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Paola Fantato – La Meastra du tir

Paola Fantato – La Meastra du tir

Paola Fantato

Paola Fantato - La Meastra du tir

1969 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

Paola Fantato est une de ses athlètes qui, en plus de performer, permet à tous de rêver de pouvoir réaliser l’impossible. Elle laisse à ses successeurs un immense héritage : la frontière entre sport olympique et paralympique n’est pas si infranchissable.

Paola Fantato est une archère italienne née le 13 septembre 1959. Oui, c’est bien une archère, et non une para-archère, bien qu’elle ait été médaillée à huit reprises aux Jeux paralympiques, dont cinq breloques d’or. Son handicap, elle le doit à une poliomyélite qui l’a forcé à se déplacer en fauteuil roulant dans les rues de Zevio, sa ville natale, dès ses jeunes années. Mais, face à cela, ses parents ont tout fait pour lui faire sentir qu’elle était comme tout le monde, que son handicap ne faisait pas d’elle

quelqu’un d’anormal. Pour Paola Fantato, c’est l’attitude de sa famille envers elle qui lui a permis d’autant s’accomplir. Et les personnes qui la moquaient pour son handicap l’ont aidé, toujours selon elle, a façonné son caractère : sûre d’elle et déterminée.

Une tireuse talentueuse

C’est à l’âge adulte qu’elle commence à pratiquer le tir à l’arc en compétition, en ayant rencontré cette discipline par hasard, “comme cela arrive souvent avec l’amour de votre vie” dit-elle par rapport à ce qui va devenir son sport de cœur. Au départ, c’était surtout pour apprendre à se forger une carapace mentale, à résister à la tension et à la panique, et à contrôler son corps à la perfection. Mais très vite, c’est devenu bien plus. Notamment de par le fait que Paola affrontait ainsi, à l’entraînement, des valides. Elle participe à ses premiers paralympiques en 1988, à 29 ans, pour la première année où l’Italie qualifiait une équipe dans la discipline. Une compétition qui débute par une cinquième place pour l’équipe d’Italie, mais par une médaille de bronze en individuelle pour Paola Fantato. C’est le début d’une moisson pour l’Italienne, qui remportera une médaille d’or en individuel ou en par équipe à chaque édition de 1992 à 2004, avec le doublé par équipe et individuel en 2000 à Sydney.

Les Jeux Olympiques

Paola Fantato est donc une championne paralympique accomplie, mais également une athlète olympique. En effet, Fantato a participé aux Jeux Olympiques d’été d’Atlanta en 1996. D’abord au sein de l’équipe italienne, finissant à la 9e place de l’épreuve par équipes. Puis en individuel, terminant à la 54e place. Le plus impressionnant avec cette performance résidant peut-être dans le fait qu’elle ait, la même année au même endroit, remporté la médaille d’or par équipes et la médaille de bronze sur l’épreuve individuelle. Le tir à l’arc est une des rares disciplines olympiques à permettre une telle opportunité pour les athlètes paralympiques. Avant Paola Fantato, une archère néo-zélandaise, Neroli Fairhall, avait déjà réussi une telle performance, sans toutefois le même palmarès que l’Italienne. Paola Fantato raconte ensuite sur cette expérience :

“Quand j’étais devant la cible, il n’y avait plus de handicap”.

Hors des terrains

Son parcours ne l’a pas seulement amenée sur les stands de tir. Travaillant chez Volkswagen de 1978 à sa retraite en 2010 pour vivre, elle a beaucoup contribué au sport paralympique italien à côté. Prenant sa retraite internationale pour se consacrer à sa famille, elle ne quitte pas totalement le monde du sport en étant élue dès 2001 au Conseil National du Comité Paralympique Italien (CIP).

Tout cela fait d’elle une “légende”, sans en galvauder une once de sens. Ses performances ont aussi bien fait rayonner le handisport que le sport italien dans sa globalité, si bien qu’elle a été récompensée en 2015 par l’apposition de son nom sur une des tuiles du Walk of Fame du sport italien, inauguré dans le parc olympique du Firi Italico à Rome. Elle figure parmi les 100 premiers noms. Elle a également reçu des mains du président Ciampi l’Ordre de Commandeur de la République italienne. Paola Fantato a réussi une véritable performance qui l’a fait entrer dans l’histoire du sport, et dans la mémoire de tous, au-delà de la simple distinction entre olympique et paralympique. Un exemple pour tous les jeunes, handicapés ou non.

Une archère handisportive aux JO

Paola Fantato est la deuxième para-archère à participer aux Jeux Olympiques et Paralympiques la même année.

Une première pour Italie

Elle est la première handisportive italienne à participer aux Jeux Olympiques.

De nombreux records

Durant sa carrière, l’Italienne a multiplié les records du monde en individuel. D’ailleurs, elle l’archère en fauteuil ayant eu le meilleur résultat en équipe aux JO.

En tir à l’arc

  • 5x Championne paralympique
  • 1x Vice championne paralympique
  • 2x Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques
  • 6x Championne du Monde
  • 3x Vice championne du monde
  • 2x Médaille de bronze aux Mondiaux
  • 2x Championne d’Europe
  • 2x Médaille de bronze aux Jeux Méditerranéens

Sportives

  • Walk of Fame du sport italien
  • Collier d’or du CONI
  • 2x Diplôme d’honneur, champion paralympique
  • 1x Italian Paralympic Award

Médiatique

  • Commandeur Ordre du Mérite de la République italienne

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Paola Fantato – La Meastra du tir

nadia Comăneci – La Petite Fée de Montréal

La sportive Nadia Comăneci

Nadia Comăneci - La Petite Fée de Montréal

1961 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

Son histoire est digne d’un film et inspirera d’ailleurs le réalisateur Alan Cooke pour son film éponyme. Vous l’aurez deviné, je parle bien de la célèbre Nadia Comăneci : préparez-vous à découvrir son histoire.

