedal atteint la première division norvégienne avec le club de Fjellhammer IL, dans lequel elle évolue au poste de demi-centre. Ainsi, à seulement 16 ans, elle termine la saison en ayant marqué cinquante buts en seize matchs.

Sa première sélection

Elle poursuit sa lancée et en 2010 elle remporte le championnat du monde junior avec l’équipe de Norvège. Cette victoire lui vaut d’être sélectionnée dans la foulée en équipe nationale, avec laquelle elle part à la conquête du titre européen la même année puis, l’année suivante, du titre mondial. Elle remporte ces deux titres avec brio.

Son amour de la France

Stine Oftedal a également un lien fort avec la France puisqu’elle rejoint le club d’Issy Paris Hand en 2013, dans lequel elle joue jusqu’en 2017, soit durant quatre ans. Avec ce club elle remporte en 2014 un titre de vice-championne de France, une médaille d’argent en Coupe de France et elle amène son équipe en finale de Coupe Challenge, qu’elle perd face aux Suédoises. Un an après son intégration au club parisien, sa sœur Hanna la rejoint. Évoluant au poste d’arrière droite, c’est la deuxième fois qu’elle joue dans le même club, la première fois étant en 2009 au club de Stabæk Håndball en Norvège.

Les difficultés du haut niveau

Même si Stine se dit privilégiée de pouvoir vivre de sa passion, son train de vie comporte des inconvénients, le plus gros d’entre eux pour elle étant d’être constamment éloignée de sa famille et de ses amis.

Deuxième titre mondial

Nous voilà en 2015, année à laquelle Stine remporte pour une deuxième fois les championnats du monde au Danemark en battant l‘équipe des Pays-Bas en finale.

Son style de jeu

Elle se démarque dans son jeu grâce à sa vitesse et à sa capacité à changer de rythme rapidement. A la suite de cette compétition, elle est nommée meilleure demi-centre du championnat. Cependant, Stine ne perd pas de vue la raison pour laquelle elle a fait du handball son métier. Elle confie dans une interview pour la fédération européenne :

« Oui il faut être compétitif mais il ne faut pas oublier l’ADN du handball : s’amuser. »

Finir le jeu

Il ne lui manque plus que deux titres pour compléter son palmarès : celui de championne olympique et une médaille d’or en Ligue des Champions. C’est en 2017 qu’elle remporte pour la première fois celle-ci avec un club mythique hongrois nommé Győr. La géante du handball finit par achever sa carrière en beauté, lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 en décrochant son premier titre olympique.

Sa retraite

Elle prend sa retraite après ces Jeux, pour elle inoubliables car ils se passaient dans une ville qu’elle considère presque comme sa maison, confie-t-elle au magazine l’Équipe. Au total dans sa carrière, elle aura marqué plus de 800 buts en quelques 287 matches, un score qui a de quoi en impressionner plus d’un !

Vous l’aurez compris, même si elle vient de prendre sa retraite sportive, nous n’avons pas fini d’entendre parler de Stine Oftedal.

Record de sélections

En 2024, Stine Ofdetal est la troisième norvégienne avec le plus de sélection et la neuvième en terme de buts marqués.

Lancer de javelot

Avant de se concentrer uniquement au handball, la Norvégienne était aussi une lanceuse de javelot. A 13 ans, elle atteignait les 32 mètres.

En sélection

  • 1x Championne olympique
  • 2x Bronze olympique
  • 3x Championne du monde
  • 2x Vice-championne du monde
  • 4x Championne d’Europe
  • 1x Vice-championne d’Europe

En club

  • 3x Ligue des Champions
  • 4x Championnat de Hongrie
  • 3x Coupe de Hongrie
  • 2x Championnat de France
  • 2x Coupe de France

Sportive

  • 1x Meilleure handballeuse mondiale de l’année
  • 1x MVP du mondial
  • 1x Meilleure demi-centre du championnat du monde
  • 3x Meilleure demi-centre du championnat d’Europe
  • 3x Meilleure demi-centre de la Ligue des Champions
  • 3x MVP du championnat de France
  • 3x Meilleure demi-centre du championnat de France

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    Stine Oftedal – s’amuser avant tout

    Thu Kamkasomphou – La doyenne du tennis de table

    Thu Kamkasomphou aux Jeux de Paris 2024

    Thu Kamkasomphou - La doyenne des pongistes

    1968 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

    Si cette sportive n’est pas un exemple de persévérance, alors peu d’entre elles le sont : laissez-moi vous présenter l’un des plus beaux palmarès du tennis de table féminin, j’ai nommé Thu Kamkasomphou.

