Delphine Le Sausse – L’alliance entre la passion de la glisse et le dépassement de soi

"Delphine

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"1975

Seize fois championne du monde de para-ski nautique et détentrice de multiples titres de championne de France de ski slalom, Delphine Le Sausse incarne la résilience. Entre son officine de pharmacie et les plans d’eau, cette athlète de haut niveau a transformé son handicap en un moteur de performance absolue.

Une vie tracée par la glisse

Passionnée depuis toujours par les sports de glisse, Delphine Le Sausse forge son mental de compétitrice au club de ski club de Font-Romeu. Mais en janvier 2004, sa trajectoire est brisée par un accident de ski alpin. Devenue paraplégique incomplète, elle doit alors tout réapprendre : l’équilibre, les sensations et la gestion d’un corps dont une moitié ne fonctionne plus de façon optimale.
Pourtant, la glisse reste son élément.

« Quand je suis sur l’eau, je n’ai plus de contrainte et que du plaisir, » confie-t-elle.

En ski nautique avec un équipement adapté, elle retrouve une liberté de mouvement que son quotidien, parfois rythmé par l’usage de béquilles, lui conteste.

L’exigence technique du Para-ski Nautique

Le para-ski nautique est une discipline de précision qui se découpe en trois épreuves distinctes :
Le Slalom : Le bateau suit un chenal central pendant que le skieur doit contourner six bouées. À chaque passage réussi, la vitesse augmente.
Les Figures : Deux parcours de 20 secondes où chaque figure réussie rapporte des points selon sa difficulté technique.
Le Saut : Une épreuve de distance sur tremplin (allant de 10 m à 16 m pour les femmes). Delphine a choisi d’arrêter cette discipline pour préserver sa santé, l’impact sur son dos étant trop violent sans l’amorti des jambes.

 

2009 : Le sacre de l’émotion à Vichy

Si Delphine compte de nombreux titres, celui de 2009 à Vichy reste gravé comme son plus beau souvenir. Après un premier titre en 2007 qu’elle jugeait presque chanceux, elle domine la compétition en France.

« C’est la première fois de ma vie que j’ai pleuré de joie », se rappelle-t-elle avec émotion.

Un retour magistral qu’elle confirmera en 2017, après une pause pour donner naissance à sa fille, prouvant qu’on peut concilier maternité et sport de haut niveau.

 

Une « hyperactive » au service de la santé

Loin des bassins, Delphine mène une carrière de pharmacienne. Ce métier nourrit sa conviction que le sport est un outil de prévention essentiel contre l’obésité ou le diabète. Pour tenir ce rythme effréné, elle s’astreint à une routine stricte : 30 minutes de yoga et de gainage chaque matin.

Alors que les prochains championnats du monde en Australie se profilent, Delphine continue de glisser avec la même ferveur, portée par un seul leitmotiv :

« Avant de battre les autres, c’est moi que je veux battre ».

Interview de Delphine Le Sausse

Les goitschel – Un duo de soeurs légendaire

"Christine

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"1944/45

Lorsque l’on se penche sur les sœurs ayant marqué l’histoire du sport, il est impossible de passer à côté des sœurs Goitschel. Dans les années 60, Christine et Marielle dominent les pistes au plus haut niveau pendant une décennie. En 1964, ces pionnières des JO d’hiver sont à l’origine d’un exploit historique : un double doublé or et argent lors des Jeux Olympiques d’Innsbruck.

Mais comment en sont-elles arrivées là ?

Le ski, une affaire de famille

Christine et Marielle sont nées à Sainte-Maxime dans le Var en 1944 et 1945 d’un père français né à Genève et d’une mère native d’Épinal dans les Vosges. Elles ont également deux frères aînés, Claude et Jacques, ainsi qu’une petite sœur Patricia qui sera également championne de ski. D’ailleurs, leur neveu Philippe se démarquera plus tard de son côté dans le ski de vitesse.

Les sœurs prodiges grandissent dans une famille relativement modeste, Marielle récupère régulièrement les affaires de sa grande sœur lorsqu’ils deviennent trop petits pour elle. Leur père les initie très vite au ski en coupant leurs premiers skis dans du bois. Marielle se souvient alors parfaitement découvrir ce sport à 3 ans et ne jamais décrocher. Lorsqu’on lui offre ses premiers vrais skis, elle les portera pendant 8 jours entiers même dans le lit. Il n’est donc pas étonnant que les sœurs Goitschel pratiquent très tôt le ski en club.

L’aînée montre la voie

« On parle d’ailleurs beaucoup de Marielle car c’est elle qui obtient le plus gros palmarès, […]. On parle en revanche un peu moins de sa sœur aînée, Christine, présentée comme plus réservée, mais elle aussi championne et vice-championne olympique. »

Marion Philippe, historienne du sport à l’université Gustave Eiffel

D’un peu plus d’un an l’aîné de Marielle, Christine rejoint rapidement l’équipe de France de ski. Elle s’illustre une première fois aux Championnats de France de ski alpin en 1962 en gagnant l’épreuve de slalom. L’année suivante, elle réitère l’exploit en gagnant cette fois-ci le slalom géant, avant de gagner de nouveau l’épreuve de slalom en 1964.