Nadia Comăneci naît en 1961 en Roumanie de parents ouvriers et employés de bureau. Dès l’école maternelle, elle s’initie à la gymnastique avec une équipe locale. Son talent se fait vite remarquer puisqu’à l’âge de six ans, elle est repérée par Bela Karoly, un entraîneur de gymnastique artistique. Cette rencontre lui permet de devenir l’une des premières élèves de l’école d’Onesti, sa ville natale. Deux ans après le début de sa formation avec Karoly, en 1969, elle participe à ses premiers championnats nationaux en catégorie juniors. Elle à alors huit ans et obtient la treizième place. 

Loin de se décourager de cette pseudo défaite, elle retente sa chance l’année suivante et remporte le championnat. Par la même occasion, elle devient la plus jeune championne de cette compétition.

Les prémices

La jeune prodige continue sur sa lancée victorieuse et en 1971, soit à l’âge de dix ans, elle tente sa chance dans sa première compétition internationale qui inclut la Roumanie et la Yougoslavie. C’est un véritable succès puisqu’elle y décroche tous les titres juniors et contribue à la victoire de son équipe. Ses exploits se poursuivent sur les quatre années suivantes : la gymnaste enchaîne les compétitions nationales et internationales, notamment en Hongrie, en Pologne et en Italie remporte chacune d’entre elles. Nous voici arrivés en 1975, aux championnats d’Europe de gymnastique artistique. Nadia Comăneci a alors 13 ans et concourt dans la catégorie senior.

A l’image des compétitions précédentes, elle rayonne et décroche quatre médailles d’or, sur cinq possibles. Elle figure cependant sur tous les podiums puisqu’elle remporte la médaille d’argent au sol, seul agrès où elle s’est fait dépassée. Cette victoire lui vaut d’être nommée meilleur athlète de l’année par l’United Press International.

Les Jeux de Montréal

Si vous n’êtes toujours pas impressionnés par son parcours, voilà qui devrait vous satisfaire : lors de ses premiers Jeux Olympiques en 1976, qui se déroulent à Montréal, elle remporte la note de dix sur dix pour sa routine aux barres asymétriques. Cette note phénoménale est a première de l’histoire des JO et elle n’a que quatorze ans ! Elle y est si surprenante que le tableau annonçant les résultats affiche 1.0 au lieu de 10.0. Mais son exploit ne s’arrête pas là. Elle brille en effet dans tous les autres agrès et se positionne première en poutre, aux barres asymétriques bien sûr, et au concours général. Avec son équipe, elle devient vice-championne olympique et décroche le bronze au sol, ce qui lui permet de monter sur cinq des six podiums.

Cette performance sportive inouïe la place dans l’histoire comme la première roumaine à remporter le titre olympique au classement général ainsi que la plus jeune gymnaste à le gagner. Quand elle revient sur sa victoire, Nadia Comăneci avoue ne pas avoir réellement réalisé ce qui se passait, mais qu’elle était très fière une fois qu’elle en prît pleinement conscience.

Un changement non souhaité

Loin de s’arrêter à cette victoire, Nadia Comăneci renouvelle son titre de championne d’Europe en 1977, mais est ensuite contrainte par la fédération roumaine de gymnastique de changer ses entraîneurs pour s’installer au complexe sportif de Bucarest. Ces changements brusques lui provoquent du stress et ne la mettent pas dans les meilleures conditions pour réussir. Elle réussit toutefois à se classer première en poutre lors des championnats du monde de 1978 malgré sa quatrième place au concours général. Trois ans plus tard, après de nombreuses autres médailles, elle décide de prendre sa retraite sportive. Elle ne quitte cependant pas le milieu sportif et devient membre du Comité International Olympique.

Sa fuite

Sa vie après sa carrière sportive est très tumultueuse. Elle parvient à s’enfuir de la Roumanie un mois avant la révolution roumaine et rejoint les Etats-Unis grâce à Constantin Panit , qui lui affirme agir par amour. Arrivée à destination, elle se rend compte que son sauveur est en réalité marié et qu’il profite de sa notoriété. Elle fait ensuite la rencontre de Bart Conner, un gymnaste américain avec qui elle se marie en 1996.

Nadia Comăneci continue de suivre les compétitions internationales et est engagée dans la campagne « Du Sport. Et plus que du Sport » initiée par le CIO, qui vise à promouvoir les valeurs sportives au-delà de la compétition.

Aujourd’hui encore, le nom de Nadia Comăneci est mondialement connu et reste une source d’inspiration pour de nombreuses gymnastes.

Note parfaite

Nadia Comaneci est la première gymnaste à obtenir la note parfaite aux Jeux Olympiques. Elle est la seule à avoir obtenue sept fois en une seule édition.

Première Roumaine titrée

Elle est la première Roumaine titrée aux Jeux Olympiques sur l’épreuve du concours générale.

