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nadia Comăneci – La Petite Fée de Montréal

nadia Comăneci – La Petite Fée de Montréal

La sportive Nadia Comăneci

Nadia Comăneci - La Petite Fée de Montréal

1961 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Son histoire est digne d’un film et inspirera d’ailleurs le réalisateur Alan Cooke pour son film éponyme. Vous l’aurez deviné, je parle bien de la célèbre Nadia Comăneci : préparez-vous à découvrir son histoire.

Nadia Comăneci naît en 1961 en Roumanie de parents ouvriers et employés de bureau. Dès l’école maternelle, elle s’initie à la gymnastique avec une équipe locale. Son talent se fait vite remarquer puisqu’à l’âge de six ans, elle est repérée par Bela Karoly, un entraîneur de gymnastique artistique. Cette rencontre lui permet de devenir l’une des premières élèves de l’école d’Onesti, sa ville natale. Deux ans après le début de sa formation avec Karoly, en 1969, elle participe à ses premiers championnats nationaux en catégorie juniors. Elle à alors huit ans et obtient la treizième place. 

Loin de se décourager de cette pseudo défaite, elle retente sa chance l’année suivante et remporte le championnat. Par la même occasion, elle devient la plus jeune championne de cette compétition.

Les prémices

La jeune prodige continue sur sa lancée victorieuse et en 1971, soit à l’âge de dix ans, elle tente sa chance dans sa première compétition internationale qui inclut la Roumanie et la Yougoslavie. C’est un véritable succès puisqu’elle y décroche tous les titres juniors et contribue à la victoire de son équipe. Ses exploits se poursuivent sur les quatre années suivantes : la gymnaste enchaîne les compétitions nationales et internationales, notamment en Hongrie, en Pologne et en Italie remporte chacune d’entre elles. Nous voici arrivés en 1975, aux championnats d’Europe de gymnastique artistique. Nadia Comăneci a alors 13 ans et concourt dans la catégorie senior.

A l’image des compétitions précédentes, elle rayonne et décroche quatre médailles d’or, sur cinq possibles. Elle figure cependant sur tous les podiums puisqu’elle remporte la médaille d’argent au sol, seul agrès où elle s’est fait dépassée. Cette victoire lui vaut d’être nommée meilleur athlète de l’année par l’United Press International.

Les Jeux de Montréal

Si vous n’êtes toujours pas impressionnés par son parcours, voilà qui devrait vous satisfaire : lors de ses premiers Jeux Olympiques en 1976, qui se déroulent à Montréal, elle remporte la note de dix sur dix pour sa routine aux barres asymétriques. Cette note phénoménale est a première de l’histoire des JO et elle n’a que quatorze ans ! Elle y est si surprenante que le tableau annonçant les résultats affiche 1.0 au lieu de 10.0. Mais son exploit ne s’arrête pas là. Elle brille en effet dans tous les autres agrès et se positionne première en poutre, aux barres asymétriques bien sûr, et au concours général. Avec son équipe, elle devient vice-championne olympique et décroche le bronze au sol, ce qui lui permet de monter sur cinq des six podiums.

Cette performance sportive inouïe la place dans l’histoire comme la première roumaine à remporter le titre olympique au classement général ainsi que la plus jeune gymnaste à le gagner. Quand elle revient sur sa victoire, Nadia Comăneci avoue ne pas avoir réellement réalisé ce qui se passait, mais qu’elle était très fière une fois qu’elle en prît pleinement conscience.

Un changement non souhaité

Loin de s’arrêter à cette victoire, Nadia Comăneci renouvelle son titre de championne d’Europe en 1977, mais est ensuite contrainte par la fédération roumaine de gymnastique de changer ses entraîneurs pour s’installer au complexe sportif de Bucarest. Ces changements brusques lui provoquent du stress et ne la mettent pas dans les meilleures conditions pour réussir. Elle réussit toutefois à se classer première en poutre lors des championnats du monde de 1978 malgré sa quatrième place au concours général. Trois ans plus tard, après de nombreuses autres médailles, elle décide de prendre sa retraite sportive. Elle ne quitte cependant pas le milieu sportif et devient membre du Comité International Olympique.

Sa fuite

Sa vie après sa carrière sportive est très tumultueuse. Elle parvient à s’enfuir de la Roumanie un mois avant la révolution roumaine et rejoint les Etats-Unis grâce à Constantin Panit , qui lui affirme agir par amour. Arrivée à destination, elle se rend compte que son sauveur est en réalité marié et qu’il profite de sa notoriété. Elle fait ensuite la rencontre de Bart Conner, un gymnaste américain avec qui elle se marie en 1996.

Nadia Comăneci continue de suivre les compétitions internationales et est engagée dans la campagne « Du Sport. Et plus que du Sport » initiée par le CIO, qui vise à promouvoir les valeurs sportives au-delà de la compétition.

Aujourd’hui encore, le nom de Nadia Comăneci est mondialement connu et reste une source d’inspiration pour de nombreuses gymnastes.

Note parfaite

Nadia Comaneci est la première gymnaste à obtenir la note parfaite aux Jeux Olympiques. Elle est la seule à avoir obtenue sept fois en une seule édition.