Lors des fameux Jeux d’Innsbruck de 1964, elle gagnera la médaille d’or au slalom devant sa sœur, puis la médaille d’argent au slalom géant laissant cette fois la première place à Marielle.

En 1968, elle décide de mettre fin à sa carrière. Deux ans auparavant, elle se marie avec son l’entraîneur Jean Béranger avec qui elle créera dans les années 70 la station de Val-Thorens. C’est d’ailleurs au sein de celle-ci qu’elle sera élevée au rang de Chevalier de la Légion d’honneur le 2 février 2014 en compagnie de sa sœur.

La cadette entre dans la légende

Bien qu’elle soit la cadette, Marielle rattrape rapidement sa sœur. Son talent est rapidement repéré par son instituteur et son curé au primaire et remporte sa première compétition à l’âge de 5 ans. Elle arbore alors déjà une détermination sans borne :

« À 7 ans, j’écrivais déjà sur des papiers que je serais championne du monde. »

Marielle rejoint l’équipe de France en 1960 à seulement 14 ans et gagne sa première coupe du monde FIS A aux Gets la même année. À l’âge de 16 ans, elle est alors la plus jeune athlète à gagner l’épreuve du combiné lors des Championnats du Monde de 1962 à Chamonix. Elle obtiendra également l’argent en slalom.

Lors des Jeux Olympiques d’Innsbruck en 1964, outre l’exploit en slalom et slalom géant avec sa sœur, elle remporte l’épreuve du combiné.

Aux championnats du monde de 1966 à Portillo au Chili, elle est au sommet de son art avec deux médailles d’or remportées au slalom géant et au combiné, ainsi que deux médailles d’argent en slalom et en descente. La médaille d’argent en descente se transformera d’ailleurs en or 30 ans plus tard lorsque le vainqueur de l’épreuve, Erik Schnigger, avouera son intersexuation.

Enfin, aux Jeux Olympiques de Grenoble de 1968, elle gagnera la médaille d’or en slalom et l’argent au combiné.

Elle arrêtera sa carrière en 1968 en même temps que sa sœur car les compétitions commencent à l’ennuyer et elle souhaite passer à autre chose. Elle détient alors deux titres olympiques et sept titres de championne du monde.

Les Jeux Olympiques voient double

Revenons maintenant sur l’événement marquant de leurs carrières lors des Jeux Olympiques d’Innsbruck en 1968.

Lors de l’épreuve de slalom, Christine remporte la médaille d’or, tandis que sa sœur remporte la médaille d’argent. Cet exploit est en soi déjà historique, car c’est la première fois que deux sœurs font un doublé lors des JO. Christine et Marielle se souviennent des 50 000 personnes qui les applaudissent à l’unisson.

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais Marielle, bien qu’heureuse pour sa sœur, ne veut partir sans l’or. Deux jours plus tard, l’impensable se produit. Cette fois-ci c’est au tour de Marielle de remporter l’or au slalom géant, alors que sa sœur se contente de l’argent à égalité avec l’Américaine Jean Saubert.

Cette fois, il s’agit d’un véritable exploit légendaire qui fait la une des journaux du monde entier. Tout le monde s’intéresse aux sœurs françaises qui ont réalisé l’impossible. Les sœurs célèbrent alors en circulant en voiture dans la ville autrichienne. Cet exploit inédit et qui a de fortes chances de le rester sera salué par le Général de Gaulle, que Marielle porte dans son cœur, félicitant lui-même les sœurs Goitschel :

« Sachez, mesdemoiselles que tout le monde est fier de vos victoires. »

Un duo historique

Les Françaises sont les toutes premières soeurs de l’histoire à remporter un titre olympique sur une même édition (hivernale).

Marielle, le plus beau palmarès du ski français

Avec ses deux titres olympiques et ses septs médailles d’or aux Mondaiux, elle est l’une des skieuses françaises les plus décorées du l’histoire.

Marielle et Florence Arthaud

La skieuse et la navigatrice sont les deux seuls sportives à avoir obtenu à deux reprises le Prix Monique Berlioux de l’Académie des sports.

