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Leslie Burr-Howard – The Spark Rider

Leslie Burr-Howard – The Spark Rider

Leslie Burr-Howard

Leslie Burr-Howard - The spark rider

1956 à aujourd'hui - écrit par marie fournier

Si vous ne la connaissez pas encore, il est grand temps de vous concentrer quelques minutes pour découvrir la fabuleuse histoire de Leslie Burr-Howard, l’une des plus grandes championne équestre des années 70-80-90.

Leslie Burr-Howard naît en 1956, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Son père étant acteur, c’est naturellement qu’elle prend des cours de chants et de danse. Lorsqu’à l’âge de quatre ans, elle supplie ses parents de lui offrir un poney. A force de persévérance, Leslie reçoit une cheval. Tout de suite, elle remarque deux choses : elle aime les chevaux et la vitesse. Sa passion pour l’équitation devenue évidente, elle prend des vrais cours avec des professionnels dès six ans au Hightfield Farm. Jeune prodige, elle effectue son premier show la même année. Elle poursuit sa formation, 

débourrant et entraînant les chevaux de son club à seulement huit ans.

Sa première victoire

Ses heures d’entraînement avec Sharon Hardy Cole et son frère Thom Hardy portent leurs fruits aux ASPCA Maclay en 1972, où elle remporte la compétition en catégorie juniors. Leslie Burr-Howard devient alors à quinze ans la deuxième plus jeune à remporter ce titre, derrière son entraîneur qui l’avait gagné lorsqu’il avait quatorze ans. Cette victoire est inattendue pour tout le monde, la jeune championne avoue :

« C’était la finale. J’étais assez jeune et on ne m’attendait pas à ce que je le gagne ».

Vers le monde professionnel

Trois ans plus tard, elle tente de devenir professionnelle et commence sa carrière en compétitions chasseurs, c’est à dire que c’est le cheval (régularité, allures) qui est jugé et le cavalier doit tout faire pour le mettre en valeur. C’est un véritable succès puisque cela lui permet d’être introduite au Show Hunter Hall of Fame. Parmi les titres et distinctions qu’elle obtient, figurent le Grand Champion Hunter à Madison Square Garden, le (Grand Hunter Champion au Devon et le Grand Hunter Champion à Washington.

Une série de victoire

Leslie Burr-Howard participe pour la première fois à une compétition de grands prix en 1979, soit à 23 ans. Avec son cheval Chase The Clouds, âgé de six ans, elle remporte le Grand Prix de la Coupe du Président à Washington International à Landover. Cette victoires est un tremplin pour sa carrière, elle affirme même :

« Bien sûr, ça a commencé ma carrière dans les sauteurs. »

Et en effet, cette compétition marque le début d’une série de victoire pour Leslie Burr-Howard. Son caractère intrépide et ses qualités techniques lui permettent de décrocher l’American Grand Prix Association (AGA) Rider of the Year en 1983 avec un cheval nommé Albany. Celui-ci est d’ailleurs également nommé AGA Horse of the Year cette même année. Un an plus tard, elle se rend aux Jeux Olympique à Los Angeles avec ce même cheval. Ses premiers jeux sont un succès : son équipe remporte l’or en saut d’obstacle. Devenue championne olympique, elle s’efface un temps des compétitions.

Un retour fracassant

Près d’une dizaine d’années plus tard, Leslie Burr-Howard revient sur le devant de la scène avec le cheval prodige Gem Twist. Ayant remporté deux médailles d’argent olympique aux Jeux de Séoul avec le cavalier Greg Best , c’est un des coursiers les plus en vogue du moment. Cependant, une blessure de Greg Best force le cavalier à arrêter momentanément la compétition et c’est Leslie qui prend alors le relais. Ensemble, ils prennent en 1992 la première place dans les championnats de saut d’obstacles USET à Gladstone. Deux ans plus tard, la championne est désignée pour représenter les Etats-Unis aux Pays-Bas pour les Jeux équestres mondiaux de la FEI.

Ses dernières sélections

Par la suite, elle re-tente sa chance aux JO d’Atlanta en 1996, où elle gagne la médaille d’argent en équipe. Elle termine sa lancée victorieuse en beauté avec sa deuxième place aux jeux panaméricains en 1999. L’année 2000 signe la dernière grosse saison de Leslie Burr-Howard. Cette saison-là, elle domine la Ligue mondiale et remporte notamment la Coupe Queen Elizabeth II, une compétition mythique. En 2002, l’États-unienne représente pour la dernière fois son pays lors des Jeux mondiaux. Côté club, Leslie se retire définitivement des compétitions en 2023 après avoir remporté 39 compétitions au cours de ces deux dernières décennies. Après son retrait, elle installe sa société Burr Associate dans le sud du Connecticut.

Son amour des compétitions n’ayant pour égal que son amour pour l’enseignement, elle y forme donc des chevaux et des cavaliers de haut niveau.

Titrée en équipe

Leslie Burr-Howard est la première cavalière états-unienne titrée olympique par équipe.

Précocité

A 15 ans, elle est devenue la plus jeune cavalière féminine à remporter la ASPCA Maclay.

Une grande longévité

La cavalière a concouru pendant plus de 50 ans de carrière à haut niveau. Elle a arrêté définitivement la compétition en 2023.

