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Angela Madsen – La Reine des Océans

Angela Madsen – La Reine des Océans

Angela Madsen

Angela Madsen - La Reine des Océans

1960 à 2020 - écrit par simon ménard

L’histoire d’Angela Madsen, c’est celle d’une femme qui a toujours essayé de se relever malgré les coups du sort. Jusqu’au bout, c’est le bonheur de l’effort et la liberté qu’elle aura recherchée.

Angela Madsen est une sportive née, à la condition physique très prometteuse. Alors qu’elle envisage de suivre un cursus sportif pour tracer sa route vers les Jeux Olympiques, Angela Madsen accouche d’une fille à seulement 17 ans, devenant mère célibataire, ce qui lui dresse des bâtons dans les roues pour accéder à son objectif. Ses plans changent, et face à un provocateur affirmant qu’elle n’arriverait jamais à rejoindre l’armée, bien qu’issue d’une lignée de militaires, elle s’engage auprès des marines. Une fois sa formation réussie, l’armée lui accepte de lui fournir une maison 

pour elle et sa fille. Elle est envoyée en mission dans plusieurs États, et notamment en Californie, à El Toro, où elle rejoint l’équipe de basket de son unité en tant que pivot. Elle est alors repérée l’équipe féminine des Marines.

Deux gros accidents

C’est alors peut-être le début de sa carrière sportive, comme elle l’avait espéré. Elle commence l’entraînement en 1980. Mais lors de la première séance, elle tombe sur le terrain, et une de ses coéquipières, dans le mouvement, marche sur son dos. Le choc brise deux disques de la colonne vertébrale d’Angela, et dans le même temps avorte son expérience en basket. Petit à petit, Madsen, qui souffre de douleurs chroniques et d’une sciatique, récupère en suivant une thérapie. Mais Angela n’est malheureusement pas au bout de ses peines.

En 1991, elle est victime d’un accident de voiture. Verdict, une jambe et plusieurs côtes cassées, qui viennent s’ajouter à ce dont elle souffrait déjà depuis 1980. Elle est obligée de subir une opération l’année suivante, qui lui laisse les deux jambes paralysées, celles-ci ne pouvant être sauvées. Une opération qui ne sera pas remboursée par le corps des Marines, qui récupèrent également la maison qu’ils avaient mise à sa disposition lorsqu’elle les avait rejoints. Un des médecins de l’hôpital des anciens combattants à Long Beach ose même lui dire que sa “condition physique est un gaspillage de vie humaine”. Face à cet enchaînement que la vie lui offre, Angela Madsen devient sans domicile fixe, et commence à souffrir de dépression.

Ses déclics

Malgré tout, l’ancienne militaire, et n’attend qu’un déclic pour se relever. Cette occasion, elle va l’avoir alors qu’elle assiste à un match des Jeux nationaux des vétérans américains. Angela y fait sa rencontre avec le basket-fauteuil. Si le basket est à l’origine de sa blessure, ce sport peut aussi lui permettre de se reconstruire. Elle évolue alors aussi bien avec l’équipe féminine que masculine.

Puis advient ce qui aurait pu être le dernier drame fatal, mais qui va se transformer, par la force de la volonté de Madsen, en moment crucial pour se lancer dans sa nouvelle vie : après être tombée sur les rails du métro à San Francisco, elle craint s’être brisée le cou. Une fois sortie d’affaire, sans séquelle supplémentaire après avoir été relevée in-extremis par deux passants, elle se force à réévaluer sa vie, et ce qu’elle a envie de devenir. C’est désormais clair pour elle : Angela va décider de vivre pleinement son handicap.

Du basket à l’aviron

En 1998, elle est invitée par le sponsor de son équipe de basket-fauteuil, Casa Colina, à un évènement d’aviron. C’est un coup de foudre total. Elle est émerveillée par le fait de pouvoir effectuer ce sport sans avoir à monter dans son fauteuil roulant, et se découvre un talent naturel à pagayer. Si bien qu’en 2002, alors que l’aviron adapté est ajouté au casting des championnats du monde, elle s’y qualifie et remporte la médaille d’argent. Une première réussite en guise d’échauffement. Angela Madsen installe lors des trois années suivantes une domination sur la catégorie deux de couple, s’adjugeant systématiquement la médaille d’or.

Traverser les océans

En parallèle de cette carrière en aviron, Angela, toujours plus éprise de liberté, commence à s’intéresser aux évènements d’aviron en plein océan. Sa progression se fait distance par distance. Après avoir réussi plusieurs sorties de 20km, elle fait la rencontre de Tori Murden. Cette dernière est la première américaine à avoir traversé en aviron solo l’océan atlantique. Grandement inspirée par Murden, Angela Madsen se lance dans l’expérience de ce voyage transatlantique, à travers plusieurs tentatives. C’est en 2007, soit seulement cinq années après sa première médaille en aviron, qu’Angela devient la première personne atteinte de handicap à traverser l’océan atlantique en aviron de bout en bout.

Puis en 2009, au sein d’une équipe de huit personnes à bord du “Aud Eamus”, la première femme à traverser l’océan indien. On peut ajouter à ce déjà probant palmarès un tour de Grande-Bretagne à la rame, accompli aux côtés d’une équipe 100% féminine en 2010. La lutte pour la reconnaissance du sport féminin va caractériser ses apparitions médiatiques, comme son soutien à la communauté LGBT, en abordant ouvertement son homosexualité et en participant à de nombreux évènements. 