Marielle

  • 2x Championne olympique
  • 1x Vice championne olympique
  • 7x Championne du Monde
  • 2x Vice championne du Monde
  • 3x Gros globe de cristal
  • 1x Deuxième du gros globe de cristal
  • 7x Victoire en manche de Coupe du Monde
  • 9x Podiums en Coupe du Monde
  • 5x Championne de France

Christine

  • 1x Championne olympique
  • 1x Vice championne olympique
  • 1x Victoire en manche de Coupe du Monde
  • 3x Championne de France

Marielle

  • 1x Champion des Champions français par L’Equipe
  • 2x Prix Monique Berlioux de l’Académie des sports
  • 2x Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l’Académie des sports

Christine

  • Officière de la Légion d’Honneur
  • 1x Skieur d’or
  • 1x Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l’Académie des sports

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Laetitia Roux

Laetitia Roux

Laetitia Roux

Laetitia Roux - L’alliance entre l’amour des sensations fortes et de l’environnement

1985 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Véritable reine de la montagne tout au long de sa carrière en ski alpinisme, Laetitia Roux a gardé ce lien privilégié avec l’environnement, en luttant pour sa préservation. Nous vous proposons de la découvrir à travers cet article, et son interview complète que vous retrouverez au terme de ces quelques lignes.

Laetitia Roux est une des plus grandes championnes du sport français, ne serait-ce que sur la base des titres remportés : 17 mondiaux, 9 européens, 25 nationaux et huit Coupes du monde. Sa discipline : le ski alpinisme.

la natation handisport. Sa discipline favorite devient alors, et de loin, le quatre nages. Hadda Guerchouche se l’explique par sa tendance à s’ennuyer très vite et cette spécialité lui permet de varier les plaisirs !

Sa découverte du sport

Le ski, elle l’a presque dans les gênes. Résidente des Hautes-Alpes, elle chausse des skis depuis sa plus tendre enfance, dès l’âge de deux ans, ayant appris à glisser auprès de son père. Elle découvre avec ce dernier le ski de randonnée, qui lui provoque un coup de foudre quasi instantané. Ce qui ne l’empêche pas d’être une véritable touche-à-tout des disciplines sportives, principalement en endurance mais aussi en ski alpin, sport qui l’introduit à la compétition. Après deux années au niveau professionnel, elle s’en détourne finalement, se sentant bien plus à l’aise en ski alpinisme, qui prône l’endurance et l’affrontement aux paysages dans toute leur diversité.

Qu’est-ce que le ski alpinisme ?

Cette discipline, qui est en quelque sorte la version compétitive du ski de randonnée, consiste à remonter les pentes grâce à des peaux de phoque ou du synthétique sous les skis, avant de redescendre le plus vite possible. Également passionnée par les sports d’endurance, comme le vélo, c’est tout naturellement que sa carrière s’est orientée vers ce sport.

Les courses emblématiques

Les grandes courses s’effectuent en duo, par équipe. On dénote également plusieurs différentes épreuves au sein du ski alpinisme, comme le relai et le sprint, qui demandent des qualités et offrent des expériences très différentes et variées. Parmi les grandes coéquipières de Laetitia Roux, on peut citer l’espagnole Mireia Miro ou encore la suissesse Séverine Pont-Combe. Avec elles, Laetitia a remporté les courses les plus prestigieuses du ski alpinisme, parmi lesquelles la Pierra Menta et la Patrouille des Glaciers, des courses longues qui comptent parmi les meilleurs moments de sa carrière. Certaines étapes de ces courses peuvent atteindre les 4.000m de dénivelés positifs sur 30 à 50km, alternant montée et descente.

Une amoureuse de la nature

Elle se décrit elle-même comme une amoureuse de la montagne et du vivant. Certes l’aspect compétition prend le pas, mais les parcours amènent surtout les athlètes à se challenger en pleine montagne, à grimper les plus baux sommets au milieu des arbres. Son environnement, ce sont les grands espaces sauvages. Et n’ayant pas peur de se faire mal et de passer des heures à l’entraînement, elle s’est donnée les armes pour réussir dans la discipline. Et la réussite, elle va la connaître.

Quand on voit tout cela, on comprend son attachement aux sports outdoors à sensations fortes, tels que le VTT ou le parapente. Ce fut d’ailleurs difficile pour elle de mettre de côté toutes ces autres expériences pour se concentrer uniquement sur sa carrière. Elle a d’abord essayé de pratiquer certaines disciplines en début de carrière, ou de s’y consacrer lors des pauses estivales, avant de se rendre à l’évidence qu’il fallait les mettre entre parenthèse. L’ardente volonté de grimper à nouveau en VTT ou de fendre les airs en parapente l’ont conforté dans sa décision de prendre sa retraite internationale en 2017, permettant de rendre la transition moins douloureuse.