En saut d’obstacles

  • 1x Championne olympique
  • 1x Vice championne olympique
  • 1x Coupe du Monde
  • 2x Vice championne panaméricaine
  • 1x Médaille d’or au Continental Games Caracas
  • 1x Médaille d’argent au Continental Games Winnipeg MB
  • 1x Coupe Queen Elizabeth II
  • 1x Grand Prix de Penn National
  • 1x Toronto Royal
  • 31x Autre compétition remportée

Sportives

  • Hall of Fame du saut d’obstacles
  • Hall of Fame du National Show Hunter
  • Hall of Fame de l’équitation de Pensssylvanie
  • 1x Whitney Stone Cup
  • 2x Prix de la cavalière de l’année par l’American Grand Prix Association

Médiatiques

  • 2x Cavalière de l’année par l’American Horse Show’s

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Leslie Burr-Howard – The Spark Rider

Françoise Mbango – La Grand-Mère du triple saut africain

Françoise Mbango

Françoise Mbango - La grand-mère du triple saut africain

1976 à aujourd'hui - écrit par marie fournier

Pionnière incontestée du triple saut africain, Françoise Mbango a dû, dès ses débuts, surmonter les carences de sa fédération pour imposer son talent sur la scène mondiale. Découvrez son histoire !

Née en 1976 à Yaoundé, Françoise Mbango fait ses premiers pas en athlétisme au collège Sainte‑Thérèse de Bertoua. Bonne sprinteuse, elle décide de se consacrer très rapidement aux épreuves du saut en hauteur, en longueur et le triple saut. Rapidement, l’athlète domine les compétitions scolaires. En 1990, Françoise fait la rencontre de l’entraineur de la Société nationale des Électricités du Cameroun. 

Sous l’œil attentif de son nouveau coach, elle affine sa technique de saut.

Ses premières compétitions internationales

En quelques années, sa progression est fulgurante puisqu’elle remporte le titre national en saut hauteur au début des années 90. En 1995, l’athlète participe à sa toute première compétition sous les couleurs du Cameroun lors des du championnat d’Afrique centrale. Pour sa première, Françoise repart avec la médaille de bronze au triple saut, le premier d’une grande série. L’année suivante, la Camerounaise prend part aux championnats d’Afrique et repart de nouveau avec le bronze. Ses premières expériences la forgent mentalement.

Ces premiers Jeux Olympiques

1998 signes l’année de son éclosion au niveau mondial. En effet, cette saison-ci, elle remporte notamment l’argent aux Jeux du Commonwealth au triple saut, une discipline pourtant dominée par les Européennes à l’époque. Cette explosion se poursuit en 1999, lorsque Françoise Mbango réalise un bond de 14,70m pour remporter les Jeux Africains. Cette victoire lui offre alors sa qualification pour les Jeux Olympiques de Sydney. En 2000, la Camerounaise apparaît dans une épreuve où elle ne concourt que rarement le 4x100m lors des championnats d’Afrique. L’athlète contribue au bronze. Cette même année, Françoise va se tester pour la première fois avec les meilleures mondiales lors des JO. Pour cette première, elle se qualifie en finale terminant enfin de compte à une belle dixième place.

L’explosion

Après les Jeux Olympiques de Sydney, Françoise Mbango explose aux yeux du public. En 2001, elle termine à la deuxième place lors des mondiaux, derrière sa future rivale Tatyana Lebedeva. L’année suivante, elle confirme en gagnant tout simplement la Coupe du Monde des Nations et réalisant une marque à 14,95m aux championnats d’Afrique, battant le record continental. Sa montée en puissante continue.

Gagner sans coach

En 2004, l’athlète doit s’encadrer elle-même n’ayant plus d’entraîneur :

« Je n’ai aucun encadrement, à part ma petite sœur, 22 ans, qui s’entraîne avec moi. Aujourd’hui, je m’entraîne encore avec le programme d’il y a cinq ans de mon ancien entraîneur russe : Monsieur Victor [Kouzine]. »

Avant les Jeux Olympiques, la Camerounaise décide de se raser le crâne pour faire une dédicace à sa maman atteinte d’un cancer.

À Athènes, elle réalise un bond historique de 15,30 m (troisième performance mondiale de tous les temps), ajoutant cinq sauts au delà des 15 m en une seule finale, et s’adjuge l’or. Ce jour-là, elle devient tout simplement la première Camerounaise à remporter un sacre olympique (homme compris). Après cette victoire historique, Françoise Mbango déclare :

« J’éprouve un grand bonheur non seulement pour moi mais aussi pour le Cameroun et même l’ensemble du continent africain. J’espère que cette médaille fera en sorte que, dans mon pays et en Afrique, on comprenne que les sports individuels peuvent unir le monde dans un stade, peuvent donner une belle image d’un pays. »

Un conflit avec le Président

De retour des Jeux Olympiques, le Président lui promet de lui offrir 84 millions franc CFA pour qu’elle puisse préparer la prochaine édition et continuer à s’entraîner à l’INSEP. Or cet argent, l’athlète n’en verra jamais la couleur. Françoise Mbango doit continuer tout de même à s’entraîner mais en situation très précaire :

« Je me suis retrouvée en France en train d’escalader les murs de l’INSEP pour pourvoir travailler […] Je me suis retrouvée en France en train de voler le métro parce que je n’avais pas d’argent pour le payer. »

