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Angela Madsen – La Reine des Océans

Angela Madsen – La Reine des Océans

Angela Madsen

Angela Madsen - La Reine des Océans

1960 à 2020 - écrit par simon ménard

L’histoire d’Angela Madsen, c’est celle d’une femme qui a toujours essayé de se relever malgré les coups du sort. Jusqu’au bout, c’est le bonheur de l’effort et la liberté qu’elle aura recherchée.

Angela Madsen est une sportive née, à la condition physique très prometteuse. Alors qu’elle envisage de suivre un cursus sportif pour tracer sa route vers les Jeux Olympiques, Angela Madsen accouche d’une fille à seulement 17 ans, devenant mère célibataire, ce qui lui dresse des bâtons dans les roues pour accéder à son objectif. Ses plans changent, et face à un provocateur affirmant qu’elle n’arriverait jamais à rejoindre l’armée, bien qu’issue d’une lignée de militaires, elle s’engage auprès des marines. Une fois sa formation réussie, l’armée lui accepte de lui fournir une maison 

pour elle et sa fille. Elle est envoyée en mission dans plusieurs États, et notamment en Californie, à El Toro, où elle rejoint l’équipe de basket de son unité en tant que pivot. Elle est alors repérée l’équipe féminine des Marines.

Deux gros accidents

C’est alors peut-être le début de sa carrière sportive, comme elle l’avait espéré. Elle commence l’entraînement en 1980. Mais lors de la première séance, elle tombe sur le terrain, et une de ses coéquipières, dans le mouvement, marche sur son dos. Le choc brise deux disques de la colonne vertébrale d’Angela, et dans le même temps avorte son expérience en basket. Petit à petit, Madsen, qui souffre de douleurs chroniques et d’une sciatique, récupère en suivant une thérapie. Mais Angela n’est malheureusement pas au bout de ses peines.

En 1991, elle est victime d’un accident de voiture. Verdict, une jambe et plusieurs côtes cassées, qui viennent s’ajouter à ce dont elle souffrait déjà depuis 1980. Elle est obligée de subir une opération l’année suivante, qui lui laisse les deux jambes paralysées, celles-ci ne pouvant être sauvées. Une opération qui ne sera pas remboursée par le corps des Marines, qui récupèrent également la maison qu’ils avaient mise à sa disposition lorsqu’elle les avait rejoints. Un des médecins de l’hôpital des anciens combattants à Long Beach ose même lui dire que sa “condition physique est un gaspillage de vie humaine”. Face à cet enchaînement que la vie lui offre, Angela Madsen devient sans domicile fixe, et commence à souffrir de dépression.

Ses déclics

Malgré tout, l’ancienne militaire, et n’attend qu’un déclic pour se relever. Cette occasion, elle va l’avoir alors qu’elle assiste à un match des Jeux nationaux des vétérans américains. Angela y fait sa rencontre avec le basket-fauteuil. Si le basket est à l’origine de sa blessure, ce sport peut aussi lui permettre de se reconstruire. Elle évolue alors aussi bien avec l’équipe féminine que masculine.

Puis advient ce qui aurait pu être le dernier drame fatal, mais qui va se transformer, par la force de la volonté de Madsen, en moment crucial pour se lancer dans sa nouvelle vie : après être tombée sur les rails du métro à San Francisco, elle craint s’être brisée le cou. Une fois sortie d’affaire, sans séquelle supplémentaire après avoir été relevée in-extremis par deux passants, elle se force à réévaluer sa vie, et ce qu’elle a envie de devenir. C’est désormais clair pour elle : Angela va décider de vivre pleinement son handicap.

Du basket à l’aviron

En 1998, elle est invitée par le sponsor de son équipe de basket-fauteuil, Casa Colina, à un évènement d’aviron. C’est un coup de foudre total. Elle est émerveillée par le fait de pouvoir effectuer ce sport sans avoir à monter dans son fauteuil roulant, et se découvre un talent naturel à pagayer. Si bien qu’en 2002, alors que l’aviron adapté est ajouté au casting des championnats du monde, elle s’y qualifie et remporte la médaille d’argent. Une première réussite en guise d’échauffement. Angela Madsen installe lors des trois années suivantes une domination sur la catégorie deux de couple, s’adjugeant systématiquement la médaille d’or.

Traverser les océans

En parallèle de cette carrière en aviron, Angela, toujours plus éprise de liberté, commence à s’intéresser aux évènements d’aviron en plein océan. Sa progression se fait distance par distance. Après avoir réussi plusieurs sorties de 20km, elle fait la rencontre de Tori Murden. Cette dernière est la première américaine à avoir traversé en aviron solo l’océan atlantique. Grandement inspirée par Murden, Angela Madsen se lance dans l’expérience de ce voyage transatlantique, à travers plusieurs tentatives. C’est en 2007, soit seulement cinq années après sa première médaille en aviron, qu’Angela devient la première personne atteinte de handicap à traverser l’océan atlantique en aviron de bout en bout.