Le ski alpinisme aux Jeux Olympiques

Le ski alpinisme va faire son entrée aux Jeux Olympiques à l’occasion de l’édition 2026 de Milan, avec Bormio comme cadre. Ayant pris sa retraite, Laetitia Roux n’y prendra pas part. Mais elle n’a pas pour autant complètement couper les liens avec son sport. Elle alterne entre le commentaire à la télévision, l’entraînement de nouveaux athlètes, et la sensibilisation aux enjeux environnementaux. C’est dans ce cadre qu’elle mène depuis plusieurs années le projet Be the change en collaboration avec l’association Water Family, en réalisant plusieurs documentaires pour retrouver le contact avec le vivant après les années Covid, et informer le monde sur l’importance de la nature. Notamment deux films, “Précipitations : l’eau de là-haut” et “Les arbres, gardiens de la vie” qui sont devenus de véritables matériels pédagogiques disponibles sur son site internet.

Son engagement se dirige également envers toutes les femmes :

“Ce n’est pas parce qu’on nait femme qu’on n’a pas notre place […] j’ai envie de dire à toutes les femmes de vivre vos rêves”.

Laetitia Roux aura donc réussi à profiter de l’espace que le sport lui a apporté pour mettre en avant les causes qui lui sont chères.

Interview de Laeticia Roux

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Laetitia Roux

Karine Joly – Son terrain de jeu, le ciel

Karine Joly

Karine Joly - Son terrain de jeu, le ciel

1981 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Le début de vie de Karine Joly se déroule bien loin des airs. Après une enfance passée dans le bassin lyonnais, elle poursuit des études en design et architecture d’intérieur à la capitale. Pour marquer l’anniversaire de ses 18 ans, ses parents lui offrent un vol en tandem, censé lui faire éprouver de nouvelles sensations. Les parents étaient très loin d’imaginer que Karine Joly prendrait autant son pied, elle qui raconte que ce qu’elle a ressenti était si fort qu’elle a immédiatement souhaité vouloir apprendre à sauter toute seule. Une formation qu’elle a complétée cinq ans plus tard, en 2003. Architecte de yachts à Monaco pendant sept ans, la répétitivité de son quotidien finit par la décider de pleinement se lancer professionnellement dans le parachute, la discipline perdant peu à peu son caractère militaire au profit d’un sport ouvert au plus grand 

nombre, et passant d’un aspect cascade à un haut niveau de sécurité et de contrôle.

Comment s’entraîner

Karine Joly raconte qu’avant de pouvoir envisager de donner quelconque forme à ses sauts dans le vide, il faut tout d’abord habituer son corps à sauter d’un avion en parachute, ce qui est loin d’être une sensation naturelle. Mais une fois cette barrière mentale franchie, la liberté s’offre à elle. D’autant plus que ce sont des heures d’entraînement et de répétition des gestes qui sont nécessaires avant de pouvoir réussir les premiers sauts, pour ne pas être dans l’inconnu. Cela demande une discipline à l’entraînement qui lui a été inculqué par le karaté, sport qu’elle a longuement pratiqué. Karine Joly est fascinée par les sensations “presque irréelles, […] que tu n’es pas censé connaître en tant qu’être humain” qu’elle éprouve après un parachutage. Avec en bonus une vue de la terre et de paysage à couper le souffle qu’offre la hauteur de 4.000 mètres depuis laquelle elle saute.

Début de carrière

Commence alors pour Karine Joly un parcours qui se développe étape par étape : d’abord parachutiste chez les jeunes espoirs puis au sein de l’équipe de France de parachutage sportif, avant d’obtenir en 2016 son brevet de moniteur de vol en 3D pour pouvoir réaliser l’intégralité des prestations que rend possible le parachutisme, notamment concernant la réalisation de figures dans les airs à plusieurs. Cela lui a permis de se lancer dans la compétition indoor (en intérieur). Tout cela pour pouvoir finalement se spécialiser dans une discipline bien particulière : le freefly, dans lequel elle se lance pleinement à partir de 2018 aux côtés de son compagnon Greg Crozier, rencontré lors d’un saut d’entraînement à Lyon.

Qu’est-ce que le freefly ?

Littéralement traduisible par “vol libre”, le freefly débute à partir du moment où l’on sort de la position traditionnelle pour sauter en parachute. Alors que d’ordinaire les sauteurs se mettent à plat ventre pendant leur chute avant de déployer leur parachute, les adeptes du freefly privilégient plutôt la position assise ou tête en bas, qui constituent les deux principales positions de la discipline, ou encore de biais pour pouvoir mieux se diriger dans les airs. Le but est ainsi de devenir le plus à l’aise possible. On assiste alors à une véritable danse dans le ciel, d’autant plus que des vols synchronisés et des constructions artistiques se mettent en place au-dessus de nos têtes. Le freefly constitue donc une discipline artistique du parachutage sportif.