L’athlète ne revient plus sur les grandes compétitions avant 2008 dû à des conflits avec sa fédération et à la naissance de fils en 2006. Pour son retour, elle signe un saut à 14,50m lors d’un concours à Yaoundé. Normalement qualifiée pour les Jeux Olympiques, Françoise Mbango se voit refuser d’y participer par sa fédération puisqu’elle n’a pas voulu participer aux Jeux Africain de 2007. Heureusement, la Camerounaise remporte les championnats d’Afrique et le CIO l’autorise donc à concourir malgré sa suspension par sa fédération. Aux Jeux Olympiques, Françoise marque l’histoire en battant son record avec un bond de 15,39 mètres synonyme de victoire :

« Je suis très contente d’avoir réalisé ça. Je savais que je pouvais le faire. J’ai pris tout mon temps pour le faire. J’ai considéré cette compétition comme une mission (…) Il y a quatre ans que j’ai été envoyée en mission par le président de la République, Paul Biya, qui m’a cité en exemple à la jeunesse. »

C’est seulement après cette victoire que l’athlète reçoit l’argent qui lui était promis.

Rejoindre l’équipe de France

Après les Jeux Olympiques de Pékin, Françoise Mbango commence les démarches pour être naturalisée française à la suite de plusieurs mésententes avec la fédération camerounaise. A partir de 2010, l’athlète concourt sous les couleurs de la France. Deux ans plus tard, elle participe à sa dernière grande compétition lors des championnats d’Europe. Lors de cet événement, Françoise termine huitième et loupe la qualification olympique. Elle décide alors d’arrêter la compétition à haut niveau pour se consacrer à de nouveaux projets toujours liés au sport. C’est ainsi qu’en 2020, Françoise ouvre sa propre académie de sport à Yaoundé dans l’objectif d’aider les jeunes athlètes à se professionnaliser.

Aujourd’hui, elle est plus qu’une championne pour les Camerounais. Françoise Mbango est devenue leur symbole, une source inspiration qui les pousse à toujours croire en eux et leur rêve.

Troisième performeuse de tous les temps

Françoise Mbango est la troisième meilleure performance de tous les temps en triple saut avec un record à 15,39m.

Une pionnière de l’athlètisme africain

Elle est la seule athlète d’Afrique centrale et la seule Camerounaise à avoir obtenu plusieurs titres olympiques consécutifs.

De nombreux records

La Camerounaise possède le record africain du saut en longueur en extérieur et le record national en salle.

En triple saut

  • 2x Championne olympique
  • 2x Championne du Monde
  • 2x Vice championne du Monde
  • 1x Vice championne du Monde en salle
  • 1x Coupe du Monde des nations
  • 2x Vice championne du Commonwealth
  • 1x Médaille d’or aux Jeux d’Afrique
  • 2x Championne d’Afrique
  • 1x Vice championne d’Afrique
  • 1x Médaille de bronze aux championnats d’Afrique
  • 2x Médaille d’argent aux Jeux de la Francophonie
  • 2x Podium en finale mondiale
  • 1x Grand prix IAAF

En saut en longueur

  • 1x Championne d’Afrique
  • 1x Médaille d’argent aux Jeux de la Francophonie

En saut en hauteur

  • Au moins une fois championne du Cameroun

En relais 4x100m

  • 1x Médaille de bronze aux championnats d’Afrique

Médiatiques

  • Officière du Mérite camerounais
  • 1x Athlète mondiale de l’année
  • 1x Personnalité camerounaise de l’année
  • 2x Athlète camerounaise de l’année

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Leslie Burr-Howard – The Spark Rider

Paola Fantato – La Meastra du tir

Paola Fantato

Paola Fantato - La Meastra du tir

1969 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Paola Fantato est une de ses athlètes qui, en plus de performer, permet à tous de rêver de pouvoir réaliser l’impossible. Elle laisse à ses successeurs un immense héritage : la frontière entre sport olympique et paralympique n’est pas si infranchissable.

Paola Fantato est une archère italienne née le 13 septembre 1959. Oui, c’est bien une archère, et non une para-archère, bien qu’elle ait été médaillée à huit reprises aux Jeux paralympiques, dont cinq breloques d’or. Son handicap, elle le doit à une poliomyélite qui l’a forcé à se déplacer en fauteuil roulant dans les rues de Zevio, sa ville natale, dès ses jeunes années. Mais, face à cela, ses parents ont tout fait pour lui faire sentir qu’elle était comme tout le monde, que son handicap ne faisait pas d’elle

quelqu’un d’anormal. Pour Paola Fantato, c’est l’attitude de sa famille envers elle qui lui a permis d’autant s’accomplir. Et les personnes qui la moquaient pour son handicap l’ont aidé, toujours selon elle, a façonné son caractère : sûre d’elle et déterminée.

Une tireuse talentueuse

C’est à l’âge adulte qu’elle commence à pratiquer le tir à l’arc en compétition, en ayant rencontré cette discipline par hasard, “comme cela arrive souvent avec l’amour de votre vie” dit-elle par rapport à ce qui va devenir son sport de cœur. Au départ, c’était surtout pour apprendre à se forger une carapace mentale, à résister à la tension et à la panique, et à contrôler son corps à la perfection. Mais très vite, c’est devenu bien plus. Notamment de par le fait que Paola affrontait ainsi, à l’entraînement, des valides. Elle participe à ses premiers paralympiques en 1988, à 29 ans, pour la première année où l’Italie qualifiait une équipe dans la discipline. Une compétition qui débute par une cinquième place pour l’équipe d’Italie, mais par une médaille de bronze en individuelle pour Paola Fantato. C’est le début d’une moisson pour l’Italienne, qui remportera une médaille d’or en individuel ou en par équipe à chaque édition de 1992 à 2004, avec le doublé par équipe et individuel en 2000 à Sydney.