L’athlétisme

Si Angela Madsen participe bien aux Jeux Paralympiques de 2008 en aviron, ce n’est pourtant pas dans ce sport qu’elle va être médaillée, bien qu’elle finisse à seulement 0,7 secondes du bronze. Même si elle a déjà habitué à être une véritable touche-à-tout, Madsen surprend tout de même en prenant la route des stades. Elle participe à sa première course en 2011, se qualifiant pour les Jeux de 2012 à Londres en lancer de poids et de javelot. Si elle finit cinquième de sa catégorie au javelot, un lancer du poids à 8,88m lui permet d’obtenir le bronze, sa première médaille paralympique. Ses qualités de lanceuse de poids sont telles qu’elle établit un nouveau record du monde en 2016 avec 9m43.

Même après avoir touché à d’autres sports, Angela Madsen ne se détourne pas de l’aviron. Elle cherche à parcourir les différentes mers et autres océans du globe, lui permettant de détenir 14 records reconnus comme Guiness World Record, dont celui de la femme ayant parcouru le plus d’océans. Angela Madsen trouve la mort en 2020 alors qu’elle tentait d’effectuer, à 60 ans, la traversée entre Los Angeles et Hawaï. Un parcours de 4.000km en solo derrière la caméra de Soraya Simi, qui l’aurait vu devenir la première femme paraplégique à accomplir le parcours. La réalisatrice assure qu’Angela, consciente du risque qu’elle encourrait avec cette traversée hors norme, était “prête à mourir en faisant ce qu’elle aimait le plus”.

Traverser les océans

Elle est la rameuse ayant traverser le plus d’océan, avec un total de quatre sur sa carrière.

De nombreux records

Au cours de sa vie, Angela Madsen aura réalisé 14 records du monde dont certains tiennent toujours.

Le plus grand équipage

Elle a fait parti du plus grand équipage à traverser un océan avec seize personnes présentes.

En aviron

  • 3x Championne du monde du deux de couple
  • 1x Vice championne du Monde du skiff

En athlétisme

  • 1x Médaillée de bronze aux Jeux Paralympiques au poids
  • 1x Championne panaméricaine du javelot
  • 2x Vice championne panaméricaine du poids

Médiatique

  • Prix d’athlète d’excellence par la Fondation for Global Sport Development en reconnaissance pour son travail auprès des jeunes et de diverses communautés

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Angela Madsen – La Reine des Océans

Mara Gómez – Briser le plafond de verre

Mara Gomez

Mara Gómez - Briser le plafond de verre

1997 à aujourd'hui - écrit par marie fournier

Cette joueuse transgenre a brisé le plafond de verre dans le monde du football professionnel. Elle s’est battue pour l’intégrer. Découvrez l’histoire de Mara Gómez, une Argentine persévérante et engagée !

Mara Gómez grandit dans le quartier de la Granja dans la ville de La Plata. À treize ans, l’adolescente fait son coming out trans à sa famille. Cette nouvelle est très bien accueillie par ses proches pour le plus grand bonheur de Mara. Cependant, dans un pays où la transphobie reste omniprésente, son parcours vers l’acceptation sociale s’avère semé d’embûches. Pendant plusieurs années, des idées noires la hantent. C’est à quinze ans qu’un événement va transformer sa vie : sa voisine Adriana Aguirre l’invite à jouer au football sur un city stade. La joueuse confie au média FIFPRO :

« Une fois que j’avais pris cette décision, j’ai vécu deux années d’enfer, des brimades à l’école jusqu’au moment où je suis allée voir le médecin et qu’il m’a appelée par le nom qui figurait sur ma carte d’identité. […] Toutes ces situations m’ont donné l’impression que je n’étais pas faite pour cette vie. J’ai fait plusieurs tentatives de suicide à l’adolescence, et c’est à ce moment-là que le football est arrivé. »

Ses débuts en club

Dès cette première expérience, Mara Gómez ne quitte plus le ballon rond. Elle s’inscrit dans ses premiers clubs où elle découvre un environnement d’acceptation et de solidarité. Ses coéquipières la soutiennent et l’encouragent à se dépasser. Dans ces vestiaires, Mara se sentait comme chez elle, nous confie-t-elle :

« Je n’ai jamais senti de regard irrespectueux qui m’est causé de la gêne. Mes coéquipières m’ont toujours considéré comme l’une des leurs. »

Un rêve impossible ?

Au fil des années, l’Argentine progresse et devient une attaquante redoutable au niveau amateur. Elle perfectionne son jeu, notamment lors d’une expérience au Canada, reconnu pour la qualité de son football. Pourtant, atteindre le championnat élite lui semble impossible. Aucune footballeuse trans à son époque n’avait réussi à briser ce plafond de verre, elle n’avait aucun modèle à qui se référer.

