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Laura Dekker – Sa maison, l’immensité bleue

Laura Dekker – Sa maison, l’immensité bleue

Laura Dekker sur son bateau

Laura Dekker - Sa maison, l'immensité bleue

1995 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

Voilà une histoire qui a de quoi inspirer : connue pour être la plus jeune skipper à réaliser un tour du monde en solo, laissez-moi vous présenter Laura Dekker.

Laura naît en 1995 en Nouvelle-Zélande. Son père ayant la nationalité néerlandaise et sa mère étant allemande, Laura possède les trois nationalités. Dès son plus jeune âge, elle est proche de la mer puisqu’elle passe ses cinq premières années d’existence dans l’océan, à naviguer avec son père. Elle déclare :

« J’ai vécu dans une maison seulement un an de ma vie ».

Voyager seule

A six ans, elle reçoit son premier bateau : un optimist. C’est un bateau que les enfants de moins de quinze ans sont autorisés à naviguer seuls. Très vite, elle apprend à le manœuvrer et à l’âge de dix ans, elle réalise son premier voyage en solo de longue distance : elle se rend d’IJsselmeer aux îles Wadden (environ 140 kilomètres). Laura Dekker continue sur sa lancée et deux ans plus tard elle part pour un voyage de six semaines dans la mer des Wadden (Mer du Nord) avec un bateau qu’elle avait emprunté l’année précédente en échange de le nettoyer et de l’entretenir. Elle ne s’arrête pas là et à treize ans elle se rend seule en Angleterre, dans l’optique de préparer son tour du monde en solo. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu. Les autorités sont alertées et son père se voit obligé de la ramener en avion jusqu’aux Pays-Bas.

Interdiction de naviguer ?

Après près de dix mois de batailles judiciaires, la confiscation de son bateau et la menace d’être retirée de ses parents, elle parvient à obtenir l’autorisation de se lancer dans un tour du monde en solo. Ces difficultés ne l’ont pas découragé, au contraire :

« Je me suis accrochée à l’espoir et j’ai continué à avancer, en espérant que quelque chose changerait. »

confie-t-elle au magazine Yachting monthly.

L’autorisation de naviguer en poche, il ne lui manque plus qu’un bateau ! Laura Dekker cherche sans relâche un navire et tombe sur une annonce dans le journal. Elle saute sur l’occasion mais elle n’est pas encore au bout de ses surprises : le bateau ayant passé sept ans à terre, il a plus que besoin de réparations. Elle relève le défi et parvient à le remettre sur pied au bout de quelques mois seulement pour pouvoir commencer son tour du monde en été.

Un tour du monde en solitaire

C’est donc à quatorze ans qu’elle entame le plus long voyage de sa vie : un tour du monde en solitaire. Laura Dekker et Guppy, c’est comme ça qu’elle a nommé tous ses bateaux et celui-là n’échappe pas à la règle, naviguent vers les îles Canaries, à travers l’Atlantique et dans l’Océan Pacifique. Deux ans plus tard, elle termine son tour du monde en revenant dans les Caraïbes. Puis, elle continue sa route vers la Nouvelle-Zélande, ce qui lui permet de faire en réalité une fois et demie le tour du monde.

De retour sur la terre ferme

Après cette mésaventure, elle retourne dans sa ville natale et travaille occasionnellement dans l’éducation en plein air pour un lycée. Elle a eu également un emploi d’électricien marin. Mais elle n’abandonne pas la mer et poursuit ses voyages. En 2015 elle parcourt l’océan pacifique pour aller de l’Australie jusqu’en Nouvelle-Zélande en passant par les îles Salomon. Elle traverse également l’océan atlantique en 2019 pour rejoindre les Etats-Unis.

En 2018, elle crée, avec son mari, la fondation Laura Dekker World Sailing, une sorte de bateau-école qui a pour but de proposer des voyages en mer aux jeunes pour développer des compétences de travail en équipe ou de confiance en soi.