    Thu Kamkasomphou nait en 1968 au Laos. Elle arrive en France à l’âge de douze ans et commence le tennis de table la même année. Elle qui voulait au départ se diriger vers le football devient rapidement accro à ce sport. Très vite, elle excelle dans cette discipline et intègre le pôle régional de Rennes avant d’entrer au Centre de Haut-Niveau de Caen. Sa carrière est lancée : elle occupe la huitième place en catégorie

    junior sur le championnat français, en première division. Cependant, ses rêves s’écroulent quand elle se fait diagnostiquer a à peine 17 ans de la périartérite noueuse. Cette maladie inflammatoire entraîne notamment des douleurs musculaires et articulaires se développant sur des semaines ou des mois. Les portes du centre de Caen se ferment alors pour elle et elle se voit obligée d’abandonner la compétition chez les personnes valides, ce qui inclut aussi l’équipe de France et surtout les Jeux Olympiques.

    Cacher sa maladie

    Malgré tout à jouer, elle continue de jouer. Il est très difficile pour elle d’accepter sa maladie et elle la cache autant qu’il est possible de le faire. Par exemple, elle évite d’en parler à son travail de peur d’être jugée, rappelons que le traitement et le regard sur le handicap n’étaient alors pas du tout les mêmes qu’aujourd’hui. Thu Kamkasomphou a confié au magazine Sans Filtres qu’elle a mis plus de dix ans à accepter sa maladie.

    Un tournant

    L’opportunité qui va changer de nouveau le cours de sa vie survient en 1999, lorsqu’on lui propose de passer les qualifications pour participer aux Jeux Paralympiques. Thu Kamkasomphou ne sait alors même pas ce qu’est le para-tennis de table mais il ne lui faut qu’une seule nuit pour se décider : elle va tenter sa chance !

    Une domination totale

    Thu Kamkasomphou se qualifie et intègre l’équipe française de handisport juste avant les Jeux Paralympiques de Sydney. Ces Jeux sont un succès pour elle puisqu’elle y remporte le titre Paralympique. S’ensuit le début d’une carrière couronnée de victoires. En 2001 elle remporte les championnats d’Europe et de France, l’année suivante elle renouvelle son titre français et termine troisième sur le podium des championnats du monde et en 2003 elle réitère ses exploits de 2001. Elle obtient son titre de championne du monde en 2010 mais ne s’arrête pas là et poursuit les compétitions. Quand on l’interroge à propos de sa plus belle médaille, elle répond :

    « Ma plus belle médaille, c’est la prochaine, celle pour laquelle il va encore falloir travailler dur. »

    Ses dernières médailles

    En tout, Thu Kamkasomphou a en poche seize titres de championne de France, sept médailles aux Jeux Paralympiques, dont deux d’or, et six titres mondiaux. Son dernier titre en date est celui de championne de France en simple et en double mixte qu’elle a remporté cette année (2024). A ce jour, elle intervient dans des écoles et des entreprises pour parler du handicap et du regard des autres et elle n’a pas du tout l’intention de prendre sa retraite sportive. Elle affirme :

    « Tant que mon corps me le permettra et que l’envie sera là, je continuerai »

    Thu Kamkasomphou envisage les Jeux Paralympiques de Los Angeles de 2028, où elle pourrait fêter ses soixante ans

    50 ans et championne du monde

    En 2019, Thu Kamkasomphou a remporté son dernier titre (pour le moment) de championne d’Europe. Elle a alors 50 ans !

    Cinq ans de règne

    Entre 2007 et 2012, la pongiste n’a perdu aucun de ses matchs en compétition internationales. Cette série de victoire s’arrête lorsqu’elle perd la finale paralympique à Londres.