Puis en 2009, au sein d’une équipe de huit personnes à bord du “Aud Eamus”, la première femme à traverser l’océan indien. On peut ajouter à ce déjà probant palmarès un tour de Grande-Bretagne à la rame, accompli aux côtés d’une équipe 100% féminine en 2010. La lutte pour la reconnaissance du sport féminin va caractériser ses apparitions médiatiques, comme son soutien à la communauté LGBT, en abordant ouvertement son homosexualité et en participant à de nombreux évènements. 

L’athlétisme

Si Angela Madsen participe bien aux Jeux Paralympiques de 2008 en aviron, ce n’est pourtant pas dans ce sport qu’elle va être médaillée, bien qu’elle finisse à seulement 0,7 secondes du bronze. Même si elle a déjà habitué à être une véritable touche-à-tout, Madsen surprend tout de même en prenant la route des stades. Elle participe à sa première course en 2011, se qualifiant pour les Jeux de 2012 à Londres en lancer de poids et de javelot. Si elle finit cinquième de sa catégorie au javelot, un lancer du poids à 8,88m lui permet d’obtenir le bronze, sa première médaille paralympique. Ses qualités de lanceuse de poids sont telles qu’elle établit un nouveau record du monde en 2016 avec 9m43.

Même après avoir touché à d’autres sports, Angela Madsen ne se détourne pas de l’aviron. Elle cherche à parcourir les différentes mers et autres océans du globe, lui permettant de détenir 14 records reconnus comme Guiness World Record, dont celui de la femme ayant parcouru le plus d’océans. Angela Madsen trouve la mort en 2020 alors qu’elle tentait d’effectuer, à 60 ans, la traversée entre Los Angeles et Hawaï. Un parcours de 4.000km en solo derrière la caméra de Soraya Simi, qui l’aurait vu devenir la première femme paraplégique à accomplir le parcours. La réalisatrice assure qu’Angela, consciente du risque qu’elle encourrait avec cette traversée hors norme, était “prête à mourir en faisant ce qu’elle aimait le plus”.

Traverser les océans

Elle est la rameuse ayant traverser le plus d’océan, avec un total de quatre sur sa carrière.

De nombreux records

Au cours de sa vie, Angela Madsen aura réalisé 14 records du monde dont certains tiennent toujours.

Le plus grand équipage

Elle a fait parti du plus grand équipage à traverser un océan avec seize personnes présentes.

En aviron

  • 3x Championne du monde du deux de couple
  • 1x Vice championne du Monde du skiff

En athlétisme

  • 1x Médaillée de bronze aux Jeux Paralympiques au poids
  • 1x Championne panaméricaine du javelot
  • 2x Vice championne panaméricaine du poids

Médiatique

  • Prix d’athlète d’excellence par la Fondation for Global Sport Development en reconnaissance pour son travail auprès des jeunes et de diverses communautés

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Angela Madsen – La Reine des Océans

Lisa Leslie – La reine du parquet

Lisa Leslie

Lisa Leslie - La reine du parquet

1972 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Star incontestable du basket américain, elle a marqué les esprits par ses exploits sportifs tant au niveau national qu’en internationale : il s’agit évidemment de Lisa Leslie !

Lisa Leslie naît en 1972 aux Etats-Unis, et plus précisément à Compton en Californie, ville qui a vu grandir de grandes star du basket, dont Dennis Johnson et Eddie Murray. Elle était donc comme prédestinée à en devenir une elle aussi. Élevée par sa mère seule, elle s’initie au basket en arrivant au collège. Encouragée par ses camarades à rejoindre l’équipe de son établissement. À la première séance, le coach demande de séparer les gauchères des droitières. Seule à gauche, elle décide d’entraîner sa main droite devenant ainsi ambidextre. Alors contrainte de jouer dans une équipe 

de garçons par manque de basketteuses dans son collège, elle prend confiance en ses capacités de jeu et progresse à une vitesse folle.

Une jeune joueuse d’exception

C’est véritablement au lycée que sa passion pour ce sport se développe. Lisa affirme d’ailleurs dans son autobiographie :

« J’avais l’impression d’appartenir à la salle de gym peut-être plus que n’importe où ailleurs ».