A ce jour, Laura Dekker donne des conférences, écrit et continue de naviguer. Pour elle, c’est grâce à cet extraordinaire voyage qu’elle a pu devenir qui elle est aujourd’hui. L’océan lui a bien plus appris que n’importe quel professeur à l’école, notamment à avoir confiance en elle et à accepter une situation telle qu’elle est et à en tirer le meilleur parti.

 

Le tour du monde

En 2012, Laura Dekker devient la plus jeune navigatrice à réaliser un Tour du Monde en solitaire avec escale.

A la découverte du monde

A l’âge de 10 ans, la skipper réalisait déjà plusieurs grandes traversées en mer tout seule.

Sportive

  • 1x Prix du Mérite par l’Ocean Cruising Club de Whangārei

Médiatiques

  • Certification d’appréciation par le club du phare de Hong Kong
  • Lauréate de l’Expédition Poolcirkel
  • 1x Challenger of the Year par le magazine Faust A.G
  • 1x AYS Speakers Program par le American Yacht Club

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Laura Dekker – Sa maison, l’immensité bleue

Billie jean king – A la recherche de l’égalité

Billie Jean King avec sa raquette et assise sur une chaise

Billie Jean King - A la recherche de l'égalité

1943 à aujourd'hui - écrit par Sarah Chesneau

Cette sportive, vous la connaissez tous. Figure iconique du tennis et de la lutte en faveur de l’égalité hommes-femmes, laissez moi vous raconter l’histoire de Billie Jean King.

Née en 1943, Billie grandit dans une famille protestante conservatrice en Californie. Elle commence le tennis à l’âge de onze ans en suivant des cours gratuits aux courts publiques de sa ville, Long Beach. Très tôt, elle sait ce qu’elle veut faire de sa vie. A seulement treize ans, elle affirme à Bob Richard, un athlète devenu ministre des sports :

« Révérend, je vais être la meilleure joueuse de tennis au monde ».

L’injustice

Elle continue sa formation et se rend rapidement compte des injustices qui vont la hanter le reste de sa carrière. Quelle fut sa stupéfaction lorsqu’on lui interdit de poser sur une photo lors d’un tournoi parce qu’elle ne portait pas une robe de tennis mais un short. A partir de ce moment là, Billie Jean King sait qu’en tant que femme elle va devoir se battre deux fois plus que n’importe quel homme pour obtenir ce qu’elle veut. Elle le dit elle-même dans une interview pour le journal Marie-Claire :

« Pour faire la différence, je devais être la première. En tant que fille, je savais déjà que j’étais une citoyenne de seconde zone . »

Ces débuts sur le circuit

Billie Jean King poursuit ses entraînements et commence à concourir à l’international en 1959, soit à l’âge de 15 ans. Elle joue son premier Grand Chelem à l’US Open et se fait éliminée au premier tour. Qu’a cela ne tienne, elle persévère et deux ans plus tard elle devient la plus jeune joueuse à remporter un titre en double à Wimbledon. C’est donc avec Karen Hantze Susman qu’elle partage sa première victoire internationale à l’âge de 17 ans. La même année, elle obtient son diplôme de l’école polytechnique de Long Beach et poursuit ses études jusqu’en 1964 à l’université de Los Angeles. Elle finit par abandonner ses études pour se concentrer entièrement sur le tennis. En 1966, elle décroche sa première victoire en Grands Chelem à Wimbledon. Elle remporte ce tournoi les deux années suivantes et en 1968 elle gagne l’Open d’Australie. A l’âge de vingt-neuf ans, Billie Jean King possède au moins un titre dans chacun des quatre tournois du Grand Chelem. Au cours de sa carrière, elle en remporte pas moins de trente-neuf, dont douze en simple.