Les Jeux Olympiques

Paola Fantato est donc une championne paralympique accomplie, mais également une athlète olympique. En effet, Fantato a participé aux Jeux Olympiques d’été d’Atlanta en 1996. D’abord au sein de l’équipe italienne, finissant à la 9e place de l’épreuve par équipes. Puis en individuel, terminant à la 54e place. Le plus impressionnant avec cette performance résidant peut-être dans le fait qu’elle ait, la même année au même endroit, remporté la médaille d’or par équipes et la médaille de bronze sur l’épreuve individuelle. Le tir à l’arc est une des rares disciplines olympiques à permettre une telle opportunité pour les athlètes paralympiques. Avant Paola Fantato, une archère néo-zélandaise, Neroli Fairhall, avait déjà réussi une telle performance, sans toutefois le même palmarès que l’Italienne. Paola Fantato raconte ensuite sur cette expérience :

“Quand j’étais devant la cible, il n’y avait plus de handicap”.

Hors des terrains

Son parcours ne l’a pas seulement amenée sur les stands de tir. Travaillant chez Volkswagen de 1978 à sa retraite en 2010 pour vivre, elle a beaucoup contribué au sport paralympique italien à côté. Prenant sa retraite internationale pour se consacrer à sa famille, elle ne quitte pas totalement le monde du sport en étant élue dès 2001 au Conseil National du Comité Paralympique Italien (CIP).

Tout cela fait d’elle une “légende”, sans en galvauder une once de sens. Ses performances ont aussi bien fait rayonner le handisport que le sport italien dans sa globalité, si bien qu’elle a été récompensée en 2015 par l’apposition de son nom sur une des tuiles du Walk of Fame du sport italien, inauguré dans le parc olympique du Firi Italico à Rome. Elle figure parmi les 100 premiers noms. Elle a également reçu des mains du président Ciampi l’Ordre de Commandeur de la République italienne. Paola Fantato a réussi une véritable performance qui l’a fait entrer dans l’histoire du sport, et dans la mémoire de tous, au-delà de la simple distinction entre olympique et paralympique. Un exemple pour tous les jeunes, handicapés ou non.

Une archère handisportive aux JO

Paola Fantato est la deuxième para-archère à participer aux Jeux Olympiques et Paralympiques la même année.

Une première pour Italie

Elle est la première handisportive italienne à participer aux Jeux Olympiques.

De nombreux records

Durant sa carrière, l’Italienne a multiplié les records du monde en individuel. D’ailleurs, elle l’archère en fauteuil ayant eu le meilleur résultat en équipe aux JO.

En tir à l’arc

  • 5x Championne paralympique
  • 1x Vice championne paralympique
  • 2x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques
  • 6x Championne du Monde
  • 3x Vice championne du monde
  • 2x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 2x Championne d’Europe
  • 2x Médaille de bronze aux Jeux Méditerranéens

Sportives

  • Walk of Fame du sport italien
  • Collier d’or du CONI
  • 2x Diplôme d’honneur, champion paralympique
  • 1x Italian Paralympic Award

Médiatique

  • Commandeur Ordre du Mérite de la République italienne

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Leslie Burr-Howard – The Spark Rider

nadia Comăneci – La Petite Fée de Montréal

La sportive Nadia Comăneci

Nadia Comăneci - La Petite Fée de Montréal

1961 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Son histoire est digne d’un film et inspirera d’ailleurs le réalisateur Alan Cooke pour son film éponyme. Vous l’aurez deviné, je parle bien de la célèbre Nadia Comăneci : préparez-vous à découvrir son histoire.

Nadia Comăneci naît en 1961 en Roumanie de parents ouvriers et employés de bureau. Dès l’école maternelle, elle s’initie à la gymnastique avec une équipe locale. Son talent se fait vite remarquer puisqu’à l’âge de six ans, elle est repérée par Bela Karoly, un entraîneur de gymnastique artistique. Cette rencontre lui permet de devenir l’une des premières élèves de l’école d’Onesti, sa ville natale. Deux ans après le début de sa formation avec Karoly, en 1969, elle participe à ses premiers championnats nationaux en catégorie juniors. Elle à alors huit ans et obtient la treizième place. 

Loin de se décourager de cette pseudo défaite, elle retente sa chance l’année suivante et remporte le championnat. Par la même occasion, elle devient la plus jeune championne de cette compétition.

Les prémices

La jeune prodige continue sur sa lancée victorieuse et en 1971, soit à l’âge de dix ans, elle tente sa chance dans sa première compétition internationale qui inclut la Roumanie et la Yougoslavie. C’est un véritable succès puisqu’elle y décroche tous les titres juniors et contribue à la victoire de son équipe. Ses exploits se poursuivent sur les quatre années suivantes : la gymnaste enchaîne les compétitions nationales et internationales, notamment en Hongrie, en Pologne et en Italie remporte chacune d’entre elles. Nous voici arrivés en 1975, aux championnats d’Europe de gymnastique artistique. Nadia Comăneci a alors 13 ans et concourt dans la catégorie senior.

A l’image des compétitions précédentes, elle rayonne et décroche quatre médailles d’or, sur cinq possibles. Elle figure cependant sur tous les podiums puisqu’elle remporte la médaille d’argent au sol, seul agrès où elle s’est fait dépassée. Cette victoire lui vaut d’être nommée meilleur athlète de l’année par l’United Press International.