Son palmarès

Karine Joly est avant tout une passionnée avant d’être une compétitrice dans l’âme. Ce qui ne l’a pas empêché de réunir un palmarès bluffant, et de repousser toujours plus loin les limites du freefly. À son actif, la française compte treize records du monde et deux titres mondiaux, entre autres réussites nationales et dans d’autres disciplines aériennes. Le couple Joly-Crozier est sacré mondialement pour la première fois en 2012, à l’occasion de la coupe du monde de freefly, dans une ambiance fair-play et de compétition seine entre adeptes des airs. Le deuxième titre date de 2018, dans un cadre australien absolument magnifique, qui avait donné pour Karine “une dimension encore plus forte à l’évènement”. Karine Joly est alors devenue la troisième femme à remporter la distinction suprême. Pour accéder à ces titres, il fallait d’abord rejoindre la compétition en étant intégré à l’équipe de France, ce qui n’est pas chose aisée, et qui rend la préparation beaucoup plus ardue que la compétition en elle-même. Car en freefly, il faut aussi prendre en compte tous ceux qui vont sauter avec vous.

Ses records

Les différents records de Karine Joly prennent formes avec des formations très différentes, par exemple pour un saut à 80 personnes en 2011, ou pour des tentatives avec plus de 200 personnes, ce qui demande une pleine maîtrise de son propre vol, et une attention particulière à ce que tout le monde peut faire autour de soi. Lors de la réalisation d’un record du monde, contrairement aux compétitions, les groupes sont librement constitués, et tous les meilleurs du monde sont conviés à participer. Le couple se fait notamment remarquer du grand public en 2024 à l’occasion de plusieurs sauts réalisés la nuit à travers le monde, qui les faisaient ressembler depuis la terre ferme à des météores déchirants le ciel, passant notamment au-dessus des pyramides de Gizeh ou encore du désert de l’Arizona. Karine Joly et son compagnon ont également chercher de nouvelles sensations en variant les altitudes et les lieux, comme lors d’un saut à 7.000 mètres face à l’Everest. Ce qui leur avait demandé 10 mois de préparation, entre demande d’autorisations et acclimatation. La nécessité d’atterrir sur une plateforme à 4.000 mètres constituait alors aussi une difficulté à résoudre.

Faire reconnaître sa discipline

Toutes ces expériences aussi bien exceptionnelles qu’enrichissantes, Karine Joly les a consignées en 2024 dans son autobiographie L’horizon des possibles, motivée par la volonté de rendre le skydiving plus accessible pour le grand public. En plus de ses records et titres internationaux, le couple Joly-Crozier a été honoré de la médaille de la jeunesse et des sports en 2020, et de la distinction de chevalière de l’ordre national du Mérite cette année.

Karine Joly est aussi, et surtout, une fan de sports, son temps libre se partageant entre musculation, ski, kitesurf et moto. Son mojo favori ? “Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais”. Une citation qu’elle semble toujours continuer à suivre à la lettre, en restant impliquée dans son sport après avoir pourtant tout gagné, en suivant les évolutions du freefly (entraînements en souffleries, augmentation du nombre de femmes…) et en devenant une des premières coachs d’une discipline qui n’en compte jusqu’ici que très peu.

Records en pagaille

En 2025, Karine détient une dizaine de records du Monde. Elle a notamment établi le premier record de nuit en 2024.

La troisième au monde

Elle est la troisième femme à remporter le titre mondial dans la catégorie freefly.

En freefly

  • 1x Championne du monde
  • 4x World Class Champion
  • 1x Vice championne d’Europe
  • 3x Championne de France
  • 6x Coupe de France
  • 16x Médaille d’or internationale
  • 8x Médaille d’argent internationale
  • 6x Médaille de bronze internationale

En D2W

  • 1x Vice-championne de France
  • 2x Podium en compétition

Médiatiques

  • Chevalière de l’Ordre National du Mérite
  • Médaille de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif
  • Médaille de la Ville de Nice
  • Ambassadrice du sport du département des Alpes-Maritimes

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    Laetitia Roux

    Marie Dorin-Habert – Du sang froid dans ses veines

    Marie Dorin-Habert

    Marie Dorin-Habert - Du sang froid dans ses veines

    1986 à aujourd'hui - écrit par marie fournier et Rodolphe Quilici

    Son parcours est une leçon de ténacité, de passion et dépassement de soi. Elle incarne la force d’une sportive capable de concilier une carrière à haut niveau, la maternité et l’engagement environnemental. Découvrez l’histoire de Marie Dorin-Habert !

    Née le 19 juin 1986 à Lyon, elle grandit au cœur des montagnes du Vercors. C’est dans ce décor qu’elle découvre à 13 ans le ski de fond, sa première passion. Très vite, l’adolescente se lance dans la compétition, montant de temps sur les podiums de courses locales. L’année 2000 marque un tournant décisif dans sa carrière.

    En intégrant le comité du Dauphiné, Marie s’initie pour la première fois au biathlon. Bourrue de travail, et aidée par sa pratique du ski nordique, Marie Dorin-Habert progresse très vite. En quelques mois d’entraînement, la biathlète maîtrise déjà son rythme cardiaque et sa concentration lors des tirs, des qualités essentielles qui lui permettront d’intégrer l’Équipe de France junior dès 2003.