Son grand combat

Billie est également connue pour ses combats et ils sont nombreux. Mais celui qui a pris le plus de place dans sa vie est celui de l’égalité, notamment salariale, entre les tennismen et les tenniswomen. Même si elle y était déjà sensible étant petite, sa lutte commence réellement lorsqu’elle apprend en 1968, sa première année en tant que joueuse professionnelle, que Rod Laver, un tennisman australien, avait reçu 2000 livres après sa victoire à Wimbledon alors qu’elle n’en avait gagné que 750. Billie sait alors quel va être son nouvel objectif et va tout mettre en œuvre pour l’atteindre. 

La création de son circuit

Billie Jean King est donc au cœur de nombreuses avancées dès 1971. Ainsi, elle devient la première athlète féminine, tous sports confondus, à gagner plus de 100 000 dollars en une seule saison . Trois ans plus tard, elle devient la première femme à entraîner une équipe sportive. Il ne faut pas non plus oublier qu’elle est l’une des fondatrices des « Original 9 », un groupe de neuf championnes de tennis qui se sont alliées pour créer le premier tournoi exclusivement féminin en 1971. De cela découle, deux ans plus tard, la création de la Women’s Tennis Associaton (WTA), qui regroupait à l’époque une soixantaine de joueuses. Enfin, elle parvient à mettre en place l’égalité des prix à l’US Open, lutte qu’elle a remporté en 1973 après avoir fait pression sur le tournoi, notamment en déclarant en 1972 qu’elle ne jouerait pas l’année suivante si l’argent des prix n’était pas égal.

La bataille des sexes

En 1973, sa carrière prend un tournant décisif puisqu’elle y joue « The battle of sex », un match contre Bobby Riggs, un tennisman de 55 ans qui pensait que la place des femmes était « au lit et aux fourneaux, dans cet ordre ». Il avait déjà défié Margaret Court, une championne australienne, plus tôt dans l’année et avait remporté le match. Cette victoire avait renforcé ses convictions sexistes et ses moqueries sur le tennis féminin s’étaient intensifiées. En confiance, il provoque Billie Jean King pour qu’elle accepte un match. L’Etats-Unienne s’entraîne beaucoup pour ce match et adopte un style de jeu agressif, comme elle en a l’habitude. Et devinez quoi, elle le bat à plate couture en trois sets gagnants ! Ce match reste l’un des plus célèbres de l’histoire du tennis, qu’il a indubitablement changé. Billie a en effet remarqué une différence après le match : 

« Le lendemain par exemple, il était impossible de faire un pas sur les courts de tennis américains tant ils étaient bondés. Les femmes ont également gagné beaucoup de confiance. »

Sa retraite sportives

Cette légende du tennis prend sa retraite sportive en 1990 à cause d’opérations répétées au genoux mais elle n’arrête pas pour autant sa carrière d’activiste. Elle est nommée capitaine de l’équipe olympique de tennis en 1996 et en 2000. En 2014 elle fonde la Fondation Billie Jean King, une organisation dont le but est de financer l’accès au sport et à l’éducation pour les femmes. Billie a également reçu de nombreuses distinctions, comme la médaille présidentielle de la liberté, plus haute distinction aux États-Unis, en 2009. Elle a même reçu la légion d’honneur française en 2022 !

Vous l’aurez compris, Billie Jean King restera à jamais connue pour avoir été la tenniswoman qui a révolutionner le tennis et elle continuera d’inspirer les jeunes générations durant de nombreuses années.

Le match le plus regardé

Lors de son match historique contre Bobby Riggs plus de 90 millions de téléspectateurs l’ont regardé en direct à la télévision.

Plus vieille joueuse à gagner un tournoi WTA

En 1983, Billie Jean King remporte son dernier titre WTA à Birmingham, faisant d’elle, à 39 ans et 7 mois, la plus vieille tenniswoman titrée.

Record de Wimbledon

Au cours de sa carrière la joueuse à remporter 20 fois Wimbledon dont 14 en double.