L’année 2020 marque un tournant décisif dans la carrière de Mara Gómez. La joueuse est de plus en plus soutenue que ça soit par des associations, des joueuses de l’équipe nationale ou de sa professeure d’EPS. Le 7 décembre de 2020, c’est le grand jour pour Mara Gómez. Pour la première fois, elle débute un match de première division argentine avec son club de Villa San Carlos. Elle est alors la première athlète trans à jouer dans ce championnat. Elle nous confie que sans soutien, elle n’y serait probablement jamais arrivée :

« En vérité, j’ai reçu une aide précieuse de la part de beaucoup d’institutions dans mon pays, comme la Défenseure du Peuple de Buenos Aires, les clubs de football argentins, ainsi que les joueurs d’équipes argentines et de la sélection nationale. Cela a constitué un grand et fort soutien lors de cette lutte historique, tout comme l’ont été les différents moyens de communication. Une autre personne qui fut un pilier de cette conquête a été Lorena Berdula (professeure d’éducation physique et chercheuse) qui a rempli le rôle de représentante pendant toute cette aventure. »

Cette première n’est pas qu’un symbole. Mara Gómez s’impose comme une joueuse à part entière, enchaînant les apparitions et prouvant sa valeur sur le terrain.

De lourdes blessures

Après cette saison, l’Argentine connaît une période marquée par de graves blessures : deux ruptures des ligaments croisées en deux ans. Ces blessures sont très présentes chez les femmes, mais sont encore plus présentes chez les athlètes trans :

« Être sportive trans de haut niveau s’est avérée très difficile car, en raison de mon traitement hormonal (blocage de mes hormones), j’ai été exposé à plusieurs types de blessures comme des déchirures, ainsi que des lésions et deux ruptures des ligaments. Mon corps a énormément souffert au niveau de la résistance physique, aérobie, musculaire et émotionnelle. Tout cela m’a forcé à rester sur le banc ou bien ne jouer que quelques minutes à de multiples reprises car mon corps ne pouvait pas supporter autant d’usure. »

Malgré ces difficultés, elle remporte le championnat de Gualeguaychú durant cette période.

Son retour

Après ces années d’enfer, Mara Gómez fait son véritable retour au cours de la saison 2023-2024 sous les couleurs Les Estudiantes de La Plata. L’attaquante montre vite qu’elle est indispensable au club, enchaînant les belles prestations sur le terrain. Malgré tout, l’équipe ne remporte aucun trophée.

Une militante des droits LGBTQIA+

Mara Gómez n’est pas qu’une joueuse de football, c’est également une infirmière au sein de l’hôpital pédiatrique de Niños de La Plata. Comme de nombreuses joueuses argentines, elle doit concilier le sport de haut niveau et activité professionnelle, le championnat féminin ne permettant pas encore de vivre exclusivement du football malgré les avancés depuis plusieurs années.

En parallèle de toutes ces activités, Mara Gómez défend les droits de la communauté LGBTQIA+ et particulièrement celle des personnes trans. Son combat pour l’accès aux compétitions sportives lui a valu plusieurs distinctions, dont un Prix de la Démocratie et un trophée au forum économique des femmes dans la catégorie sport.

Aujourd’hui, Mara Gómez est devenue le symbole qu’elle n’avait pas à l’adolescence. Elle continue de porter sa vision du sport :

« Le sport n’est pas qu’un domaine compétitif, c’est également un espace d’encadrement social et de dépassement de soi qui sauve des vies ».

Et si elle avait un message à envoyer aux transphobes, ça serait celui-ci :

« Je lui dirais tout simplement de laisser de côté son point de vue discriminatoire et excluant pendant un moment, et qu’il s’informe avec empathie sur les raisons pour lesquelles nous luttons constamment pour l’inclusion. Je lui dirais de s’intéresser à mon histoire et sur ce que signifie le sport pour moi. Le football a changé ma vie. »

Une pionnière dans le football

Elle est la première femme trans à participer à un championnat professionnel en Amérique du Sud. Mara est aussi la première femme trans argentine à marquer un but dans un championnat professionnel.

 

En football

  • 1x Championnat de Gualeguaychú

Médiatiques

  • 1x Prix de la Démocratie
  • 1x Trophée au forum économique des femmes dans la catégorie sport

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Angela Madsen – La Reine des Océans

Marie Patouillet – Le sport pour faire changer les choses

La sportive Marie Patouillet

Marie Patouillet - Le sport pour porter des valeurs

1988 à aujourd'hui - écrit par Emmy Métrot

Le sport peut servir de vitrine pour porter aux plus hauts des valeurs et des engagements. Et ça, la para-cycliste Marie Patouillet, l’a très bien compris. On la connaît pour son palmarès, oui, mais aussi et surtout pour ses nombreux engagements !

C’est à Versailles que naît Marie Patouillet le 7 août 1988, avec une malformation de la cheville et trois orteils au lieu de cinq au pied. Grande passionnée de sport, elle multiplie les disciplines, jusqu’au jour où on lui annonce qu’elle ne pourra plus courir. Un choc certes, mais un mental de battante qui va la pousser à participer à l’Étape 

du Tour en 2017. C’est en ayant reçu un dossard pour cette cyclosportive, qui reprend le tracé d’une vraie étape du Tour de France, que Marie Patouillet prend le départ. Après un long effort, elle boucle cette épreuve en neuf heures et vingt-trois minutes, alors qu’elle ne faisait pas de vélo. Animée notamment par ces sensations sensations de vitesse qui lui manquaient tant, la médecin comprend que le vélo est peut-être le sport qui lui faut.