Première Roumaine titrée

Elle est la première Roumaine titrée aux Jeux Olympiques sur l’épreuve du concours générale.

Record de précocité

La Roumaine reste encore aujourd’hui la plus jeune titrée olympique de son sport. Elle a obtenu sa première médaille d’or à seulement 14 ans et 8 mois.

Elle est également la plus jeune titrée du championnat national junior à 10 ans.

Figures à son nom

La gymnaste possède deux figures à son nom sur l’agrès des barres asymétriques :

  • Support avant sur barre haute – coulé avec salto avant à califourchon pour accrocher à la barre haute
  • Underswing avec 1/2 tour (180°) avec salto replié ou piqué

En gymnastique

  • 5x Championne olympique
  • 3x Vice championne olympique
  • 1x Médaille de bronze aux JO
  • 2x Championne du Monde
  • 2x Vice championne du Monde
  • 2x Coupe du Monde
  • 1x Deuxième de la Coupe du Monde
  • 5x Championne du Monde universitaire
  • 9x Championne d’Europe
  • 2x Vice championne d’Europe
  • 1x Médaille de bronze aux championnats d’Europe
  • 12x Championne des Balkans
  • 1x Vice championne des Balkans
  • 10x Championne de Roumanie
  • 1x Vice championne de Roumanie
  • 6x Coupe de Roumanie
  • 96x Podium international

Sportives

  • Hall of Fame du sport féminin international
  • Hall of Fame de la gymnastique international
  • Ordre olympique

Médiatiques

  • Ordre de l’Etoile de Roumanie
  • Héroïne du Parti travailliste
  • 2x Athlète internationale de l’année par l’United Press
  • 1x Athlète de l’année par l’Associatd Press
  • 1x Personnalité sportive de l’année à l’étranger par la BBC
  • 1x Marca Leyenda
  • 1x Flo Hyman Memorial Award par la Women’s Sport Foundation
  • Great Immigrant Honoree par la Carnegie Corporation de New York
  • Nommée parmi les 100 femmes les plus influentes de 2017 par la BBC
  • Un secteur du parc olympique de Montréal porte son nom
  • La Roumanie a titré un timbre pour rendre hommage à ses exploits sportifs

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Laetitia Roux

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Félicia Ballanger

"Félicia

"Félicia

"1971

Félicia Ballanger est une cycliste sur piste originaire de La Roche-sur-Yon. Simplement dire cela serait faire affront à sa légende. Ballanger fait partie du cercle fermé des triples championnes olympiques, aux côtés de Marie-José Pérec (athlétisme), Clarisse Agbégnénou (judo) et Julia Simon (biathlon). Il est temps de revenir sur son parcours aussi atypique qu’exemplaire d’une championne qui a d’abord dû dépasser les blocages mentaux pour établir ensuite une domination implacable sur son sport.

Une famille fan de cyclisme

Le cyclisme dans les veines et jusqu’au patronyme : sa mère l’a nommé Félicia ainsi en hommage au cycliste italien Felice Gimondi, vainqueur du Tour de France en 1965, 

à 23 ans, triple maillot rose du Tour d’Italie, vainqueur de la Vuelta 1968 et champion du monde sur route en 1973. Un palmarès qui force le respect… et qui prédestine presque la future championne, avant même qu’elle n’enfourche sa première selle. Pour l’anecdote, le frère de Félicia a été prénommé Frédéric en l’hommage à une autre légende du vélocipède : l’Espagnol Federico Bahamontes.

Un fort caractère

Sportive dans l’âme, la jeune Félicia Ballanger mène tranquillement un double projet handball-cyclisme avant de devoir faire un choix, et de se concentrer pleinement sur le vélo. Ses grandes qualités de sprinteuse en salle sont visibles dès le plus jeune âge : championne de France cadette de vitesse sur piste d’abord en 1986, puis du monde junior en 1988. Restée attachée à sa terre natale, elle revient chez elle au Vendée U en 1993, après s’être exilée au Véloce Club de Saint-Sébastien, qu’elle avait rejoint après avoir subi de la discrimination sexiste dans le club de sa ville. En effet, les garçons du VC Yonnais, qui perdaient régulièrement contre elle, ne voulaient plus la voir aux entraînements. À 15 ans, elle montre alors déjà une certaine force de caractère.

Un début compliqué avant le déclic

Son histoire au haut niveau commence par des médailles en chocolat : 4e aux Mondiaux 1990, même place l’année suivante, puis 4e pour sa première participation olympique à Barcelone en 1992. Des places plus qu’honorables, qui la prouvent qu’elle est bien entrée dans la cour des grands. Mais Félicia Ballanger ne s’en contente pas. Et malgré de lourdes blessures subies en 1993, elle repart de plus belle à la poursuite des titres tant convoités.

Le blocage qui l’a empêché de monter sur les podiums était peut-être mental. C’est en tout cas ce que lui fait comprendre l’universitaire Gilbert Avanzini, qui rencontre Félicia Ballanger alors qu’il prépare une thèse sur l’agressivité dans le sport. Elle raconte qu’Avanzini lui a fait prendre conscience de sa capacité à battre ses adversaires en lui faisant parler d’elles. “J’avais trop d’admiration, trop de respect, sans doute”, explique-t-elle. La Vendéenne regagne petit à petit de la confiance, et s’apprête alors à aller chercher tout ce qui lui est dû.