Son succès y est fulgurant ! Elle est la principale scoreuse de son équipe et les mène au championnat de l’État de Californie en 1989 avec une moyenne de 27 points par match. En plus du championnat universitaire, elle intègre l’équipe nationale américaine en catégorie U19 en tant que plus jeune membre. Elle est âgée de 17 ans. Mais cela n’est rien comparé à l’exploit qu’elle réalise en 1990. Son match face à South Torrance est resté ancré dans les annales du basket américain et pour cause : à seulement dix sept ans, Lisa Leslie parvient à marquer 101 points en seulement une mi-temps ! Avec un score de 102 à 24 au bout de vingt minutes, tous les paniers, à l’exception d’un, sont marqués par Lisa. Ce match phénoménal propulse sa carrière. Elle choisit d’intégrer l’université de Californie du Sud où elle brille durant quatre ans pendant lesquels elle joue près de 120 matchs avec une moyenne de 20 points. Elle en est récompensée par pas moins de trois titres de All-American et le prix Naismith College Player of the Year en 1994. Par la suite, Lisa intègre la WNBA avec les Sparks de Los Angeles.

La WNBA

Les débuts de l’équipe sont difficiles et elles peinent à remporter des titres. Mais ce n’est pas cela qui décourage Lisa et c’est avec persévérance qu’elle gagne la WNBA en 2001, victoire accompagnée par l’obtention du titre de Sportswoman of the Year de la Women’s Sports Foundation. L’année suivante est marquée par l’autre exploit qui fait une partie de la renommée de Lisa Leslie. En effet, elle parvient à dunker, et ceux avec une main, lors d’un match officiel de la WNBA : une première dans l’histoire du basket féminin ! Meme si l’équipe adverse remporte finalement le match, son geste n’en reste pas moins iconique et s’inscrit comme une source d’inspiration majeure pour de nombreuses basketteuses. Lisa est consciente de la portée de son geste et affirme dans une interview :

« Quelque part, cela désarme certaines critiques et les jeunes femmes qui ont grandi avec ça peuvent voir l’image et s’en inspirer. Ce fut un moment qui a fait tomber une barrière. »

Avec la sélection états-unienne

Au niveau international, la star du basket n’est pas en reste. Sa carrière avec l’équipe nationale est impressionnante puisqu’elle cumule quatre médailles d’or olympique, gagnées de 1994 à 2008, et deux titres consécutifs de championne du monde, 1998 et 2002.

Reconversion

Une fois sa retraite sportive prise, en 2009, elle ne quitte pas tout à fait le monde du sport, travaillant en tant que commentatrice sportive pour NBC et ABC par exemple. Elle s’illustre aussi dans le rôle de coach et est notamment nommée entraîneur de l’année 2019 pour son rôle dans les victoires des Chicago Triplets.

En-dehors de sa carrière sportive, Lisa Leslie est également égérie pour Armani, Tommy Hilfiger et Anne Klein, possède une licence de communication et une maîtrise en administration des affaires et joue quelques rôles en tant qu’actrice. En bref, elle a de quoi impressionner et inspirer les jeunes générations.

Une pionnière

En 2002, Lisa Leslie devient la première joueuse à dunker dans une ligue professionnelle.

Un record de trophée

Elle est co-détentrice du plus grand nombre de MVP obtenue en carrière en WNBA avec 3 titres.

Plus de 100 points en une mi-temps

Durant un match de lycée, la pivot a marqué 101 points en seulement 16 minutes. L’équipe adverse avait abandonné à la mi-temps. Ainsi, elle égalise le record de Cherryl Miller. 

En club

  • 2x Championne WNBA
  • 1x Eurocup

En sélection

  • 4x Championne olympique
  • 2x Championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 1x Médaille d’or aux Goodwill Games
  • 1x Championne du Monde universitaire
  • 1x Jones Cup

Sportives

  • Hall of Fame du Basket-ball
  • Hall of Fame du basket féminin
  • Hall of Fame de la FIBA
  • Hall of Fame de la WNBA
  • Deux maillots retirés, le 9 au Los Angeles Sparks et le 33 à USC
  • WNBA 10th, 15th, 20th et 25th Anniversary Team
  • 1x MVP du championnat du Monde3x MVP de la WNBA
  • 2x MVP des finales WNBA
  • 3x MVP du All-Star Game de la WNBA
  • 2x DPOY de la WNBA
  • 8x All-star WNBA
  • 1x All-World Cup First-Team
  • 8x All-WNBA First-Team
  • 4x All-WNBA Second-Team
  • 2x WNBA All-Defensive First-Team
  • 2x WNBA All-Defenvise Second-Team
  • 1x Meilleure scoreuse de la WNBA
  • 2x Meilleure contreuse de la WNBA
  • 3x Meilleure rebondeuse de la WNBA
  • 3x Meilleure basketteuse etats-unienne de l’année
  • 4x All Pac-10
  • 1x Naismith College Player of the Year
  • 1x USBWA National Player of the Year
  • 1x WBCA Player of the Year