Ses débuts

Vivant en région parisienne, la Française cherche à trouver un club étant en capacité de l’accueillir. « Un seul club était capable de m’accueillir », c’était l’US Créteil, véritable pépinière à talents du cyclisme sur piste français. À partir de 2018, elle se spécialise donc dans ce sport, faisant ses premiers tours de vélodrome à Saint-Quentin-en-Yvelines. Classée en C5, Marie Patouillet commence la compétition sur piste et sur route. Cette catégorie regroupe les athlètes ayant été amputés ou avec un handicap majeur au niveau des membres inférieurs.

« Elle ne pouvait plus courir, mais elle pouvait pédaler. Ça a été le début de quelque chose »

tels sont les mots de Sophie, sa préparatrice mentale. En rejoignant l’INSEP avec comme coach Grégory Baugé, multiple médaillé olympique, la Française a rapidement gravi les échelons.

Ses premiers podiums

Ses premiers résultats arrivent de suite au vélodrome d’Apeldoorn aux Pays-Bas en 2019. Elle décroche une médaille de bronze sur le 500 m départ arrêté, sur ces championnats du monde. L’année d’après, la pistarde échange le bronze pour de l’argent et ce sur deux épreuves : l’omnium et le 500 m. 

Direction Tokyo

Avec ses résultats, l’équipe de France commence à la diriger peu à peu vers les Jeux Paralympiques de Tokyo. Contrairement à beaucoup d’athlètes, Marie Patouillet vit plutôt bien le report d’un an de ces Jeux, dû à la crise du Covid-19. Médecin remplaçante en parallèle, elle profite de cette année pour faire un choix important : mettre fin à ce travail un temps, pourtant indispensable financièrement, pour se concentrer pleinement sur cette première épreuve paralympique. Elle se dirige vers ces Jeux avec l’envie de « faire ses meilleures performances », sans forcément penser aux médailles. Et pourtant, elle revient avec deux médailles de bronze, mais surtout un constat frappant : aucune Française n’a remporté de titre paralympique !

« Pour moi, s’il n’y a pas de valeurs ni d’engagements derrière, les médailles en elles-mêmes n’ont pas de sens »

c’est sans doute avec ces mots en tête que Marie Patouillet a commencé à se livrer sur son aventure de Tokyo et ses discours sont frappants.

« À un moment, j’évoque l’ambiance sexiste, on me répond alors que si je ne voulais pas d’un sport sexiste, il fallait que je fasse un sport de fille. »

Un acte militant

Comment, en 2021, peut-on entendre des mots pareils ? Et comment des athlètes féminines peuvent-elles arriver à performer dans ces conditions ? Faire bouger les choses, voilà le combat de Marie Patouillet, sur et en dehors de la piste. Un an plus tard, elle arrive sur les championnats du monde qui avaient lieu en France, avec une coupe de cheveux aux couleurs de l’arc-en-ciel, ouvrant les débats sur les droits LGBTQIA+.

Après des changements, elle se prépare pour vivre l’expérience des Jeux Paralympiques à la maison, lors de Paris 2024. Mais avant, elle a l’opportunité de gagner la poursuite par équipes des championnats de France, en 2023, et cela en étant entourée de coureuses valides, et ça ce n’est pas tous les jours. C’est une belle image qui permet de mettre en avant le handisport, encore trop souvent laissé de côté.

Les Jeux à domicile

 

Engagée dans la lutte contre le sexisme, pour l’accessibilité du sport aux personnes en situation de handicap et les droits LGBT+, entre autres, Marie Patouillet arrive aux JO de Paris 2024, avec beaucoup de motivation. La triple championne du monde veut vibrer une dernière fois, qu’importent les résultats, vivre des émotions fortes devant son public, avant de raccrocher le vélo. C’est dans le vélodrome olympique de Saint-Quentin-en-Yvelines, que la pistarde va disputer ces dernières courses. 

29 août, finale du 500 m et la voilà vice-championne olympique, première athlète à ramener une médaille dans le clan français. Déjà là, on sait que ces adieux sont réussis, mais on était très loin de s’imaginer l’énorme joie que l’on allait vivre, quelques jours après. Rendez-vous pour la finale de la poursuite, la dernière course sur piste de sa carrière. Duel franco-français, car sa concurrente est tout simplement Heïdi Gaugain. La cycliste s’élance en n’étant absolument pas la favorite, mais gagner une médaille d’argent olympique pour sa dernière course, c’est déjà pas mal… Les deux s’élancent et là, contre toutes attentes, le chrono bascule au vert en faveur de Marie Patouillet. Le vélodrome s’enflamme et l’ambiance s’envole, conscient que l’histoire est en train de s’écrire juste sous leurs yeux. Parce que oui, la pistarde a été sacrée championne paralympique pour la dernière course de sa carrière. Sortir par la très grande porte, c’est ce qu’elle a fait, et de quelle manière ! Course finie et Marie Patouillet se dirige immédiatement vers sa compagne, l’actrice Soraya Garlenq, un baiser dont les images ont fait le tour de la planète et qui montre tellement bien l’engagement fort de la Française.

Aujourd’hui véritable modèle pour la nouvelle génération, elle a su conquérir le cœur du peuple français par son palmarès et surtout par son engagement sans faille.

Une première pour la dernière

En 2024, elle remporte le titre paralympique pour la dernière course de sa carrière en ayant jamais remporté de titres. Ce jour-là, elle devient la première Française à remporter un titre paralympique en cyclisme sur piste.