Les mondiaux de Palerme 1994 sont le théâtre de l’obtention de sa première médaille : Ballanger prend l’argent dans l’épreuve de vitesse, et rompt ainsi la pseudo-malédiction de la place d’honneur qui commençait à s’installer.

Son entraîneur

Son entraîneur, en partie responsable de la réussite de Félicia Ballanger par son expérience et ses conseils, n’est autre que Daniel Morelon. Si le nom de ce natif de Bourg-en-Bresse ne vous dit rien, voici un rapide rappel : chevalier de l’ordre national du mérite et de la légion d’honneur, il est octuple champion du monde sur piste, et triple champion olympique : en tandem en 1968, et en vitesse en 1968 et 1972. C’est peu dire que son élève va faire honneur à sa réputation. La capacité de travail hors-norme et la volonté de fer de Félicia permettent à Morelon de modeler sa championne pour lui faire accomplir son rêve : remporter toutes les courses dont elle prend le départ.

Invincible

1995 est l’année de son premier titre mondial. Et, car elle a décidé de passer à la vitesse supérieure, de son deuxième. Félicia Ballanger domine incontestablement pour la première fois le 500m, épreuve nouvellement créée, et la vitesse au niveau international. L’épreuve de vitesse, dite également sprint, voit s’affronter deux coureuses en opposition directe. Le départ est donné arrêté, avec les deux adversaires positionnées sur la même ligne. La piste étant inclinée, c’est un tirage au sort qui décide de laquelle des deux coureuses va commencer en bas de la piste. Le 500m, quant à lui, propose pareillement un départ arrêté, mais cette fois le but n’est pas d’atteindre la ligne d’arrivée avant son adversaire directe, mais de réaliser le meilleur chrono possible. À noter que depuis l’année dernière, cette épreuve a disparu au profit d’une nouvelle, le kilomètre féminin. Félicia Bellanger restera donc à jamais comme la recordwoman du nombre de victoires sur la distance (nous allons y revenir), à égalité avec la biélorusse Natallia Tsylinskaya.

Ces premiers titres en appellent inévitablement d’autres. C’est peu dire d’affirmer que Félicia Ballanger débute alors une domination du cyclisme sur piste. Les deux titres mondiaux du 500m et de la vitesse ne lui échappent plus entre 1996 et 1999. Cette période lui offre également sa première médaille d’or olympique, sur la vitesse, à Atlanta. Confrontée à l’Australienne Michelle Ferris en finale, elle affirme plus que jamais sa supériorité. Les larmes versées au pied du podium à Barcelone sont remplacées par des cris de joie. Et une envie de rééditer l’exploit.

Sa dernière compétition

Félicia Ballanger ne perd plus une seule manche jusqu’en 2000, toutes courses confondues, tellement elle domine le circuit mondial. Une manche qui lui offre sa première frayeur depuis bien longtemps. D’abord, Alors arrache l’or sur le 500m, pour l’entrée aux JO de la distance, en disposant son éternelle dauphine, Michele Ferris, pourtant à domicile. Il est alors temps pour Ballanger d’affronter en finale de la vitesse la russe Oksana Grichina, double médaillée de bronze mondial sur l’épreuve. Cette dernière commet un affront : elle remporte la deuxième manche de la finale, et force Ballanger à courir une dernière belle décisive. Mais la disciple Morelon n’avait besoin que de cette piqure pour se rappeler à elle-même, et la dernière manche lui revient de droit. 3e titre olympique, et une place de gagnée à jamais dans l’histoire de son sport, comme de l’olympisme tricolore.

Des records du monde

Félicia Ballanger, c’est certes des titres, mais en tant que figure incontournable de sa discipline, c’est aussi des records qui ont forgé sa légende. En plus de ses dix couronnes mondiales, elle reste invaincue entre 1995 et 2000, et améliore à sept reprises le record du monde du 500m, porté à 34.010 secondes en 1998. Cette épreuve est tellement la sienne qu’elle s’est octroyée tous les titres mondiaux sur la distance jusqu’à sa retraite. Elle ne sera par contre pas la dernière détentrice du record sur le 500m : l’honneur revient à la Mexicaine Jessica Salazar, réalisant 32.268 secondes à l’occasion des championnats panaméricains, 18 ans après Ballanger.

Sa carrière prend fin sur les sommets de l’Olympe, en 2000. Elle l’avait déjà décidé avant même de prendre part à la première course de la quinzaine.

L’après-carrière 

Si elle devient vice-présidente de la FFC en 2001, sa carrière post-professionnelle s’écrit aussi dans le monde politique. Résidente à Nouméa, elle se présente en tant que candidate suppléante aux élections législatives de 2007. Son attachement à la Nouvelle-Calédonie est total. Elle s’investit dans le sport local, et est nommée chargée de mission sport au Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, travaillant pour le gouvernement néo-calédonien jusqu’en 2022.