    Une ascension fulgurante

    En 2004, Marie Dorin-Habert brille pour la première fois sur la scène internationale en décrochant l’or mondial en relai chez les jeunes, un titre qu’elle conservera l’année suivante. Plus les années filent, plus la biathlète brille sur le circuit junior. Sa montée en puissance sur le circuit junior est remarquable, si bien que l’équipe de France décide de l’aligner pour sa première course en Coupe du Monde élite lors de la saison 2007-2008. Cette expérience la forge physiquement et mentalement. La saison suivante, la Française monte en niveau au point d’intégrer son premier top 10 avant de monter sur le podium sur l’avant dernière course. Cette année 2009 signe également sa première médaille de bronze avec l’équipe de France aux mondiaux lors du relai.

    Premiers podiums olympiques

    La saison 2009-2010 représente un moment charnière dans la carrière de Marie Dorin-Habert, entièrement axée sur sa préparation olympique. Ce choix stratégique s’avère payant ! Le 13 février 2010, aux Jeux Olympiques de Vancouver, la Française réalise un parcours sans faute au tir et remporte le bronze olympique sur le sprint.

    « J’avais senti que j’avais progressé durant la saison de préparation et mon podium de l’année précédente à Khanthy-Mansiysk m’avait ouvert une porte. Mais j’ai tout de même bénéficié de meilleures conditions sur le sprint de cette olympiade et j’ai réussi à sortir en plus la course parfaite ce jour-là. D’où le bon résultat ! »

    Quelques jours après ce podium, Marie Dorin-Habert contribue à la deuxième place de la délégation française en relai. Cette année charnière pose les fondations d’un avenir prometteur dans l’élite mondiale.

    Descendre pour remonter

    Cependant, le début saison 2010-2011 s’avère bien plus délicate pour la biathlète, qui doit attendre février pour retrouver son adresse au tir et le chemin du podium. Ce renouveau arrive au moment parfait, à quelques semaines des championnats du monde où elle monte sur le podium à deux reprises. Cette renaissance se confirme en 2012 ! Elle réalise neuf performances dans le Top 10 en 2012 avant les Championnats du monde. Lors des mondiaux, elle termine neuvième du sprint puis de la poursuite, et manque le podium sur l’individuel à seulement trois secondes. Elle remporte néanmoins une médaille d’argent en relais féminin et conclut cette saison au pied du podium du classement général de la Coupe du Monde.

    Une grave blessure

    Fin novembre 2013, c’est le drame pour Marie Dorin-Habert. Elle subit une grave entorse à la cheville gauche, avec rupture totale du ligament. Cette blessure survient au pire moment, à quelques mois des Jeux olympiques de Sotchi, et la contraint à un arrêt prolongé. L’incertitude plane sur sa capacité à revenir à temps. Son mental est mis à rude épreuve, mais elle entame une rééducation exigeante, animée par l’envie de retrouver son meilleur niveau. Miracle : la biathlète revient sur les pistes deux semaines avant les Jeux Olympiques. Évidemment, elle ne peut pas performer à son niveau habituel, terminant au mieux sixième en relais et se voit même contrainte d’abandonner le relai féminin.

    « Je n’attendais pas de résultats sur les courses. De plus, j’étais enceinte de ma première fille et j’ai passé les 15 jours au lit à dormir ! Mais c’était tout de même une belle expérience. »

    Retour au sommet

    En janvier 2015, après sa pause maternité, elle revient progressivement à la compétition. Ce repos forcé à permis Marie Dorin-Habert de se récupérer de la fatigue accumulée. Résultat : la biathlète surprend tout le monde aux championnats du monde en décrochant ses deux premiers titres mondiaux individuels, auxquels s’ajoute une médaille d’argent en relais. Ce renouveau se confirme puisque la saison 2015-2016, elle atteint son apogée. Sur la coupe du Monde, elle remporte trois courses et réalise de nombreux podiums. Au final, elle termine deuxième du classement général, de l’individuel, du sprint et de la mass start, ainsi qu’à la troisième place de la poursuite.

    « J’étais en forme physiquement et lorsque je mettais les balles, je savais que je pouvais jouer la victoire. Le sprint des Championnats du monde d’Oslo est probablement ma plus belle réussite. C’était un combat avant tout contre moi-même car je savais pouvoir remporter une médaille et j’ai réussi la course parfaite. Ça m’a libérée pour la suite des Championnats, où j’ai réalisé de très belles performances. »

    Ultime saison

    Marie annonce que 2018 sera sa dernière saison, avec les Jeux de PyeongChang en point d’orgue. Fidèle à sa maîtrise, elle y décroche l’or en relais mixte puis le bronze en relais féminin, devenant ainsi la biathlète française la plus décorée de l’histoire olympique. Elle dira de ce titre olympique à Interview sport :

    « Je crois que cette médaille m’a marquée car j’ai eu beaucoup de difficultés cette saison-là et même me sélectionner sur cette course a été un long combat ! J’étais donc soulagée et très émue car je savais que j’arrêtais ma carrière à ce moment-là. »

    En mars, à Oslo, elle conclut sa carrière par une victoire en poursuite, un adieu magnifique au public.