    En tennis de table

    • 2x Championne paralympique
    • 2x Vice-championne paralympique
    • 6x Médaille de bronze paralympique
    • 1x Championne du monde
    • 2x Vice-championne du monde
    • 3x Médaille de bronze aux championnats du monde
    • 8x Championne d’Europe
    • 3x Vice-championne d’Europe
    • 5x Médaille de bronze aux championnats d’Europe
    • 16x Championne de France

    Médiatiques

    • Commandeur de l’ordre national du Mérite
    • Officier de l’ordre National du Mérite
    • Chevalier de la Légion d’Honneur

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    Stine Oftedal – s’amuser avant tout

    Marieke Vervoort – Wielemie, addicte à la vie

    Marieke Vervoot

    Marieke Vervoort - Wielemie, addicte à la vie

    1979 à 2019 - écrit par Marie fournier

    Cette sportive, vous la connaissez tous. Figure iconique des Paralympiques de 2016 et du sport belge, laissez-moi vous raconter l’histoire de Marieke Vervoort.

    Née 1979, à Diest, Marieke Vervoort connaît un début de vie paisible jusqu’au début de son adolescence. A 14 ans, après de longs mois à souffrir, les médecins lui diagnostiquent un syndrome douleur régional complexe, une maladie très rare. La Belge doit alors rester quelques mois à l’hôpital pour sa rééducation. Comme de nombreux patients, Marieke découvre là-bas les sports adaptés. Elle se souvient :

    « Ma mâchoire est tombée d’étonnement qu’il y avait encore tant de possibilités ».

    Tester tout

    À partir de là, la Belge décide de tester de nombreux sports. D’abord, elle commence par pratiquer la plongée sous-marine. Malheureusement, au bout d’un an, Marieke Vervoort se voit contrainte de renoncer pour des raisons médicales. Elle se met alors au basket fauteuil et rejoint un club local. Elle est la seule femme de l’équipe. Finalement, la Belge ne reste pas longtemps :

    « J’ai toujours aimé le basketball, mais cela me donnait pas assez de satisfaction. »

    Ses premières médailles

    En 2004, la sportive se tourne vers la natation puis transite vers le triathlon. Avec le triathlon, Marieke Vervoort connaît sa première grande victoire en décrochant le titre mondial en 2007. Le 13 octobre de la même année, elle réalise son rêve de participer à l’Iron Man d’Hawaï, réputée pour sa difficulté. La Belge n’arrive pas à terminer la course :

    « J’avais nagé 3800m en 1h17 et j’ai pu terminer les 180km sur un parcours très difficile. Malheureusement, je suis arrivée ici avec 15 minutes de hors-délai et je n’ai pas été autorisé à partir pour la dernière partie. »

    En parallèle, la sportive participe à quelques courses d’athlétisme et de handbike. D’ailleurs, dans cette dernière discipline, la Belge est devenue championne du monde. Pour cette saison exceptionnelle, Marieke Vervoort reçoit le titre de « Pride of Flanders ». En 2008, son état s’aggrave soudainement, l’empêchant de continuer le triathlon.

    Son ascension

    À partir de 2008-2009, la Belge décide de se lancer dans les courses de char à voile et aux compétitions d’athlétisme. Rapidement, elle prend part à ses premières compétitions internationales.

    En char à voile, Marieke Vervoort remporte l’argent au championnat d’Europe dans la catégorie Fly. En athlétisme, la sportive connaît un véritable succès sur des distances allant du 100m au marathon. En 2012, dans ce sport, elle participe à ses premiers Jeux Paralympiques. Durant la compétition, la Belge décroche un titre paralympique sur le 100m, le seul de sa carrière, et l’argent sur le 200m. Ces médailles lui valent d’être nommée Paralympienne belge de l’année. Entre 2013 et 2015, Marieke s’impose comme une redoutable adversaire :

    • Réalise quatre records du monde : 400m, 800m, 1500m et 5000m,
    • Décroche trois titres mondiaux sur une seule édition,
    • Remporte un IPC Grand Prix sur le 200m.