Médiatiques

  • 1x Naismith Prep Player of the Year
  • 1x Gatorade National Player of the Year
  • 1x Honda Sports Award
  • 1x Kodak All-American

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Angela Madsen – La Reine des Océans

Karine Joly – Son terrain de jeu, le ciel

Karine Joly

Karine Joly - Son terrain de jeu, le ciel

1981 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Le début de vie de Karine Joly se déroule bien loin des airs. Après une enfance passée dans le bassin lyonnais, elle poursuit des études en design et architecture d’intérieur à la capitale. Pour marquer l’anniversaire de ses 18 ans, ses parents lui offrent un vol en tandem, censé lui faire éprouver de nouvelles sensations. Les parents étaient très loin d’imaginer que Karine Joly prendrait autant son pied, elle qui raconte que ce qu’elle a ressenti était si fort qu’elle a immédiatement souhaité vouloir apprendre à sauter toute seule. Une formation qu’elle a complétée cinq ans plus tard, en 2003. Architecte de yachts à Monaco pendant sept ans, la répétitivité de son quotidien finit par la décider de pleinement se lancer professionnellement dans le parachute, la discipline perdant peu à peu son caractère militaire au profit d’un sport ouvert au plus grand 

nombre, et passant d’un aspect cascade à un haut niveau de sécurité et de contrôle.

Comment s’entraîner

Karine Joly raconte qu’avant de pouvoir envisager de donner quelconque forme à ses sauts dans le vide, il faut tout d’abord habituer son corps à sauter d’un avion en parachute, ce qui est loin d’être une sensation naturelle. Mais une fois cette barrière mentale franchie, la liberté s’offre à elle. D’autant plus que ce sont des heures d’entraînement et de répétition des gestes qui sont nécessaires avant de pouvoir réussir les premiers sauts, pour ne pas être dans l’inconnu. Cela demande une discipline à l’entraînement qui lui a été inculqué par le karaté, sport qu’elle a longuement pratiqué. Karine Joly est fascinée par les sensations “presque irréelles, […] que tu n’es pas censé connaître en tant qu’être humain” qu’elle éprouve après un parachutage. Avec en bonus une vue de la terre et de paysage à couper le souffle qu’offre la hauteur de 4.000 mètres depuis laquelle elle saute.

Début de carrière

Commence alors pour Karine Joly un parcours qui se développe étape par étape : d’abord parachutiste chez les jeunes espoirs puis au sein de l’équipe de France de parachutage sportif, avant d’obtenir en 2016 son brevet de moniteur de vol en 3D pour pouvoir réaliser l’intégralité des prestations que rend possible le parachutisme, notamment concernant la réalisation de figures dans les airs à plusieurs. Cela lui a permis de se lancer dans la compétition indoor (en intérieur). Tout cela pour pouvoir finalement se spécialiser dans une discipline bien particulière : le freefly, dans lequel elle se lance pleinement à partir de 2018 aux côtés de son compagnon Greg Crozier, rencontré lors d’un saut d’entraînement à Lyon.

Qu’est-ce que le freefly ?

Littéralement traduisible par “vol libre”, le freefly débute à partir du moment où l’on sort de la position traditionnelle pour sauter en parachute. Alors que d’ordinaire les sauteurs se mettent à plat ventre pendant leur chute avant de déployer leur parachute, les adeptes du freefly privilégient plutôt la position assise ou tête en bas, qui constituent les deux principales positions de la discipline, ou encore de biais pour pouvoir mieux se diriger dans les airs. Le but est ainsi de devenir le plus à l’aise possible. On assiste alors à une véritable danse dans le ciel, d’autant plus que des vols synchronisés et des constructions artistiques se mettent en place au-dessus de nos têtes. Le freefly constitue donc une discipline artistique du parachutage sportif.

Son palmarès

Karine Joly est avant tout une passionnée avant d’être une compétitrice dans l’âme. Ce qui ne l’a pas empêché de réunir un palmarès bluffant, et de repousser toujours plus loin les limites du freefly. À son actif, la française compte treize records du monde et deux titres mondiaux, entre autres réussites nationales et dans d’autres disciplines aériennes. Le couple Joly-Crozier est sacré mondialement pour la première fois en 2012, à l’occasion de la coupe du monde de freefly, dans une ambiance fair-play et de compétition seine entre adeptes des airs. Le deuxième titre date de 2018, dans un cadre australien absolument magnifique, qui avait donné pour Karine “une dimension encore plus forte à l’évènement”. Karine Joly est alors devenue la troisième femme à remporter la distinction suprême. Pour accéder à ces titres, il fallait d’abord rejoindre la compétition en étant intégré à l’équipe de France, ce qui n’est pas chose aisée, et qui rend la préparation beaucoup plus ardue que la compétition en elle-même. Car en freefly, il faut aussi prendre en compte tous ceux qui vont sauter avec vous.