En tant que légende du cyclisme tricolore, membre des Gloires du sport français, son image est connue du public passionné en Hexagone. Elle est nommée consultante pour France Télévision lors des épreuves de cyclisme des Jeux olympiques d’Athènes 2004 et Pékin 2008, apportant à l’antenne son expertise acquise au long de ses dix années au plus haut niveau international. Qui de mieux que le plus beau palmarès du cyclisme sur piste français (13 titres, 14 podiums) pour commenter les épreuves ?

Au moment de tirer sa révérence, elle déclare :

“Au delà de mon palmarès, j’aimerais que l’on retienne mon travail, ma persévérance et ma discrétion”.

Ce qu’il faut s’assurer c’est que Félicia Ballanger ne sera jamais oubliée.

Membre d’un cercle très fermé

Félicia Ballanger fait parmis des quatre Françaises à gagner au minimum trois titres olympiques

Record du monde

La Française a battu à six reprises le record du monde du 500m. Depuis, il a été battu.

En cyclisme sur piste

    • 3x Championne olympique
    • 10x Championne du Monde
    • 1x Vice championne du Monde
    • 1x Championne du Monde junior
    • 15x Championne de France

    Sportives

    • Hall of Fame du cyclisme mondial
    • Gloires du sport français
    • 1x Prix Monique Berlioux

    Médiatiques

    • Officière de l’ordre national du Mérite
    • Chevalière de la Légion d’honneur
    • 1x Vélo d’or français 

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    nadia Comăneci – La Petite Fée de Montréal

    Amandinha – La surdouée du ballon rond

    La sportive Amandinha

    Amandinha - La surdouée du ballon rond

    1994 à aujourd'hui - écrit par marie fournier

    Amandihna est reconnue par le public et ses pairs comme la meilleure joueuse de l’histoire de futsal. Alors, aujourd’hui on vous raconte son parcours.

    Née en 1994, Amandinha grandit dans le Complexe du Ceara au Brésil, où elle découvre très tôt pour le sport : tennis de table, football, volley-ball et futsal. Cette passion dévorante s’explique notamment par son environnement familial :

    “J’ai toujours accompagné mon père et mon oncle, qui étaient joueurs. Chaque fois qu’ils allaient jouer avec leurs amis, que ce soit sur le terrain ou sur le court, où qu’ils aillent, je les poursuivais. J’aimais le sport, je jouais, je tapais sur des objets. Partout où je pouvais donner un coup de pied, je donnais un coup de pied.”

    Très précoce

    À l’âge de 10 ans, Amandinha choisit de se consacrer pleinement au football et au futsal, disciplines reines au Brésil. Sous l’impulsion de son premier entraîneur André, la Brésilienne joue avec les garçons ce qui lui permet de s’améliorer rapidement. Elle impressionne tellement que les garçons de son quartier n’hésitent pas à taquiner leurs camarades en leur rappelant qu’Amandinha jouait mieux qu’eux, comme elle le confie au média Opovo. Vite repérée pour son talent, une équipe féminine locale l’invite à les rejoindre et évidemment la joueuse accepte. Cette opportunité lui ouvre les portes des meilleurs centres de formation de sa région, où elle développe notamment sa capacité à frapper des deux pieds, une arme redoutable en futsal.

    Tout quitter

    À 15 ans, Amandinha prend une décision cruciale pour sa carrière : quitter sa famille pour s’installer à Santa Catarina. Bien que soutenue par ses proches, la séparation est douloureuse :

    « C’était assez difficile de dire au revoir à ma mère et à mon père à l’aéroport. Ma mère est restée une semaine sans manger. Nous avons parlé tous les jours. Mais leur soutien a fait toute la différence. »

    Arrivée dans cette nouvelle ville, la joueuse a dû s’adapter à la culture locale et au basse température, découvrant pour la première fois des températures négatives.

    Une domination sans égale

    Ce choix porte ses fruits puisqu’à 18 ans, elle reçoit sa première convocation en équipe nationale :

    « Quand j’ai été appelée, c’était incroyable. Je ne m’y attendais pas, mais c’était la réalisation du rêve de ma vie. »

    Pour cette première expérience, Amandinha cherche à apprendre auprès de ses aînées tout en s’amusant. Cette sélection lui permet de monter très rapidement les échelons. En effet, la saison suivante, à seulement 19 ans, elle marque le but décisif lors de la finale du championnat du monde, offrant au Brésil son quatrième titre consécutif. Pourtant, au départ l’équipe ne devait pas participer à cette compétition faute de sponsors. Heureusement, une marque est venues les soutenir peu avant, permettant ainsi à la sélection de financer le voyage. Cette même année, elle remporte pour la première fois le titre de « meilleure joueuse du monde ». Entre 2015 et 2021, Amanda domine sans partage le futsal mondial :

    • Sept titres consécutifs de « meilleure joueuse du monde », établissant un record absolu
    • Trois championnats du monde remportés avec le Brésil
    • Deux Copa Libertadores (l’équivalent sud-américain de la Ligue des Champions)

    De nouveaux défis

    En 2021, après avoir régné sur le futsal brésilien, Amandinha relève un nouveau défi en rejoignant le Torreblanca Melilla en Espagne, pays de référence dans cette discipline. Une fois de plus, la joueuse s’impose comme une taulière de son équipe, le Torreblanca Melilla, mais doit patienter jusqu’en 2024 pour remporter sa première Coupe de la Reine. En 2025, Amandinha poursuit un objectif ultime : offrir au Brésil sa première Coupe du monde de futsal féminin. Déterminée à réaliser ce rêve d’enfance, elle est prête à affronter les autres grandes nations que sont le Portugal, l’Espagne et l’Argentine notamment.