    Sa prise de parole

    Pour sa dernière année de compétition, en 2016, la sportive continue sur sa lancée décrochant notamment deux nouvelles médailles paralympiques sur le 100m et le 400m. Lors des Jeux de Rio, en conférence de presse, Marieke Vervoort fait une grande annonce :

    « Partout dans le monde, on pense qu’on pratiquera l’euthanasie sur moi après les Jeux. Ce n’est pas absolument pas ainsi. Cela doit être rectifié […]. Quand le moment viendra où il y aura plus de mauvais jours que de bons jours, j’aurai alors mes papiers d’euthanasie sous la main. »

    En 2018, Marieke Vervoort donne tout son héritage sportif au musée du sport flamand, le Sportinium, et commence à produire un documentaire sur sa vie (sorti en 2023). Le 1er juillet 2019, elle poste une vidéo dans laquelle elle annonce que la douleur devient trop forte. La Belge finalise alors sa demande d’euthanasie. Le 22 octobre 2022, Marieke Vervoort abrège ses souffrances dans un hôpital située dans sa région natale : 

    « J’espère que mon cas prouve que l’euthanasie peut assurer la sérénité et même contribuer à prolonger la vie. Et j’espère que cela inspirera d’autres pays à introduire cette législation »

    Records du monde

    Marieke Vervoot a tenu quatre records du monde (en T52) durant sa carrière : 400m, 800m, 1500m et 5000m.

    En deux semaines, deux records

    En 2013, l’athlète a battu le record d’Europe du 100m catégorie T5, deux semaines après avoir obtenu celui du 400m.

    En triathlon

    • 1x Championne du Monde  

    En cyclisme

    • 1x Championne du Monde

    En char à voile

    • 1x Vice championne d’Europe 

    En athlétisme 

    • 1x Championne paralympique
    • 2x Vice championne paralympique
    • 1x Médaille de bronze aux Jeux
    • 3x Championne du Monde
    • 3x Grand Prix IPC

    Sportives

    • 2x Paralympienne belge de l’année
    • 1x Trophée national Victor Boin

    Médiatiques

    • Grand Officière de la Couronne
    • Décoration de la communauté flamande
    • 1x Vlaamse Reus
    • 1x Pride of Flanders

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      Laura Dekker – Sa maison, l’immensité bleue

      Laura Dekker sur son bateau

      Laura Dekker - Sa maison, l'immensité bleue

      1995 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

      Voilà une histoire qui a de quoi inspirer : connue pour être la plus jeune skipper à réaliser un tour du monde en solo, laissez-moi vous présenter Laura Dekker.

      Laura naît en 1995 en Nouvelle-Zélande. Son père ayant la nationalité néerlandaise et sa mère étant allemande, Laura possède les trois nationalités. Dès son plus jeune âge, elle est proche de la mer puisqu’elle passe ses cinq premières années d’existence dans l’océan, à naviguer avec son père. Elle déclare :

      « J’ai vécu dans une maison seulement un an de ma vie ».

      Voyager seule

      A six ans, elle reçoit son premier bateau : un optimist. C’est un bateau que les enfants de moins de quinze ans sont autorisés à naviguer seuls. Très vite, elle apprend à le manœuvrer et à l’âge de dix ans, elle réalise son premier voyage en solo de longue distance : elle se rend d’IJsselmeer aux îles Wadden (environ 140 kilomètres). Laura Dekker continue sur sa lancée et deux ans plus tard elle part pour un voyage de six semaines dans la mer des Wadden (Mer du Nord) avec un bateau qu’elle avait emprunté l’année précédente en échange de le nettoyer et de l’entretenir. Elle ne s’arrête pas là et à treize ans elle se rend seule en Angleterre, dans l’optique de préparer son tour du monde en solo. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu. Les autorités sont alertées et son père se voit obligé de la ramener en avion jusqu’aux Pays-Bas.

      Interdiction de naviguer ?