Record de précocité

La Roumaine reste encore aujourd’hui la plus jeune titrée olympique de son sport. Elle a obtenu sa première médaille d’or à seulement 14 ans et 8 mois.

Elle est également la plus jeune titrée du championnat national junior à 10 ans.

Figures à son nom

La gymnaste possède deux figures à son nom sur l’agrès des barres asymétriques :

  • Support avant sur barre haute – coulé avec salto avant à califourchon pour accrocher à la barre haute
  • Underswing avec 1/2 tour (180°) avec salto replié ou piqué

En gymnastique

  • 5x Championne olympique
  • 3x Vice championne olympique
  • 1x Médaille de bronze aux JO
  • 2x Championne du Monde
  • 2x Vice championne du Monde
  • 2x Coupe du Monde
  • 1x Deuxième de la Coupe du Monde
  • 5x Championne du Monde universitaire
  • 9x Championne d’Europe
  • 2x Vice championne d’Europe
  • 1x Médaille de bronze aux championnats d’Europe
  • 12x Championne des Balkans
  • 1x Vice championne des Balkans
  • 10x Championne de Roumanie
  • 1x Vice championne de Roumanie
  • 6x Coupe de Roumanie
  • 96x Podium international

Sportives

  • Hall of Fame du sport féminin international
  • Hall of Fame de la gymnastique international
  • Ordre olympique

Médiatiques

  • Ordre de l’Etoile de Roumanie
  • Héroïne du Parti travailliste
  • 2x Athlète internationale de l’année par l’United Press
  • 1x Athlète de l’année par l’Associatd Press
  • 1x Personnalité sportive de l’année à l’étranger par la BBC
  • 1x Marca Leyenda
  • 1x Flo Hyman Memorial Award par la Women’s Sport Foundation
  • Great Immigrant Honoree par la Carnegie Corporation de New York
  • Nommée parmi les 100 femmes les plus influentes de 2017 par la BBC
  • Un secteur du parc olympique de Montréal porte son nom
  • La Roumanie a titré un timbre pour rendre hommage à ses exploits sportifs

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Félicia Ballanger

"Félicia

"Félicia

"1971

Félicia Ballanger est une cycliste sur piste originaire de La Roche-sur-Yon. Simplement dire cela serait faire affront à sa légende. Ballanger fait partie du cercle fermé des triples championnes olympiques, aux côtés de Marie-José Pérec (athlétisme), Clarisse Agbégnénou (judo) et Julia Simon (biathlon). Il est temps de revenir sur son parcours aussi atypique qu’exemplaire d’une championne qui a d’abord dû dépasser les blocages mentaux pour établir ensuite une domination implacable sur son sport.

Une famille fan de cyclisme

Le cyclisme dans les veines et jusqu’au patronyme : sa mère l’a nommé Félicia ainsi en hommage au cycliste italien Felice Gimondi, vainqueur du Tour de France en 1965, 

à 23 ans, triple maillot rose du Tour d’Italie, vainqueur de la Vuelta 1968 et champion du monde sur route en 1973. Un palmarès qui force le respect… et qui prédestine presque la future championne, avant même qu’elle n’enfourche sa première selle. Pour l’anecdote, le frère de Félicia a été prénommé Frédéric en l’hommage à une autre légende du vélocipède : l’Espagnol Federico Bahamontes.

Un fort caractère

Sportive dans l’âme, la jeune Félicia Ballanger mène tranquillement un double projet handball-cyclisme avant de devoir faire un choix, et de se concentrer pleinement sur le vélo. Ses grandes qualités de sprinteuse en salle sont visibles dès le plus jeune âge : championne de France cadette de vitesse sur piste d’abord en 1986, puis du monde junior en 1988. Restée attachée à sa terre natale, elle revient chez elle au Vendée U en 1993, après s’être exilée au Véloce Club de Saint-Sébastien, qu’elle avait rejoint après avoir subi de la discrimination sexiste dans le club de sa ville. En effet, les garçons du VC Yonnais, qui perdaient régulièrement contre elle, ne voulaient plus la voir aux entraînements. À 15 ans, elle montre alors déjà une certaine force de caractère.

Un début compliqué avant le déclic

Son histoire au haut niveau commence par des médailles en chocolat : 4e aux Mondiaux 1990, même place l’année suivante, puis 4e pour sa première participation olympique à Barcelone en 1992. Des places plus qu’honorables, qui la prouvent qu’elle est bien entrée dans la cour des grands. Mais Félicia Ballanger ne s’en contente pas. Et malgré de lourdes blessures subies en 1993, elle repart de plus belle à la poursuite des titres tant convoités.

Le blocage qui l’a empêché de monter sur les podiums était peut-être mental. C’est en tout cas ce que lui fait comprendre l’universitaire Gilbert Avanzini, qui rencontre Félicia Ballanger alors qu’il prépare une thèse sur l’agressivité dans le sport. Elle raconte qu’Avanzini lui a fait prendre conscience de sa capacité à battre ses adversaires en lui faisant parler d’elles. “J’avais trop d’admiration, trop de respect, sans doute”, explique-t-elle. La Vendéenne regagne petit à petit de la confiance, et s’apprête alors à aller chercher tout ce qui lui est dû.

Les mondiaux de Palerme 1994 sont le théâtre de l’obtention de sa première médaille : Ballanger prend l’argent dans l’épreuve de vitesse, et rompt ainsi la pseudo-malédiction de la place d’honneur qui commençait à s’installer.