    Reconnaissante de son parcours, Amandinha confie :

    « Je rêvais de devenir athlète professionnelle, c’est tout. Je rêvais de remporter les titres les plus importants, de faire partie de l’équipe brésilienne avec les meilleures du monde, et Dieu m’a donné bien plus encore. Je dis toujours la même chose : être un modèle a été un don de Dieu dans ma vie, je ne m’y attendais pas. Je suis très reconnaissante pour toute l’histoire que j’ai construite et pour le fait qu’aujourd’hui, je suis un modèle pour tant de filles qui rêvent de devenir joueuses. »

    La GOAT ?

    Amandinha qui possède le plus de titres de meilleure joueuse de l’année. Elle a obtenu 8 fois de suite le titre de meilleure joueuse au monde.

    Une égérie du sport

    Elle est l’une des rares joueuses sponsorisées par une marque de sport. Elle a d’ailleurs sa paire de chaussures signatures chez Joma.

    En football en salle

    • 3x Championne du Monde
    • 3x Copa America
    • 1x Coupe internationale
    • 1x Coupe du monde interclub
    • 3x Copa Libertadores
    • 1x Ligue du Brésil
    • 1x Coupe de la Reine
    • 2x Coupe du Brésil
    • 1x Coupe des championnes
    • 1x Open Games de Santa Catarina
    • 1x Taça Brasil
    • 3x Campeonato Catarinense
    • 16x Autre tournoi et compétition

    Médiatiques

    • 8x Futsal Award de la meilleure joueuse du monde

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    Marie Bochet – La reine des neiges

    La sportive Marie Bochet

    Marie Bochet - La Reine des neiges

    1994 à aujourd'hui - écrit par Régis Berthelot

    Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la skieuse paralympique multi-médaillée Marie Bochet. Extrêmement polyvalente, la Reine des neiges a su briller dans toutes les épreuves de ski des championnats du monde et des Jeux paralympiques. Elle a su selon ses dires « danser sur la neige » et grimper jusqu’au sommet. Son palmarès parle ainsi de lui-même avec 8 titres paralympiques remportés lors des Jeux de 2014 et 2018, en plus d’avoir été sacrée championne du monde à 22 reprises.

    Marie Bochet voit le jour en 1994 à Chambéry dans les Alpes françaises. Elle souffre alors d’une agénésie à l’avant-bras gauche, ce qui signifie que son bras ne s’est pas complètement formé lors du développement de l’embryon. Ses parents sont tous deux éleveurs de génisses et producteurs de fromage dans la région. Étant

    la benjamine de 4 enfants, Marie a dû jouer des coudes très tôt pour trouver sa place, ce qui a participé à forger son caractère. À l’âge de 5 ans, elle s’essaie pour la première fois au sport roi des Alpes, le ski. Elle se prend alors très vite d’affection pour cette discipline et progresse très vite, si bien qu’elle devient championne de France six ans plus tard.

    Sa rivalité

    Grâce à ses relations et notamment à son prothésiste qui faisait partie de la Fédération de Handisport, elle se tourne très vite vers ce sport ce qui lui permet de s’épanouir dans le ski en grandissant. Lors de son parcours sportif, une rivalité se crée entre elle et Solène Jambaqué, une autre grande skieuse française. Cette rivalité sera un moteur qui la poussera à se dépasser.

    Son premier titre

    Ses efforts portent leurs fruits en 2010 où elle est qualifiée pour disputer ses premiers Jeux paralympiques à Vancouver. Des résultats prometteurs mais également frustrants alors qu’elle atteint la quatrième place au slalom et au super combiné. Marie Bochet participe néanmoins aussi aux Championnats du monde de 2011 à Sestrières en Italie où elle remporte son premier titre mondial.

    Les Jeux de Sotchi

    Trois ans plus tard, lors des Jeux de 2014 à Sotchi, elle remporte cette fois-ci son premier titre paralympique sur l’épreuve de la descente.

    « Ma première [médaille], la plus belle, la médaille d’or. »

    Pour confirmer qu’il ne s’agit pas d’un coup de chance, elle finit par en remporter trois de plus lors de ces Jeux avec les épreuves du Super G, du super combiné et du slalom géant.

    Porte-drapeau

    Pour la prochaine édition des Paralympiques en 2018 se déroulant Pyeongchang-sun, Marie Bcohet reçoit l’honneur d’être porte-drapeau de la fédération paralympique française. Elle brille également lors de ces Jeux et réitère l’exploit avec 4 nouveaux titres paralympiques sur les épreuves de descente, Super G, slalom géant et slalom. Dans le même temps, elle est élue membre du Comité international paralympique. Elle rejoint également la commission des athlètes, instance qui travaille à la préparation des Jeux olympiques 2024.