Pour le camps tricolore

A Tokyo comme à Paris elle est la première athlète à ramener une médaille au clan paralympiques français.

Des résultats très vite

A peine un an après s’être mise au cyclisme sur piste, elle remporte sa première médaille mondiale.

Sur route

  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques
  • 1x Championne du Monde

Sur piste

  • 1x Championne paralympique
  • 1x Vice championne paralympique
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques
  • 2x Championne du Monde
  • 5x Vice championne du Monde
  • 2x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 2x Championne de France
  • 2x Vice championne de France
  • 1x Médaille de bronze au championnat de France

Médiatiques

  • Chevalière de l’ordre national du Mérite
  • Chevalière de l’ordre de la Légion d’Honneur
  • 1x Personnalité sportive par le magazine Têtu

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Angela Madsen – La Reine des Océans

Marieke Vervoort – Wielemie, addicte à la vie

Marieke Vervoot

Marieke Vervoort - Wielemie, addicte à la vie

1979 à 2019 - écrit par Marie fournier

Cette sportive, vous la connaissez tous. Figure iconique des Paralympiques de 2016 et du sport belge, laissez-moi vous raconter l’histoire de Marieke Vervoort.

Née 1979, à Diest, Marieke Vervoort connaît un début de vie paisible jusqu’au début de son adolescence. A 14 ans, après de longs mois à souffrir, les médecins lui diagnostiquent un syndrome douleur régional complexe, une maladie très rare. La Belge doit alors rester quelques mois à l’hôpital pour sa rééducation. Comme de nombreux patients, Marieke découvre là-bas les sports adaptés. Elle se souvient :

« Ma mâchoire est tombée d’étonnement qu’il y avait encore tant de possibilités ».

Tester tout

À partir de là, la Belge décide de tester de nombreux sports. D’abord, elle commence par pratiquer la plongée sous-marine. Malheureusement, au bout d’un an, Marieke Vervoort se voit contrainte de renoncer pour des raisons médicales. Elle se met alors au basket fauteuil et rejoint un club local. Elle est la seule femme de l’équipe. Finalement, la Belge ne reste pas longtemps :

« J’ai toujours aimé le basketball, mais cela me donnait pas assez de satisfaction. »

Ses premières médailles

En 2004, la sportive se tourne vers la natation puis transite vers le triathlon. Avec le triathlon, Marieke Vervoort connaît sa première grande victoire en décrochant le titre mondial en 2007. Le 13 octobre de la même année, elle réalise son rêve de participer à l’Iron Man d’Hawaï, réputée pour sa difficulté. La Belge n’arrive pas à terminer la course :

« J’avais nagé 3800m en 1h17 et j’ai pu terminer les 180km sur un parcours très difficile. Malheureusement, je suis arrivée ici avec 15 minutes de hors-délai et je n’ai pas été autorisé à partir pour la dernière partie. »

En parallèle, la sportive participe à quelques courses d’athlétisme et de handbike. D’ailleurs, dans cette dernière discipline, la Belge est devenue championne du monde. Pour cette saison exceptionnelle, Marieke Vervoort reçoit le titre de « Pride of Flanders ». En 2008, son état s’aggrave soudainement, l’empêchant de continuer le triathlon.

Son ascension

À partir de 2008-2009, la Belge décide de se lancer dans les courses de char à voile et aux compétitions d’athlétisme. Rapidement, elle prend part à ses premières compétitions internationales.

En char à voile, Marieke Vervoort remporte l’argent au championnat d’Europe dans la catégorie Fly. En athlétisme, la sportive connaît un véritable succès sur des distances allant du 100m au marathon. En 2012, dans ce sport, elle participe à ses premiers Jeux Paralympiques. Durant la compétition, la Belge décroche un titre paralympique sur le 100m, le seul de sa carrière, et l’argent sur le 200m. Ces médailles lui valent d’être nommée Paralympienne belge de l’année. Entre 2013 et 2015, Marieke s’impose comme une redoutable adversaire :

  • Réalise quatre records du monde : 400m, 800m, 1500m et 5000m,
  • Décroche trois titres mondiaux sur une seule édition,
  • Remporte un IPC Grand Prix sur le 200m.

Sa prise de parole

Pour sa dernière année de compétition, en 2016, la sportive continue sur sa lancée décrochant notamment deux nouvelles médailles paralympiques sur le 100m et le 400m. Lors des Jeux de Rio, en conférence de presse, Marieke Vervoort fait une grande annonce :

« Partout dans le monde, on pense qu’on pratiquera l’euthanasie sur moi après les Jeux. Ce n’est pas absolument pas ainsi. Cela doit être rectifié […]. Quand le moment viendra où il y aura plus de mauvais jours que de bons jours, j’aurai alors mes papiers d’euthanasie sous la main. »

En 2018, Marieke Vervoort donne tout son héritage sportif au musée du sport flamand, le Sportinium, et commence à produire un documentaire sur sa vie (sorti en 2023). Le 1er juillet 2019, elle poste une vidéo dans laquelle elle annonce que la douleur devient trop forte. La Belge finalise alors sa demande d’euthanasie. Le 22 octobre 2022, Marieke Vervoort abrège ses souffrances dans un hôpital située dans sa région natale : 

« J’espère que mon cas prouve que l’euthanasie peut assurer la sérénité et même contribuer à prolonger la vie. Et j’espère que cela inspirera d’autres pays à introduire cette législation »

Records du monde

Marieke Vervoot a tenu quatre records du monde (en T52) durant sa carrière : 400m, 800m, 1500m et 5000m.