Les Jeux de Montréal

Si vous n’êtes toujours pas impressionnés par son parcours, voilà qui devrait vous satisfaire : lors de ses premiers Jeux Olympiques en 1976, qui se déroulent à Montréal, elle remporte la note de dix sur dix pour sa routine aux barres asymétriques. Cette note phénoménale est a première de l’histoire des JO et elle n’a que quatorze ans ! Elle y est si surprenante que le tableau annonçant les résultats affiche 1.0 au lieu de 10.0. Mais son exploit ne s’arrête pas là. Elle brille en effet dans tous les autres agrès et se positionne première en poutre, aux barres asymétriques bien sûr, et au concours général. Avec son équipe, elle devient vice-championne olympique et décroche le bronze au sol, ce qui lui permet de monter sur cinq des six podiums.

Cette performance sportive inouïe la place dans l’histoire comme la première roumaine à remporter le titre olympique au classement général ainsi que la plus jeune gymnaste à le gagner. Quand elle revient sur sa victoire, Nadia Comăneci avoue ne pas avoir réellement réalisé ce qui se passait, mais qu’elle était très fière une fois qu’elle en prît pleinement conscience.

Un changement non souhaité

Loin de s’arrêter à cette victoire, Nadia Comăneci renouvelle son titre de championne d’Europe en 1977, mais est ensuite contrainte par la fédération roumaine de gymnastique de changer ses entraîneurs pour s’installer au complexe sportif de Bucarest. Ces changements brusques lui provoquent du stress et ne la mettent pas dans les meilleures conditions pour réussir. Elle réussit toutefois à se classer première en poutre lors des championnats du monde de 1978 malgré sa quatrième place au concours général. Trois ans plus tard, après de nombreuses autres médailles, elle décide de prendre sa retraite sportive. Elle ne quitte cependant pas le milieu sportif et devient membre du Comité International Olympique.

Sa fuite

Sa vie après sa carrière sportive est très tumultueuse. Elle parvient à s’enfuir de la Roumanie un mois avant la révolution roumaine et rejoint les Etats-Unis grâce à Constantin Panit , qui lui affirme agir par amour. Arrivée à destination, elle se rend compte que son sauveur est en réalité marié et qu’il profite de sa notoriété. Elle fait ensuite la rencontre de Bart Conner, un gymnaste américain avec qui elle se marie en 1996.

Nadia Comăneci continue de suivre les compétitions internationales et est engagée dans la campagne « Du Sport. Et plus que du Sport » initiée par le CIO, qui vise à promouvoir les valeurs sportives au-delà de la compétition.

Aujourd’hui encore, le nom de Nadia Comăneci est mondialement connu et reste une source d’inspiration pour de nombreuses gymnastes.

Note parfaite

Nadia Comaneci est la première gymnaste à obtenir la note parfaite aux Jeux Olympiques. Elle est la seule à avoir obtenue sept fois en une seule édition.

Première Roumaine titrée

Elle est la première Roumaine titrée aux Jeux Olympiques sur l’épreuve du concours générale.

Record de précocité

La Roumaine reste encore aujourd’hui la plus jeune titrée olympique de son sport. Elle a obtenu sa première médaille d’or à seulement 14 ans et 8 mois.

Elle est également la plus jeune titrée du championnat national junior à 10 ans.

Figures à son nom

La gymnaste possède deux figures à son nom sur l’agrès des barres asymétriques :

  • Support avant sur barre haute – coulé avec salto avant à califourchon pour accrocher à la barre haute
  • Underswing avec 1/2 tour (180°) avec salto replié ou piqué

En gymnastique

  • 5x Championne olympique
  • 3x Vice championne olympique
  • 1x Médaille de bronze aux JO
  • 2x Championne du Monde
  • 2x Vice championne du Monde
  • 2x Coupe du Monde
  • 1x Deuxième de la Coupe du Monde
  • 5x Championne du Monde universitaire
  • 9x Championne d’Europe
  • 2x Vice championne d’Europe
  • 1x Médaille de bronze aux championnats d’Europe
  • 12x Championne des Balkans
  • 1x Vice championne des Balkans
  • 10x Championne de Roumanie
  • 1x Vice championne de Roumanie
  • 6x Coupe de Roumanie
  • 96x Podium international

Sportives

  • Hall of Fame du sport féminin international
  • Hall of Fame de la gymnastique international
  • Ordre olympique

Médiatiques

  • Ordre de l’Etoile de Roumanie
  • Héroïne du Parti travailliste
  • 2x Athlète internationale de l’année par l’United Press
  • 1x Athlète de l’année par l’Associatd Press
  • 1x Personnalité sportive de l’année à l’étranger par la BBC
  • 1x Marca Leyenda
  • 1x Flo Hyman Memorial Award par la Women’s Sport Foundation
  • Great Immigrant Honoree par la Carnegie Corporation de New York
  • Nommée parmi les 100 femmes les plus influentes de 2017 par la BBC
  • Un secteur du parc olympique de Montréal porte son nom
  • La Roumanie a titré un timbre pour rendre hommage à ses exploits sportifs

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Louise guillet

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Leslie Burr-Howard – The Spark Rider

Marie Houdré – Sur le mur des légende

Marie Houdré

Marie Houdré - Sur le mur des légende

1883 à 1932 - écrit par simon ménard

Il y a des personnes dont l’impact sur le sport dépasse le cadre de la performance. Marie Houdré est définitivement de cette catégorie, en ce qui concerne son combat pour l’acceptation du sport féminin, concernant le rugby ou la pratique physique dans sa globalité.