    100 victoires

    En 2022, alors que cela fait deux ans qu’elle n’avait plus remporté de titre, elle fête sa 100e victoire en Coupe du monde à Steinach am Brenner en Autriche.

    « Cette victoire, c’est le passage des 100 mais c’est surtout la confirmation du fait que je suis en forme. […] Cet automne, j’ai retrouvé le plaisir simple de faire du ski. »

    Après s’être remise d’une blessure à l’épaule droite, elle participe la même année à ses derniers Jeux paralympiques à Pékin. Marie Bochet ne ressent alors aucune pression. Ayant déjà gagné des titres dans toutes les épreuves, elle souhaite se concentrer sur prendre du plaisir en skiant : 

    « J’ai déjà réussi les Jeux ! J’ai déjà gagné les médailles tant attendues ! »

    Au cours de ces Jeux, elle obtient l’argent sur l’épreuve du Super G.

    Ses engagements

    Au sein de la commission des athlètes présidée par Martin Fourcade, elle aide à la préparation des Jeux paralympiques de 2024 en France. Le combat pour la reconnaissance du handisport et la parité homme-femme sont alors des priorités pour Marie.

    « Concernant Paris 2024, le plus gros combat est de médiatiser et faire connaître le handisport. Au niveau du sport féminin, il y a déjà une belle volonté du comité d’organisation d’être les premiers Jeux paritaires en termes de participants. Ça semble logique mais c’est une avancée ! »

    Marie Bochet est membre du collectif des Champions de la Paix de Peace and Sport. Il s’agit d’un club composé de plus d’un centaine de sportifs de haut niveau qui luttent en faveur du mouvement de la paix par le sport. À partir de 2014, la sportive devient également marraine de l’association « Pour que Lana gravisse sa montagne » qui aide une petite fille atteinte d’une paralysie cérébrale ainsi que d’un syndrome de West.

    En plus d’un palmarès exceptionnel, Marie Bochet a beaucoup apporté au ski français. Sa détermination à toute épreuve dès son plus jeune âge et son courage malgré les échecs et les blessures sont un modèle pour les petits et grands qui veulent se mettre à ce sport. De plus, Marie a participé de manière conséquente à faire connaître le handisport, de par ses prouesses autant que par ses engagements.

    La plus décorée aux Jeux Paralympiques d’hiver

    Marie Bochet est la Française la plus décorée et titrée aux Jeux Paralympiques d’hiver.

    Plusieurs Grands Chelems à son actif

    La skieuse est la seule sportive française à avoir réalisé plusieurs Grands Chelems (trois) au championnat du Monde.

    100 victoire en Coupe du Monde

    Elle fait partie des rares handisportives à avoir dépassé la barre des cent victoires en Coupe du Monde.

    En ski alpin

    • 8x Championne paralympique
    • 1x Vice championne paralympique
    • 22x Championne du Monde
    • 5x Vice championne du Monde
    • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
    • 9x Gros globe de cristal
    • 22x Petits globes de cristal
    • 107x Victoire en coupe du Monde
    • 40x Podium en coupe du Monde
    • 35x Victoires en coupe d’Europe
    • 16x Podium en coupe d’Europe

    Sportive

    • 1x Laureaus World Sports Award

    Médiatiques

    • Officière de l’ordre de la Légion d’Honneur
    • Chevalière de l’ordre de la Légion d’Honneur

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    Stine Oftedal – s’amuser avant tout

    Stine Oftedal qui célèbre son but

    Stine Oftedal - S'amuser avant tout

    1991 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

    Cette semaine, nous mettons à l’honneur l’une des plus grandes joueuses de handball du monde. Elle a marqué l’histoire de son sport par sa qualité de jeu et son incroyable palmarès, laissez-moi vous raconter l’histoire de Stine Oftedal.

    Stine Oftedal naît en 1991 à Oslo. Sa mère étant joueuse et entraineuse de handball, elle baigne dès son plus jeune âge dans ce monde, passant beaucoup de temps au bord des terrains à observer les matchs. Elle teste cependant d’autres sports tel que le football ou l’athlétisme mais le hand reste son préféré. C’est à l’âge de sept ans, qu’elle s’inscrit officiellement en club. Très vite, elle progresse et parvient à remporter 

    la coupe Partille en 2005. Il s’agit de la principale compétition de handball pour les jeunes en Norvège. Deux ans plus tard, Stine Oftedal atteint la première division norvégienne avec le club de Fjellhammer IL, dans lequel elle évolue au poste de demi-centre. Ainsi, à seulement 16 ans, elle termine la saison en ayant marqué cinquante buts en seize matchs.

    Sa première sélection

    Elle poursuit sa lancée et en 2010 elle remporte le championnat du monde junior avec l’équipe de Norvège. Cette victoire lui vaut d’être sélectionnée dans la foulée en équipe nationale, avec laquelle elle part à la conquête du titre européen la même année puis, l’année suivante, du titre mondial. Elle remporte ces deux titres avec brio.