En deux semaines, deux records

En 2013, l’athlète a battu le record d’Europe du 100m catégorie T5, deux semaines après avoir obtenu celui du 400m.

En triathlon

  • 1x Championne du Monde  

En cyclisme

  • 1x Championne du Monde

En char à voile

  • 1x Vice championne d’Europe 

En athlétisme 

  • 1x Championne paralympique
  • 2x Vice championne paralympique
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux
  • 3x Championne du Monde
  • 3x Grand Prix IPC

Sportives

  • 2x Paralympienne belge de l’année
  • 1x Trophée national Victor Boin

Médiatiques

  • Grand Officière de la Couronne
  • Décoration de la communauté flamande
  • 1x Vlaamse Reus
  • 1x Pride of Flanders

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    Billie jean king – A la recherche de l’égalité

    Billie Jean King avec sa raquette et assise sur une chaise

    Billie Jean King - A la recherche de l'égalité

    1943 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

    Cette sportive, vous la connaissez tous. Figure iconique du tennis et de la lutte en faveur de l’égalité hommes-femmes, laissez moi vous raconter l’histoire de Billie Jean King.

    Née en 1943, Billie grandit dans une famille protestante conservatrice en Californie. Elle commence le tennis à l’âge de onze ans en suivant des cours gratuits aux courts publiques de sa ville, Long Beach. Très tôt, elle sait ce qu’elle veut faire de sa vie. A seulement treize ans, elle affirme à Bob Richard, un athlète devenu ministre des sports :

    « Révérend, je vais être la meilleure joueuse de tennis au monde ».

    L’injustice

    Elle continue sa formation et se rend rapidement compte des injustices qui vont la hanter le reste de sa carrière. Quelle fut sa stupéfaction lorsqu’on lui interdit de poser sur une photo lors d’un tournoi parce qu’elle ne portait pas une robe de tennis mais un short. A partir de ce moment là, Billie Jean King sait qu’en tant que femme elle va devoir se battre deux fois plus que n’importe quel homme pour obtenir ce qu’elle veut. Elle le dit elle-même dans une interview pour le journal Marie-Claire :

    « Pour faire la différence, je devais être la première. En tant que fille, je savais déjà que j’étais une citoyenne de seconde zone . »

    Ces débuts sur le circuit

    Billie Jean King poursuit ses entraînements et commence à concourir à l’international en 1959, soit à l’âge de 15 ans. Elle joue son premier Grand Chelem à l’US Open et se fait éliminée au premier tour. Qu’a cela ne tienne, elle persévère et deux ans plus tard elle devient la plus jeune joueuse à remporter un titre en double à Wimbledon. C’est donc avec Karen Hantze Susman qu’elle partage sa première victoire internationale à l’âge de 17 ans. La même année, elle obtient son diplôme de l’école polytechnique de Long Beach et poursuit ses études jusqu’en 1964 à l’université de Los Angeles. Elle finit par abandonner ses études pour se concentrer entièrement sur le tennis. En 1966, elle décroche sa première victoire en Grands Chelem à Wimbledon. Elle remporte ce tournoi les deux années suivantes et en 1968 elle gagne l’Open d’Australie. A l’âge de vingt-neuf ans, Billie Jean King possède au moins un titre dans chacun des quatre tournois du Grand Chelem. Au cours de sa carrière, elle en remporte pas moins de trente-neuf, dont douze en simple.

    Son grand combat

    Billie est également connue pour ses combats et ils sont nombreux. Mais celui qui a pris le plus de place dans sa vie est celui de l’égalité, notamment salariale, entre les tennismen et les tenniswomen. Même si elle y était déjà sensible étant petite, sa lutte commence réellement lorsqu’elle apprend en 1968, sa première année en tant que joueuse professionnelle, que Rod Laver, un tennisman australien, avait reçu 2000 livres après sa victoire à Wimbledon alors qu’elle n’en avait gagné que 750. Billie sait alors quel va être son nouvel objectif et va tout mettre en œuvre pour l’atteindre. 

    La création de son circuit

    Billie Jean King est donc au cœur de nombreuses avancées dès 1971. Ainsi, elle devient la première athlète féminine, tous sports confondus, à gagner plus de 100 000 dollars en une seule saison . Trois ans plus tard, elle devient la première femme à entraîner une équipe sportive. Il ne faut pas non plus oublier qu’elle est l’une des fondatrices des « Original 9 », un groupe de neuf championnes de tennis qui se sont alliées pour créer le premier tournoi exclusivement féminin en 1971. De cela découle, deux ans plus tard, la création de la Women’s Tennis Associaton (WTA), qui regroupait à l’époque une soixantaine de joueuses. Enfin, elle parvient à mettre en place l’égalité des prix à l’US Open, lutte qu’elle a remporté en 1973 après avoir fait pression sur le tournoi, notamment en déclarant en 1972 qu’elle ne jouerait pas l’année suivante si l’argent des prix n’était pas égal.