Marie Charlotte Alexandrine Houdré voit le jour en 1883, à Orléans. Au XIXe, l’émancipation féminine n’est pas encore totalement d’actualité. Ses parents lui laissent néanmoins l’opportunité de faire des études, chance qu’elle saisit en s’inscrivant à l’École Primaire Supérieure d’Orléans. Mais suite à la mort de son père, elle arrête pour entrer sur le marché du travail, décrochant un poste d’institutrice en maternelle à 19 ans. Mais Marie Houdré ne s’en contente pas, et, seulement

un an après, elle retourne sur les bancs de l’école pour étudier cette fois la médecine. À l’issue de celles-ci, la voilà médecin chef au sein du sanatorium antituberculeux de Ploemeur (Morbihan), puis chef de laboratoire à la faculté de médecine. Marie Houdré dénote véritablement parmi ses semblables, aussi bien par son parcours académique que ses trois mariages, son engagement auprès des enfants et des populations meurtries au cours de la Première Guerre mondiale, et son attrait pour le sport.

Une grande sportive

Le sport, Marie Houdré en est une adepte convaincue. Aussi bien pour le plaisir procuré par le jeu que pour les bienfaits de l’activité physique pour les femmes, qui en sont encore beaucoup exclues. C’est par son intérêt pour la santé physique de la femme qu’elle intègre le Fémina Sport, le plus important club omnisports féminin parisien, où les adhérentes peuvent s’essayer à l’athlétisme, au volleyball ou encore au football. Club dont elle prendra plus tard la direction.

Création de la barette

Marie Houdré va quant à elle y instaurer une nouvelle discipline : la barette. Il faut savoir que le rugby était alors un sport important en France, mais spécifiquement déconseillé à la gent féminine. La violence des impacts et la dureté du jeu n’étaient alors pas en adéquation avec la vision de la femme comme une personne fragile dont l’objectif est d’être capable de procréer. Passionnée par ce sport, Marie Houdré décide donc, avec l’aide du rugbyman capé à cinq reprises avec le XV de France et capitaine du SCUF André Theuriet, d’adapter les règles du rugby à la pratique féminine, pour en faire ce que l’on pourrait aDe ujourd’hui considérer comme l’ancêtre du rugby à toucher. Dans les années 1920, on voit alors naître une version du rugby où le match ne dure pas 80 mais 60 minutes. Deux équipes de 12 joueuses (et non de 15) évoluent sur un terrain aux dimensions réduites. On a le droit de plaquer seulement aux hanches, sinon d’arrêter le jeu en apposant la main sur le ballon (la “barette”) en criant “Touché !”, avant que le jeu ne redémarre par une mêlée positionnée en cercle. Ces changements de règles poursuivent le but de faire accepter le sport féminin, aussi bien pour les pratiquantes que pour le public masculin, afin d’aider les femmes à s’épanouir en dehors du cadre du mariage et de la maternité.

Du succès au déclin

Des clubs de barette naissent alors un peu partout en France, de Bordeaux à Lille en passant par Toulouse et Paris. Si bien que des compétitions voient alors le jour. Le premier match en condition réelle de barette est joué au stade Elizabeth, à Paris, en mars 1922, avant que le nombre de confrontations ne se multiplie à la fin des années 1920. Marie Houdré ne s’arrête pas là, et participe à la création de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France, afin de coordonner toutes ces nouveautés. Une section sportive voit même le jour à Ploemeur. Néanmoins, le manque d’engouement et le petit nombre de pratiquantes font que la barette est peu à peu délaissée à la fin des années 1930.

Un sport mal vu ?

Un manque de popularité notamment dû à l’opinion publique de l’époque, fermement opposée à la pratique féminine du rugby. La condition physique jugée trop fragile des femmes ne leur permettrait pas d’encaisser les chocs. Une partie de la presse crie au scandale après le premier match officiellement disputé. Même revu et corrigé sous le nom de barette, le rugby reste selon eux un sport trop violent, voyant les femmes le pratiquant comme absolument ridicules. L’élèvement de la voix de quelques représentants politiques suffit à ce que la Fédération Française de Rugby annule un match d’exhibition de barette pourtant programmé en lever de rideau d’une rencontre masculine. 

Même Suzanne Lenglen, grande championne de tennis, s’oppose aux matchs de barette, affirmant que

“le rugby pratiqué par la femme n’a rien d’esthétique, et je suis opposée à cette mode nouvelle”.

Renaissance dans les années 60

Malgré toutes ces oppositions, la barette des années 1920, et par procuration Marie Houdré, va permettre la naissance du rugby féminin à partir de la décennie 1960 jusqu’à la version que l’on connaît de ce sport aujourd’hui. L’impacte de Marie Houdré sur la pratique du rugby comme du sport féminin dans sa globalité est incommensurable. D’autant plus qu’en dehors des terrains, son travail de médecin engagée a été récompensé de la médaille d’honneur de bronze de l’Assistance publique. Cumulant les casquettes d’entraineur et de joueuse au sein de Fémina Sport, elle dirigeait également la commission médicale de la Fédération des Sociétés Sportives de France. Avant de prendre la tête de nombreuses institutions promouvant le sport chez les femmes.