    Son amour de la France

    Stine Oftedal a également un lien fort avec la France puisqu’elle rejoint le club d’Issy Paris Hand en 2013, dans lequel elle joue jusqu’en 2017, soit durant quatre ans. Avec ce club elle remporte en 2014 un titre de vice-championne de France, une médaille d’argent en Coupe de France et elle amène son équipe en finale de Coupe Challenge, qu’elle perd face aux Suédoises. Un an après son intégration au club parisien, sa sœur Hanna la rejoint. Évoluant au poste d’arrière droite, c’est la deuxième fois qu’elle joue dans le même club, la première fois étant en 2009 au club de Stabæk Håndball en Norvège.

    Les difficultés du haut niveau

    Même si Stine se dit privilégiée de pouvoir vivre de sa passion, son train de vie comporte des inconvénients, le plus gros d’entre eux pour elle étant d’être constamment éloignée de sa famille et de ses amis.

    Deuxième titre mondial

    Nous voilà en 2015, année à laquelle Stine remporte pour une deuxième fois les championnats du monde au Danemark en battant l‘équipe des Pays-Bas en finale.

    Son style de jeu

    Elle se démarque dans son jeu grâce à sa vitesse et à sa capacité à changer de rythme rapidement. A la suite de cette compétition, elle est nommée meilleure demi-centre du championnat. Cependant, Stine ne perd pas de vue la raison pour laquelle elle a fait du handball son métier. Elle confie dans une interview pour la fédération européenne :

    « Oui il faut être compétitif mais il ne faut pas oublier l’ADN du handball : s’amuser. »

    Finir le jeu

    Il ne lui manque plus que deux titres pour compléter son palmarès : celui de championne olympique et une médaille d’or en Ligue des Champions. C’est en 2017 qu’elle remporte pour la première fois celle-ci avec un club mythique hongrois nommé Győr. La géante du handball finit par achever sa carrière en beauté, lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 en décrochant son premier titre olympique.

    Sa retraite

    Elle prend sa retraite après ces Jeux, pour elle inoubliables car ils se passaient dans une ville qu’elle considère presque comme sa maison, confie-t-elle au magazine l’Équipe. Au total dans sa carrière, elle aura marqué plus de 800 buts en quelques 287 matches, un score qui a de quoi en impressionner plus d’un !

    Vous l’aurez compris, même si elle vient de prendre sa retraite sportive, nous n’avons pas fini d’entendre parler de Stine Oftedal.

    Record de sélections

    En 2024, Stine Ofdetal est la troisième norvégienne avec le plus de sélection et la neuvième en terme de buts marqués.

    Lancer de javelot

    Avant de se concentrer uniquement au handball, la Norvégienne était aussi une lanceuse de javelot. A 13 ans, elle atteignait les 32 mètres.

    En sélection

    • 1x Championne olympique
    • 2x Bronze olympique
    • 3x Championne du monde
    • 2x Vice-championne du monde
    • 4x Championne d’Europe
    • 1x Vice-championne d’Europe

    En club

    • 3x Ligue des Champions
    • 4x Championnat de Hongrie
    • 3x Coupe de Hongrie
    • 2x Championnat de France
    • 2x Coupe de France

    Sportive

    • 1x Meilleure handballeuse mondiale de l’année
    • 1x MVP du mondial
    • 1x Meilleure demi-centre du championnat du monde
    • 3x Meilleure demi-centre du championnat d’Europe
    • 3x Meilleure demi-centre de la Ligue des Champions
    • 3x MVP du championnat de France
    • 3x Meilleure demi-centre du championnat de France

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      nadia Comăneci – La Petite Fée de Montréal

      Sue bird – Le cœur de la tornade

      Sue Bird

      Sue Bird - Le cœur de la tornade

      1980 à aujourd'hui - Ecrit par Sarah Chesneau

      Sue Bird naît en 1980 à New York de parents d’origine russe. Si petite elle rêvait devenir avocate, médecin ou footballeuse, elle est aujourd’hui l’une des plus grandes joueuses que la Women NBA ait compté dans ses rangs.

      Elle s’initie au sport dès petite, pratiquant le football puis l’athlétisme, principalement pour s’amuser et pas vraiment dans l’optique de devenir une championne. C’est pour imiter sa grande sœur qu’elle commence le basket. Elle s’entraîne au shoot durant la mi-temps des matchs de sa sœur et s’inscrit rapidement dans un club. Son talent est vite remarqué puisqu’elle signe son premier autographe à l’age de onze ans à un agent de sécurité qui voit en elle une future star. Sa carrière commence véritablement au lycée où elle est recrutée pour jouer avec l’équipe du Christ The King High School. 

      Avec cette équipe, elle remporte le championnat national lors de son année de terminale et est nommée joueuse de l’année de l’État de New-York. Son élan victorieux se poursuit jusque dans le Connecticut. Elle gagne 136 matches sur 145 avec son équipe universitaire de l’Uconn lors de sa deuxième année d’étude et ce malgré une blessure au genoux l’année précédente. En tout, elle aura remporté deux titres de championne de la National Collegiate Athletic Association avec ses coéquipières du Connnecticut. Une fois ses études terminées, Sue Bird débute dans la WNBA. 