Ses records

Les différents records de Karine Joly prennent formes avec des formations très différentes, par exemple pour un saut à 80 personnes en 2011, ou pour des tentatives avec plus de 200 personnes, ce qui demande une pleine maîtrise de son propre vol, et une attention particulière à ce que tout le monde peut faire autour de soi. Lors de la réalisation d’un record du monde, contrairement aux compétitions, les groupes sont librement constitués, et tous les meilleurs du monde sont conviés à participer. Le couple se fait notamment remarquer du grand public en 2024 à l’occasion de plusieurs sauts réalisés la nuit à travers le monde, qui les faisaient ressembler depuis la terre ferme à des météores déchirants le ciel, passant notamment au-dessus des pyramides de Gizeh ou encore du désert de l’Arizona. Karine Joly et son compagnon ont également chercher de nouvelles sensations en variant les altitudes et les lieux, comme lors d’un saut à 7.000 mètres face à l’Everest. Ce qui leur avait demandé 10 mois de préparation, entre demande d’autorisations et acclimatation. La nécessité d’atterrir sur une plateforme à 4.000 mètres constituait alors aussi une difficulté à résoudre.

Faire reconnaître sa discipline

Toutes ces expériences aussi bien exceptionnelles qu’enrichissantes, Karine Joly les a consignées en 2024 dans son autobiographie L’horizon des possibles, motivée par la volonté de rendre le skydiving plus accessible pour le grand public. En plus de ses records et titres internationaux, le couple Joly-Crozier a été honoré de la médaille de la jeunesse et des sports en 2020, et de la distinction de chevalière de l’ordre national du Mérite cette année.

Karine Joly est aussi, et surtout, une fan de sports, son temps libre se partageant entre musculation, ski, kitesurf et moto. Son mojo favori ? “Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais”. Une citation qu’elle semble toujours continuer à suivre à la lettre, en restant impliquée dans son sport après avoir pourtant tout gagné, en suivant les évolutions du freefly (entraînements en souffleries, augmentation du nombre de femmes…) et en devenant une des premières coachs d’une discipline qui n’en compte jusqu’ici que très peu.

Records en pagaille

En 2025, Karine détient une dizaine de records du Monde. Elle a notamment établi le premier record de nuit en 2024.

La troisième au monde

Elle est la troisième femme à remporter le titre mondial dans la catégorie freefly.

En freefly

  • 1x Championne du monde
  • 4x World Class Champion
  • 1x Vice championne d’Europe
  • 3x Championne de France
  • 6x Coupe de France
  • 16x Médaille d’or internationale
  • 8x Médaille d’argent internationale
  • 6x Médaille de bronze internationale

En D2W

  • 1x Vice-championne de France
  • 2x Podium en compétition

Médiatiques

  • Chevalière de l’Ordre National du Mérite
  • Médaille de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif
  • Médaille de la Ville de Nice
  • Ambassadrice du sport du département des Alpes-Maritimes

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    Alicia Alonso – La Révolutionnaire de l’Opéra

    Alicia Alonso

    Alicia Alonso - La Révolutionnaire de l'Opéra

    1920 à 2019 - écrit par Sarah Chesneau

    Si vous vous intéressez au ballet, vous en avez probablement déjà entendu parler. Elle incarne la sensualité même et a su imposer son style dans le monde rigide de la danse classique : laissez-moi vous présenter l’histoire d’Alicia Alonso !

    Alicia Alonso naît en 1920 à la Havane à Cuba. Dès son plus jeune âge, elle semble être destinée à la danse, trottinant sur la pointe des pieds lorsqu’elle est chez elle, bougeant au rythme des musiques classiques que diffusait sa mère dans le salon. Son inscription à la société musicale de la Havane à l’âge de neuf ans est donc une évidence pour elle. C’est ainsi qu’elle commence le ballet et ses débuts sont remplis de succès. En effet, deux ans après son inscription, alors qu’Alicia n’a que onze ans, 

    elle interprète la valse de la Beautiful of the forest sur la scène de l’ancien auditorium de la Havane.