    Diplômée en biologie et écologie, Marie Dorin-Habert décide de s’investir entièrement dans la protection de l’environnement après sa carrière sportive. Elle a notamment créé un hôtel sportif éco-responsable dans le Vercors, appelé « Ze Camp« , témoignant de son engagement pour un tourisme durable. En parallèle, elle travaille dans l’éducation à l’environnement au sein de différentes structures.

    Marie Dorin-Habert prouve que les champions peuvent avoir plusieurs vies, et que l’excellence sportive peut être le tremplin vers d’autres formes d’engagement tout aussi enrichissantes pour la société.

    Record de médailles

    En 2018, Marie Dorin-Habert devient la biathlète française la plus décorée des Jeux Olympiques avec ses cinq médailles.

     

    En biathlon

    • 1x Championne olympique
    • 1x Vice championne olympique
    • 2x Médaille de bronze aux Jeux Olympiques
    • 5x Championne du Monde
    • 8x Vice championne du Monde
    • 4x Médaille de bronze aux mondiaux
    • 1x Deuxième du Globe de Cristal
    • 3x Deuxième du Globe de Cristal du sprint, de la mass start et en individuel
    • 2x Troisième du Globe de Cristal de la poursuite
    • 15x Victoire de Coupe du Monde
    • 49x Podiums en Coupe du Monde

    Sportive

    • 1x Médaille Homenkollen suite à sa victoire lors du festival de ski d’Holmenkollen

    Médiatiques

    • Officière de l’Ordre National du Mérite
    • Chevalière de l’ordre de la Légion d’Honneur

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    Laetitia Roux

    Alana Nichols – Miss tout terrain

    la sportive Alana Nichols

    Alana Nichols - Miss tout terrain

    1983 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

    Rares sont les athlètes et para-athlètes à réussir à performer dans plusieurs sportives différentes. Encore plus rares sont celles et ceux qui arrivent à glaner des médailles aux Jeux d’été et aux Jeux d’hiver. Alana Nichols est de cette espèce, marquée par la résilience et une passion pour les sensations fortes.

    Native de New Mexico, Alana Nichols grandit sans son père, assassiné alors qu’elle est seulement âgée de neuf mois. Elle est alors élevée par ses grands-parents. Les hivers, elle les passe dans le Colorado. C’est là-bas qu’elle découvre le snowboard et la joie procurée par les descentes de pistes à toute vitesse. En l’an 2000, Nichols se lance pour tenter de réussir son premier “backflip”, salto-arrière, en snow. Du haut de ses dix-sept ans, elle se dit qu’elle a toute la vie devant elle, et de très nombreux projets

     à accomplir, comme en softball, rêvant d’intégrer l’équipe nationale de ce sport qu’elle pratique au lycée. Ce salto arrière, elle l’avait préparé tout l’été, s’entraînant avec son snow sur un trampoline dans son jardin. Mais elle chute lourdement en ne contrôlant pas son saut, et son dos retombe avec fracas sur un rocher dissimulé sous la faible couche de neige. Alana Nichols se retrouve ainsi paralysée intégralement des membres inférieurs.

    Le basket fauteuil

    Pour relever la tête suite à son accident, Nichols décide de ne pas se détourner du sport, sa passion première. C’est ainsi qu’elle découvre le basket fauteuil, par hasard, en souhaitant prendre un raccourci passant par le gymnase de son lycée. Il ne lui faudra pas longtemps pour être initiée au haut niveau, et rejoindre l’équipe états-unienne. Le basket, elle l’avait déjà pratiqué pendant de nombreuses années. Ce qu’il lui restait à faire était de comprendre comment y jouer maintenant que ses jambes étaient bloquées dans un fauteuil. Ce fut comme une seconde naissance sportive, un éveil à sa nouvelle personnalité. Non retenue pour Athènes en 2004, elle patiente et s’entraîne durement pour la paralympiade suivante. En 2008, à Pékin, Alana Nichols remporte la médaille d’or dans sa discipline, au sein de l’équipe des USA.