      Après près de dix mois de batailles judiciaires, la confiscation de son bateau et la menace d’être retirée de ses parents, elle parvient à obtenir l’autorisation de se lancer dans un tour du monde en solo. Ces difficultés ne l’ont pas découragé, au contraire :

      « Je me suis accrochée à l’espoir et j’ai continué à avancer, en espérant que quelque chose changerait. »

      confie-t-elle au magazine Yachting monthly.

      L’autorisation de naviguer en poche, il ne lui manque plus qu’un bateau ! Laura Dekker cherche sans relâche un navire et tombe sur une annonce dans le journal. Elle saute sur l’occasion mais elle n’est pas encore au bout de ses surprises : le bateau ayant passé sept ans à terre, il a plus que besoin de réparations. Elle relève le défi et parvient à le remettre sur pied au bout de quelques mois seulement pour pouvoir commencer son tour du monde en été.

      Un tour du monde en solitaire

      C’est donc à quatorze ans qu’elle entame le plus long voyage de sa vie : un tour du monde en solitaire. Laura Dekker et Guppy, c’est comme ça qu’elle a nommé tous ses bateaux et celui-là n’échappe pas à la règle, naviguent vers les îles Canaries, à travers l’Atlantique et dans l’Océan Pacifique. Deux ans plus tard, elle termine son tour du monde en revenant dans les Caraïbes. Puis, elle continue sa route vers la Nouvelle-Zélande, ce qui lui permet de faire en réalité une fois et demie le tour du monde.

      De retour sur la terre ferme

      Après cette mésaventure, elle retourne dans sa ville natale et travaille occasionnellement dans l’éducation en plein air pour un lycée. Elle a eu également un emploi d’électricien marin. Mais elle n’abandonne pas la mer et poursuit ses voyages. En 2015 elle parcourt l’océan pacifique pour aller de l’Australie jusqu’en Nouvelle-Zélande en passant par les îles Salomon. Elle traverse également l’océan atlantique en 2019 pour rejoindre les Etats-Unis.

      En 2018, elle crée, avec son mari, la fondation Laura Dekker World Sailing, une sorte de bateau-école qui a pour but de proposer des voyages en mer aux jeunes pour développer des compétences de travail en équipe ou de confiance en soi.

      A ce jour, Laura Dekker donne des conférences, écrit et continue de naviguer. Pour elle, c’est grâce à cet extraordinaire voyage qu’elle a pu devenir qui elle est aujourd’hui. L’océan lui a bien plus appris que n’importe quel professeur à l’école, notamment à avoir confiance en elle et à accepter une situation telle qu’elle est et à en tirer le meilleur parti.

       

      Le tour du monde

      En 2012, Laura Dekker devient la plus jeune navigatrice à réaliser un Tour du Monde en solitaire avec escale.

      A la découverte du monde

      A l’âge de 10 ans, la skipper réalisait déjà plusieurs grandes traversées en mer tout seule.

      Sportive

      • 1x Prix du Mérite par l’Ocean Cruising Club de Whangārei

      Médiatiques

      • Certification d’appréciation par le club du phare de Hong Kong
      • Lauréate de l’Expédition Poolcirkel
      • 1x Challenger of the Year par le magazine Faust A.G
      • 1x AYS Speakers Program par le American Yacht Club

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      Alice modolo – A la quête des profondeurs de l’océan

      Alice Modolo en tenue pour plongée

      Alice Modolo - A la quête des fonds des océans

      1971 à aujourd'hui - écrit par simon ménard et marie fournier

      Vous la connaissez sûrement pour son rôle dans le clip de Runnin de Beyoncé et Naughty Boy, mais saviez-vous que Alice Modolo est une des plus grandes championnes françaises d’apnée ?

      Née en 1984 à Clermont-Ferrand, c’est seulement à l’âge de 23 ans qu’Alice découvre sa passion pour l’apnée. Si sa première initiation à la plongée en bouteille à l’âge de 13 ans ne l’avait pas convaincue, la voilà amoureuse de l’apnée dix ans plus tard. Enfant, Alice Modolo est plutôt rebelle et n’aime pas qu’on essaie de la mettre dans un moule. Elle a longtemps cherché son sport, testant différentes activités sportives telles que le judo ou le tennis mais ne ressentait jamais la même joie que ses amies et les cours de sports au collège ne l’enthousiasmaient pas non plus. Ses deux parents étant 

      dentistes, elle décide de suivre leurs traces et s’inscrit en fac de médecine, puis décroche son diplôme en 2009.