    Direction les Etats-Unis

    Elle poursuit son étude du ballet à Pro-Art Musical Society dans la capitale cubaine puis s’envole pour les Etats-Unis, ne pouvant résister à l’appel de « l’american dream ». C’est à New York qu’elle atterrit : elle a alors quinze ans. Poursuivant son rêve, elle est prise à l’American Ballet Caravan et travaille avec acharnement. La même année, elle rencontre Fernando Alonso, avec qui elle se marie. Aux Etats-Unis, Alicia connaît le succès : à partir de 1938, elle danse dans des comédies musicales à Broadway, dont Great Lady puis elle décroche une place de soliste au American Ballet, dont elle est membre fondateur, pour les deux années suivantes.

    Devenue malvoyante

    Cependant, un événement va bouleverser sa vie. En 1942, alors qu’elle performe sur scène, elle subit un décollement de la rétine qui la laisse presque aveugle. Elle se fait opérer, mais le mal est fait, la jeune femme est condamnée à ne distinguer plus que les ombres pour le reste de sa vie. Si son opération la force à rester alitée durant près d’un an et demi, cela ne l’empêche pas pour autant de danser, simplement, elle le fait avec ses doigts, à l’aide de sa mémoire. Comme elle aime si bien le dire :

    « Moi, je danse dans ma tête. »

    Son interprétation de Giselle

    De retour sur scène en 1943, elle est prise au Metropolitan Opera House de New York, où elle interprète pour la première fois le personnage de Giselle, dans le ballet éponyme.

    Giselle, nombreux sont ceux qui associent la célèbre danseuse à ce nom et pour cause ! Tout au long de sa vie, Alicia Alonso n’a cessé de réinventer ce personnage, créé pour elle selon certains. Durant un demi-siècle, Alicia joue Giselle en ne cessant jamais de l’enrichir et de la perfectionner. Elle avoue :

    « Je n’ai jamais dansé deux fois la même Giselle. »

    Comment danser en étant malvoyante ?

    Pendant de nombreuses années, elle effectue des tournées mondiales dans des pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Son secret pour danser avec une vue plus que limitée ?

    Avec l’aide de son mari, elle met en place un ingénieux système d’éclairage de différentes couleurs pour la guider sur scène. Alicia apprend également les positions de ses coéquipières et coéquipiers par cœur.

    Une chorégraphe

    Mais la renommée d’Alicia Alonso ne s’arrête pas à son rôle de danseuse, il s’étend à ses qualités de chorégraphe. Tout commence en 1948 quand elle décide de quitter les États-Unis pour retrouver son pays natal. Là-bas, elle y fonde sa propre compagnie et école de ballet, qui devient en 1959 le Ballet national de Cuba grâce à l’aide financière de Fidel Castro. Elle renonce donc pour un moment à sa popularité aux Etats-Unis pour se consacrer pleinement aux activités de sa compagnie, avec qui elle part en tournée à travers les pays d’Amérique du Sud. Alicia s’investit également dans la promotion du ballet à Cuba, notamment en participant au développement de la fondation de l’École nationale d’art.

    Son style artistique

    Son style unique, mélange de rythme, sensualité et grande technicité, fait la renommée de l’établissement qui s’inscrit bientôt en tant qu’un des meilleurs du monde. La danseuse réussit également un autre exploit : faire venir des hommes pour danser dans son ballet. En effet, durant les années 50 à Cuba, les danseurs étaient considérés comme des homosexuels et les premières tentatives d’Alicia se sont souvent soldées par des moqueries.

    Ses propres ballets

    Dès l’année 1951, elle crée ses propres ballets, interprète dans les plus grands opéras du monde, dont celui de Paris. Elle ne manque pas de chorégraphier a son goût certains grand classiques, à l’image de La belle au bois dormant ou encore Don Quichotte.

    Alicia rentre définitivement dans la légende lorsqu’elle reçoit le prestigieux titre « Prima ballerina assolita », accordé aux meilleures ballerines. Elle est d’ailleurs la seule latino-américaine de l’Histoire à l’avoir obtenu. Elle arrête de danser à l’âge de 74 ans, mais continue de chorégraphier et d’enseigner jusqu’à sa mort en 2019, à l’âge de 98 ans.

    Une ballerine malvoyante

    Alicia est la première danseuse classique malvoyante à interpréter des grands rôles comme Giselle ou Carmen.

    Une prima ballerina assolita

    Elle est la seule Latino-américaine de l’histoire à avoir été « prima ballerina assoluta ».

    Longévité

    La Cubaine a interpréter des rôles principaux ou secondaires jusqu’à ses 75 ans.