Au-delà du rugby, elle a joué un rôle de premier plan dans la promotion et le développement du sport féminin en France, mais c’est bien ce sport en particulier qui lui doit le plus. Si bien qu’en 2019, Marie Houdré devient le premier nom apposé sur le “Mur des Légendes” du rugby français, en compagnie d’Yves du Manoir et de Jean-Pierre Rives. Cette mention symbolique (“001 Marie Houdré”) consacre son action ayant contribué au rayonnement du rugby. Serge Simon, alors vice-président de la FFR au moment de son intronisation, en parle en ces termes :

“Elle est peu connue du grand public. Elle incarne parfaitement l’image de toutes ces femmes qui se sont battues dans l’ombre pour essayer de conquérir un petit bout de territoire. Car ce sport, il faut le reconnaître, est un sport d’hommes inventé par les hommes et fait pour les hommes. Il se féminise depuis peu de temps”.

Deux stades, à Mérignac et à Saint-Denis, portent aujourd’hui également le nom de Marie Houdré. Ces mentions visent à ce que son importance pour la reconnaissance du sport féminin en France ne soit jamais oubliée.

Médiatiques

  • Médaille d’honneur de bronze de l’Assistance publique
  • Nom inscrit au Mur des Légende du rugby français
  • Pour son importance dans le développement de la pratique féminine dans le rugby, les villes de Mérignac et de Saint-Denis ont donné son nom à un stade.

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Félicia Ballanger

"Félicia

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"1971

Félicia Ballanger est une cycliste sur piste originaire de La Roche-sur-Yon. Simplement dire cela serait faire affront à sa légende. Ballanger fait partie du cercle fermé des triples championnes olympiques, aux côtés de Marie-José Pérec (athlétisme), Clarisse Agbégnénou (judo) et Julia Simon (biathlon). Il est temps de revenir sur son parcours aussi atypique qu’exemplaire d’une championne qui a d’abord dû dépasser les blocages mentaux pour établir ensuite une domination implacable sur son sport.

Une famille fan de cyclisme

Le cyclisme dans les veines et jusqu’au patronyme : sa mère l’a nommé Félicia ainsi en hommage au cycliste italien Felice Gimondi, vainqueur du Tour de France en 1965, 

à 23 ans, triple maillot rose du Tour d’Italie, vainqueur de la Vuelta 1968 et champion du monde sur route en 1973. Un palmarès qui force le respect… et qui prédestine presque la future championne, avant même qu’elle n’enfourche sa première selle. Pour l’anecdote, le frère de Félicia a été prénommé Frédéric en l’hommage à une autre légende du vélocipède : l’Espagnol Federico Bahamontes.

Un fort caractère

Sportive dans l’âme, la jeune Félicia Ballanger mène tranquillement un double projet handball-cyclisme avant de devoir faire un choix, et de se concentrer pleinement sur le vélo. Ses grandes qualités de sprinteuse en salle sont visibles dès le plus jeune âge : championne de France cadette de vitesse sur piste d’abord en 1986, puis du monde junior en 1988. Restée attachée à sa terre natale, elle revient chez elle au Vendée U en 1993, après s’être exilée au Véloce Club de Saint-Sébastien, qu’elle avait rejoint après avoir subi de la discrimination sexiste dans le club de sa ville. En effet, les garçons du VC Yonnais, qui perdaient régulièrement contre elle, ne voulaient plus la voir aux entraînements. À 15 ans, elle montre alors déjà une certaine force de caractère.

Un début compliqué avant le déclic

Son histoire au haut niveau commence par des médailles en chocolat : 4e aux Mondiaux 1990, même place l’année suivante, puis 4e pour sa première participation olympique à Barcelone en 1992. Des places plus qu’honorables, qui la prouvent qu’elle est bien entrée dans la cour des grands. Mais Félicia Ballanger ne s’en contente pas. Et malgré de lourdes blessures subies en 1993, elle repart de plus belle à la poursuite des titres tant convoités.

Le blocage qui l’a empêché de monter sur les podiums était peut-être mental. C’est en tout cas ce que lui fait comprendre l’universitaire Gilbert Avanzini, qui rencontre Félicia Ballanger alors qu’il prépare une thèse sur l’agressivité dans le sport. Elle raconte qu’Avanzini lui a fait prendre conscience de sa capacité à battre ses adversaires en lui faisant parler d’elles. “J’avais trop d’admiration, trop de respect, sans doute”, explique-t-elle. La Vendéenne regagne petit à petit de la confiance, et s’apprête alors à aller chercher tout ce qui lui est dû.

Les mondiaux de Palerme 1994 sont le théâtre de l’obtention de sa première médaille : Ballanger prend l’argent dans l’épreuve de vitesse, et rompt ainsi la pseudo-malédiction de la place d’honneur qui commençait à s’installer.

Son entraîneur

Son entraîneur, en partie responsable de la réussite de Félicia Ballanger par son expérience et ses conseils, n’est autre que Daniel Morelon. Si le nom de ce natif de Bourg-en-Bresse ne vous dit rien, voici un rapide rappel : chevalier de l’ordre national du mérite et de la légion d’honneur, il est octuple champion du monde sur piste, et triple champion olympique : en tandem en 1968, et en vitesse en 1968 et 1972. C’est peu dire que son élève va faire honneur à sa réputation. La capacité de travail hors-norme et la volonté de fer de Félicia permettent à Morelon de modeler sa championne pour lui faire accomplir son rêve : remporter toutes les courses dont elle prend le départ.