      Ses débuts en wnba

      Ses débuts sont quelque peu difficiles mais sa rencontre avec l’Australienne Lauren Jackson va changer la donne. Sur le terrain l’alchimie est immédiate et le duo fait des merveilles. En 2004, elle participe à ses premiers Jeux Olympiques et décroche la médaille d’or bien que la finale ne soit pas de tout repos, l’équipe adverse étant celle de Lauren Jackson. Hélas, les années qui suivent marquent un creux pour Sue Bird. Pour la championne :

      « Gagner une fois n’est difficile, c’est gagner à nouveau qui l’est ».

      Jongler entre les Etats-Unis et l’Europe

      Il faut attendre 2010 pour que les Storm de Seattle, équipe dans laquelle elle joue depuis 2002, gagnent à nouveau le championnat. 2010 est également l’année où Sue Bird réalise l’exploit de gagner pour la quatrième fois de suite l’Euroligue. En effet, depuis 2005, elle profitait de l’autorisation pour les joueuses américaines à jouer en Europe lors des pauses de la WNBA pour montrer ses talents en Russie. Elle a notamment joué dans deux des clubs les plus réputés de Russie dans les années 2000, le Spartak Moscou puis le UMMC Ekaterinbourg. Sue Bird ne faisait donc pas de pause sportive dans l’année et parvenait à rester à son niveau d’exception.

      Sous les couleurs de Team USA

      En 2016, elle devient parmi les joueuses les plus âgées de la ligue ce qui rend sa préparation physique quelque peu différente. Elle s’entoure alors de professionnels de la santé pour rester au meilleur de son niveau. Sue Bird fut un vrai pilier pour l’équipe nationale des États-Unis puisque elle a remporté cinq médailles olympique avec la sélection américaine, en 2004, 2008, 2012, 2016 et 2021. Avec cette même équipe, elle a également gagné trois championnats du monde, une coupe du monde et, seule « tâche » à son palmarès, une médaille de bronze lors des championnats du monde de 2006. 

      Sa dernière danse

      Elle prend sa retraite en 2022, après une carrière bien remplie. A ce jour, Sue Bird est la basketteuse qui a joué le plus grand nombre de matches dans la ligue féminine de la NBA. Elle  a figuré parmi le top cinq du WNBA Allstar game quatre fois et a remporté quatre championnat de la WNBA.

      Une grande militante

      Cependant, son parcours extraordinaire n’est pas la seule chose qui fait de Sue Bird, Sue Bird. L’année 2017 marque un nouveau tournant dans sa vie puisqu’elle décide de révéler au monde sa relation avec Megan Rapinoe. Si depuis elle affiche clairement son homosexualité, le fait de faire son coming-out n’allait pas de soi pour elle. C’est la footballeuse qui lui a montré l’importance pour les ouples gays d’être représentés et d’avoir de la visibilité. Elles sont maintenant mariées depuis 2020. Mais la lutte pour la reconnaissance des droits pour les LGBT n’est pas son seul combat. Elle utilise notamment sa position de vice-présidente du syndicat des joueuses de la WNBA pour lutter contre la discrimination et plus de justice sociale en négociant la présence de messages sur les maillots, comme celui de Black live matters. Elle soutient également le mouvement MeToo et particulièrement Breanna Stewart suite à son témoignage en 2017. 

      Vous l’aurez compris, Sue Bird est une modèle pour de nombreuses petites filles et elle continuera d’inspirer les futures générations pendant de longues années.

      Sa draft

      En 2002, Sue Bird est choisi un numéro 1 lors de la draft WNBA par le Seattle Storm, une équipe qu’elle ne quittera jamais jusqu’à la fin de sa carrière.

      Ses titres

      Sue Bird est la seule joueuse à remporter au moins une bague WNBA sur trois décennies distinctes. Elle également une des rares joueuses à avoir remporter cinq Euroleague dans sa carrière.

      Ses records en WNBA

      Sur sa carrière au cœur de cette ligue, Sue est la première en nombre de saisons jouées, de matchs joués, de sélections au All-Star Game, de passe décisives et de minutes sur le parquet.

      En sélection

       

      • 5x Championne olympiques
      • 4x Championne du monde 
      • 1x Médaille de bronze championnats du monde

      En club

       

      • 4x Championne de la WNBA​
      • 5x Euroleague
      • 2x Europe SuperCup
      • 5x Championne de Russie
      • 2x Championne NCAA

      Médiatiques

       

      • Associated Press Women’s College Basketball Player of the Year
      • Best Female College Athlete
      • Meilleure joueuse de l’année par les média

      Sportive

       

      • 12x All-Star en WNBA
      • 2x All-Star en Euroleague
      • 1x MVP de la NCAA
      • 1x MVP de la conférence Ouest de la NCAA
      • 1x MIP de la NCAA
      • 1x New York city player of the year
      • 1x New York state player of the year
      • 3x Trophée Kim Pernot de la sportivité
      • 1x Top 25 des joueuses de la WNBA depuis sa création
      • 1x Wade Trophy
      • 1x WNBA All-decade Team
      • 5x All-WNBA First Team
      • 3x All-WNBA Second Team
      • 2x meilleure passeuse de la WNBA
      • 4x vice-meilleure passeuse de la WNBA
      • 2x Meilleur scoreuse, rebondeuse et passeuse de la WNBA
      • 2× First-team All-Big East

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