    Médiatiques

    Au cours de sa vie, Alicia Alonso a reçu 122 distinctions nationales et 180 au niveau international. Permis elles :

    • L’Ordre du Premier Degré Félix Varela et Lázaro Peña
    • L’Ordre José Martí
    • L’Ordre des Arts et des Lettres
    • L’Ordre de la Légion d’Honneur
    • La nomination en tant qu’ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO
    • Le prix de création d’Estrémadure
    • La Médaille d’or du Gran Teatro de La Havane
    • La Médaille d’or du Círculo de Bellas Artes
    • …

    Découvrez d'autres sportives

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    Michèle Mouton

    “Dans la vie, tu dois toujours être ouverte à de nouvelles choses. Cela signifie que pour moi tout est possible, il n’y a pas de limites”. Cette phrase prononcée par Michèle Mouton dans le cadre du documentaire Queen of Speed sur sa carrière résume très bien la...


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    Laetitia Roux

    Laetitia Roux

    Véritable reine de la montagne tout au long de sa carrière en ski alpinisme, Laetitia Roux a gardé ce lien privilégié avec l’environnement, en luttant pour sa préservation. Nous vous proposons de la découvrir à travers cet article, et son interview complète que vous...


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    Angela Madsen – La Reine des Océans

    Annette Kellermann – La sirène qui a révolutionné la natation

    Annette Kellermann

    Annette Kellermann - La sirène qui a révolutionné la natation

    1886 à 1975 - écrit par simon ménard

    Annette Kellermann, c’est d’abord une histoire d’amour entre une femme et un sport, la natation. Une passion qui la pousse à casser les codes et à se battre pour pouvoir vivre pleinement son idylle comme elle l’entend, faisant fit des mauvaises langues jusqu’à devenir une icône au-delà des bassins.

    Annette Kellermann voit le jour en 1886 en Australie. A l’âge de six ans, les médecins lui diagnostiquent une poliomyélite, ou polio, une maladie contagieuse s’attaquant au système nerveux entraînant dans la plupart des cas une paralysie des jambes. Cela oblige la jeune fille à se déplacer en béquille et à porter des jambières de métal afin 

    de retrouver de l’équilibre et se remettre de la maladie. Pour renforcer ses jambes, sa mère française et son père, musiciens de profession, la mettent à la natation dans le but de renforcer ses membres inférieurs. C’est dans ce contexte douloureux et dans un premier temps médical qu’Annette Kellermann découvre les bassins dans une piscine du nord de Sydney.

    La réalité de la natation

    Si cette pratique est autant encouragée, cela tient en partie au fait que les femmes sont acceptées dans le monde de la natation en rapport à l’absence de contacts et de violence qui offre alors un spectacle jugé acceptable par les bien-pensants du XIXe siècle.

    Une renaissance

    Encore loin de ces considérations, la jeune Annette s’épanouit dans l’eau, si bien que ses jambes regagnent la même puissance que ses camarades. Mais Kellermann ne s’arrête pas à cette réussite. Prise de passion pour la natation, elle se donne toute entière aux entraînements. À l’âge de quinze ans, elle remporte sa première compétition de vitesse, et fait preuve d’une maîtrise parfaite des différentes nages, la brasse et le crawl. Son attrait pour les bassins l’amène même à réaliser des plongeons depuis des hauteurs impressionnantes. Aucune des disciplines liées à la natation ne lui échappe, que les distances soient courtes ou longues. À 19 ans, elle fait partie des premières femmes à tenter la traverser de la manche à la nage. Bien qu’infructueuse puisqu’ayant été forcée de déclarer forfait au bout de dix heures de nages à cause d’un temps capricieux qui a déjoué ses plans minutieusement préparés, cette tentative prouve, s’il le fallait encore, que rien dans la natation ne l’effraie, et qu’elle est prête à beaucoup de sacrifices quitte à y consacrer des jours et des semaines. Toujours en 1905, Annette Kellermann est la seule femme parmi huit concurrents à s’essayer à la traversée de Paris à la nage. Elle boucle les 11,6km en 4h58, terminant ainsi à la quatrième place. Elle améliore l’année suivante son temps d’une heure. Des performances tout à fait remarquables.

    Une problèmatique

    Annette Kellermann n’est pas seulement une championne maîtrisant son art à la perfection : c’est une révolutionnaire face aux normes de son époque. Avant elle, les femmes étaient obligées de porter des maillots couvrants bras et jambes et dans des tissues amples, pour coller aux normes et ne pas incommoder les hommes. Mais ces “costumes de bains” sont loin de permettre de réaliser des exploits, les femmes étant entravées dans ces maillots de bain. Lors de sa première tentative de traversée de la manche, elle est notamment entravée dans ses mouvements par sa combinaison faite d’un pantalon cousue à une chemise.