Son entraîneur

Son entraîneur, en partie responsable de la réussite de Félicia Ballanger par son expérience et ses conseils, n’est autre que Daniel Morelon. Si le nom de ce natif de Bourg-en-Bresse ne vous dit rien, voici un rapide rappel : chevalier de l’ordre national du mérite et de la légion d’honneur, il est octuple champion du monde sur piste, et triple champion olympique : en tandem en 1968, et en vitesse en 1968 et 1972. C’est peu dire que son élève va faire honneur à sa réputation. La capacité de travail hors-norme et la volonté de fer de Félicia permettent à Morelon de modeler sa championne pour lui faire accomplir son rêve : remporter toutes les courses dont elle prend le départ.

Invincible

1995 est l’année de son premier titre mondial. Et, car elle a décidé de passer à la vitesse supérieure, de son deuxième. Félicia Ballanger domine incontestablement pour la première fois le 500m, épreuve nouvellement créée, et la vitesse au niveau international. L’épreuve de vitesse, dite également sprint, voit s’affronter deux coureuses en opposition directe. Le départ est donné arrêté, avec les deux adversaires positionnées sur la même ligne. La piste étant inclinée, c’est un tirage au sort qui décide de laquelle des deux coureuses va commencer en bas de la piste. Le 500m, quant à lui, propose pareillement un départ arrêté, mais cette fois le but n’est pas d’atteindre la ligne d’arrivée avant son adversaire directe, mais de réaliser le meilleur chrono possible. À noter que depuis l’année dernière, cette épreuve a disparu au profit d’une nouvelle, le kilomètre féminin. Félicia Bellanger restera donc à jamais comme la recordwoman du nombre de victoires sur la distance (nous allons y revenir), à égalité avec la biélorusse Natallia Tsylinskaya.

Ces premiers titres en appellent inévitablement d’autres. C’est peu dire d’affirmer que Félicia Ballanger débute alors une domination du cyclisme sur piste. Les deux titres mondiaux du 500m et de la vitesse ne lui échappent plus entre 1996 et 1999. Cette période lui offre également sa première médaille d’or olympique, sur la vitesse, à Atlanta. Confrontée à l’Australienne Michelle Ferris en finale, elle affirme plus que jamais sa supériorité. Les larmes versées au pied du podium à Barcelone sont remplacées par des cris de joie. Et une envie de rééditer l’exploit.

Sa dernière compétition

Félicia Ballanger ne perd plus une seule manche jusqu’en 2000, toutes courses confondues, tellement elle domine le circuit mondial. Une manche qui lui offre sa première frayeur depuis bien longtemps. D’abord, Alors arrache l’or sur le 500m, pour l’entrée aux JO de la distance, en disposant son éternelle dauphine, Michele Ferris, pourtant à domicile. Il est alors temps pour Ballanger d’affronter en finale de la vitesse la russe Oksana Grichina, double médaillée de bronze mondial sur l’épreuve. Cette dernière commet un affront : elle remporte la deuxième manche de la finale, et force Ballanger à courir une dernière belle décisive. Mais la disciple Morelon n’avait besoin que de cette piqure pour se rappeler à elle-même, et la dernière manche lui revient de droit. 3e titre olympique, et une place de gagnée à jamais dans l’histoire de son sport, comme de l’olympisme tricolore.

Des records du monde

Félicia Ballanger, c’est certes des titres, mais en tant que figure incontournable de sa discipline, c’est aussi des records qui ont forgé sa légende. En plus de ses dix couronnes mondiales, elle reste invaincue entre 1995 et 2000, et améliore à sept reprises le record du monde du 500m, porté à 34.010 secondes en 1998. Cette épreuve est tellement la sienne qu’elle s’est octroyée tous les titres mondiaux sur la distance jusqu’à sa retraite. Elle ne sera par contre pas la dernière détentrice du record sur le 500m : l’honneur revient à la Mexicaine Jessica Salazar, réalisant 32.268 secondes à l’occasion des championnats panaméricains, 18 ans après Ballanger.

Sa carrière prend fin sur les sommets de l’Olympe, en 2000. Elle l’avait déjà décidé avant même de prendre part à la première course de la quinzaine.

L’après-carrière 

Si elle devient vice-présidente de la FFC en 2001, sa carrière post-professionnelle s’écrit aussi dans le monde politique. Résidente à Nouméa, elle se présente en tant que candidate suppléante aux élections législatives de 2007. Son attachement à la Nouvelle-Calédonie est total. Elle s’investit dans le sport local, et est nommée chargée de mission sport au Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, travaillant pour le gouvernement néo-calédonien jusqu’en 2022.

En tant que légende du cyclisme tricolore, membre des Gloires du sport français, son image est connue du public passionné en Hexagone. Elle est nommée consultante pour France Télévision lors des épreuves de cyclisme des Jeux olympiques d’Athènes 2004 et Pékin 2008, apportant à l’antenne son expertise acquise au long de ses dix années au plus haut niveau international. Qui de mieux que le plus beau palmarès du cyclisme sur piste français (13 titres, 14 podiums) pour commenter les épreuves ?

Au moment de tirer sa révérence, elle déclare :

“Au delà de mon palmarès, j’aimerais que l’on retienne mon travail, ma persévérance et ma discrétion”.

Ce qu’il faut s’assurer c’est que Félicia Ballanger ne sera jamais oubliée.