Invincible

1995 est l’année de son premier titre mondial. Et, car elle a décidé de passer à la vitesse supérieure, de son deuxième. Félicia Ballanger domine incontestablement pour la première fois le 500m, épreuve nouvellement créée, et la vitesse au niveau international. L’épreuve de vitesse, dite également sprint, voit s’affronter deux coureuses en opposition directe. Le départ est donné arrêté, avec les deux adversaires positionnées sur la même ligne. La piste étant inclinée, c’est un tirage au sort qui décide de laquelle des deux coureuses va commencer en bas de la piste. Le 500m, quant à lui, propose pareillement un départ arrêté, mais cette fois le but n’est pas d’atteindre la ligne d’arrivée avant son adversaire directe, mais de réaliser le meilleur chrono possible. À noter que depuis l’année dernière, cette épreuve a disparu au profit d’une nouvelle, le kilomètre féminin. Félicia Bellanger restera donc à jamais comme la recordwoman du nombre de victoires sur la distance (nous allons y revenir), à égalité avec la biélorusse Natallia Tsylinskaya.

Ces premiers titres en appellent inévitablement d’autres. C’est peu dire d’affirmer que Félicia Ballanger débute alors une domination du cyclisme sur piste. Les deux titres mondiaux du 500m et de la vitesse ne lui échappent plus entre 1996 et 1999. Cette période lui offre également sa première médaille d’or olympique, sur la vitesse, à Atlanta. Confrontée à l’Australienne Michelle Ferris en finale, elle affirme plus que jamais sa supériorité. Les larmes versées au pied du podium à Barcelone sont remplacées par des cris de joie. Et une envie de rééditer l’exploit.

Sa dernière compétition

Félicia Ballanger ne perd plus une seule manche jusqu’en 2000, toutes courses confondues, tellement elle domine le circuit mondial. Une manche qui lui offre sa première frayeur depuis bien longtemps. D’abord, Alors arrache l’or sur le 500m, pour l’entrée aux JO de la distance, en disposant son éternelle dauphine, Michele Ferris, pourtant à domicile. Il est alors temps pour Ballanger d’affronter en finale de la vitesse la russe Oksana Grichina, double médaillée de bronze mondial sur l’épreuve. Cette dernière commet un affront : elle remporte la deuxième manche de la finale, et force Ballanger à courir une dernière belle décisive. Mais la disciple Morelon n’avait besoin que de cette piqure pour se rappeler à elle-même, et la dernière manche lui revient de droit. 3e titre olympique, et une place de gagnée à jamais dans l’histoire de son sport, comme de l’olympisme tricolore.

Des records du monde

Félicia Ballanger, c’est certes des titres, mais en tant que figure incontournable de sa discipline, c’est aussi des records qui ont forgé sa légende. En plus de ses dix couronnes mondiales, elle reste invaincue entre 1995 et 2000, et améliore à sept reprises le record du monde du 500m, porté à 34.010 secondes en 1998. Cette épreuve est tellement la sienne qu’elle s’est octroyée tous les titres mondiaux sur la distance jusqu’à sa retraite. Elle ne sera par contre pas la dernière détentrice du record sur le 500m : l’honneur revient à la Mexicaine Jessica Salazar, réalisant 32.268 secondes à l’occasion des championnats panaméricains, 18 ans après Ballanger.

Sa carrière prend fin sur les sommets de l’Olympe, en 2000. Elle l’avait déjà décidé avant même de prendre part à la première course de la quinzaine.

L’après-carrière 

Si elle devient vice-présidente de la FFC en 2001, sa carrière post-professionnelle s’écrit aussi dans le monde politique. Résidente à Nouméa, elle se présente en tant que candidate suppléante aux élections législatives de 2007. Son attachement à la Nouvelle-Calédonie est total. Elle s’investit dans le sport local, et est nommée chargée de mission sport au Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, travaillant pour le gouvernement néo-calédonien jusqu’en 2022.

En tant que légende du cyclisme tricolore, membre des Gloires du sport français, son image est connue du public passionné en Hexagone. Elle est nommée consultante pour France Télévision lors des épreuves de cyclisme des Jeux olympiques d’Athènes 2004 et Pékin 2008, apportant à l’antenne son expertise acquise au long de ses dix années au plus haut niveau international. Qui de mieux que le plus beau palmarès du cyclisme sur piste français (13 titres, 14 podiums) pour commenter les épreuves ?

Au moment de tirer sa révérence, elle déclare :

“Au delà de mon palmarès, j’aimerais que l’on retienne mon travail, ma persévérance et ma discrétion”.

Ce qu’il faut s’assurer c’est que Félicia Ballanger ne sera jamais oubliée.

Membre d’un cercle très fermé

Félicia Ballanger fait parmis des quatre Françaises à gagner au minimum trois titres olympiques

Record du monde

La Française a battu à six reprises le record du monde du 500m. Depuis, il a été battu.

En cyclisme sur piste

    • 3x Championne olympique
    • 10x Championne du Monde
    • 1x Vice championne du Monde
    • 1x Championne du Monde junior
    • 15x Championne de France

    Sportives

    • Hall of Fame du cyclisme mondial
    • Gloires du sport français
    • 1x Prix Monique Berlioux

    Médiatiques

    • Officière de l’ordre national du Mérite
    • Chevalière de la Légion d’honneur
    • 1x Vélo d’or français 

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