En simple

  • 1x Open d’Australie
  • 1x Roland-Garros
  • 6x Wimbledon
  • 4x US Open
  • 7x Coupe Billie Jean King (ancienne Fed Cup)
  • 117x Tournoi WTA

En double

  • 1x Open d’Australie
  • 3x Roland-Garros
  • 14x Wimbledon
  • 9x US Open
  • 4x Tour Finals
  • 121x Tournoi WTA

Sportives

  • Hall of Fame du tennis mondial
  • Hall of Fame du tennis de la Californie du Sud
  • Hall of Fame national des sportifs homosexuels et sportives lesbiennes
  • 1x Philippe Chartrier Award

Médiatiques

  • Permis les 100 femmes les plus importantes du XXe siècle selon le magazine Life
  • Permis les 8 sportives qui ont marqué l’histoire du sport selon le magazine Marie-Claire
  • Chicago Gay and Lesbian Hall of Fame
  • Hall of Fame de la Californie
  • Hollywood Walk of Fame
  • Presidential Medal of Freedom
  • Médaille d’Or du Congrès Américain
  • Légion d’Honneur
  • 1x Sportif(ve) de l’année par Sports Illustrated
  • 1x Athlète féminine de l’année
  • 1x Arthur Ashe Courage Award
  • 1x Prix GLAAD
  • 1x BBC Sports Personality of the Year Lifetime Achievement Award
  • 1x American Academy of Achievement

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Marie-Eve Croteau

Marie-Eve Croteau

Marie-Eve Croteau - La grande Optimiste

1979 à aujourd'hui - écrit par Margaux Vince et Marie Fournier

Marie-Ève Croteau est une athlète connue pour sa résilience et son optimisme à toute épreuve. Au départ cycliste de haut niveau, aujourd’hui elle se consacre au hockey sur luge. Découvrez qui est cette Québécoise !

Marie-Eve Croteau naît le 19 juin 1979 au Canada. Très jeune, elle joue à la ringuette. Un jour, à 14 ans, alors qu’elle marche tranquillement, elle se fait renverser par une voiture conduite par une personne en état d’ébriété. Cet accident lui cause un handicap à son bras droit. Dans cette période, la Canadienne commence à jouer à la ringuette. Ce sport est principalement présent en Amérique du Nord, ressemblant énormément au hockey sur glace.

Son hospitalisation

Dix-sept ans plus tard, en 2010, alors que Marie-Ève Croteau est en voyage à Cuba, elle mange un aliment contaminé. Ce repas lui cause une myélite, lui paralysant tout son corps. Elle subit alors de lourdes opérations. Ces interventions sont suivies de beaucoup de séances de réadaptation pour réussir à remarcher. Dans ce centre, Marie-Eve découvre le sport adapté par son éducateur, Eric Van Den Eynde :

« Ils m’ont fait découvrir autant le volley-ball, le tennis, le basket et le vélo. J’ai eu la piqûre pour le vélo à ce moment. »

Elle devient très vite accro à cette discipline puisqu’elle lui permet de retrouver une certaine forme de liberté.

La malédiction des Jeux

Après plusieurs tests réalisés, son éducateur se rend compte que la Canadienne se rend compte qu’elle peut être la future championne de tricycle. Eric Van Den Eynde décide donc de la recruter dans son équipe. À peine un an plus tard, la cycliste devient championne du Canada et décroche deux titres mondiaux. Ces performances lui permettent d’obtenir son ticket pour les Jeux de Londres. Malheureusement, Marie-Eve Croteau ne prit pas part aux épreuves puisqu’elle subit une commotion, lui causant de graves maux de tête, quelques temps avant. Cette malchance la poursuit ! En effet, en janvier 2013, la sportive se fracture le coccyx en glissant sur une plaque de glace. Quelques jours plus tard, Marie-Eve sombre dans le coma à la suite de tests à l’effort de l’Université de Laval. Elle se réveille cinq plus tard :