    Création du maillot une pièce

    Annette Kellermann s’attèle donc à trouver une solution, et conçoit de ses propres mains une tenue adaptée à la pratique féminine de la natation afin de libérer les mouvements des femmes dans l’eau. Cela prend la forme d’une combinaison une pièce moulante et à manche courte, qui libère bras et jambes. Voulant ne pas être la seule à en profiter, elle conçoit et met en vente sa propre gamme de maillot de bain féminin. Les Kellermann’s ainsi nommés font face à des critiques des observateurs contemporains, mais remportent rapidement un grand succès, les performances que ces maillots de bain permettent étant sans commune mesure avec ceux d’alors. On lui reproche d’immoralement exposer les corps féminins, alors même que les hommes sont autorisés à nager nue. Elle fait fit des menaces et se donne corps et âme dans sa réforme, ce qui lui doit une arrestation sur une plage de Boston en 1907 pour “indécence” alors qu’elle se promenait en maillot de bain. La jeune femme convainc le juge du bien-fondé de ce nouveau maillot, qui la relaxe malgré ses nombreuses récidives. Les femmes sont alors autorisées à porter ces maillots, à condition d’arriver au bord des bassins en jupe. Annette Kellermann devient ainsi la pionnière du maillot de bain moderne.

    Une sirène

    Ses parents lui ont offert de par leur profession une éducation mettant en valeur la performance artistique. C’est pourquoi, alors qu’elle déménage à Melbourne avec sa famille, qu’Annette Kellermann se produit en tant que sirène dans l’aquarium de la ville pour gagner un peu d’argent. Cet attrait pour le domaine artistique lui ouvre les portes du ballet et de la natation synchronisée, une discipline qu’elle va grandement participer à populariser. Elle se produit avec sa troupe en Australie, en Europe et aux Etats-Unis devant des foules de spectatrices et spectateurs admiratifs. Son spectacle “la femme parfaite” attire de très nombreux spectateurs et l’emmène jusqu’à l’Alhambra à Paris. La presse est si séduite qu’elle est comparée à la Vénus de Milo.

    Le cinéma

    Le monde du cinéma est aussi séduit que le reste du monde, si bien que son charisme et sa maîtrise de la natation lui permettent de tourner dans plusieurs films. Même alors qu’elle s’essaie aux caméras hollywoodiennes, Annette Kellermann ne quitte pas totalement les bassins. La plupart de ses films, de La Fille de Neptune (1914) à Queen of the Sea (1918), gardent un rapport très fort avec l’eau et la nage. Fidèle à elle-même, elle réalise ses propres cascades, à l’image d’un plongeon de 28m de haut. Elle fait scandale, pour la seconde fois après ses maillots, en 1916 lorsqu’elle devient la première femme à apparaître nue à l’écran dans La fille des Dieux, avec seulement ses cheveux en tout et pour tout afin de dissimuler sa poitrine. En 1952, un biopic lui est consacré sous le titre de Million Dollar Mermaid ou La première sirène, avec dans le rôle principal une nageuse ayant marché dans les pas d’Annette pour se lancer dans le cinéma, Esther Williams.

    Sa fin de vie

    Annette Kellermann meurt à l’âge de 89 ans, en 1975. Sa vie consacrée à la natation a été agrémentée par la rédaction de livres de conseils beauté et santé. Alors qu’à 40 ans un journaliste lui demande comment peut-elle être encore aussi performante dans ses spectacles de natation synchronisée, elle répond qu’elle ne boit pas d’alcool ou de café et ne mange plus de viande pour favoriser sa bonne santé et donc ses performances. Ses cendres sont dispersées au-dessus de la grande barrière de corail, au large de l’Australie, permettant à la nageuse d’exception et pionnière de ce sport de retourner à son élément pour l’éternité. Elle possède aujourd’hui une étoile à son nom sur le Hollywood Walk of Fame.

    Traverser la Manche

    Elle est l’une des premières femmes à tenter la traversée de La Manche. Elle n’arrivera pas au bout dû au mauvais temps.

    Traverser les capitales à la nage

    Annette Kellermann est une des premières nageuses à traverser Paris par la Seine et Londres par le Danube. Elle la fait plusieurs fois !

    En natation

    • 2x Championne de la Nouvelle-Galles du Sud sur le 100 yard et le mile
    • 1x Quatrième de la traverser de Paris

    Sportive

    • Hall of Fame international de la natation internationale

    Médiatique

    • Victorian Hoour Roll of Women
    • Hollywood Walk of Fame

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    Diana Taurasi

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    Michèle Mouton

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