Membre d’un cercle très fermé

Félicia Ballanger fait parmis des quatre Françaises à gagner au minimum trois titres olympiques

Record du monde

La Française a battu à six reprises le record du monde du 500m. Depuis, il a été battu.

En cyclisme sur piste

    • 3x Championne olympique
    • 10x Championne du Monde
    • 1x Vice championne du Monde
    • 1x Championne du Monde junior
    • 15x Championne de France

    Sportives

    • Hall of Fame du cyclisme mondial
    • Gloires du sport français
    • 1x Prix Monique Berlioux

    Médiatiques

    • Officière de l’ordre national du Mérite
    • Chevalière de la Légion d’honneur
    • 1x Vélo d’or français 

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    Cathy Freeman – Courir pour l’égalité

    Cathy Freeman

    Cathy Freeman - Courir pour l'égalité

    1973 à aujourd'hui - écrit par sarah chesneau

    La sportive que je vais vous présenter aujourd’hui est un exemple de détermination et de persévérance, aussi bien face aux défis sportifs que face aux défis sociaux, laissez moi vous présenter Cathy Freeman.

    Cathy Freeman naît en 1973 de parents issus de tribus autochtones australiennes, les Gugu-Yalanji et les Birri-Gubba. Après la séparation du couple, c’est son beau-père qui l’encourage à se lancer dans l’athlétisme à l’âge de 8 ans. Un sport dans lequel elle excelle dès ses débuts puisqu’elle gagne sa première médaille en moins d’un an. Elle réussit dans un premier temps dans les épreuves scolaires avant de briller au niveau régional, puis national.

    Discriminée

    Elle se rend compte rapidement des obstacles auxquels elle va être confrontée : les préjugés liés à sa couleur de peau. Ainsi, certains organisateurs de compétitions junior refusent de lui donner les médailles ou les coupes qu’elle mérite à cause de son origine ethnique. Très vite, Cathy sait ce qu’elle veut faire de sa vie : elle affirme à 10 ans qu’elle deviendra championne olympique. Pour cela, elle s’entraîne sans relâche et dès ses 14 ans, elle commence à être entraînée professionnellement à l’école internationale de Kooralbyn.

    Ses premières victoires

    Sa carrière décolle très vite puisque, du haut de ses seize ans, elle est choisie comme membre de l’équipe australienne de relais en 4×100 mètres pour les Jeux du Commonwealth en 1990. Cette compétition est la première à faire rentrer son nom dans l’histoire. En effet, elle devient la première athlète autochtone australienne titrée aux Jeux du Commonwealth. Suite à cet exploit, elle se voit sélectionnée pour représenter l’Australie aux championnats du monde junior, où elle parvient à se qualifier en finale. Elle termine cinquième. Deux ans plus tard, elle retente sa chance dans cette même compétition et décroche cette fois la médaille d’argent : la voila vice championne du monde junior et médaillée d’or à seulement dix-neuf ans ! Cependant, Cathy n’a toujours pas atteint son but. 

    Les Jeux Olympiques

    Elle tente pour la première fois sa chance aux Jeux Olympiques en 1992, lors de l’édition barcelonaise. Elle n’y reçoit pas de médaille mais qu’à cela ne tienne, elle continue à s’entraîner et retente sa chance quatre ans plus tard, lors des Jeux d’Atlanta. Elle parvient presque à concrétiser son rêve mais termine deuxième, derrière la française Marie-José Perec et repart avec une médaille d’argent. Cathy n’a jamais été aussi près de son but : les Jeux suivants seront les bons ! Et en effet, c’est lors des Jeux de Sydney en 2000 que Cathy Freeman rentre encore plus dans l’histoire, en devenant la première autochtone australienne championne olympique en individuelle. Elle effectue ce 400m légendaire vêtue d’une combinaison futuriste, qui a marqué les esprits de beaucoup. Cathy fête sa victoire en paradant fièrement autour du stade avec à la fois le drapeau australien et le drapeau aborigène. Ce geste symbolise le début de la réconciliation entre les deux communautés australiennes, après plusieurs décennies d’oppression et de marginalisation pour les peuples indigènes. Cathy affirme que : 

    « Le drapeau représente toutes les luttes, je crois, et les difficultés que mon peuple a dû affronter. »

    Sa fin de carrière

    En plus des compétitions internationales, elle brille aux championnats d’Australie en remportant la médaille d’or en 400 mètres quatre années d’affilées : de 1997 à 2000. La championne olympique poursuit ses activités sportives jusqu’en 2003 où elle prend sa retraite après avoir gagné, encore une fois, le relai du 4×400 mètres aux Jeux du Commonwealth.

    Direction le militantisme

    Cependant, Cathy continue à défendre la cause des autochtones en Australie et notamment dans le sport. En effet, avec la création de la Community Spirit Foundation en 2007, elle permet à de nombreux enfants australiens autochtones un meilleur accès à l’éducation et au sport. Plus récemment, en 2023, elle a signé une lettre ouverte soutenant le vote du oui dans le référendum sur la voie des indigènes (un projet visant à créer un organe consultatif représentant les aborigènes d’Australie auprès du Parlement australien).

    Son nom continuera d’inspirer de nombreuses et nombreux enfants indigènes et non indigènes en Australie et dans le monde pendant de longues années.

    A jamais la première

    Cathy est la première australienne autochtone à devenir médaillée d’or aux Jeux du Commonwealth et aux Jeux Olympiques.