    La bataille des sexes

    En 1973, sa carrière prend un tournant décisif puisqu’elle y joue « The battle of sex », un match contre Bobby Riggs, un tennisman de 55 ans qui pensait que la place des femmes était « au lit et aux fourneaux, dans cet ordre ». Il avait déjà défié Margaret Court, une championne australienne, plus tôt dans l’année et avait remporté le match. Cette victoire avait renforcé ses convictions sexistes et ses moqueries sur le tennis féminin s’étaient intensifiées. En confiance, il provoque Billie Jean King pour qu’elle accepte un match. L’Etats-Unienne s’entraîne beaucoup pour ce match et adopte un style de jeu agressif, comme elle en a l’habitude. Et devinez quoi, elle le bat à plate couture en trois sets gagnants ! Ce match reste l’un des plus célèbres de l’histoire du tennis, qu’il a indubitablement changé. Billie a en effet remarqué une différence après le match : 

    « Le lendemain par exemple, il était impossible de faire un pas sur les courts de tennis américains tant ils étaient bondés. Les femmes ont également gagné beaucoup de confiance. »

    Sa retraite sportives

    Cette légende du tennis prend sa retraite sportive en 1990 à cause d’opérations répétées au genoux mais elle n’arrête pas pour autant sa carrière d’activiste. Elle est nommée capitaine de l’équipe olympique de tennis en 1996 et en 2000. En 2014 elle fonde la Fondation Billie Jean King, une organisation dont le but est de financer l’accès au sport et à l’éducation pour les femmes. Billie a également reçu de nombreuses distinctions, comme la médaille présidentielle de la liberté, plus haute distinction aux États-Unis, en 2009. Elle a même reçu la légion d’honneur française en 2022 !

    Vous l’aurez compris, Billie Jean King restera à jamais connue pour avoir été la tenniswoman qui a révolutionner le tennis et elle continuera d’inspirer les jeunes générations durant de nombreuses années.

    Le match le plus regardé

    Lors de son match historique contre Bobby Riggs plus de 90 millions de téléspectateurs l’ont regardé en direct à la télévision.

    Plus vieille joueuse à gagner un tournoi WTA

    En 1983, Billie Jean King remporte son dernier titre WTA à Birmingham, faisant d’elle, à 39 ans et 7 mois, la plus vieille tenniswoman titrée.

    Record de Wimbledon

    Au cours de sa carrière la joueuse à remporter 20 fois Wimbledon dont 14 en double.

    En simple

    • 1x Open d’Australie
    • 1x Roland-Garros
    • 6x Wimbledon
    • 4x US Open
    • 7x Coupe Billie Jean King (ancienne Fed Cup)
    • 117x Tournoi WTA

    En double

    • 1x Open d’Australie
    • 3x Roland-Garros
    • 14x Wimbledon
    • 9x US Open
    • 4x Tour Finals
    • 121x Tournoi WTA

    Sportives

    • Hall of Fame du tennis mondial
    • Hall of Fame du tennis de la Californie du Sud
    • Hall of Fame national des sportifs homosexuels et sportives lesbiennes
    • 1x Philippe Chartrier Award

    Médiatiques

    • Permis les 100 femmes les plus importantes du XXe siècle selon le magazine Life
    • Permis les 8 sportives qui ont marqué l’histoire du sport selon le magazine Marie-Claire
    • Chicago Gay and Lesbian Hall of Fame
    • Hall of Fame de la Californie
    • Hollywood Walk of Fame
    • Presidential Medal of Freedom
    • Médaille d’Or du Congrès Américain
    • Légion d’Honneur
    • 1x Sportif(ve) de l’année par Sports Illustrated
    • 1x Athlète féminine de l’année
    • 1x Arthur Ashe Courage Award
    • 1x Prix GLAAD
    • 1x BBC Sports Personality of the Year Lifetime Achievement Award
    • 1x American Academy of Achievement

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    Sue bird – Le cœur de la tornade

    Sue Bird

    Sue Bird - Le cœur de la tornade

    1980 à aujourd'hui - Ecrit par Sarah Chesneau

    Sue Bird naît en 1980 à New York de parents d’origine russe. Si petite elle rêvait devenir avocate, médecin ou footballeuse, elle est aujourd’hui l’une des plus grandes joueuses que la Women NBA ait compté dans ses rangs.

    Elle s’initie au sport dès petite, pratiquant le football puis l’athlétisme, principalement pour s’amuser et pas vraiment dans l’optique de devenir une championne. C’est pour imiter sa grande sœur qu’elle commence le basket. Elle s’entraîne au shoot durant la mi-temps des matchs de sa sœur et s’inscrit rapidement dans un club. Son talent est vite remarqué puisqu’elle signe son premier autographe à l’age de onze ans à un agent de sécurité qui voit en elle une future star. Sa carrière commence véritablement au lycée où elle est recrutée pour jouer avec l’équipe du Christ The King High School. 

    Avec cette équipe, elle remporte le championnat national lors de son année de terminale et est nommée joueuse de l’année de l’État de New-York. Son élan victorieux se poursuit jusque dans le Connecticut. Elle gagne 136 matches sur 145 avec son équipe universitaire de l’Uconn lors de sa deuxième année d’étude et ce malgré une blessure au genoux l’année précédente. En tout, elle aura remporté deux titres de championne de la National Collegiate Athletic Association avec ses coéquipières du Connnecticut. Une fois ses études terminées, Sue Bird débute dans la WNBA. 