« On peut dire que j’en ai bavé un coup. Les cinq jours passés dans le coma ont été la pire épreuve de ma vie. Il m’arrive de me demander pourquoi tout cela m’arrive à moi. Crime, qu’ai-je fait au Bon Dieu? Je ne souhaite ça à personne »

Toujours la même année, la cycliste chute dans son hôtel et se tord la cheville quelques mois avant les Mondiaux. Néanmoins, Marie-Eve Croteau arrive à participer et terminer deuxième des deux épreuves sur route. C’est aux Jeux que sa malédiction est la plus forte ! En 2016, la cycliste se fait voler ses vélos avant de partir puis connaît une série d’infection arriver à Rio. Malgré tout, elle arrivera à participer et à se classer quatrième. En 2021, Marie-Eve arrive en pleine forme aux Jeux. Mais sur la première épreuve, la Canadienne tombe lourdement, l’obligeant à abandonner.

Une immense championne

Heureusement, sur les autres compétitions internationales, la Canadienne montre tout son talent. En effet, en plus de ces quatre médailles mondiales, la cycliste décroche :

  • Une victoire en coupe du Monde,
    Une troisième place en coupe du Monde,
    Le bronze aux Mondiaux,
    Le bronze aux Jeux Panaméricaine,
    Plusieurs titres de championne du Canada.

Sa découverte du hockey

En 2023, après tout cela, Marie-Eve Croteau décide de se consacrer à son rêve d’enfance : faire du hockey sur luge à haut niveau. Rêve qu’elle réalise puisqu’aujourd’hui elle fait partie d’une équipe de hockey sur luge en tant que gardienne :

« Je suis comme un poisson dans l’eau, je suis comme un petit enfant, je tripe, je vais être honnête, ça me passionne »

En 2024, Marie-Eve connaît un retour de sa myélite, l’obligeant de nouveau à subir une dizaine d’opérations. En juin, elle annonce sur ses réseaux sociaux être enfin de retour chez elle après 8 mois d’hospitalisation pour une fascite nécrosante à sa jambe gauche. La Canadienne a décidé de raccrocher les patins et le tricycle un temps pour se reposer.

Une sportive engagée

En plus de sa carrière sportive, Marie-Eve Croteau travaille dans pour un organisme de santé mentale à Québec en tant que technicienne en administration et comptabilité. Cette question de la santé est importante pour elle ! En effet, depuis 2011, soutient l’événement “le Défi cycliste IRDPQ” de la Fondation de l’institut de réadaptation en déficience physique de Québec. Cette journée, permet de récolter des dons pour aider des sportifs adaptés à acheter leur équipement pour leur pratique. sportifs adapté.

Aujourd’hui, au Québec, Marie-Eve est vue comme un véritable symbole de la résilience et de la persévérance. D’ailleurs, elle le dit :

« Mon handicap m’a poussée à réaliser des exploits que je n’aurais jamais cru possibles. Je ne pense pas que je me serais rendue aux Jeux paralympiques si ces épreuves n’avaient pas dramatiquement changé ma vie ».

 

En un an de pratique, déjà sélectionnée

En 2011, après seulement un an de pratique, la cycliste remporte deux titres mondiaux sur routes : la course en ligne et le contre-la-montre.

La doyenne de la sélection canadienne

En 2021, à 42 ans, Marie-Ève Croteau était la Canadienne la plus âgée à prendre part à une épreuve olympique de tricycle.

De cycliste à hockeyeuse

En 2023, elle devient la première athlète canadienne à avoir été sélectionnée en équipe nationale en tricycle et en hockey sur luge.