    Une grande rivalité

    Tout au long de sa carrière, Cathy Freeman a été la rivale numéro un de la Française Marie-José Pérec. Quand l’une gagnait la seconde terminait avec l’argent en général.

    Top 10 des meilleures coureuses du 400m

    L’Australienne détient la neuvième meilleure performance de l’histoire sur le 400m, avec son chrono de 48,63 secondes.

    En athlètisme

    • 1x Championne olympique
    • 1x Vice championne olympique
    • 2x Championne du Monde
    • 1x Médaille de bronze aux Mondiaux
    • 4x Championne du Commonwealth
    • 1x Vice championne du Commonwealth
    • 12x Championne d’Australie
    • 5x Vice championne d’Australie
    • 2x Médaille de bronze au championnat d’Australie
    • 1x IAAF Grand Prix Final
    • 1x Deuxième de l’IAAF Grand Prix Final

    Sportives

    • Hall of Fame du sport australien
    • Hall of Fame du sport du Queensland
    • Ordre olympique
    • Australian Sports Medal

    Médiatiques

    • Centenary Medal Medal of the Order of Australia
    • 1x Athlète de l’année par les Laureus Awards
    • 1x Jeune australienne de l’année
    • 1x Australienne de l’année
    • 1x Sportive Australienne de l’année par le Deadly Awards
    • 1x Arthur Ashe Courage Award
    • 1x Q150 Icons

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    Yusra Mardini – Partir pour renaitre

    Alice Modolo en tenue pour plongée

    Yusra Mardini - Partir pour renaitre

    1998 à aujourd'hui - écrit par simon ménard

    Certaines athlètes sont marquantes par les records qu’elles font tomber, et d’autres restent dans les esprits par leurs accomplissements et leur parcours inspirant. La nageuse syrienne Yusra Mardini fait plutôt partie de la seconde catégorie. Voici son histoire.

    En 2015, la vie de Yusra Mardini a basculé lorsque, à seulement 16 ans, elle traversa la mer Égée à la nage pour fuir la Syrie, où la guerre faisait rage depuis 2011. Parmi les facteurs ayant fait prendre sa décision à Mardini, une bombe a pulvérisé la piscine dans laquelle elle s’entraînait.

    Traverser la mer

    Les conditions de la traversée vers l’Allemagne, où Yusra, sa sœur Sarah, et plusieurs de leurs compatriotes cherchent à trouver refuge, furent très difficiles, à l’image de nombreuses histoires de réfugiés. Étant les seules à savoir nager, les sœurs Mardini et deux autres réfugiés durent notamment plonger par-dessus le bord du bateau qui leur faisait rejoindre l’Allemagne depuis la Turquie, le moteur défectueux de l’embarcation menaçant de la faire chavirer, pour pousser le canot vers la rive. Après trois longues heures d’efforts, les vingt réfugiés purent accoster sur l’île grecque de Lesbos et ainsi survivre à cette épreuve. Preuve de son état d’esprit, l’adolescente racontera ensuite :

    “Je pensais que ce serait une vraie honte si je me noyais dans la mer, parce que je suis une nageuse”.

    Reprendre sa vie

    Une fois arrivée en Allemagne, Yusra Mardini reprit ses entraînements de natation, car pour elle le sport était la seule chose qui la faisait se sentir chez elle dans ce nouveau pays. Soutenue par son coach Sven Spannekrebs, elle réussit à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio 2016 et Tokyo 2020, au sein de l’équipe olympique des réfugiés, créée en 2016 pour permettre aux athlètes qui, en raison de leur statut, ne peuvent pas appartenir à une équipe nationale et donc ne peuvent pas concourir aux Jeux. À Rio, Yusra Mardini est donc une des dix athlètes retenus dans cette équipe, parmi des sud-Soudanais, des Congolais et un Éthiopien, sur 43 candidatures.

    Elle y réussit même à remporter la manche d’ouverture du 100m papillon, et ce deux ans seulement après avoir fui la Syrie. Avant d’entrer en lice, elle avait déclaré :

    “Je veux rendre tous les réfugiés fiers de moi. Cela montrerait que, même si nous avons un voyage difficile, nous pouvons accomplir quelque chose […] Je veux montrer à tout le monde que c’est difficile d’atteindre ses rêves, mais que ce n’est pas impossible […] Si je peux le faire, n’importe quel athlète peut le faire”.

    Fin de carrière

    Impactée par les blessures à répétition, Yusra Mardini décida, après une dernière compétition en juin 2022, de mettre fin à sa carrière pour s’adonner pleinement à son activité philanthropique, et à un nouveau rôle de symbole d’espoir.

    Raconter son histoire

    Yusra Mardini a ainsi lancé la Yusra Mardini Foundation, qui vise à améliorer l’accès des réfugiées au sport et à l’éducation :

    « Le sport et l’éducation m’ont amené ici – je suis éternellement reconnaissant pour cela. »

    Elle collabore ainsi notamment avec la Haute Commission des Nations Unies pour les Réfugiés, dont elle est l’ambassadrice depuis 2017. Elle réalise également des activités de mannequinat (Casablanca, Hugo Boss), et a écrit un livre sur sa vie, “Butterfy”, qui a permis de faire connaître au grand publique son histoire exceptionnelle et inspirante. Le livre a été adapté sur Netflix par Sally El Hosaini sous le titre “Les nageuses”, Yusra Mardini ayant été impliquée dans sa production. Dans tout son travail, Mardini ressent aujourd’hui à quel point représenter des millions de réfugiés autour du monde est pour elle une responsabilité qui lui incombe. Elle souhaite avant tout donner une image de quelqu’un ayant réussi à dépasser les épreuves que la vie lui a placées sur son chemin :

    “Je suis représentée comme la réfugiée syrienne qui est venue, a traversé, est presque morte pendant son voyage et est ensuite allée aux Jeux olympiques ? C’est tout ? Je me dis : ‘Non’”.