    Direction les Jeux d’hiver

    Une performance remarquable aux Jeux d’été, huit ans après son grave accident. Mais son environnement sportif privilégié reste la montagne enneigée. D’autant plus que depuis son accident, Alana Nichols ne cesse de penser à ce sport auquel elle veut se confronter à nouveau. Il lui a pris ses jambes, mais pas sa volonté, qui n’en a été que décuplée. Elle découvre alors le ski assis, qu’elle décide de maîtriser à la perfection en quittant l’Alabama pour le Colorado de son enfance. Grâce à un travail acharné, Alana Nichols décroche sa participation aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver 2010, soit seulement deux années après le titre des Etats-Uniennes en basket fauteuil à Pékin. Et sur quatre épreuves, Nichols repart avec quatre médailles. D’abord en bronze sur le super-combiné. Puis en argent, sur le super-G. Et enfin deux en or, en descente et en slalom géant. Une performance plus que remarquable, qui place l’Etats-Unienne dans le cercle très restreint des athlètes ayant remporté des titres aux Jeux d’été et d’hiver. Une autre médaille s’ajoute à son palmarès en 2014 à Sotchi, en descente. Mais, on commence à le comprendre, pour Alana Nichols deux sports paralympiques, ce n’est pas assez.

    Nouveau changement

    Alors qu’elle se reposait à Hawaï suite aux Paralympiades de Londres (Basket, 2012) et Sotchi (Ski, 2014), Alana est introduite au para-kayak. C’est alors que naît dans sa tête l’objectif de devenir la première femme à concourir aux Jeux dans trois disciplines différentes. Sans véritable prédisposition ou connaissance accrue dans le domaine, Nichols s’entraîne avec acharnement, et finit par se qualifier pour les jeux de Rio 2016 en para-kayak. La septième place qu’elle obtient au final n’est qu’anecdotique : encore une fois, elle s’est donnée un objectif, et elle l’a atteint. En seulement deux ans, elle est passée de novice dans cette nouvelle discipline à athlète paralympique.

    Sa mentalité

    Toutes ces épreuves couronnées de succès n’ont pu l’être que par le mental à toute épreuve que s’est forgée Alana Nichols. Elle en parle en ces termes :

    « Ne me dit pas que c’est impossible car je le ferais. »

    Ambassadrice du surf

    Au-delà de la performance physique, c’est le fait de définir des objectifs à atteindre qui l’animent. La fin de sa carrière professionnelle n’a pas signé la fin de sa pratique du sport. Nouvelle discipline : le surf adapté, qui devient sa nouvelle obsession. Elle se mue même en ambassadrice de cette discipline. Passion qu’elle conjugue avec son rôle de mère, un autre des objectifs qui lui tenaient à cœur d’accomplir, et ses activités d’avocate diplômée. Quand on lui pose des questions sur son accident, elle répond qu’elle a toujours aimé prendre des risques : 

    « C’est la raison pour laquelle je me suis retrouvée dans mon fauteuil, mais cela m’a énormément servi en tant qu’athlète. »

    Elle publie même sur Instagram un message :

    « Merci pour ce corps paralysé, et toutes les façons dont-il peut bouger. »

    Sa manière de prouver que rien n’est impossible, et d’inspirer les nouvelles générations.

    Car Alana Nichols s’est également donnée pour mission d’informer sur le handicap, et de tout faire pour que les jeunes filles qui se retrouvent dans sa situation voient qu’il est possible de s’en sortir, et de pratiquer du sport comme n’importe qui. C’est ainsi qu’elle a collaboré avec la célèbre marque Barbie, qui a créé une poupée à son effigie, casque sur la tête et harnachée dans un ski assis. Alana Nichols est pareillement très présente auprès de la Women’s Sports Foundation Du haut de ses cinq titres paralympiques et de tout son travail sur l’acceptation du handicap, elle en devient même la présidente, étant investie dans ce rôle en janvier 2020. Aider les autres est ainsi devenu son nouvel et plus important objectif :

    « Je veux qu’une jeune fille qui a perdu sa jambe dans un accident d’escalade voit qu’elle peut quand même retourner à la fac et obtenir son diplôme de master, mais aussi qu’elle peut participer aux Jeux paralympiques et remporter des médailles d’or. Croit en des objectifs plus grands que ce que tu espérais, et ne laisse pas l’ignorance de la société envers les personnes handicapées te définir. Rêve grand. »

    Cinq paralympiades, trois sports

    Alana Nichols est la première handisportive à participer aux Jeux Paralympiques dans un sport collectif, nautique et d’hiver.

    Championne d’été et d’hiver

    Elle est la première Etats-Unienne à remporter une médaille d’or aux Jeux Paralympiques d’hiver et d’été.

    Une note parfaite

    L’athlète est la première surfeuse de l’histoire à réaliser une note parfaite lors d’une compétition internationale. 

    En skis

    • 2x Championne paralympique
    • 2x Vice championne paralympique
    • 1x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques
    • 1x Championne du monde
    • 1x Championne des Etats-Unis

    En basket-ball

    • 1x Championne paralympique
    • 2x Championne panaméricaine
    • 1x Championne NWBA

    En kayak

    • 1x Podium en Coupe du monde

    Sportive

    • 1x Athlète paralympique de l’année

    Médiatique

    • 1x Sportive de l’année du Colorado

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