En tricycle

  • 2x Championne du Monde
  • 3x Vice championne du Monde
  • 1x Médaille de bronze
  • aux Mondiaux
  • 1x Manche de coupe du Monde
  • 1x Podium en coupe du Monde
  • 1x Médaille de bronze aux Jeux Parapanaméricains
  • Plusieurs fois championne du Canada

En hockey assis

  • 1x Classique NHL
  • 1x Deuxième du challenge mondial

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Sue bird – Le cœur de la tornade

Sue Bird

Sue Bird - Le cœur de la tornade

1980 à aujourd'hui - Ecrit par Sarah Chesneau

Sue Bird naît en 1980 à New York de parents d’origine russe. Si petite elle rêvait devenir avocate, médecin ou footballeuse, elle est aujourd’hui l’une des plus grandes joueuses que la Women NBA ait compté dans ses rangs.

Elle s’initie au sport dès petite, pratiquant le football puis l’athlétisme, principalement pour s’amuser et pas vraiment dans l’optique de devenir une championne. C’est pour imiter sa grande sœur qu’elle commence le basket. Elle s’entraîne au shoot durant la mi-temps des matchs de sa sœur et s’inscrit rapidement dans un club. Son talent est vite remarqué puisqu’elle signe son premier autographe à l’age de onze ans à un agent de sécurité qui voit en elle une future star. Sa carrière commence véritablement au lycée où elle est recrutée pour jouer avec l’équipe du Christ The King High School. 

Avec cette équipe, elle remporte le championnat national lors de son année de terminale et est nommée joueuse de l’année de l’État de New-York. Son élan victorieux se poursuit jusque dans le Connecticut. Elle gagne 136 matches sur 145 avec son équipe universitaire de l’Uconn lors de sa deuxième année d’étude et ce malgré une blessure au genoux l’année précédente. En tout, elle aura remporté deux titres de championne de la National Collegiate Athletic Association avec ses coéquipières du Connnecticut. Une fois ses études terminées, Sue Bird débute dans la WNBA. 

Ses débuts en wnba

Ses débuts sont quelque peu difficiles mais sa rencontre avec l’Australienne Lauren Jackson va changer la donne. Sur le terrain l’alchimie est immédiate et le duo fait des merveilles. En 2004, elle participe à ses premiers Jeux Olympiques et décroche la médaille d’or bien que la finale ne soit pas de tout repos, l’équipe adverse étant celle de Lauren Jackson. Hélas, les années qui suivent marquent un creux pour Sue Bird. Pour la championne :

« Gagner une fois n’est difficile, c’est gagner à nouveau qui l’est ».

Jongler entre les Etats-Unis et l’Europe

Il faut attendre 2010 pour que les Storm de Seattle, équipe dans laquelle elle joue depuis 2002, gagnent à nouveau le championnat. 2010 est également l’année où Sue Bird réalise l’exploit de gagner pour la quatrième fois de suite l’Euroligue. En effet, depuis 2005, elle profitait de l’autorisation pour les joueuses américaines à jouer en Europe lors des pauses de la WNBA pour montrer ses talents en Russie. Elle a notamment joué dans deux des clubs les plus réputés de Russie dans les années 2000, le Spartak Moscou puis le UMMC Ekaterinbourg. Sue Bird ne faisait donc pas de pause sportive dans l’année et parvenait à rester à son niveau d’exception.

Sous les couleurs de Team USA

En 2016, elle devient parmi les joueuses les plus âgées de la ligue ce qui rend sa préparation physique quelque peu différente. Elle s’entoure alors de professionnels de la santé pour rester au meilleur de son niveau. Sue Bird fut un vrai pilier pour l’équipe nationale des États-Unis puisque elle a remporté cinq médailles olympique avec la sélection américaine, en 2004, 2008, 2012, 2016 et 2021. Avec cette même équipe, elle a également gagné trois championnats du monde, une coupe du monde et, seule « tâche » à son palmarès, une médaille de bronze lors des championnats du monde de 2006. 