    Preuve du fort retentissement du récit de son parcours et de l’importance de son nouveau challenge, Forbes la classe parmi les 100 personnes les plus inspirantes en 2023, aux côtés de sa sœur Sarah.

    Record national

    Depuis 2012, Yusra Mardini possède le record syrien du 400 mètres nage libre avec un chrono de 4 minutes et 56 secondes.

    Nager pendant la guerre

    En 2015, la nageuse a vu un obus percer le toit de son lieu d’entraînement. Par chance, celui-ci a coulé sans exploser.

    Une jeunesse ambassadrice

    En 2017, elle est nommée ambassadrice de l’UNHCR à seulement 19 ans, faisant d’elle la plus jeune nommée de l’histoire de cette organisation onusienne.

    Médiatiques

    • Forbes la classe parmi les 100 personnes les plus inspirantes en 2023, aux côtés de sa sœur Sarah
    • 1x Classée parmi les 30 adolescentes les plus influents par le Time Magazine
    • 1x Bambie* dans la catégorie “Héros silencieux”
    • 1x The Girld Award par l’UNICEF
    • 1x Made of more Award par l’UNICEF

    *Prix des médias allemands

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    Pauline Ferrand-Prévot – La Polyvalente du cyclisme

    Pauline Ferrand-Prévot

    Pauline Ferrand-Prévot - La Polyvalente du cyclisme

    1992 à aujourd'hui - écrit par Emma Métrot

    Elle a fait vibrer la France entière en décrochant l’or aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Mais connais-tu vraiment l’histoire de la cycliste Pauline Ferrand-Prévot ?

    Née en 1992 à Reims, dans une famille de cyclistes, Pauline a toujours eu le sport dans la peau. Sa maman, compétitrice pourtant, ne voulait pas forcément que sa fille fasse du cyclisme, car ce n’était « pas assez féminin ». Alors, elle a commencé l’activité physique par du patinage artistique. Mais, déçue de ce sport, elle arrive à convaincre ses parents de l’inscrire dans un club de vélo à l’âge de 5 ans. Dès ses premières courses, Pauline devient une compétitrice acharnée qui n’a qu’un but :

    gagner, et surtout battre les garçons… C’est une jeune fille assez précoce qui remporte aussi, souvent, des courses devant des cyclistes de 3 à 4 ans ses aînés.

    Ses premiers titres

    En 2005, elle décroche, sur la route et dans la catégorie minimes-cadettes, son tout premier titre de championne de France. Le premier d’une longue, très longue série…

    « J’étais assez précoce. À 12 ans, je battais déjà des filles qui avaient 3 ou 4 ans de plus que moi, donc je pense qu’on m’a remarquée. »

    Au début de sa carrière, Pauline Ferrand-Prévot ne voulait absolument pas choisir une seule discipline : elle voulait tout faire, du cyclo-cross, du VTT et de la route. Pourtant, nombreuses ont été les personnes qui lui rabâchaient que, pour progresser, il fallait se concentrer sur une seule discipline. L’histoire retiendra qu’elle a bien fait de s’écouter ! En deux saisons, de 2009 à 2010, elle devient championne du monde Juniors dans les trois disciplines.

    « J’aime faire ce que j’ai décidé de faire parce que j’ai l’impression de savoir ce qui est bon pour moi. »

    Ses débuts chez les pros

    L’année 2012 sonne le début de la carrière professionnelle dans la catégorie Élites pour Pauline Ferrand-Prévot. En effet, elle intègre la prestigieuse équipe néerlandaise Rabobank-Liv, notamment grâce à leur leader, Marianne Vos, qui a souhaité la prendre sous son aile. La même année, elle est sélectionnée pour participer à l’épreuve de VTT des Jeux Olympiques de Londres. Elle y termine 26ᵉ.

    « J’étais une grande fan de Marianne Vos, et elle voulait que je fasse partie de l’équipe. Elle m’a donc prise sous son aile et j’ai beaucoup appris. »

    Sa plus grande saison

    Si on devait retenir une seule saison en cyclisme sur route, c’est celle de 2014, tout simplement la plus prolifique. Pour sa reprise en mars, elle termine 5ᵉ du Trofeo Alfredo Binda, une épreuve de la Coupe du Monde. Puis, les victoires et podiums sur les plus grandes compétitions s’enchaînent, avec notamment un succès sur la Flèche Wallonne et une deuxième place sur le Tour d’Italie. L’apothéose de cette saison restera le 27 septembre, où elle devient, 19 ans après Jeannie Longo, championne du monde Élites sur route. Ça y est, elle s’est vraiment fait un nom dans le monde du cyclisme, pourtant encore très masculin. Pauline Ferrand-Prévot est même élue par la revue américaine VeloNews « cycliste internationale de l’année » et jugée comme l’une des Françaises les plus influentes dans le monde par le magazine Vanity Fair.