      Ses premières compétitions

      Suite à la découverte de la discipline qui va changer sa vie, Alice Modolo commence l’entraînement et sa préférence va d’abord à l’apnée dynamique (dite DYN), où elle doit nager sous l’eau la plus longue distance possible sans limite de temps et en monopalme. Après plusieurs semaines, elle participe à sa première compétition et atteint les 100 mètres de profondeur. Sa carrière se lance ensuite rapidement puisqu’elle finit la saison 2007 à 120 mètres de profondeur et remporte sa première Coupe de France.

      Découverte de sa discipline de prélidiction

      C’est deux ans plus tard, en 2009, qu’Alice Modolo découvre sa discipline de prédilection : le poids constant. Cette discipline consiste à plonger en apnée et à remonter à la surface sans toucher la corde guide.  Par la suite, l’apnéiste enchaîne les victoires et remporte notamment une Coupe de France, une Coupe des plongeurs, devient vice-championne du monde par équipe et bat 9 records de France jusqu’en 2013.

      Une pause de la compétition

      C’est deux ans plus tard, en 2009, qu’elle découvre sa discipline de prédilection : le poids constant. Cette discipline consiste à plonger en apnée et à remonter à la surface sans toucher la corde guide.  Par la suite, Alice Modolo enchaîne les victoires et remporte notamment une Coupe de France, une Coupe des plongeurs, devient vice-championne du monde par équipe et bat 9 records de France jusqu’en 2013. de Runnin de Beyoncé et Naughty Boy.

      J’ai peut-être arrêté l’apnée, mais elle ne m’a jamais quittée et elle m’est revenue sous la forme d’un projet artistique », confie l’apnéiste lors d’une interview.

      Un retour fracassant

      Cette pause semble lui avoir donné une nouvelle énergie puisque elle finit l’année 2018 avec un titre de championne de France et cinq records de France en poche.  Alice Modolo débute sa saison 2019 avec un nouvel objectif en tête : atteindre les -100 mètres de profondeur en poids constant. Pour cela, elle prend la décision de suspendre son métier de dentiste et se consacre à plein temps à l’apnée. Ses entraînements s’intensifient car, en plus du yoga et du CrossFit, elle s’exerce trois fois par semaine en mer. Elle parvient presque à atteindre son but le 8 août 2019 mais fait une syncope, une perte de connaissance, en remontant à la surface, invalidant ainsi son titre. Qu’a cela ne tienne, elle ne va pas abandonner si près du but et continue à s’entraîner avec acharnement, 

      « On ne distingue pas un champion à ses résultats, mais à sa capacité à rebondir » affirme Alice dans une interview en 2020.

      La même année, elle atteint les 95 mètres et un an plus tard, le 24 juillet 2021 elle atteint les 100 mètres de profondeur en monopalme lors du Vertical Blue aux Bahamas. Lors de cette même compétition, Alice Modolo bat le record mondial féminin en poids constant bi-palmes en plongeant à 95 mètres de profondeur, record qu’elle bat à nouveau l’année suivante en atteignant les 96 mètres. Selon elle, l’apnée lui a servi à se prouver à elle-même mais aussi aux autres qu’elle en étais capable. Si dès petite, la sportive a entendu les adultes lui dire qu’elle rêvait trop, elle affirme aujourd’hui :

      « On est les seuls à savoir qui on est et ce qu’on est capable de faire ».

      Le confinement et l’après

      La période du confinement a permis à Alice Modolo de se reconnecter avec la mer et de voir les choses différemment.

      « Avant, je ne faisais pas de visite de la mer, je ne m’octroyais pas le temps, c’était le rush entre l’entraînement et le boulot. À la reprise, je suis allée observer les oursins, les poulpes ».