Sa dernière danse

Elle prend sa retraite en 2022, après une carrière bien remplie. A ce jour, Sue Bird est la basketteuse qui a joué le plus grand nombre de matches dans la ligue féminine de la NBA. Elle  a figuré parmi le top cinq du WNBA Allstar game quatre fois et a remporté quatre championnat de la WNBA.

Une grande militante

Cependant, son parcours extraordinaire n’est pas la seule chose qui fait de Sue Bird, Sue Bird. L’année 2017 marque un nouveau tournant dans sa vie puisqu’elle décide de révéler au monde sa relation avec Megan Rapinoe. Si depuis elle affiche clairement son homosexualité, le fait de faire son coming-out n’allait pas de soi pour elle. C’est la footballeuse qui lui a montré l’importance pour les ouples gays d’être représentés et d’avoir de la visibilité. Elles sont maintenant mariées depuis 2020. Mais la lutte pour la reconnaissance des droits pour les LGBT n’est pas son seul combat. Elle utilise notamment sa position de vice-présidente du syndicat des joueuses de la WNBA pour lutter contre la discrimination et plus de justice sociale en négociant la présence de messages sur les maillots, comme celui de Black live matters. Elle soutient également le mouvement MeToo et particulièrement Breanna Stewart suite à son témoignage en 2017. 

Vous l’aurez compris, Sue Bird est une modèle pour de nombreuses petites filles et elle continuera d’inspirer les futures générations pendant de longues années.

Sa draft

En 2002, Sue Bird est choisi un numéro 1 lors de la draft WNBA par le Seattle Storm, une équipe qu’elle ne quittera jamais jusqu’à la fin de sa carrière.

Ses titres

Sue Bird est la seule joueuse à remporter au moins une bague WNBA sur trois décennies distinctes. Elle également une des rares joueuses à avoir remporter cinq Euroleague dans sa carrière.

Ses records en WNBA

Sur sa carrière au cœur de cette ligue, Sue est la première en nombre de saisons jouées, de matchs joués, de sélections au All-Star Game, de passe décisives et de minutes sur le parquet.

En sélection

 

  • 5x Championne olympiques
  • 4x Championne du monde 
  • 1x Médaille de bronze championnats du monde

En club

 

  • 4x Championne de la WNBA​
  • 5x Euroleague
  • 2x Europe SuperCup
  • 5x Championne de Russie
  • 2x Championne NCAA

Médiatiques

 

  • Associated Press Women’s College Basketball Player of the Year
  • Best Female College Athlete
  • Meilleure joueuse de l’année par les média

Sportive

 

  • 12x All-Star en WNBA
  • 2x All-Star en Euroleague
  • 1x MVP de la NCAA
  • 1x MVP de la conférence Ouest de la NCAA
  • 1x MIP de la NCAA
  • 1x New York city player of the year
  • 1x New York state player of the year
  • 3x Trophée Kim Pernot de la sportivité
  • 1x Top 25 des joueuses de la WNBA depuis sa création
  • 1x Wade Trophy
  • 1x WNBA All-decade Team
  • 5x All-WNBA First Team
  • 3x All-WNBA Second Team
  • 2x meilleure passeuse de la WNBA
  • 4x vice-meilleure passeuse de la WNBA
  • 2x Meilleur scoreuse, rebondeuse et passeuse de la WNBA
  • 2× First-team All-Big East

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Laura Dekker – Sa maison, l’immensité bleue

Melissa Perrine – La goat du ski australien

Melissa Perrine en tenue pour du comité paralympique australien

Melissa Perrine - La GOAT du ski australien

1988 à aujourd'hui - Ecrit par Sarah Chesneau

Si vous ne connaissez pas Melissa Perrine ouvrez grands vos yeux et soyez attentif. Vous allez faire la connaissance de la plus grande handiskieuse australienne de l’histoire.