    Sur tous les terrains

    De 2014 à 2020, elle poursuit sa carrière aussi bien en cyclo-cross, VTT que sur route. Pauline Ferrand-Prévot enchaîne les victoires, les trophées et surtout les titres. Durant ces sept saisons, elle gagne pas moins de neuf titres de championne du monde, un de championne d’Europe et douze de championne de France, toutes disciplines confondues.

    À noter qu’elle entre dans l’histoire en 2015, à 23 ans, car elle est la première cycliste, femmes et hommes confondus, à détenir simultanément le maillot arc-en-ciel de championne du monde en cyclo-cross, VTT et route ! Cependant, sur cette période, elle subira de nombreuses blessures et problèmes de santé. Elle arrivera toujours à revenir plus forte, portée par cette passion de gagner.

    « Je n’y pensais même pas. La veille des championnats du monde de VTT, un journaliste m’a dit que si je gagnais le lendemain, j’aurais accompli ce que personne n’avait encore jamais accompli. »

    Le tout pour le tout

    Pour 2020, Pauline Ferrand-Prévot avait un grand objectif en tête : devenir championne olympique de VTT, à Tokyo. Alors, pour cela, elle a décidé de temporairement stopper sa carrière sur route et se consacrer pleinement à cette discipline. C’est un titre qui lui manquait et c’est en favorite qu’elle a pris le départ de cette course. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. La Française chute dès le premier tour, et une crevaison au troisième tour vient anéantir toutes ses chances de médailles. Moins d’un mois plus tard, elle conserve tout de même son titre de championne d’Europe.

    Une domination sans nom

    Revancharde, elle a à cœur de faire une très belle saison 2022. Et, au-delà de quelques victoires en Coupe du Monde, presque la routine… Elle remporte cette année-là quatre titres de championne du monde, dont trois dans différentes catégories de VTT et le tout premier de l’histoire en Gravel (une discipline récente).

    L’équipe INEOS-Grenadiers l’accueille pour ses saisons 2023 et 2024. C’est la seule femme à faire partie de cette équipe. Leur objectif : gagner enfin le titre olympique à Paris. Mais avant ça, en 2023, avec cinq victoires, elle devient la recordwoman du nombre de titres mondiaux acquis dans la catégorie emblématique du VTT, le cross-country.

    Le titre olympique

    Arrive ce fameux 28 juillet 2024… Après une saison quasiment parfaite, elle arrive à Paris avec, une nouvelle fois, l’étiquette de grande favorite. Il faut savoir que, quelques semaines auparavant, elle a annoncé que 2024 serait son ultime saison en VTT. Paris est donc sa toute dernière chance d’aller chercher le seul titre qui manque à son immense palmarès. Dès le deuxième tour, elle attaque et s’envole ! Personne ne la reverra, ni même la malchance. Sur la Colline d’Élancourt, Pauline Ferrand-Prévôt s’est enfin offert l’or olympique, devant son public en folie. De quoi clore de la plus belle des manières son histoire avec le VTT, pour celle qui est incontestablement la plus grande championne de ce sport.

    « Quand j’ai vu la dernière petite bosse et la ligne d’arrivée, j’ai vu toute cette foule, je me suis mise à pleurer parce que c’est comme si toute l’émotion que j’avais gardée depuis des mois, même depuis ces deux dernières années, voulait sortir d’un seul coup. »

    A la quête du Tour

    Fini le VTT, mais pas fini le vélo, car dès 2025, elle retourne sur la route. Pauline a signé pour trois ans au sein de la Team | Visma Lease a Bike. Cette fois, elle ne vise pas à être championne olympique, mais vainqueure du Tour de France Femmes… 

    « Gagner le Tour. C’est l’objectif principal. »

    Il lui aura suffit d’une saison pour réaliser cet exploit, devenir la deuxième Française à remporter le Tour de France. Cette compétition, la cycliste la domine haut la main. Sur les deux dernières étapes, elle lâche à deux reprises les favorites, s’offrant le luxe de célèbrer sa victoire en solitaire ! Ajouter à ce maillot jaune, Pauline Ferrand-Prévot à remporter Paris-Roubaix pour sa première participation.

    Une première dans l’histoire

    C’est la seule cycliste, hommes et femmes confondus, à avoir été championne du monde dans trois disciplines en même temps.

    Paris 2024

    C’était le but ultime de sa carrière en VTT, et elle l’a réalisé. Cette victoire montre sa force de détermination, même après les échecs.

    De l’arc-en-ciel

    Si l’on prend toutes les catégories et toutes les disciplines qu’elle a pratiquées, Pauline Ferrand-Prévot cumule 18 maillots arc-en-ciel. Elle a donc été sacrée 18 fois championne du monde !

    En cyclisme sur route

    • 1x Championne du monde
    • 5x Championne de France
    • Une étape du Tour d’Italie
    • 2ᵉ du Tour d’Italie
    • La Flèche Wallonne

    En cyclo-cross

    • 1x Championne du monde
    • 3x Championne de France

    En VTT

    • 1x Championne olympique
    • 14x Championne du monde
    • 3x Championne d’Europe
    • 8x Championne de France
    • 14x Manche de la Coupe du Monde 

    En gravel

    • 1x Championne du monde

    Sportives

    • 3x Vélo d’or Français (Trophée Daniel Morelon)

    Médiatiques

    • Chevalier de la Légion d’honneur
    • 1x Cycliste internationale de l’année
    • 3x Championne des championnes française

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