      Son parcours se poursuit et en 2023, elle décroche la médaille d’or à la Coupe d’Europe en poids constant. A ce jour, Alice Modolo est en route pour les championnats du monde grâce à sa qualification lors des championnats de France où elle a décroché son quatrième titre national. Même si l’apnée n’était pas une discipline présente aux Jeux Olympiques de Paris, la championne de France a pu y participer en portant la flamme olympique sous l’eau, à quarante mètres de profondeur. Une performance que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Fait étonnant, Alice Modolo était sujette au mal de mer quand elle était enfant. Elle explique en partie sa passion du fait que ce qu’elle apprenait en cours à la fac de médecine sur les mécanisme de la  douleur, et en particulier le fait de priver au corps une de ses fonction vitale, devenais en quelque sorte réel lorsqu’elle plongeait : 

      « J’expérimentais ce que j’apprenais en théorie. Pour elle, c’est grâce à l’apnée qu’elle à pu devenir elle même,  pleine et entière ».

      Une sportive engagée

      Bien que son parcours sportif soit hors normes, ce n’est pas la seule chose pour laquelle Alice Modolo est connue. En effet, cette apnéiste française est également une femme engagée, notamment pour la cause climatique. Elle soutient entre autres l’ONG Planète Urgence, une association qui lutte pour la préservation des forêts et de la biodiversité et dont elle est ambassadrice, ainsi que la ville d’Antibes pour restaurer les forêts marines. Depuis 2018, elle est aussi ambassadrice de l’association Gregory Lemarchal, une organisation qui se mobilise contre la mucoviscidose ( une maladie génétique qui attaque les voies respiratoires et digestives). De plus, Alice se dévoile en tant que conférencière, elle partage son histoire et enseigne l’importance de la respiration. Elle donne des conférences et des séminaires au sein de différentes entreprises, abordant les thèmes du développement personnel et du dépassement de soi.

      Lorsqu’on l’interroge sur son futur, Alice Modolo répond qu’elle souhaiterait enseigner l’apnée.

      Une athlète de tous les records

      Alice Modolo possède le record du monde sur une plongée de 96 mètres en poids constant bi-palmes. Elle détient également 25 records de France.

      La première Française sous les 100 mètres

      En 2021, Alice Modolo réalise une plongée à 101m de profondeur, en poids constant monopalme, au Vertical Blue des Bahama.

      En apnée

       

      • 1x Vice-championne du monde en équipe
      • 1x Vice-championne du monde en eau libres
      • 1x Championne d’Europe en apnée dynamique
      • 1x Coupe des plongeurs en eau libre
      • 4x Championne de France

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      Sonja Henie – Briser le plafond de verre

      Sonja Henie

      Sonja Henie - Briser le plafond de verre

      (1912 - 1969) - écrit par Sarah Chesneau

      Si vous ne la connaissez pas pour son palmarès sportif hors du commun, peut-être l’aurez-vous vu dans Wintertime ou bien dans One in a million. Cependant, connaissez-vous vraiment l’histoire de Sonja Henie ?

      Sonja Henie nait en 1912 à Oslo, en Norvège, d’une mère artiste et d’un père sportif. Elle hérite d’ailleurs de son goût pour la compétition ce qui l’amène à pratiquer de nombreux sports à un jeune âge. Elle s’illustre dans le tennis, où elle obtient un rang national, dans le ski, la natation ou bien l’équitation. Cependant, ce qui attire Sonja plus que tout, c’est le patinage liant les passions de ses parents. Dès l’âge de cinq ans, elle commence à patiner et apprend, dans la même période la danse, avec comme professeure la célèbre ballerine russe Anna Pavlova. Sonja Henie quitte alors l’école pour s’entraîner cinq heures par jour, sa carrière devenant pour ses parents une véritable entreprise.

      Les Jeux Olympiques

      En 1924, soit à seulement onze ans, la jeune patineuse participe aux Jeux Olympiques d’hivers à Chamonix. Elle termine à la dernière place en individuelle. Ce jour-là, le plus important n’était pas le score, mais le fait Sonja Henie s’est distinguée. Trois ans plus tard, elle retente sa chance lors des championnats du monde, où elle décroche la deuxième place. L’année suivante, son titre mondial et complète son palmarès par l’or olympique. Elle devient ainsi, à l’âge de quinze ans, l’une des plus jeunes championnes olympiques en patinage artistique. Sonja marque donc l’histoire par ses performances.