Melissa Perrine naît en 1988 à Nowra en Australie. Depuis qu’elle est très jeune, sa vision se dégrade et se limite désormais à des formes et des couleurs floues. Cette détérioration de la vue est due à des maladies congénitales, la cataracte et le glaucome. Elle possède aujourd’hui seulement cinq pour cent de sa vision globale.

Sa découverte du ski

Dès l’âge de douze ans, elle commence le ski alpin avec Disabled wintersport Australia, une association qui promeut la participation des personnes handicapées aux sports d’hiver. A dix-neuf ans, Melissa Perrine est nommée jeune australienne de l’année, effectue deux saisons au Canada puis est recrutée dans l’équipe nationale australienne deux ans plus tard. Elle réussit à se qualifier pour la coupe du monde et 

les Jeux Paralympiques lors d’une série de courses la même année. Un an plus tard, en 2010, elle se fracture l’os de la hanche à cause d’une chute en début de saison, durant une compétition en Italie. Cela ne l’empêche pas de revenir sur les pentes en fin de saison, de participer à une coupe du monde au Colorado et d’y remporter l’argent ainsi que deux médailles de bronze.

Comment ski en étant malvoyante ?

Et bien, Melissa Perrine est équipée d’un casque Bluetooth qui lui permet de communiquer avec un guide qui skie devant elle et qui lui indique les obstacles. Cela demande beaucoup de confiance entre elle et son guide et surtout beaucoup d’entraînement pour qu’elle puisse planifier les courses dans sa tête avant de se lancer sur la piste. C’est donc pour cela qu’elle n’a eu que deux guides dans toute sa carrière : Andy Bor et Bobbi Kelly.

Ses premiers éclats

Melissa Perrine se fait d’abord remarquer lors des Jeux d’hivers néo-zélandais en 2011 lorsqu’elle y remporte trois titres. Elle poursuit sa lancée et réalise l’exploit de remporter des médailles dans les cinq catégories aux Mondiaux de 2015, au Canada. Elle termine cette compétition avec en poche : trois titres, une en argent et une en bronze. Ce jour-là, elle devient la seule femme australienne à figurer sur le podium dans les cinq épreuves d’un Mondial de handi ski alpin.

Sa médaille paralympique

Il ne lui manquait plus qu’une médaille paralympique pour compléter son palmarès et c’est en 2018, lors de ses troisièmes Jeux, qu’elle la gagne, en finissant troisième en slalom géant et en super combiné. Melissa Perrine finit sa carrière en beauté en remportant un titre, l’argent et le bronze durant les championnats du monde en 2019 en Slovénie. Cette légende australienne du ski para-alpin a pris sa retraite après des Jeux de Pekin en 2022. 

L’après retraite

Elle compte faire évoluer sa carrière de physiothérapeute en se spécialisant en tant que kiné-sportif. En effet, en plus de son parcours de sportive, Melissa Perrine détient deux masters, un en sciences du sport et de l’exercice physique et un en physiothérapie. Entre le début de sa carrière et aujourd’hui, l’Australienne a pu observer une évolution dans la manière de pratiquer son sport. Le niveau de concurrence s’est accru, en particulier chez les femmes, et de manière plus globale son sport est moins pris à la légère et est bien plus professionnel qu’avant. 

Melissa Perrine continuera d’inspirer toutes les jeunes sportives pendant de longues années. Et ne l’oubliez pas, comme elle aime le dire :

« Pour moi la meilleure n’est pas définie par des médailles, elle est définie par sa capacité à faire le meilleur d’elle-même à ce moment là. »

Record de titres

Melissa Perrine est l’Australienne la plus titrée aux Jeux d’hivers (olympique et paralympique).

A jamais la première

Elle est la première femme australienne à remporter une médaille aux Mondiaux de para ski alpin.

En ski alpin

 

  • 2x Médaille de bronze en Jeux Paralympiques d’hivers
  • 4x Championne du monde 
  • 4x Vice-championne du Monde
  • 4x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 3x Médaille d’or aux Jeux d’hivers néo-zélandais

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