    Ses débuts en wnba

    Ses débuts sont quelque peu difficiles mais sa rencontre avec l’Australienne Lauren Jackson va changer la donne. Sur le terrain l’alchimie est immédiate et le duo fait des merveilles. En 2004, elle participe à ses premiers Jeux Olympiques et décroche la médaille d’or bien que la finale ne soit pas de tout repos, l’équipe adverse étant celle de Lauren Jackson. Hélas, les années qui suivent marquent un creux pour Sue Bird. Pour la championne :

    « Gagner une fois n’est difficile, c’est gagner à nouveau qui l’est ».

    Jongler entre les Etats-Unis et l’Europe

    Il faut attendre 2010 pour que les Storm de Seattle, équipe dans laquelle elle joue depuis 2002, gagnent à nouveau le championnat. 2010 est également l’année où Sue Bird réalise l’exploit de gagner pour la quatrième fois de suite l’Euroligue. En effet, depuis 2005, elle profitait de l’autorisation pour les joueuses américaines à jouer en Europe lors des pauses de la WNBA pour montrer ses talents en Russie. Elle a notamment joué dans deux des clubs les plus réputés de Russie dans les années 2000, le Spartak Moscou puis le UMMC Ekaterinbourg. Sue Bird ne faisait donc pas de pause sportive dans l’année et parvenait à rester à son niveau d’exception.

    Sous les couleurs de Team USA

    En 2016, elle devient parmi les joueuses les plus âgées de la ligue ce qui rend sa préparation physique quelque peu différente. Elle s’entoure alors de professionnels de la santé pour rester au meilleur de son niveau. Sue Bird fut un vrai pilier pour l’équipe nationale des États-Unis puisque elle a remporté cinq médailles olympique avec la sélection américaine, en 2004, 2008, 2012, 2016 et 2021. Avec cette même équipe, elle a également gagné trois championnats du monde, une coupe du monde et, seule « tâche » à son palmarès, une médaille de bronze lors des championnats du monde de 2006. 

    Sa dernière danse

    Elle prend sa retraite en 2022, après une carrière bien remplie. A ce jour, Sue Bird est la basketteuse qui a joué le plus grand nombre de matches dans la ligue féminine de la NBA. Elle  a figuré parmi le top cinq du WNBA Allstar game quatre fois et a remporté quatre championnat de la WNBA.

    Une grande militante

    Cependant, son parcours extraordinaire n’est pas la seule chose qui fait de Sue Bird, Sue Bird. L’année 2017 marque un nouveau tournant dans sa vie puisqu’elle décide de révéler au monde sa relation avec Megan Rapinoe. Si depuis elle affiche clairement son homosexualité, le fait de faire son coming-out n’allait pas de soi pour elle. C’est la footballeuse qui lui a montré l’importance pour les ouples gays d’être représentés et d’avoir de la visibilité. Elles sont maintenant mariées depuis 2020. Mais la lutte pour la reconnaissance des droits pour les LGBT n’est pas son seul combat. Elle utilise notamment sa position de vice-présidente du syndicat des joueuses de la WNBA pour lutter contre la discrimination et plus de justice sociale en négociant la présence de messages sur les maillots, comme celui de Black live matters. Elle soutient également le mouvement MeToo et particulièrement Breanna Stewart suite à son témoignage en 2017. 

    Vous l’aurez compris, Sue Bird est une modèle pour de nombreuses petites filles et elle continuera d’inspirer les futures générations pendant de longues années.

    Sa draft

    En 2002, Sue Bird est choisi un numéro 1 lors de la draft WNBA par le Seattle Storm, une équipe qu’elle ne quittera jamais jusqu’à la fin de sa carrière.

    Ses titres

    Sue Bird est la seule joueuse à remporter au moins une bague WNBA sur trois décennies distinctes. Elle également une des rares joueuses à avoir remporter cinq Euroleague dans sa carrière.

    Ses records en WNBA

    Sur sa carrière au cœur de cette ligue, Sue est la première en nombre de saisons jouées, de matchs joués, de sélections au All-Star Game, de passe décisives et de minutes sur le parquet.

    En sélection

     

    • 5x Championne olympiques
    • 4x Championne du monde 
    • 1x Médaille de bronze championnats du monde

    En club

     

    • 4x Championne de la WNBA​
    • 5x Euroleague
    • 2x Europe SuperCup
    • 5x Championne de Russie
    • 2x Championne NCAA

    Médiatiques

     

    • Associated Press Women’s College Basketball Player of the Year
    • Best Female College Athlete
    • Meilleure joueuse de l’année par les média

    Sportive

     

    • 12x All-Star en WNBA
    • 2x All-Star en Euroleague
    • 1x MVP de la NCAA
    • 1x MVP de la conférence Ouest de la NCAA
    • 1x MIP de la NCAA
    • 1x New York city player of the year
    • 1x New York state player of the year
    • 3x Trophée Kim Pernot de la sportivité
    • 1x Top 25 des joueuses de la WNBA depuis sa création
    • 1x Wade Trophy
    • 1x WNBA All-decade Team
    • 5x All-WNBA First Team
    • 3x All-WNBA Second Team
    • 2x meilleure passeuse de la WNBA
    • 4x vice-meilleure passeuse de la WNBA
    • 2x Meilleur scoreuse, rebondeuse et passeuse de la WNBA
    • 2× First-team All-Big East

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