      Entre révolution et polémique

      Forte de caractère, Sonja Henie ose tout, allant jusqu’à raccourcir les jupes qu’elle porte pour réaliser des figures jusqu’alors réservées aux hommes. La sportive prodige se produit dans le même temps dans des spectacles, d’abord lors de compétitions de patinage de vitesse. Puis, à partir de ses dix-sept ans, elle participe à des grands shows, avec des troupes entières. L’année 1931 marque sa première victoire en championnat d’Europe, annonçant le début d’une longue série de 6 médailles d’or. L’année suivante est elle aussi couronnée de succès avec une victoire de plus en championnat du monde au Canada. Jusqu’en 1936, l’étoile norvégienne a obtenu dix titres de championne du monde et trois médailles d’or olympiques, restant encore aujourd’hui la sportive la plus titrée dans cette compétition en individuel. Durant cette période, Sonja Henie connaît quelques polémiques : réalisation d’un salut nazi lors des Jeux Olympiques de Berlin ou encore savourer un repas avec Adolf Hitler et Joseph Goebbels après sa victoire aux JO.

      Direction les Etats-Unis

      Mais si Sonja Henie est si connue à travers le monde, c’est avant tout pour sa carrière à Hollywood. En effet, en 1936, elle décide d’arrêter les compétitions sportives pour se consacrer pleinement aux shows et pour débuter au cinéma. Cette année-là, elle tourne son premier film, One in a million, qui est un véritable succès. En 1937, elle lance une tournée, avec le financement d’un propriétaire de plusieurs grands stades aux Etats-Unis. Sonja Henie y organise les chorégraphies, choisies les costumes et dirige les patineurs qui l’accompagnent. Cela devient une habitude pour la suite de sa carrière. Sa fortune se renforce rapidement, alimentée par les shows, mais aussi par la création d’une ligne de vêtements de ski et d’une marque de patins à glace. Le succès de 1936 lui a assuré un contrat de longue durée avec le dirigeant des studios 20th Century Fox, avec lesquelles elle ne tourne pas moins de onze films. Son talent n’est plus à prouver, au plus fort de sa carrière, elle est même l’une des star les mieux payés d’Hollywood. Sonja Henie continue à donner des shows, où elle exécute jusqu’à neuf numéros et est désormais multi-millionnaire. En 1953, elle tourne grâce aux shows Holiday on Ice donnés, non plus aux Etats-Unis, mais en Europe, et notamment dans son pays natal.

      Une fin de carrière compliquée

      1956 signe le début de son déclin. Durant cette année, Sonja Henie réalise une tournée avec succès aux États-Unis, mais celle en Amérique du Sud est catastrophiques. S’en suit des projets cinématographiques auto-financés, série et films, qui ne sont achetés que par peu de distributeurs. Durant cette période, ses problèmes d’alcool, présent depuis plusieurs années, s’empire au point qu’elle ne puisse plus donner de shows en public.

      En 1969, Sonja Henie prend la décision de revenir en Norvège pour voir sa famille et surtout combattre sa leucémie. Mais celle-ci va l’emporter puisque la superstar s’éteint dans son vol direction Oslo.

      Encore aujourd’hui, le succès et la notoriété de Sonja Henie n’ont jamais été égalés par une autre patineuse artistique et son nom continue à être synonyme de talent.

      Records aux Mondiaux et Jeux Olympiques

      Elle est la patineuse avec le plus de titres olympiques et mondiaux sur l’épreuve individuelle.

      Patinage artistique 

      • 3x Championne olympique
      • 10x Championne du Monde
      • 1x Vice championne du Monde
      • 6x Championne d’Europe
      • 6x Championne de Norvège en individuel
      • 3x Championne de Norvège en couple

      Sportives :

      • Hall of Fame international du patinage artisique
      • Hall of Fame du sport féminin

      Médiatiques :

      • Ordre royal norvégien de Saint-Olav
      • Hollywood Walk of Fame

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